La betterave possède d’autres ressources intéressantes, sous la forme de coproduits issus du procédé d’extraction du sucre de la betterave. Une fois le jus extrait, les pulpes de betterave pressées ou déshydratées constituent un bon aliment pour le bétail. L’équivalent des pulpes dans la production du sucre de canne s’appelle la bagasse. Son important pouvoir calorifique (4 000 kcal par kilo) en fait un bon combustible dans les sucreries, dont elle constitue bien souvent l’unique source d’énergie. Les écumes, résultant de l’épuration, sont pressées puis compactées sous forme de tourteaux. Sirop non cristallisable issu du troisième jet de cuisson, la mélasse contient 50 % de son poids en sucre. Elle connaît de nombreux débouchés. On la retrouve dans la composition de certains produits pour l’alimentation animale tandis que ses propriétés de fermentation sont exploitées dans la production de levure de boulangerie, d’acides aminés utilisés comme condiments, et d’acide citrique pour la confiserie et les boissons non alcoolisées.
Utilisations et potentialités de la mélasse de betterave
En outre, la mélasse de canne est encore appréciée de certains consommateurs d’Amérique du Nord. Ils prônent sa richesse en vitamine B et minéraux. Son gros désavantage ? L’alcool de jus de betterave peut être fabriqué à partir du jus de betterave pur ou bien à partir de la mélasse. Dans le premier cas, les betteraves sont travaillées en vue d’obtenir un jus sucré et des pulpes tout comme en sucrerie. On ajoute des levures de boulangerie au jus sucré, qui le fermentent, transformant le sucre en alcool ou éthanol, qui est ensuite distillé. La fabrication de l’alcool à partir de mélasse est la même, excepté que la mélasse est diluée avant d’être mise en fermentation. Les rendements sont de l’ordre de 300 litres d’alcool par tonne de mélasse.
L’alcool obtenu à partir de la betterave est destiné à plusieurs usages : la consommation humaine (production de spiritueux, parfumerie, vinaigrerie et pharmacie), usage ménager (produits d’entretien, alcool à brûler...) et chimique (solvants...). Pour ce qui concerne l’alcool issu de la canne, les utilisations sont identiques mais il faut y ajouter la production de rhum bien sûr. Après fermentation des jus sucrés par les levures, on obtient de l'alcool et de la vinasse. C’est la seule énergie renouvelable immédiatement disponible pour remplacer une partie de l’essence.

Nos Mélasses de betterave sont issues du process d’extraction du sucre à partir de variétés de betteraves sucrières non génétiquement modifiées et cultivées localement. Dans le secteur industriel, nos mélasses s’utilisent en tant que substrat de fermentation dans des applications comme la production de levure, de vitamines dans l’industrie pharmaceutique, ou encore de divers alcools ou d’acide citrique. Sa palatabilité, sa haute valeur énergétique et son aptitude à être utilisée comme adjuvant de granulation font de la mélasse de betterave une matière première essentielle à la production d’aliments composés pour l’alimentation animale. Nous proposons à l’achat diverses variétés de mélasses de betterave. En fonction du produit que vous utilisez, les teneurs en sucre et en matière sèche des mélasses seront différentes.
Nous vous conseillons de stocker nos mélasses de betterave dans des cuves en acier en évitant les températures supérieures à 40 °C et un pH inférieur à 7 sur une longue période, afin de limiter le risque d’auto-échauffement, ainsi que la formation de mousse et de gaz (CO2).
Fabrication de la Mélasse pour un aliment complet des Hannetons
La fermentation anaérobie des mélasses et pulpes
La fermentation anaérobie est généralement mise en œuvre en mode mésophile et anaérobie dans un fermenteur agité. Le mode de culture peut être continu ou discontinu. La mélasse et la pulpe peuvent être employées ensemble dans le même fermenteur, en toutes proportions, ou séparément dans des fermenteurs différents. De manière préférentielle, pulpe et/ou mélasses sont les seules sources de carbone pour la fermentation anaérobie.
La fermentation est conduite avec des microorganismes seuls ou en mélanges, comprenant notamment des bactéries et des Clostridia. Le milieu peut être enrichi avec des vitamines, de l’extrait de levure, des tampons, ou tout autre adjuvant permettant une optimisation des performances de fermentation. L’inoculât peut provenir de la fermentation anaérobie de mélasse et/ou de pulpe ou être prélevé du moût obtenu à l’étape a).
La récupération du jus de fermentation (étape b) se fait en fin de fermentation par centrifugation ou décantation centrifuge pour éliminer les résidus solides. L’étape c d’isolation des acides organiques se fait par extraction, précipitation et/ou distillation, parfois après concentration et avec l’ajout d’un solvant organique pour favoriser la partition des différents acides.
- Extraction et isolation des acides organiques (acides acétique, butyrique, propionique, valérique, hexanoïque, etc.).
- Transformation chimique et/ou enzymatique possible des acides organiques en dérivés et en acides aminés.
- Récupération des sels et purification par distillation des vapeurs de séchage.
La vinasse est un résidu de distillation alcoolique et peut être utilisée comme milieu de culture pour la fermentation anaérobie de mélasse et/ou de pulpe, afin de produire des molécules organiques, notamment des acides organiques gras. La teneur en matière sèche des vinasses varie selon l’origine et le traitement: vinasse légère, pré-concentrée ou concentrée, avec une teneur en matière sèche typiquement entre 1 et 65 % selon les cas. Le rapport eau/vinasse peut varier de 0/100 à 5/95, et plus favorablement entre 90/10 et 30/70 selon les conditions du procédé.

Aspects pratiques et sécurité de stockage
Le milieu aqueux de fermentation peut être complété avec des vitamines et des tampons afin d’optimiser les performances. Le jus de fermentation peut provenir d’un seul moût ou d’un mélange de plusieurs moûts après concentration. L’emploi de vinasse seule ou avec de l’eau n’altère pas substantiellement les conditions de mise en œuvre des différentes étapes, si l’on adapte les paramètres en fonction de la teneur en matière sèche et du ratio eau/vinasse. Les procédés décrits s’appliquent aussi bien à la mélasse de betterave qu’à celle de canne à sucre, et peuvent intégrer des variantes selon l’origine des résidus sucriers.
La mélasse de betterave est un coproduit essentiel pour la production d’aliments composés pour l’alimentation animale grâce à sa palatabilité et son efficacité énergétique. Les sous-produits de l’industrie sucrière, dont la mélasse et la pulpe, constituent aussi des intrants importants pour la production d’énergie renouvelable et de solvants chimiques dans des filières industrielles variées.

Les vinasses de mélasse de betterave présentent des valeurs énergétiques et des teneurs en azote variables selon leur origine et leurs traitements technologiques. En moyenne, elles apportent 0,82 UFL et 0,75 UFV par kg de matière sèche et constituent une source intéressante pour les bovins et les ovins.
Notes historiques et contexte sectoriel
La mélasse est le coproduit de la fabrication du sucre et peut être utilisée dans diverses filières, depuis l’alimentation animale jusqu’à la production d’alcools et d’acide citrique. L’histoire de l’industrie sucrière et l’évolution des techniques de raffinement et de production de sucre montrent comment les coproduits comme la mélasse et la vinasse ont trouvé des usages variés et parfois synergétiques avec les objectifs énergétiques et nutritionnels.
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