Je vous propose une nouvelle catégorie d’articles : « Histoire d’objet ». Aujourd’hui, je vous parle de mon cheminement au sujet des gourdes à compote. Edit : Au vu de vos commentaires, je me rends compte qu’il manque un préambule « pourquoi une gourde à compote ? » voire « pourquoi une compote au goûter ? ». La compote, c’est tout simplement parce que c’est un moyen pratique de leur faire absorber une dose de fibres et de réduire la quantité de biscuits (ou autres produits céréaliers) nécessaire pour calmer leur faim. Je suis entièrement d’accord avec le problème actuel des la nourriture qui est trop molle : compotes, purées, pain de mie, viande coupée en tous petits morceaux, poisson haché dans des bâtonnets frits… Le manque de stimulation mécanique de la mâchoire pendant l’enfance est la cause de nos mâchoires trop petites pour accueillir nos dents définitives. Je pourrais remplacer la compote par des fruits frais, au lieu de proposer compote et (quand je peux) fruit. Mais comme je n’ai pas toujours le temps de préparer un contenant de fruit, la compote est bien pratique. Et pourquoi une gourde à compote plutôt qu’un pot + cuillère ? D’une part, par simplicité pour l’enfant. Nous prenons notre goûter au parc avec d’autres copains du Béluga, et ils expédient le goûter assez vite pour courir jouer. Ils ont tous une gourde à compote et quelques biscuits (généralement « pain des fleurs » + amandes enrobées de chocolat noir pour le Béluga), parfois des fruits frais (quand j’en apporte), une gourde d’eau. Et la seconde raison pour les gourdes à compotes, c’est pour ne pas que le Béluga se sente dévalorisé par rapport à ses copains. Il est déjà différent pour un certain nombre de choses donc j’arbitre entre le respect de mes valeurs (éthique, écologie, minimalisme), son bien-être et la faisabilité au quotidien. Quand le Béluga a commencé à consommer des compotes, il n’existait pas de gourdes à compote lavables fabriquées localement : toutes venaient de Chine. J’ai soigneusement conservé toutes les gourdes vides dans un grand sac pour les renvoyer à TerraCycle afin qu’elles soient recyclées dans la filière spéciale des gourdes à compote. Sauf que pour renvoyer les gourdes il fallait les donner à un point de collecte, et le plus près de chez moi ne répondait pas le jour où il a fallu que je me débarrasse du sac (pour cause de déménagement). Actuellement, je fonctionne comme pour les couches : à 99 % en lavable, et de manière exceptionnelle, quand le lavable pose trop de complications, en jetables. Produit non stérile, qui ne se conserve que quelques heures à température ambiante, 3 jours maximum au frigo. Si la gourde remplie est conservée au congélateur, il faut penser à la décongélation. Soit la placer la veille au frigo, soit la placer encore congelée dans le sac du goûter (elle décongèlera tranquillement pendant la journée, enveloppée dans une serviette de table en tissu pour absorber la condensation). Le nettoyage des gourdes doit être minutieux. Si on nettoie la gourde le jour même il est facile d’éliminer tous les résidus de compote. Mais si on oublie, il faut nettoyer minutieusement l’embout et surtout les recoins du fond, car tout résidu finira par moisir. J’ai donc acheté des gourdes Squiz. J’ai ensuite profité d’une commande sur un site de produits écologiques (Brindilles, mon site de référence pour les produits de puériculture) pour acheter un nouveau lot de gourdes. C’est ce que je vous recommande de faire afin de grouper vos achats, à moins bien sûr que votre magasin bio ne vende ces gourdes. J’ai eu une fois une gourde défectueuse, dont un zip s’est détaché. J’achète de la purée de pomme sans sucre ajouté en gros pots de verre, soit au magasin bio (purée DaniPom de Danival), soit en supermarché si je suis à court. Selon mon humeur, je remplis les gourdes avec une grande cuillère (cuillère à salade) ou une petite louche, ou carrément en versant directement du bocal vers la gourde. Dans tous les cas, j’évite toute coulure sur les zips et je veille à ne pas trop remplir la gourde. Je ferme les zips normalement, comme pour un sachet congélation. Si la gourde est sans défaut et qu’il n’y a pas de coulure de compote sur le zip, c’est très simple. Je teste toujours la solidité de la fermeture des zips. J’oriente la gourde capuchon vers le haut, au-dessus du pot de compote, et j’appuie fortement sur le gourde. Si le zip n’est pas parfaitement fermé, il va s’ouvrir et le contenu de la gourde coulera dans le pot. Je stocke au congélateur, à part pour la gourde du jour ou du lendemain. Le soir, je nettoie à l’eau du robinet. En général, pas besoin de frotter ni de mettre du liquide vaisselle. Mais si j’ai oublié de nettoyer la gourde le jour-même, je fais tremper puis je brosse soigneusement avec du liquide vaisselle. Implicitement dans cet article, je ne vous ai parlé que des gourdes à compote utilisées par les enfants. En ce qui me concerne j’utilise la gourde à compote de Béaba, en silicone pour le corps et bouchon plastique. elle présente l’avantage d’avoir une grande contenance, de passer au lave vaisselle et d’être utilisable beaucoup plus longtemps que les gourdes à zip. Je ne la recommande pas pour les jeunes enfants, à cause de sa contenance trop grande pour eux, de son bouchon difficile à ouvrir par eux et de la pression qui se gère un peu différemment des gourdes à compote standard. Voila pour mon histoire de gourdes à compote. Ça fait un an que je les utilise et j’en suis très satisfaite.
Contextes historiques et pratiques
La compote au dessert ou au goûter est une pratique répandue en France, et les fruits peuvent être préparés selon la saison. On peut préparer une compote avec des fruits frais ou secs, et on peut ajouter de la gélatine ou du citron comme conservateur naturel. La stérilisation et la conservation se font en bocal hermétique puis au réfrigérateur, ou au congélateur si nécessaire. La purée de pommes et les variations de fruits restent des choix courants, et la purée de pommes de terre est une autre préparation souvent associée à des repas simples et conviviaux. Il existe des variantes et des questionnements sur les ingrédients comme la noix de muscade et les modes de service qui restent au cœur des discussions culinaires.
