Journée du croque-monsieur : histoire, recettes, traditions et célébrations

Tout le monde connaît le croque-monsieur. Ce plat à la fois simple et réconfortant, vite fait, bien fait. Ce sandwich “so français”, chaud, croquant et savoureux, a tout pour faire l’unanimité.

Origines et mystères autour de l’invention

Grand classique de la cuisine française, on pourrait croire que le croque-monsieur est né en France… et pourtant ! On raconte que les aborigènes, peuple nomade, cuisaient leur chasse du jour entre deux tranches de pâte, au-dessus d’un feu de bois. Il aurait fait sa première apparition dans les années 1910, au menu d’un bistrot parisien appelé le “Bel Âge".

La version la plus populaire évoque un certain Michel Lunarca, cafetier boulevard des Capucines à Paris, qui aurait créé le sandwich avec du pain de mie au lieu de la baguette en 1910. Moqué pour une prétendue réputation de cannibale, il aurait répondu à un client curieux que son sandwich contenait « de la viande d’homme », donnant naissance au nom de croque-monsieur. Mais pour Loïc Bienassis, l’histoire ne tient pas : « Honnêtement, je pense que c’est n’importe quoi, je ne sais même pas s’il a jamais existé ce monsieur. »

Ce que l'on peut affirmer avec certitude, c'est que le terme apparaît au début du XXe siècle. La plus ancienne trace retrouvée par l'historien figure dans un menu servi par l'ambassadeur de France à Berlin - mais en position de dessert, ce qui laisse planer le doute sur la recette. Marcel Proust le mentionne ensuite dans À l'ombre des jeunes filles en fleurs en 1919. Puis, en 1921, un chef français exilé aux États-Unis, Élie Sivade, revendique carrément l'invention dans une interview.

Des premières traces littéraires à la reconnaissance officielle : ce qui est sûr c’est qu’on commence à en parler à la fin du XIXe siècle, qu’on le retrouve, le croque-monsieur, dans « À l’ombre des jeunes filles en fleurs » de Marcel Proust. Le Mot figure dans le dictionnaire de l’Académie Française depuis 1966 quand l'auguste assemblée a décrété qu’un croque-monsieur c’est, je cite « Mets composé de deux tranches de pain de mie entre lesquelles on a placé du jambon recouvert de fromage et que l'on passe au four ». Lors de la première séance du Dictionnaire de l'Académie française à laquelle Louis Leprince-Ringuet a assisté, en 1966, il a été discuté du mot « croque-monsieur ».

Étymologie et anecdotes

Le nom « croque-monsieur » est invariable selon l'orthographe traditionnelle. Certains attribuent son nom à un serveur grande gueule d’un café parisien du boulevard des capucins, un certain Michel Lunarca, un ancien bourreau, donc avec une réputation sulfureuse dans le quartier, qui aurait répondu à un client qui lui demandait ce qu’il y avait dans son croque monsieur que c’était rien moins que de la chair humaine. Éclat de rire général dans le restaurant.

Une anecdote amusante illustre aussi la différence des usages : de retour chez lui, madame Leprince-Ringuet lui fit remarquer que c'était bien la preuve que cette assemblée était uniquement masculine, puisque, comme toutes les femmes le savent, un croque-monsieur ne se cuit pas au four, mais au moyen d'un ustensile ménager spécifique. À la session suivante, Louis Leprince-Ringuet montra cet ustensile à ses collègues.

Le croque-monsieur dans la culture populaire

Dans l'épisode 95 de la saison 2 de Kaamelott, Guethenoc se plaint à Arthur que la Bretagne n'a pas de plat national. Soulignant que la paysannerie bretonne produit le plus mauvais vin et le plus mauvais pain, Arthur invite Karadoc pour inventer ce plat composé de deux tranches de pain, deux tranches de jambon fumé et deux tranches de fromage. Guethenoc propose de l'appeler le Karadoc, qui répond : « Non, c'est trop long. »

Entre légende de cafetier cannibale et rares traces d'archive, l'histoire du croque-monsieur reste un mystère savoureux. L'historien de l'alimentation Loïc Bienassis rappelle qu' « au fond, on ne sait pas exactement ». Une chose est sûre : dans l'entre-deux-guerres, le croque-monsieur est bien installé dans les mœurs françaises.

Recette traditionnelle et variantes

Si l’on en croit le dictionnaire, le croque-monsieur est un “plat composé d'une tranche de jambon entre deux tranches de pain de mie frites au beurre ou grillées et saupoudrées de gruyère”. Un croque-monsieur ou croquemonsieur est un sandwich chaud traditionnel des cuisine parisienne et cuisine française, variante du croque-madame, à base de pain de mie grillé, de jambon blanc, de beurre et de fromage (emmental, gruyère, comté…).

Pour faire 4 croques monsieur, il faut 8 tranches de pain de mie, qu’on badigeonne de beurre, on pose une tranche de fromage, plutôt du gruyère, sur chaque tranche, et sur une tranche sur deux on pose une tranche de jambon pliée en deux. Ensuite dans un bol on mélange du fromage râpé, du lait, du sel du poivre et un peu de muscade, on referme les croques monsieurs en posant les tranches les unes sur les autres, et on arrose avec le mélange du bol. Ensuite on passe au four.

