Elle épouse, à 17 ans, le caporal André Brûlon, du régiment du Limousin, en juillet 1789 à Ajaccio. En Corse, lors d’une escarmouche entre révolutionnaires et indépendantistes, il est grièvement blessé et meurt le 30 décembre 1791. Marie-Angélique, veuve à 19 ans, mère d’une petite fille et attendant son deuxième enfant, décide alors de rester au sein du régiment de son mari et de le remplacer. La croyant folle par le chagrin les compagnons d’arme de son mari la laissent faire. Marie-Angélique devient ensuite caporal-fourrier, c’est-à-dire qu’elle est sous-officier en charge de l’intendance, tout en s’occupant de ses enfants, et prend part néanmoins aux combats.
Comme le 24 mai 1794, elle dirige la défense du fort de Gesco et prend alors comme nom de combat Liberté. Elle participe aussi au siège de Calvi où elle est grièvement blessée. Rapatriée en métropole, elle retrouve sa famille sous les ordres du général Bonaparte. Mais le 14 décembre 1798, âgée de seulement 26 ans, souffrant encore atrocement de ses blessures, elle est admise à l’Hôtel des Invalides, où elle s’occupe du magasin d’habillement de l’institution militaire. Elle détonne dans cet univers de vétérans, mais elle participe à toutes les cérémonies, et à chaque visite d’une délégation officielle, on passe la saluer.
Sous la Restauration, Angélique reçoit l’épaulette d’officier, l’intégrant ainsi officiellement à l’armée française. C’est le futur Napoléon III qui vient en personne la lui remettre, faisant de la veuve Brûlon, âgée de 79 ans, la première femme à devenir chevalier de la Légion d’honneur. Dans ce parcours, elle incarne une figure de bravoure et de dévouement qui traverse les époques et les institutions françaises.

Parcours au cœur du réseau Feuillette
Dans un contexte hyperconcurrentiel, où les concepts se multiplient et où les investissements ne cessent d'augmenter, le recrutement des franchisés ne peut être laissé au hasard. Il devient une arme stratégique à part entière, pouvant garantir durablement la performance du réseau comme la trajectoire personnelle du franchisé. Une conviction qui, chez Feuillette, s’incarne dans un process de sélection rigoureux, progressif et profondément humain : préqualification, qualification, journée d'immersion...
Mais au terme de ce parcours, il est un moment qui concentre tous les enjeux : la réunion de validation finale. C’est là où la candidature est examinée au plus haut niveau de décision du groupe, et c’est ici qu'intervient David Gravé, directeur général du groupe Feuillette. Arrivé chez Feuillette en juillet 2018, David Gravé en devient le directeur général six années plus tard. Une évolution logique au regard de son parcours au sein du groupe et de sa connaissance complète des différents métiers.
Parmi les enjeux et objectifs de son poste, il y a naturellement le pilotage de la croissance du groupe, tant en nombre de points de vente qu'en diversification des concepts. David œuvre également comme le bras droit de Jean-François Feuillette, notre fondateur. Enfin, il est garant de l’adéquation des moyens du groupe à ses ambitions. Cela passe par la structuration et la professionnalisation de notre tête de réseau et des moyens centraux. David Gravé intervient dans le process de recrutement une fois que le candidat a été préqualifié, qualifié puis est passé par la journée d'immersion. Ce dernier est alors convié à une présentation finale devant Jean-François Feuillette, Laurent Delafontaine (Dir. du développement Groupe) et lui-même.

