Fondé en 2018 par David Gabai et Tom Hayat, Storelift développe des technologies alliant retail et digital pour proposer des magasins de proximité connectés et autonomes. Cette technologie permet de fournir les clients à toutes heures, tous les jours. Les magasins sont lancés sous le nom d’enseigne Boxy, et ont été pensés pour fonctionner de façon entièrement automatisée en terme de parcours client, notamment grâce à du machine learning.
Le fonctionnement et l’innovation technologique
« Juste à côté il y a les moulins de Gennevilliers, qui fonctionnent en trois huit. » En raison de ce contexte industriel, le directeur du port de Genevilliers a largement plébiscité le concept, soulignant qu’il était « particulièrement adapté à notre environnement industriel ». Comment le magasin identifie les produits achetés par le client ? « Par un système de capteurs de poids et de caméras installés dans les rayons », répondent les fondateurs. Le tracking des capteurs de poids associé à la reconnaissance des caméras permet de créer des paniers virtuels, tandis que le client est aveugle à cette couche technologique.
Storelift précise ne pas utiliser la reconnaissance faciale et affirme ne pas collecter de données personnelles via sa vision par ordinateur, les données n’étant pas associées à un client spécifique. Le processus d’ouverture du magasin se fait via un QR Code à scanner sur son téléphone, puis la porte d’un conteneur partiellement vitré s’ouvre pour le client. Les produits mis en rayon, essentiellement biologiques, sont commandés auprès d’un grossiste, puis préparés et expédiés d’un entrepôt Storelift vers les unités Boxy. Le réapprovisionnement, l’assortiment et les campagnes promotionnelles peuvent être optimisés « en un clic » grâce à la granularité des données du e-commerce et à l’analyse des interactions en magasin.
L’objectif est clair : « remettre des prix traditionnels de grande surface dans des magasins de proximité ». Le concept vise également les petites communes, où le conteneur est « parfait » en raison des coûts fixes faibles et de l’absence d’un commerce local. La plus petite ville avec laquelle Storelift discute est de 1 300 habitants, dans l’Essonne. Le système permet un magasin dont les charges d’exploitation au m2 sont plus faibles qu’une épicerie traditionnelle, avec une amplitude d’ouverture maximale.
Les magasins et l’expérience client
Les deux premiers magasins ont ouvert leurs portes sur le port de Gennevilliers et au parc Icade de Rungis. Cette approche « de proximité, connectée et autonome » est destinée à servir des parcours clients fluides sans personnel présent en continu sur site. Après le choix du client, il ressort et reçoit le ticket de caisse, puis est débité dans les 24 heures. L’identification des produits achetés se fait via les caméras et capteurs, qui suivent les mouvements des produits et des références dans les rayons.
En cas d’erreur, le client peut déposer une réclamation et le ticket de caisse sera modifié. L’ouverture du magasin et le fonctionnement reposent sur une technologie qui permet d’assurer le service 24/7, tout en respectant une approche sécurisée et axée sur l’optimisation des coûts.
Contexte et comparaison avec d’autres acteurs
Le modèle de Storelift rappelle certaines initiatives comme Amazon Go, initiées à Seattle en 2018 et devenues un sujet majeur dans le retail automatisé. Cependant, Storelift se positionne différemment en visant notamment des zones rurales et des communes où les infrastructures commerciales sont moins développées. « Dans ces cas-là, le conteneur, c’est parfait », affirme David Gabai. Le concept s’inscrit dans une logique de magasins de proximité, automatisés et connectés, pour offrir une expérience omnicanale et une disponibilité constante.
Impact économique et social
Storelift se situe à l’intersection du retail et du digital, avec des magasins « de proximité, connectés et autonomes ». Cette approche peut transformer l’offre commerciale en zones mal desservies, en réduisant les charges d’exploitation et en prolongeant les horaires d’accès. Le modèle est soutenu par une équipe internationale et des talents autour de la technologie et du retail, reflétant une ambition à la fois locale et globale.
Éléments contextuels et chiffres clés
- Storelift a mis au point ses propres algorithmes pendant 18 mois pour le suivi et l’analyse des interactions en magasin.
- Le premier déploiement a été effectué à Gennevilliers et à Rungis, dans une logique de proximité et d’accessibilité.
- La société affirme que les magasins présentent des charges d’exploitation au m2 plus faibles qu’une épicerie traditionnelle et une ouverture d’amplitude maximale.
- Storelift compte aujourd’hui une équipe multiculturelle et prépare une expansion potentielle dans d’autres zones rurales et péri-urbaines.
Référentiels et immatriculation (contexte documentaire
Éléments administratifs et procéduraux rattachés à l’entreprise et à ses établissements :
- Immatriculation au Registre National des Entreprises (RNE) et mise à jour le 26/07/2026.
- Inscription dans la base Sirene tenue par l’Insee depuis le 04/01/2019, avec mise à jour le 06/12/2025.
- Extrait RNE et avis de situation, démontrant l’immatriculation et la présence de l’entreprise dans les référentiels publics.
- Capital social, forme juridique et identité des dirigeants soumis à des procédures publiques et privées (BODACC, etc.).
Perspectives et évolutions
Le code NAF/APE de l’activité principale évoluera avec la nomenclature NAF 2025 à partir du 1ᵉʳ janvier 2027, coexistant avec l’actuelle NAF jusqu’à la fin de 2026. Cette transition peut influencer le cadre légal et fiscal des établissements Storelift et de leurs partenaires logistiques et opérationnels.
