Gestion et prévention intégrée des mouches du chou dans le potager et les cultures crucifères

Les plantes de légumes au potager viennent encore de se faire attaquer par des insectes ravageurs et vous ne savez plus comment faire pour retrouver de belles cultures ? Nous savons comment vous y aider. Dans cet article, vous pourrez retrouver toutes nos supers astuces pour venir à bout des mouches de chou, ces mouches nuisibles qui causent de gros dégâts au jardin. Il existe de nombreuses espèces de mouches qui possèdent toutes des spécificités propres à elles. La mouche de chou est facilement reconnaissable grâce à plusieurs petites particularités qui la trahissent.

La mouche de chou est grise et possède de petites taches noires sur son corps. Elles n’aiment pas les températures trop chaudes. Au jardin, nous pouvons l’identifier, car elles s’attaquent tout particulièrement aux crucifères du potager : chou, brocoli, navets et plus encore. Leurs attaques sont significatives de leur espèce, car suite à une attaque de mouches de chou, les feuilles des plantes flétrissent lorsque ce sont de jeunes plants et fanent pour les cultures les plus anciennes. Ce phénomène, qui est un véritable fléau pour les jardiniers, s’explique par le fait que ces insectes volants viennent creuser des galeries dans les racines du chou, provoquant ainsi le ralentissement de la végétation. Selon l’importance de l’attaque, les choux peuvent mourir ou faire de nouvelles racines.

Les légumes racines tels que les radis, les navets et rutabaga sont très exposés car on consomme la partie de la plante qui va se faire attaquer par la larve de la mouche. Les dégâts les plus graves se trouvent en pépinière là où les jeunes plants ne sont pas encore développés. De début avril à début mai, les moucherons sortent de terre s’il y a un climat frais. Les femelles ne vivent que 15 jours à 20°C, elles peuvent être observées jusque début octobre. Après son 1er vol, chaque femelle pond environ 150 œufs en faisant des petits paquets dans le sol, près des plantes qu’elles convoitent ou près des premières feuilles. Les œufs vont éclosir entre 15° et 20°C et les asticots vont creuser dans le sol pour attaquer les racines et creuser des galeries pour se nourrir. Après 3 semaines, les asticots auront terminés leur croissance, ils vont sortir du sol pour se transformer en nymphe puis en moucheron adulte après 20 jours si les températures extérieures sont assez chaudes. En France, en fonction des régions, il peut y avoir entre 3 et 4 générations de larves par an entre avril et septembre.

Il est utile de savoir que vous pouvez très bien éviter une attaque de parasites comme celle des mouches de chou et ainsi empêcher les dégâts au jardin. Planter des plants de tomates: les tomatoes dégagent une odeur qui rend les mouches de chou confuses. Planter vos crucifères très tôt ou au contraire en retard: les mouches de chou sont les plus ravageuses à l’arrivée du printemps en avril. Les prédateurs naturels: plusieurs espèces se nourrissent des œufs et des larves des mouches de choux, ce qui permet de limiter leur propagation. Les plantes et fleurs répulsives: certaines fleurs sont utilisées pour éloigner les mouches de chou. Le Spinozad est un traitement principalement utilisé pour se débarrasser des fourmis, mais il est aussi très efficace contre d’autres parasites comme la mouche de chou. Pour l’utiliser, nous vous recommandons de le diluer avec de l’eau et d’arroser le traitement sur le sol près des pieds des plantes infectées. Le vectobac est un traitement généralement utilisé pour se débarrasser des larves et des moustiques. Cependant, il est aussi particulièrement efficace pour éradiquer les larves des mouches de chou. Ces 2 traitements permettent de tuer les larves rapidement au bout de 24h environ et n’ont pas d’effets négatifs sur l’environnement ou sur les humains.

Nous sommes convaincus qu’à présent vous disposerez de toutes les informations nécessaires pour lutter contre ses parasites et ce dès l’apparition des premiers œufs avant même que les jeunes larves ne viennent envahir les végétaux du jardin.

Résumé: Le chou frisé est une culture importante aux États-Unis et en Australie, mais des ravageurs comme les mites, les papillons, les coléoptères et les punaises arlequins menacent les récoltes. Les méthodes de lutte biologique, telles que l'huile de neem et les micro-organismes bénéfiques, contribuent à protéger le chou frisé contre ces ravageurs, améliorant ainsi la qualité et le rendement des cultures.