La touche finale Qualité Traiteur : un croque-monsieur béchamel gratiné. Déclinaison favorite des brasseries et restaurants. Réchauffable très facilement au four ou au micro-ondes, il ne perdra ni son croustillant ni sa gourmandise.

On peut aussi cuire ses croques monsieur à la poêle, ou avec le célèbre appareil à croque monsieur né dans les années 70. Déclinable à l’infini, le croque-monsieur existe sous de nombreuses variantes pour tous les goûts.

Variantes célèbres

  • Le croque-madame : sa déclinaison la plus connue, tire son nom de l'œuf au plat posé à son sommet. Sa forme rappelait la forme des chapeaux des dames dans les années 50.
  • Le croque-monsieur béchamel gratiné : déclinaison favorite des brasseries et restaurants.
  • Le croque-monsieur végétarien, aussi appelé “croque-mademoiselle” : la version sans viande du croque-monsieur. Il se compose de tomates revenues dans de l’huile d’olive, des oignons et des herbes, accompagné d’un mélange de crème et de fromage. Tout ça entre deux tranches de pain de mie grillées.

Astuces de grand‑mère et préparation pour les fêtes familiales

Préparé pour la Fête des grands-mères, le croque-monsieur prend des airs d’hommage gourmand à ces repas sans chichis partagés avec mamie. Entre odeur de fromage fondu et souvenirs d’enfance, ce plat réunit toute la famille à table.

Pour retrouver cette texture régressive, tout se joue dans le choix des produits et dans le montage. Des tranches de pain de mie un peu épaisses gardent un cœur moelleux tout en supportant la cuisson. Le jambon se coupe de préférence en tranches épaisses, pour un côté charnu qui rappelle les croques servis par les grands-mères les dimanches midi. Côté fromage, un mélange de gruyère et d’emmental ou de comté donne un résultat particulièrement fondant et parfumé.

L’appareil œuf-lait-crème enrobe le pain et remplace la simple tartine beurrée : il apporte du moelleux, un léger côté flan et permet au fromage de bien se lier. On trempe rapidement le pain dans cet appareil, on alterne jambon et fromage, on referme, puis on nappe légèrement le dessus avant d’enfourner ou de cuire dans un appareil à croque. On obtient des croques bien dorés, croustillants à l’extérieur, fondants au centre, à servir brûlants à mamie.

Pour encore plus de gourmandise, la version croque-madame avec un œuf au plat déposé sur le sandwich à la sortie du four fait souvent l’unanimité. On peut aussi adapter la garniture aux goûts de la famille : remplacer le jambon par des légumes grillés pour une version végétarienne, utiliser un pain de mie complet pour un côté plus rustique, ou ajouter une fine couche de moutarde douce sous le jambon pour rappeler certaines recettes de bistro.

Les enfants peuvent participer en garnissant les tranches de pain et en répartissant le fromage râpé, sous l’œil bienveillant de leur grand-mère. Les croques peuvent se monter un peu à l’avance et attendre au frais, avant de passer au four juste avant le déjeuner, histoire de profiter pleinement de cette journée avec mamie.

Le croque-monsieur, reflet de la cuisine française

Un croque-monsieur ou croquemonsieur est un sandwich chaud traditionnel des cuisine parisienne et cuisine française, variante du croque-madame, à base de pain de mie grillé, de jambon blanc, de beurre et de fromage (emmental, gruyère, comté…). Plat typique de la cuisine des brasseries, bistros et cafés parisiens (variante du jambon-beurre, avec du jambon de Paris), les plus anciennes mentions connues du croque-monsieur remontent au XIXe siècle.

La cuisine française ce sont quelques recettes légendaires comme les croques monsieur mais c’est surtout beaucoup de cœur. De la brasserie au foyer familial, le croque-monsieur accompagne les plateaux du dimanche et les retours d’école affamés.

croque-monsieur classique sur planche en bois

Recette rapide (résumée)

Ingrédients Quantité pour 4 croques
Tranches de pain de mie 8
Jambon blanc 4 tranches
Fromage râpé (gruyère/emmental) 100-150 g
Beurre Pour beurrer le pain
Appareil (lait, œuf, crème, muscade) Au goût

On badigeonne le pain de beurre, on pose le fromage, le jambon plié, on referme, on nappe d’un peu d’appareil œuf-lait-crème et de fromage râpé, puis on passe au four ou dans l’appareil à croque jusqu’à ce que le dessus soit bien doré.

🍼 Ma béchamel

Un classique repose sur quelques ingrédients du quotidien : des tranches de pain de mie moelleux, du jambon blanc, un fromage râpé bien fondant, souvent du gruyère ou de l’emmental, et un appareil crémeux à base d’œuf, de lait et de crème. Rien de compliqué, mais un résultat généreux qui évoque immédiatement les grands plateaux de croques sortant du four, au milieu des rires d’enfants et des discussions de famille.

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