Recette traditionnelle facile du Gari (semoule de manioc) et variantes gourmandes

Vous aimez la Semoule de blé ? Vous avez essayé l’Attiéké ? Je vous promets que vous allez adorer le Gari !!! En effet, je vous reviens avec une recette d’une simplicité enfantine, mais dont le goût délicieux n’a d’égal que la beauté des couleurs.

Qu’est-ce que le gari ? Origine et usages

Le gari est un aliment de base très courant dans de nombreux pays, Bénin (dont il serait originaire), Cameroun, Togo, Ghana …. Il est préparé à partir de la racine du manioc. «Le gari constitue l’un des principaux aliments de base des populations au Bénin. Il se présente sous la forme d’une semoule de couleur blanchâtre à jaune, à grains secs et durs et se caractérise par un goût acidulé. Il est fabriqué et consommé dans de nombreux autres pays.

Le Gari, si vous ne connaissez pas, c’est de la semoule de manioc. Au Bénin le gari se prépare de mille et une manières et j’espère pouvoir vous proposer certaines recettes ici 😉 Je commence donc avec une recette rapide, le Gari Foto qui est un « coupe-faim » (pas cher du tout) du tonnerre ! Cette recette est une variante du gari sauté qui rappelle le gari Foto du Bénin ou du Togo.

semoule de manioc gari dans un bol

Pourquoi le manioc et le gari sont-ils si répandus ?

En effet, le manioc peut se contenter de sols pauvres et de pluies très faibles. En outre, il peut être récolté toute l’année. Selon la FAO, L’Afrique centrale fournit un tiers de toute la production agricole de manioc en Afrique. Les plus grands producteurs sont le Nigéria, le Ghana, la République Démocratique du Congo. Le Nigeria demeure le poids lourd mondial mais sa production serait en baisse en 2017.

Au Cameroun par exemple, le manioc est largement cultivé et récolté tout au long de l’année comme plante annuelle. Le pays consomme 60% des 5 millions tonnes qu’il produit par an, le tiers est destiné à la consommation animale. La production mondiale de manioc devrait légèrement diminuer en 2017, pour atteindre les 278 Mt, après deux décennies de croissance ininterrompue.

Différences entre gari et attiéké

L’attiéké (qui fera l’objet d’autres articles) est une spécialité ivoirienne. Il s’agit d’une semoule de manioc cuite à la vapeur. L’attiéké est un mets à base de manioc. Sa couleur plus claire, sa texture plus élastique et plus collante, son aspect légèrement translucide les différencie bien. Son parfum est typique. Il se consomme traditionnellement en accompagnement de viandes ou de poissons, souvent avec une sauce dans la partie sud de la Côte d’ivoire, et se mange avec les doigts après qu’on en a formé de petites boulettes.

J’aurais pu dire exactement la même chose de l’Attiéké ivoirien. En effet, il est travaillé pratiquement comme le Gari avec un supplément de vapeur d’eau. Il est donc moins sec que le Gari et on le réhydrate moins. Il peut se consommer salé comme sucré, se prête à de nombreux usages et préparations.

Fabrication artisanale (résumé)

Le manioc est épluché, broyé et mélangé à une petite quantité de manioc auparavant fermenté, puis la pâte ainsi obtenue est mise à nouveau à fermenter pendant un à deux jours. Au bout du temps de fermentation qui aura permis d’éliminer en grande partie l’acide cyanhydrique que contient naturellement le manioc, la pâte est essorée, tamisée, séchée et vannée, puis mise à cuire à la vapeur. Après quelques minutes de cuisson, l’attiéké est prêt à être consommé.

Valeur nutritionnelle et effet de satiété

L’attiéké est composé à plus de 95% de glucides et est très pauvre en lipides (environ 2%) ainsi qu’en protides (moins de 2%). Sa valeur calorique est faible, avec environ 350 kCal pour 100 g. Elle accroit le sentiment de satiété, toujours grâce à l’amidon. En effet, celui-ci gonfle et au niveau de l’estomac, l’amidon gonfle créant ainsi une sensation de satiété. Il a la réputation de faire dormir. Certains diront que c’est parce qu’il rassasie bien, d’autres parce qu’il a une haute teneur en amidon.