« Ces rendez-vous sont organisés à concurrence de trois par journée, pas davantage. Chaque entretien dure environ une heure. Le candidat commence par se présenter, puis il pitche son projet et explique, au fond, les raisons de sa démarche. La séquence est aussi l’occasion de rappeler un message clé : « Feuillette ne recherche pas des investisseurs distants, mais de vrais exploitants, présents au quotidien », souligne le dirigeant. Car dans un métier aussi polyvalent (production, relation client, gestion des équipes, pilotage économique…) « Nous devons compter sur des chefs d'entreprise, capables d'assumer la difficulté d'exploitation dans toutes ses formes. Nous sommes et demeurons un réseau d'artisans !
À l’issue de chaque entretien, les trois décisionnaires délibèrent quasi-immédiatement et le candidat est rappelé dans la soirée pour l’annonce du verdict. À ce stade ultime du parcours de validation, rappelons que Feuillette recueille >1500 contacts par an, les cas de refus du Comité restent minoritaires : à peine 10 % des candidats entendus. Dans cette phase, David Gravé ne se définit pas comme un juge. « Ma compétence principale, c'est l'écoute », explique-t-il. Le candidat doit pouvoir se projeter avec réalisme, car ouvrir une boulangerie de cette envergure peut vite constituer, selon ses mots, « un véritable tsunami ! »
Puis une fois installé, le franchisé fait figure de principal sachant aux yeux de ses équipes. Sa position implique un devoir d'exemplarité constant, une présence à la fois technique, gestionnaire et bien sûr humaine. C’est aussi là que la journée d'immersion joue le rôle de révélateur. David s'attache à comprendre ce que le candidat en a réellement retiré : a-t-il identifié les postes clés ? Les points de tension ? Les contraintes du quotidien ? S’est-il montré curieux, impliqué, proactif ?
Au stade de ce dernier échange, les candidatures sont déjà très solides et abouties. David Gravé souligne d'ailleurs la confiance totale accordée à Laurent Delafontaine et à son expérience pour présenter des dossiers suffisamment alignés avec les attentes du groupe. « Nous devons nous garder d'être trop confiants, rappelle-t-il. Car même des candidats avancés ont des angles morts ou peuvent encore sous-estimer certaines difficultés. Ensuite, il y a la dynamique relationnelle future entre le franchisé et le franchiseur. En effet, l’investissement personnel va être conséquent de part et d’autre et une relation d’interdépendance, saine et adulte, doit s’instaurer progressivement.
Voilà pourquoi le dirigeant interroge aussi le candidat sur la manière dont il perçoit cette relation, afin de mettre au jour sa capacité à respecter le cadre, à s'inscrire dans un collectif. « Je sais bien qu’une fois installés, certains seront tentés de s'en affranchir. » David Gravé évoque une réalité plutôt réjouissante : la capacité de certains franchisés à dépasser les attentes initiales. Ces réussites s'expliquent par la qualité des profils et des projets, certes, mais aussi par une caractéristique forte du réseau Feuillette: la solidarité entre franchisés. « Dans le réseau, nous encourageons et avons multiplié les occasions d’échanges horizontaux. » C’est pourquoi la capacité à s'intégrer dans un collectif, à être team player et à apprendre des autres, constitue un critère essentiel dans la décision finale.

Impact et héritage
Le parcours d’Angélique Feuillette Cavaillon au sein du réseau Feuillette illustre une philosophie de recrutement et de gestion des talents centrée sur l’exigence, l’humain et la capacité à grandir ensemble. Sa biographie, lorsqu’elle est associée à la vision stratégique du développement du groupe, met en lumière une culture d’entreprise qui valorise l’engagement personnel, la résilience et la coopération entre franchisés et franchiseur.
Tableau récapitulatif des étapes clés
| Élément | Description |
|---|---|
| Origine | Biographie d’Angélique Feuillette Cavaillon et parcours militaire |
| Parcours militaire | Caporal-fourrier, défense du fort de Gesco, siège de Calvi |
| Reconnaissance | Épaule remise par Napoléon III à la Restauration |
| Réseau Feuillette | Processus de sélection: préqualification, qualification, immersion, validation |
| Key figure | David Gravé, DG du groupe Feuillette |
En croisant ces dimensions historiques et contemporaines, l’article souligne comment la figure d’Angélique Feuillette Cavaillon et l’approche moderne de recrutement par le groupe Feuillette convergent vers une même idée : l’exigence morale et professionnelle comme socle de réussite durable.
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