À Aire-sur-la-Lys, Cédric Duhamel est champion de France. À Saint-Omer, Rémy Montet se classe troisième. Les prix du 48e concours international du meilleur boudin blanc ont été remis le 21 novembre. Deux Audomarois se hissent sur le podium. Yohan Cabaj et Cédric Duhamel, de la boucherie Duhamel-Jovenin, à Aire-sur-la-Lys, champions de France de boudin blanc.
« Félicitations ! », glisse Christiane Cordonnier depuis l’entrée du traiteur Duhamel-Jovenin, rue Notre-Dame à Aire-sur-la-Lys. Derrière le comptoir, Cédric Duhamel a l’œil qui frise. Dimanche 21 novembre, il était à Essay, dans l’Orne, pour la remise des prix du 48e concours international du meilleur boudin blanc. « On m’avait passé un coup de fil pour savoir si je serais à la remise des prix. Je savais que j’allais recevoir quelque chose », confie-t-il. Il n’imaginait pas que ce serait le titre de champion de France. « Personne n’avait jamais obtenu une note aussi haute, confie Yves Fleury, le grand maître de la confrérie des compagnons du boudin blanc. Si on rapporte à 20, il est à plus de 19,9. Le jury a trouvé son boudin excellent. »
« C’était la deuxième bonne surprise, reprend Cédric Duhamel. Une fierté supplémentaire. » Le fruit de ses recherches. Dans les cuisines de la boutique, ils sont deux, à penser le boudin. « Je mets au point. Mais c’est lui qui fabrique », indique Cédric Duhamel, en désignant Yohan Cabaj. Le concours, ça fait trois ou quatre ans qu’ils y participent. « Ils ont une belle grille de notation qui permet de comprendre ce qu’il faut corriger. »
Cédric Duhamel a appris de recettes moins abouties pour élaborer celle-ci, au secret bien gardé. Son diplôme trône dans la boucherie. Comme chez FC Créateur de saveurs, rue d’Arras à Saint-Omer. Rémy Montet avait déjà obtenu le prix d’honneur au concours régional du porc des hauts pays la semaine précédente. Lui se hisse à la troisième place ex-aequo du concours national de boudin blanc avec « exactement la même recette ». Une « grande fierté », rehaussée de celle d’être « deux dans l’Audomarois » à se partager le podium.
« Quand on arrive à ce niveau de points..., confie Yves Fleury. Certaines années, Rémy Montet aurait été champion de France. L’ambition du concours, c’est « de défendre un produit et un artisan », revendique Yves Fleury. « J’ai repris la charcuterie dans mon établissement il y a deux ans, indique Rémy Montet, à la tête de FC Créateur de saveurs depuis quatre ans. Je cherche l’excellence pour mes clients. »
« Je ne pourrai pas faire mieux », sourit Cédric Duhamel, qui a repris il y a huit ans les rênes de Jovenin, avec son épouse, « on est la quatrième génération ». Derrière le comptoir, d’autres diplômes s’affichent. Médaille de bronze du boudin blanc truffé en 2020, mention nationale il y a trois ans. « Le titre de champion de France doit m’apporter des ventes supplémentaires », apprécie l’Airois. « Leur boudin blanc est excellent, assure Christiane Cordonnier. Avis aux amateurs. Le meilleur boudin blanc persillé de la région est produit à Amboise, rue Nationale, dans le laboratoire de la Maison Cahelo. C’est le résultat du concours des meilleurs boudins blancs organisé vendredi 10 octobre 2025, à Monts, dans les locaux d’Interbaba, grossiste en boyaux naturels. »
Une quinzaine de concurrents étaient en lice. Dans cette catégorie, la Maison Cahelo devance la Charcuterie Goulay, installée à Tours, rue du Rempart et régulièrement mise en avant grâce à ses apprentis. Le podium est complété par l’établissement Aimont à Saint-Georges-sur-Cher (Loir-et-Cher). Remise des prix à Ferme Expo. Dans la catégorie boudin blanc nature, la Charcuterie Henault (Eure-et-Loir) obtient le premier prix et devance la Maison Cahelo d’Amboise et Brossard à La Riche. Enfin, la catégorie boudin blanc créatif récompense là encore la Charcuterie Henault, devant la Charcuterie Goulay et la Boucherie Parison de Cinq-Mars-la-Pile.
