Dans son nouveau guide Mon bébé dort bien (Editions Balland/ Jacob-Duvernet), Edwige Antier cite une enquête sur la santé des enfants réalisée à Paris il y a quelques années. 700 des mille enfants pris en compte avaient reçu des somnifères avant l'âge de 3 mois. Aussi charmant soit leur nom courant de «sirop pour dormir», aussi populaire leur usage, ces medications ne sont «jamais inoffensifs», rappelle la médiatique pédiatre française, car «les somnifères ne font pas dormir, mais empêchent de se réveiller».
Cette phrase est empruntée au best-seller de Marie Thirion et Marie-Josèphe Challamel. Résumé des éléments clefs: les somnifères provoquent une diminution du sommeil lent profond qui sert au repos du corps et à la croissance. Ils limitent aussi fortement le sommeil paradoxal, ce «sommeil des rêves» indispensable à l'équilibre psychique. Avant l'âge de 2 ans, rien ne justifie l'utilisation de sédatifs et d'hypnotiques (sauf raisons médicales graves comme la prévention de convulsions).
Les médicaments pour dormir agissent sur le rythme cardiaque, la respiration et la température du corps, provoquant rapidement un sommeil lent et léger. Dans certains cas de morts subites du nourrisson, cette dépression artificielle des fonctions vitales a été incriminée. Même brève, la prise de somnifères provoque des effets secondaires. L'enfant devient agité et pénible. En cas d'arrêt du traitement, il vit des insomnies et des cauchemars. Ce sevrage difficile fait parfois croire aux parents que le médicament était efficace.
Pour en savoir plus: une nouvelle édition de Le sommeil et le rêve (Odile Jacob) de Michel Jouvet vient de paraître. Les rituels du coucher (ESF), sous la direction d'Hélène Stork (ESF), propose une approche pluriculturelle de l'endormissement dans diverses cultures et Protégez le sommeil de votre enfant, de Richard Felbert (ESF), est un guide pour parents. Quant à l'excellent Vive le sommeil, de Bouton et Dolto-Tolitch (Hatier), à lire en famille, il est épuisé: cap sur la bibliothèque. Ar.
Pour passer une bonne nuit de sommeil, de nombreuses personnes ont recours à des produits pharmaceutiques tels que les sirops pour dormir. Parlez à un conseiller en soins aux patients - c'est gratuit, confidentiel et disponible 24h/24 et 7j/7. Le sirop pour dormir est un médicament liquide formulé pour aider les personnes à s'endormir. Il est essentiel de comprendre les principes actifs des sirops pour dormir afin d'évaluer leur efficacité et leur sécurité. Bien que les sirops pour dormir puissent être efficaces, leur utilisation nécessite une réflexion approfondie pour éviter les effets indésirables et la dépendance.
Il est impératif de respecter les instructions de dosage recommandées fournies par les professionnels de la santé ou sur l'étiquette du produit. Même lorsqu’ils sont utilisés conformément aux instructions, les sirops pour dormir peuvent provoquer des effets secondaires. Les sirops pour dormir peuvent interagir avec d’autres médicaments, réduisant potentiellement leur efficacité ou augmentant le risque d’effets secondaires. Les sirops pour dormir sont certes une solution pratique, mais ils ne sont pas sans risques. Certaines personnes préfèrent les remèdes naturels aux solutions pharmaceutiques. Pour les personnes souffrant de troubles graves du sommeil, des médicaments sur ordonnance peuvent être nécessaires.
Le sirop Cypon est un médicament parfois utilisé hors indication pour favoriser le sommeil. Il contient du chlorhydrate de cyproheptadine, un antihistaminique aux propriétés sédatives. L'ingrédient principal du sirop Cypon, cyproheptadine, agit en bloquant les récepteurs de l'histamine, ce qui peut entraîner une somnolence. Si le sirop Cypon est utilisé pour dormir, il est essentiel de suivre les conseils d'un professionnel de la santé concernant la posologie et la durée du traitement. Les sirops somnifères peuvent offrir une solution temporaire aux personnes qui ont des problèmes de sommeil, mais ils comportent des risques et des effets secondaires potentiels.
Comprendre les ingrédients, les directives d'utilisation sûre et explorer des traitements alternatifs peut aider les individus à prendre des décisions éclairées sur leur santé du sommeil. Le sirop pour dormir est généralement utilisé pour favoriser l'endormissement et gérer l'insomnie ou les troubles du sommeil. Les effets secondaires peuvent inclure somnolence, étourdissements, bouche sèche et troubles gastro-intestinaux. Suivez les instructions de dosage figurant sur l'étiquette ou fournies par un professionnel de la santé.
