Histoire du jean bavarois et du denim: origines, transformations et legs culturels

Pour savoir vraiment ce que sont le denim et le jean, il faut savoir les distinguer. Dans l’esprit de tout un chacun, le jean et le denim c’est la même chose, et on utilise ces mots comme des synonymes. Le mot denim vient de la contraction de « Sergé de Nîmes », Sergé étant le nom donné à ce type de tissage, et Nîmes, la ville où est née cette matière. Quand au mot « jean », il s’agit là aussi d’une contraction : De Gênes. La marine de Gênes utilisait ce tissus sergé pour faire des voiles de bateaux, des toiles de tentes ou des habits de marins dès le XVIème siècle.

La paternité de cette matière, le sergé très robuste est gênoise. Dans la ville de Nîmes, on a cherché plus tard à copier le Sergé de Gênes (composé de coton et de lin mélangés). Gênes l’a exporté à travers toute l’Europe et s’est hissée au sommet du commerce maritime grâce à ce fameux jean. Le denim, lui, a été créé avec des fibres de laine et de soie mélangées, bien loin du 100% coton que l’on connaît aujourd’hui. Après de nombreux échecs pour égaler le sergé gênois, Nîmes a fini par créer un tissus proche mais beaucoup plus doux et adapté à la confection de vêtement que celui de Gênes.

Pas sûre d’en trouver sept tellement les deux tissus se ressemblent. Là où les deux étoffes se distinguent c’est par leurs procédés de fabrication. Aujourd’hui, il n’est plus question, dans la composition du jean ou du denim de soie, de lin ou de laine. Le coton et le polyester priment largement. Tout d’abord, il faut savoir qu’aucune des deux matières n’est née bleue. Comme nous le disions précédement, le denim à l’époque était une matière plus douce et plus souple que le jean, elle était donc plus adaptée à la confection de vêtements que ne pouvait l’être le jean, c’est pourquoi ce tissus de Nimes a commencé à être utilisé pour fabriquer des vêtements de travail de paysans et de bergers.

Infographie montrant les origines géographiques du denim et du jean

La couleur originelle du denim est l’indigo, à partir du XVIIème siècle, les empires coloniaux ont cultivé l’indigotier. On extrait des feuilles de cette plante un pigment de couleur bleu inimitable. Deux techniques de teintures existent. À Gênes, lorsque les usines se sont mises à produire une toile pour confectionner des vêtements de travail, on tissait le sergé en écru, puis on le plongeait dans un bain indigo, technique qui donne un tissu entièrement bleu, côté pile et côté face. Le fil est teinté à cœur, c’est à dire qu’il ne décolore pas de la même façon que le denim, mais il est tissé selon la même armure.

Alors que la concurrence se durcie sur le marché du sergé denim, à Nîmes on élabore une technique pour limiter le coût de l’étoffe, tout en conservant l’aspect bleu indigo de la toile. Pour cela, on tisse 50% du tissu avec un fil teinté de bleu indigo et 50% du tissu avec le fil écru originel. Pour obtenir l’aspect bleu indigo recherché, l’astuce consiste à tisser avec les fils bleus dans le sens de la longueur (chaîne) et avec les fils écrus dans le sens de la largeur (trame). Le résultat de ces deux teintes de fils est un tissu sur lequel apparaît un tout petit motif oblique très régulier. La technique qui permet de réaliser une toile denim est très reconnaissable dès lors que vous retournez l’étoffe. Effectivement si le verso est blanc, aucun doute, vous portez une toile denim, la mode s’est d’ailleurs emparé de nombreuses fois de cet effet double face.

Le fil bleu reste à la surface du denim, tandis que le fil écru reste à l’intérieur, laissant apparaître de petites lignes obliques caractéristiques du denim. C’est la raison pour laquelle les fils des pantalons en denim sont de couleurs différentes quand il est déchiré (voir photo). Pour la petite anecdote, le denim, en pleine expansion dans la confection de vêtement de travail a été transporté de Nîmes à Gênes pour y être teinté de bleu indigo.

Pourquoi ? De nos jours, on ne fait plus de différences entre les deux matières. Grâce aux avancées technologiques, on peut maintenant fabriquer un pantalon pour lequel on utilise un sergé non-teint, dont les fils de chaîne sont en coton et les fils de trame en polyester. On plonge directement le pantalon fini dans une cuve de colorant, les fils de coton et les fils de polyester ne supportant pas les mêmes types de colorants, on peut choisir de ne teindre que le coton ou bien que le polyester. Les années 1850 sont témoins d’une partie de l’histoire, celle de la conquête de l’ouest américain. Il est l’heure de la révolution industrielle en Amérique, le sol, riche de métaux, de charbon et d’or, pousse à la création de nombreuses mines, usines et ateliers.