La remise des prix aura lieu samedi 15 novembre, à l’occasion de Ferme Expo, qui se tient à Rochepinard du 14 au 16 novembre. Le samedi, le concours du meilleur foie gras sera aussi organisé. Courant décembre Peter Laforest a reçu le prix du meilleur boudin blanc de l'Aisne. Peter Laforest vient de recevoir le prix du meilleur boudin blanc de l'Aisne. Le boucher est un habitué des concours et il adore : " cela permet d'aller toujours plus loin et de chercher le petit truc qui nous fera aller plus loin. En plus, ça permet de savoir où se positionner par rapport aux autres".
Le boucher de Laon s'est préparé durant trois week-ends complets pour apprendre à reproduire la recette de son ami Dominique, boucher à la retraite. Tout ce que l'on sait, c'est qu'il y a "autant de lait que de viande" et que "le lait infusé, c'est ce qui donne tout le goût du boudin. C'est le plus important" explique le gagnant. Ce prix est le fruit d'un travail d'équipe. Luc, un ami ancien boucher, témoigne."Je lui ai donné une paire de recettes et il a tout gagné".
Peter Laforest est aidé par des confrères d'expérience et il reconnaît qu'il leur doit beaucoup. Ce nouveau trophée, il le doit aussi à sa femme Émilie. "Je l'ai aidé comme j'ai pu. La boutique a vu ses ventes bondir depuis l'obtention du prix. "Vous vendez 2,5 kg de boudin blanc et du jour au lendemain, vous en vendez 240 kg" raconte le Laonnois. Il a aussi dû acheter une deuxième machine pour mixer le boudin.
TLC, notre charcutier normand défend depuis toujours les produits du terroir, et parmi eux, le boudin blanc, une spécialité locale. Le boudin blanc fabriqué dans les ateliers de TLC s’est fréquemment distingué. L’artisanat normand a de beaux jours devant lui, en particulier grâce au savoir-faire charcutier d’une entreprise comme TLC. La défense des produits du terroir et de la gastronomie locale, a présidé à la création de TLC. Chaque année, le charcutier de Normandie participe au concours organisé par la confrérie des fins Goustiers. « Le concours s’est déroulé en octobre dernier à Alençon. Il est ouvert aux professionnels des métiers de bouche, artisans charcutiers et bouchers » explique Stéphane Fleury, directeur de site. « C’est un aussi un événement gastronomique, particulièrement représentatif de nos savoir-faire et qui récompense les meilleurs produits de la région et du pays ». Le boudin blanc de TLC était en compétition face aux meilleurs produits de la catégorie Salaisonniers. Un jury d’experts, tous de fins gourmets, a noté le boudin blanc de TLC, entre autres critères sur sa présentation, sa saveur, sa texture et son goût. Depuis sa création en 1973, la Commanderie des Fins Goustiers du Duché d’Alençon assure sans hic sa mission de promouvoir le patrimoine gastronomique de son terroir. Toujours à la recherche d’excellence, la confrérie normande organise plusieurs concours de renommée nationale et internationale qui certifient la qualité et l’authenticité des produits primés. Pour TLC, le charcutier de Normandie, c’est aussi un moyen de faire valoir son boudin blanc auprès des clients et consommateurs : « nous commercialisons notre boudin blanc dans les grandes et moyennes surfaces de la région et au sein de notre réseau de commerces de proximité » souligne Stéphane Fleury. « Le Grand Prix d’Excellence décerné par la confrérie des fins Goustiers est un véritable atout commercial ». Pour ce concours, le boudin blanc de TLC a pris la tête, devant ses concurrents directs, Comte de Bellou et Bahier. Rendez-vous est pris pour l'année prochaine. Les 4 et 5 octobre 2025, se tenait à Lonrai (Orne) la 51e édition du championnat d’Europe du meilleur boudin blanc français, organisée par la Commanderie des fins goustiers du Duché d’Alençon. Il devient le plus récompensé des fabricants de boudin blanc. « Jusqu’à aujourd’hui, nous étions trois à avoir décroché deux titres européens. C’était un challenge pour moi de décrocher ce troisième titre. C’est fait ! « Pour une commune comme Almenêches, c’est une fierté ! « J’ai commencé par le pâté de lapin et le saucisson à l’ail pour lesquels j’ai reçu plusieurs coupes et diplômes. Ensuite, il faut hacher le plus finement possible la viande pour ne pas sentir de petits morceaux sous la dent. C’est l’assaisonnement qui fera la différence avec du sel, du poivre, un peu de porto et de calvados et la touche finale avec de la fleur d’oranger. La remise des prix se fera le 15 novembre, à Saint-Germain-du-Corbéis.