Avis de non-responsabilité : Les informations fournies sont exactes et à jour au meilleur de nos connaissances. Cependant, elles ne sauraient se substituer à un avis médical. Nous ne garantissons ni leur exhaustivité ni leur exactitude. L'absence d'avertissements spécifiques ne garantit pas qu'un médicament soit sans danger pour tous les utilisateurs. Nous déclinons toute responsabilité quant aux résultats obtenus sur la base de ces informations et recommandons vivement de consulter un médecin pour toute question ou préoccupation médicale.
Une mère de famille de 28 ans était poursuivie pour avoir administré « le sirop pour dormir » à son fils. La grand-mère pour complicité. L’affaire démarre début 2020, sous fond de violences familiales. « Trois gouttes de Théralène, c’est l’assurance de faire dormir bébé. » Cela aurait pu être un slogan de réclame. Depuis quelques années déjà, le médicament n’est disponible que sur ordonnance en raison des effets secondaires qu’il peut engendrer. L’affaire démarre début 2020, sous fond de violences intrafamiliales. Les analyses du bébé corroborent ces déclarations. L’enquête des gendarmes va démontrer que la grand-mère s’est fait prescrire le médicament auprès de son médecin traitant, qu’elle a ensuite donné à sa fille qui voulait faire dormir son fils. Mais une jurisprudence prévoit qu’il faut qu’un dommage physique ou psychologique soit démontré. Or, l’enfant va bien et n’a aucune séquelle.
Si votre enfant lutte constamment à l’heure du coucher, vous réveille la nuit ou semble souvent éprouver des difficultés à s’endormir, il y a de fortes chances pour que vous ayez ne serait-ce que pensé à lui administrer un produit pour traiter les troubles du sommeil. S’il s’agit d’un sujet tabou pour certains parents, donner des médicaments ou des compléments alimentaires favorisant le sommeil à de jeunes enfants est une pratique peut-être plus courante que vous ne le croyez. Selon un sondage YouGov réalisé en ligne auprès de 933 parents d’enfants de moins de 18 ans, près de la moitié des parents qui avaient des enfants souffrant de troubles de sommeil leur avaient déjà donné une aide au sommeil. L’utilisation de ces substances soporifiques chez les adultes est peut-être encore plus répandue : des données des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies montrent que près d’un adulte sur cinq prend des médicaments pour dormir.
En France, un rapport de Santé Publique France de 2014 soulignait que chez la population adulte ou adolescente, « les études menées depuis les années 1990 concord[aient] toutes pour situer la France comme l’un des pays les plus consommateurs de médicaments psychotropes, en particulier pour les classes des anxiolytiques et des hypnotiques », ou somnifères. Une tendance aggravée par les confinements lors de la pandémie de COVID-19, selon un rapport de l'Agence du médicament et de l'Assurance maladie, selon lequel la consommation de tranquillisants et de somnifères aurait à cette période augmenté de 5 à 8 %.
Ces aides au sommeil, vendues sous forme de médicaments ou de compléments alimentaires, agissent soit en augmentant les neurotransmetteurs ou modulateurs favorisant le sommeil dans le cerveau, soit en diminuant les neurotransmetteurs ou modulateurs qui déclenchent l’éveil, explique Argelinda Baroni, médecin et codirectrice du programme de sommeil pour enfants et adolescents à l’hôpital pour enfants Hassenfeld de NYU Langone. « Un produit pour traiter les troubles du sommeil qui agit rapidement favorise l’endormissement », souligne Argelinda Baroni. « Un produit qui reste longtemps dans l’organisme aide à maintenir le sommeil ou à rester endormi. »
S’il existe des médicaments sur ordonnance pour les adultes, « il n’y a pas d’équivalents approuvés pour traiter l’insomnie chez les enfants », explique Judith Owens, médecin certifiée spécialiste de la médecine du sommeil et directrice du Centre des troubles du sommeil pédiatriques à l’hôpital pour enfants de Boston. Pour ce qui est des aides au sommeil sans ordonnance, « il y a peu de preuves scientifiques justifiant leur utilisation chez les enfants », déclare Jennifer Martin, psychologue et professeure de médecine à l’université de Californie à Los Angeles. Ces aides peuvent même, paradoxalement, être source d’excitation, ajoute-t-elle.
Comme ces médicaments ne sont pas strictement réglementés, ils n’ont pas besoin de passer par des tests approfondis, tels que des essais cliniques, pour être commercialisés directement auprès des consommateurs. Les compléments alimentaires favorisant le sommeil peuvent s'avérer d'autant plus problématiques car ils sont encore moins réglementés et contiennent parfois des ingrédients non répertoriés. Parmi ces compléments, l’un des plus populaires est la mélatonine. « La mélatonine est considérée comme un complément alimentaire et n’est pas strictement réglementée par la FDA, l'administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments. Elle peut donc contenir des traces d’autres substances telles que du CBD et de la sérotonine », souligne Suzanne Beck, médecin spécialiste du sommeil et directrice médicale du centre du sommeil de l’hôpital pour enfants de Philadelphie.