Recette simple : préparation de l’attiéké (pour 2 personnes)

Ingrédients Quantité
Attiéké cru 250 g
Eau tiède 200 ml
Huile d’olive (facultatif) 1 c. à soupe

Verser 250g d’attiéké cru dans une casserole ajoutez y 200ml d’eau tiède mélangez jusqu’à ce que l’attiéké absorbe toute l’eau couvrez et laissez reposer 5-8mn. Au bout de ce temps, l’attiéké aura pris du volume, rajoutez 1cs d’huile d’olive ou celle de votre choix et mélangez bien (si vous ne souhaitez pas ajoutez d’huile passez à l’étape suivante). Mettez la casserole à feu très doux et faites chauffer pendant 3-5 mn en remuant constamment à la main ou à la fourchette pour éviter que les grains ne collent servez aussitôt, il se consomme généralement tiède pour accompagner une sauce. Vous pouvez le consommer en taboulé ou pour un couscous il remplacera valablement la semoule de blé dans vos préparations. Bon appétit!

Comment preparer l'attiéké déshydraté

Recette rapide : Gari Foto (gari sauté aux légumes et œufs)

Dans l’huile, faites revenir l’ail, l’oignon et les tomates pendant 5 minutes. J’en propose 2 présentations. L’une qui sépare bien les couches de Gari, de celles de légumes et de sauce tomate et l’autre qui mélange le gari à la moitié des légumes, puis le reste de légumes et de sauce tomate. Ajoutez le gari aux œufs brouillés, assaisonnez de sel et de poivre, mélangez puis couvrez. Poursuivez la cuisson une dizaine de minutes sur feu doux.

Je vous en propose 2 présentations. L’une qui sépare bien les couches de Gari, de celles de légumes et de sauce tomate et l’autre qui mélange le gari à la moitié des légumes, puis le reste de légumes et de sauce tomate.

Suggestions d’ingrédients et de cuisson

  • -350 g de courge (potimarron, butternut ou potiron).
  • -2 c à soupe rase de rondelle (arbre à ail de chez zesok).
  • -Dans une sauteuse, verser les 600g de coulis de tomate bio, 100 g d’eau, 3 c à soupe d’huile de votre choix, 1 c à café d’ail semoule, 1 feuille de laurier, de la fleur de sel à votre guise.
  • -Laver la carotte et la couper en petits dés.
  • -Verser ensuite le coulis de tomates, parsemer de cive ou de ciboulette, saler et laisser sur le feu à nouveau 3 minutes.

Ajoutez le gari aux œufs brouillés, assaisonnez de sel et de poivre, mélangez puis couvrez. Poursuivez la cuisson une dizaine de minutes sur feu doux. Cette recette est prisée par les populations camerounaises, surtout celles du littoral. Peut-être est-ce dû aux brassages de populations et aux mariages entre ressortissants des pays différents.

gari foto servi avec légumes et œufs

Anecdotes et contexte personnel

Je ne sais pas si le mot « nostalgique » définit assez fortement l’émotion que j’ai ressenti lorsque j’ai préparé ce plat originaire du Bénin. Vous le savez peut-être, il y a encore quelques jours j’étais à Cotonou pour le tournage d’un documentaire culinaire. J’ai même goûté à certaines recettes que je ne connaissais pas du tout ! Bienvenu.e.s dans notre blog lyrique et gourmand. Merci pour votre incroyable soutien ici et sur les réseaux sociaux. Ma partie de cette vidéo (elle cartonne,merci 😉 ;-).

Variantes et conseils de service

Il peut se consommer salé comme sucré, se prête à de nombreux usages et préparations. Au Bénin le gari se prépare de mille et une manières et j’espère pouvoir vous proposer certaines recettes ici 😉 Je vous ferai bientôt un couscous d’Attiéké. Il se consomme traditionnellement en accompagnement de viandes ou de poissons, souvent avec une sauce dans la partie sud de la Côte d’ivoire, et se mange avec les doigts après qu’on en a formé de petites boulettes.

Peut se consommer en taboulé ou pour un couscous il remplacera valablement la semoule de blé dans vos préparations. Étonné(e)s, essayez, c’est un régal.

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