Le premier pantalon en denim, le premier « Blue jean’s », est né à Reno, dans le Nevada en 1873. Jacob Davis, un client de Levi Strauss lui achète du denim et taille un pantalon renforcé par des rivets, destiné au mari bûcheron d’une de ses clientes. L’idée de Davis de riveter les poches et les parties sensibles à la déchirure de son pantalon est une innovation majeure, un gage de solidité et de durabilité. Cette technique appliquée à un pantalon en Denim, matière très résistante est un tel succès chez les bûcherons, les mineurs et autres orpailleurs, que Davis demande à Levi Strauss de l’aider financièrement à déposer le brevet du Jean’s.

La recette a évolué, tant celle de la matière que celle du pantalon, mais initialement, Davis et Strauss ont conçu le plus solide pantalon jamais porté. Bien que les jean’s d’aujourd’hui soient toujours costauds, le blue Jean tel qu’ils l’ont créé n’existe plus vraiment. Le nom « Levi’s » est le nom commercial de l’entreprise « Levi Strauss & Co », qui vient directement du nom du créateur Levi Strauss. Publié le 15 janvier 2021 à 20h23, mis à jour le 16 janvier 2021 à 1h13. Parmi les incontournables des soldes, il y a le jean. Il s'en vend aujourd'hui dans le monde 73 par seconde. Comment un vêtement de travail du 19e siècle est devenu le plus indémodable des pantalons ?

Photo historique: premier jean riveté et mineurs

Coupe, Slim, large, délavé, déchiré... Il épouse toutes les silhouettes et s'est taillé une place à part dans nos armoires. Le jean s’écoule à 73 exemplaires par seconde dans le monde. II ne connaît donc aucun rival. Un exploit pour celui qui n’est au départ qu’un vêtement de travail américain. Il faut aujourd’hui aller récupérer les vestes et les salopettes, des anciens chercheurs d’or dans les anciennes mines. Et ils sont une poignée d’Américains comme Bryan Khatava à y consacrer toute leur énergie. On les a baptisés les chasseurs de jeans. Et écoutez comment cet ancien maçon a mis la main sur l’un des plus vieux Lewis de l'histoire, intact, daté du 1876, et revendu 150 000 dollars.

Le jean va bientôt aussi habiller les marines et les G.I américains. Une exposition accessible en ligne lui rend hommage en ce moment à la cité des Sciences. C'est une plongée dans l'histoire d'un vêtement qui n'est au départ qu'un tissu. Le denim, coton plongé dans l'indigo, sert à fabriquer des tentes et des bâches avant d'être révolutionné par un certain Monsieur Levi Strauss, marchand installé en San Francisco, avec son tailleur Jacob Davis qui a l'idée de renforcer les coutures des poches avec des rivets de cuivres pour les rendre plus résistantes. Le jean, pantalon à cinq poches est né, plus technique qu'il n'y paraît. Mais dans les années 60, deux Français Marithé et François Girbaud décident d'en découdre avec les règles. Leur jean a des poches élargis. Ils déplacent aussi l'étiquette sur la braguette, et surtout, ils inventent le jean neuf déjà vieilli. Leur conscience écologique leur fait aujourd'hui regretter ce procédé, trop gourmand en eau.

Aujourd'hui, la mode est aussi un retour à la toile brute. Épicentre de fabrication, le Japon. Là-bas, ils refont toujours sur des vieux métiers à tisser. Don, c est un processus beaucoup plus lourd, plus lent mais plus qualitatif. C’est une belle avancée depuis nos débuts et nous tenions à vous remercier. Mais 1853, dans l’histoire du jean, c’est aussi le point d’origine. L’histoire du jean commence au XVIe siècle dans la ville portuaire de Gênes (Genova - Italie). Cette toile de Gênе est exportée en Amérique et s’anglicise rapidement. Elle devient phonétiquement « Jean » car c’est ainsi que les anglo-saxons prononçaient « Gênes ». Outre atlantique on dit « Blue Jeans ». Au XVIII siècle la « serge de Nîmes » est créée, un tissu d’armure sergé fait de laine et de soie. En 1853, en pleine période de ruée vers l’or, le bavarois Levi Strauss émigre aux États-Unis pour profiter du marché florissant et s’établir comme marchand de tissu. Il confectionne également des pantalons et salopettes de travail à partir de bâches de tentes pour les chercheurs d’or des mines de Californie. Par la suite, il décide de remplacer ce lourd tissu, par du Denim en coton, l’évolution du sergé de Nîmes. Suite au prochain épisode.