Si les aides au sommeil peuvent s’avérer utiles, elles peuvent aussi entraîner une accoutumance et des effets secondaires inquiétants. Les spécialistes du sommeil mettent particulièrement en garde contre leur utilisation chez les enfants pendant des périodes prolongées, sauf avis contraire de leur médecin traitant. Les aides au sommeil se répartissent généralement en trois catégories : les médicaments sans ordonnance que les consommateurs peuvent acheter directement en magasin d’alimentation ou en pharmacie, les médicaments sur ordonnance qui nécessitent l’autorisation d’un médecin, et les compléments alimentaires.
Les médicaments sans ordonnance comprennent la diphénhydramine utilisée dans le Benadryl, la cyclizine utilisée dans le Marezine, et la doxylamine utilisée dans l’Unisom. Chacun de ces médicaments est un antihistaminique sédatif, parfois appelé antihistaminique de première génération. Bien qu’ils soient conçus pour bloquer les effets d’une substance chimique du corps appelée histamine, les antihistaminiques de première génération se distinguent des autres antihistaminiques, car ils « traversent la barrière hémato-encéphalique » et peuvent également favoriser la somnolence, explique Ilene Rosen, médecin spécialiste du sommeil et professeure agrégée de médecine à l’école de médecine Perelman de l’Université de Pennsylvanie. C’est pour cela que certains parents donnent des antihistaminiques de première génération à leurs enfants lorsqu’ils se trouvent « au pied du mur », explique Beck, par exemple quand un enfant n’arrive pas à dormir parce qu’il est malade, quand un enfant n’arrive pas à s’endormir plusieurs nuits d’affilée à cause d’un cauchemar récurrent, ou en cas de vol long-courrier.
Les médicaments délivrés sur ordonnance comprennent le zolpidem utilisé dans l’Ambien, l’eszopiclone utilisé dans le Lunesta et le zaléplon utilisé dans le Sonata. D’autres produits pharmaceutiques comme l’amitriptyline et la trazodone ont également des effets sédatifs, bien qu’ils ne soient pas approuvés par la FDA à cette fin. Aucun produit pour traiter les troubles du sommeil sur ordonnance n’est approuvé pour une utilisation chez les enfants.
Les aides les plus courantes recommandées par certains pédiatres sont les compléments alimentaires, disponibles au rayon santé de la plupart des magasins d’alimentation. Ils sont vendus sous forme de produits à mâcher, de gélules, de liquides ou de gommes et comprennent la valériane, le magnésium et la mélatonine, cette dernière étant la plus populaire et la plus étudiée des trois. Le principal avantage de ces substances est d’augmenter ou d’améliorer la qualité du sommeil. Cela peut aider à éviter des problèmes associés à un manque de sommeil, comme une incapacité à se concentrer à l’école et un risque accru d’obésité.
La mélatonine « peut aider les enfants à s’endormir lorsqu’elle est utilisée dans le cadre d'une routine de sommeil saine », soutient Beck. À faible dose, ce complément alimentaire « peut également préparer le terrain lorsqu’un enfant doit se coucher plus tôt que d’habitude », par exemple quand il doit s’adapter à un nouvel horaire d’école, ajoute-t-elle. La mélatonine a fait l’objet d’études approfondies et s’est révélée sûre et efficace pour les enfants qui souffrent d’insomnie liée à des troubles du développement neurologique tels que le TDAH, l’autisme et l’épilepsie. Bien que ces recherches soient encourageantes pour les parents d’enfants souffrant de ces troubles, « il n’y a pas suffisamment d’études pour défendre l’utilisation de la mélatonine chez les enfants qui ne souffrent pas de troubles neurologiques », prévient Owens.
Si l’on ne saurait trop insister sur l’importance de dormir suffisamment la nuit, les aides au sommeil ne sont généralement pas recommandées comme solution à long terme pour les enfants comme les adultes, car elles peuvent devenir indissociables d'une routine de coucher et provoquer des réactions indésirables. En effet, il a été démontré qu’elles altéraient les facultés cognitives et qu’elles pouvaient provoquer un état de somnolence pendant la journée, ce qui accentuait le risque de chutes et donc de blessures. « L’utilisation régulière d’un produit pour traiter les troubles du sommeil sans ordonnance peut avoir des effets secondaires involontaires », soutient Baroni. Il peut s’agir d’une sédation résiduelle, de maux de tête, d’une vision floue, d’une accélération du rythme cardiaque, d’une constipation ou de difficultés à uriner. Il est également possible développer une tolérance à ces substances, ce qui les rend moins efficaces au fil du temps. Enfin, ces produits peuvent retarder les stratégies à long terme, qui sont à privilégier. « En donnant des aides au sommeil aux enfants, on leur fait comprendre qu’ils sont incapables de s’endormir seuls et on n’invite ni les parents ni les enfants à travailler sur des pratiques favorisant le sommeil, ce qui devrait être le traitement de première intention pour les troubles du sommeil chez la plupart des enfants », explique Baroni.