Identifications des parasites du chou frisé

  • Piquéride du chou importée (Pieris rapae) - chenilles dévorant les feuilles; adultes blancs avec taches noires, envergure ~50 mm.
  • Piquéride du chou à rayures croisées (Evergestis rimosalis) - papillon paille avec bandes violacées; larves grises avec ligne jaune.
  • Arpenteuse du chou (Trichoplusia ni) - chenilles vertes avec bande blanche; adultes gris-brun.
  • Altises (Phyllotrète spp) - petites sauteurs; dommages principalement sur feuilles; œufs dans le sol.
  • Punaises arlequins (Murgantia histrionica) - adultes noir-jaune ou noir-rouge; sucent la sève et piquent les feuilles.
  • Puceron du chou (Brevicoryne brassicae) - succion de sève; colonies sur face inférieure des feuilles.

Contrôles et méthodes de lutte intégrée

Le monitoring: Soyez attentif aux symptômes; les traces sur les feuilles et l’observation des larves et des adultes guident l’action. Le dépistage des œufs s’effectue en remuant délicatement le sol autour des plants; les œufs blancs en forme de torpille se trouvent près du collet.

Contrôle culturel: éviter l’excès d’engrais azotés; éliminer les débris végétaux où hivernent les ravageurs; utiliser des voiles de protection et ramasser manuellement les larves; cultiver des variétés à cycle court pour réduire la période d’infestation.

Contrôle biologique et sémiochimiques: huile de neem contre punaises arlequins; Bacillus thuringiensis contre papillons; micro-organismes entomopathogènes; phéromones pour perturber l’accouplement; chrysope verte comme prédateur naturel.

Macrobiaux et prédateurs: carabes, staphylins, et Trybliographa rapae parasitent les larves des ravageurs. Paillage avec des plantes répulsives, associations végétales (tomates près des crucifères; aromates comme thym, sauge, romarin) pour créer une barrière olfactive et attirer les auxiliaires.

Protection chimique raisonnée: selon les recommandations FAO et CABI, privilégier les pesticides à faible risque dans le cadre d’une LAI et les utiliser en dernier recours; les conseils locaux et les portails comme CABI BioProtection Portal permettent de trouver des solutions adaptées.

Traitements spécifiques: le Spinosad est mentionné comme solution naturelle ciblée; le Spinozad utile contre les fourmis et efficace contre certains parasites. Le paillage et les nématodes Steinernema feltiae ciblent les larves en contrôle biologique.

Techniques pratiques pour les jardiniers professionnels et amateurs: voiles anti-insectes, collerettes autour des plants, buttage pour renforcer les racines et résistance, arrosage par aspersion qui perturbe la ponte et le développement des œufs, rotation des cultures pour limiter l’installation durable des populations.

Surveillance saisonnière: la surveillance commence dès mars avec la température du sol; dès 15°C à 5-8 cm, les premiers vols de mouches du chou se produisent; l’intervalle d’activité inclut des accalmies durant les fortes chaleurs et l’automne.

Question fréquente: les voiles anti-insectes gênent-ils la croissance des plants ? Non, les voiles perméables laissent passer l’air, la lumière et l’eau tout en bloquant les insectes. Peut-on traiter biologiquement une infestation déjà installée ? Oui, les nématodes peuvent réduire les populations de larves déjà présentes.

illustration identification ravageurs chou frisé

Conseils au jardin bio - Que faire contre les ravageurs du chou?

Tableau synthèse des ravageurs et solutions

RavageurSymptômesSolution IPMRisque
Pieris rapae (piéride)Chenilles dévorant les feuillesBH, BT, phéromonesMoyen
Evergestis rimosalisFeuilles perforéesRupture des cycles, huiles, BTMoyen
Trichoplusia niPerforations des feuillesPrédateurs, nématostratesFaible
AltisesTrous et perforationsVoiles, pièges, rotationsFaible
Punaise arlequinIngestion sève, nœudsHuile de neem, Bacillus thuringiensisFaible

Les mesures de prévention et les contrôles présentés ici visent une approche intégrée, assurant protection des cultures et réduction des impacts environnementaux. Le choix des méthodes est guidé par l’observation des stades du ravageur et par les périodes climatiques propres à la région.

tags: #mouche #chou #chinois