On pense généralement que le denim vient de Nîmes d’où il aurait été exporté vers la Californie. Levi Strauss (1829-1902), juif bavarois émigré aux États-Unis en 1847, s’était installé à San Francisco, en 1853, comme marchand de tissu. Il existe en effet une étoffe célèbre, sergé de laine et soie, dite serge de Nîmes, fabriquée dans la région de Nîmes et plus généralement dans le Languedoc au XVIIIe siècle. En réalité, l’histoire du jean et du denim fait partie de la grande aventure du coton en Europe. Au Moyen Âge, le coton est mélangé à du lin ou à la laine dans des étoffes appelées futaines. L’Italie du Nord en produisait de grandes quantités exportées par le port de Gênes vers l’Angleterre. Depuis les années 1960, la mode unisexe a bouleversé nombre d’images traditionnelles du corps, lequel a subi tour à tour des moments de contraintes rigides puis de totale liberté en vertu de canons érotico-esthétiques opposés.

La légende du denim: On pense généralement que le denim vient de Nîmes d'où il aurait été exporté vers la Californie. Levi Strauss (1829-1902), juif bavarois émigré aux États-Unis en 1847, s'était installé à San Francisco, en 1853, comme marchand de tissu. Là, il aurait utilisé la toile de Nîmes pour confectionner ses premiers jeans. Il existe en effet une étoffe célèbre, sergé de laine et soie, dite serge de Nîmes, fabriquée dans la région de Nîmes et plus généralement dans le Languedoc au XVIIIe siècle. Cependant, la différence de matière entre la serge de Nîmes et le denim rend probable une filiation qui ne repose que sur une similitude d'expression.

En réalité, l'histoire du jean et du denim fait partie de la grande aventure du coton en Europe. Au Moyen Âge, le coton est mélangé à du lin ou à la laine dans des étoffes appelées futaines. L'Italie du Nord en produisait de grandes quantités exportées par le port de Gênes vers l'Angleterre. Elles sont surnommées jean ou jeane dans les registres du port de Londres, d'après leur port d'expédition. Dès la fin du XVIe siècle, l'Angleterre organise sa propre fabrication de futaines dans le Lancashire, autour de la ville de Manchester. Au XVIIIe siècle, le jean est un des tissus les plus produits dans cette région ; le denim, dont il subsiste des échantillons datés de 1786, est une de ces étoffes en coton apparues certainement dans la seconde moitié du siècle alors que les futainiers de Manchester diversifient leur production. À l'origine sergé à la chaîne et à la trame de même couleur, c'est certainement au milieu du XIXe siècle et aux États-Unis que le denim prend son aspect à la fois bleu et écru. Dès l'implantation de l'industrie du coton dans le nord-est des États-Unis à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, le jean et le denim font partie des étoffes couramment fabriquées. Ce sont bien deux textiles distincts dont la production s'accroît tout au long du XIXe siècle. Tous deux sont destinés aux vêtements de travail, l'emploi du denim étant réservé aux vêtements les plus résistants.

On espère que vous lisez cet article sur une plage de rêve, cocktail à la main. Mais bon on est pas tous dans ce cas, alors pour rendre votre journée encore plus sympa on a décidé de vous parler d'un truc qui nous branche, le jean. Saviez-vous que le jean est le vêtement le plus porté dans le Monde? On en voit partout et il ne date pas d'hier. En résumé, le jean apparu au temps des pionniers de l'ouest américain a longtemps été un vêtement de travail grâce à son incroyable résistance puis il s'est démocratisé dans les années 50, en devenant le symbole de la jeunesse rebelle et de la liberté. S'il y a bien un nom associé à l'histoire du jean, c'est celui de Levi Strauss qui a rendu ce vêtement si célèbre. Le mot "Denim" est issu de l'appellation "Sergé de Nîmes" (son origine).

Les premiers jeans Levi's très appréciés des travailleurs de l'époque ont été confectionnés dans cette toile suite à un manque de toile de Gênes, raconte la légende. De nos jours, le jean reste un incontournable de la mode. Les technologies actuelles permettent de créer des jeans de toutes sortes, aux allures plus ou moins vieillies. Les jeans sont de plus en plus confortables grâce à l'utilisation de l'élasthanne (ou Lycra). Ce qui est plutôt une bonne chose au vu des coupes modernes ultras ajustées !

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