L’absence de réglementation stricte peut compliquer le dosage des aides au sommeil. Pour ce qui est des compléments alimentaires, une étude montre que des doses de 1 à 3 milligrammes de mélatonine sont appropriées pour les enfants qui pèsent moins de 40 kg, et qu’au-dessus, les enfants ne devraient pas en consommer plus de 5 milligrammes. « La mélatonine est considérée comme assez sûre à des doses appropriées lorsqu’elle est utilisée pendant une courte période », explique Baroni. Le risque de dépendance augmente au fur et à mesure que l’enfant consomme ce genre de substances. « Nous constatons que l'utilisation d'aides au sommeil continue d’augmenter et que, souvent, les parents ne savent pas comment faire arrêter ces médicaments ou compléments à leurs enfants. »
- Les aides au sommeil sans ordonnance doivent impérativement être administrées selon les instructions de la notice.
- Unisom SleepTabs met en garde contre l’utilisation du produit chez les enfants de moins de 12 ans. Le Benadryl ne doit pas être donné en dessous de 6 ans dans la plupart des formes, et même entre 6 et 12 ans, il ne faut pas l’utiliser pour faire dormir un enfant.
- Les professionnels insistent sur l’utilisation des aides au sommeil en dernier recours et sous supervision médicale, et sur l’importance des stratégies comportementales comme alternatives.
Beck recommande « une routine courte et douce à l’heure du coucher, précédée d’activités calmes et relaxantes après le dîner. » Elle suggère également d’éviter tout appareil électronique dans la chambre à coucher afin de « permettre à la production naturelle de mélatonine de l’organisme d’agir et d'aider à l'endormissement ». Parmi les troubles du sommeil chez l’enfant, les troubles psychiatriques et les troubles du sommeil peuvent nécessiter une thérapie comportementale adaptée et un diagnostic par un spécialiste. « La meilleure solution pour les enfants souffrant de troubles du sommeil est de consulter un professionnel de santé et de demander à être orienté vers un spécialiste du sommeil qui pourra s’attaquer à la cause sous-jacente de ces troubles », suggère Martin.
Sirop pour dormir et benzodiazépines chez les adultes âgés
« Somnifères, anxiolytiques, benzodiazépines : de quoi parle-t-on ? » Les somnifères et les anxiolytiques prescrits aux personnes âgées sont le plus souvent des benzodiazépines ou médicaments apparentés. Les benzodiazépines ne sont efficaces sur les troubles du sommeil que sur de courtes durées, et leur utilisation doit être limitée à 4 semaines pour l’insomnie et 12 semaines pour l’anxiété. Au-delà, l’efficacité diminue et le risque de dépendance augmente. Chez les personnes âgées, les effets indésirables incluent troubles de la vigilance, mémoire, chutes et autres complications qui peuvent réduire l’autonomie.
Le sevrage progressif est crucial; l’arrêt brutal peut provoquer des symptômes graves, dont crises convulsives et état confusionnel. Des exemples cliniques illustrent les difficultés liées au sevrage et à l’évaluation globale du patient âgé, où l’usage prolongé peut masquer des dépressions ou d’autres troubles. La meilleure approche reste l’évaluation des causes, puis des stratégies non médicamenteuses et un sevrage encadré par le médecin traitant.

En résumé, les sirops pour dormir et autres aides au sommeil jouent un rôle complexe, parfois utile à court terme mais nécessitant une gestion rigoureuse, surtout chez l’enfant. Il faut privilégier les approches non médicamenteuses et s’orienter vers des spécialistes du sommeil pour diagnostiquer les causes profondes et adapter les traitements.
Item 110 : Troubles du sommeil de l’enfant et de l’adulte
Tableau récapitulatif des catégories d’aides au sommeil et de leurs précautions:
| Catégorie | Exemples | Points clés |
|---|---|---|
| Médicaments sans ordonnance | Diphénhydramine, cyclizine, doxylamine | Somnolence, interaction possible, usage limité |
| Médicaments sur ordonnance | Zolpidem, eszopiclone, zaléplon | Prescription médicale, enfants non approuvés |
| Compléments alimentaires | Mélatonine, valériane, magnésium | Réglementation variable, risque de dépendance, dose spécifique |
Une meilleure conscience des risques et des bénéfices des sirops pour dormir permet d’éviter les usages abusifs et d’orienter les familles vers des solutions adaptées et sûres.