Emblème de la pâtisserie française, le macaron se déploie aujourd’hui dans toutes les couleurs et toutes les saveurs.
Le 20 mars, Journée internationale du macaron, est dédiée à tous les gourmands.
C’est au Moyen-Âge que le macaron fait son apparition en Italie.
Il faudra attendre 1533 pour le voir traverser la frontière, grâce au mariage de Catherine de Médicis et Henri II.
La méthode italienne ira jusqu’au Couvent des Dames du Saint-Sacrement de Nancy.
Les habitantes du couvent suivaient un régime alimentaire leur interdisant la consommation de viande.
Après la Révolution française, un décret supprime les congrégations religieuses, chassant les Sœurs du couvent.
Elles connaissent une réussite telle qu’on les surnomme les « Sœurs Macarons ».
Depuis lors, la recette du succès est tenue secrète.
On ne connaît pas la composition exacte de ce biscuit.
Sa couleur naturelle le distingue de son cousin parisien.
Symbole de Nancy, la maison des Sœurs Macarons, en produit encore plus de 1 000 douzaines chaque année.
À partir des années 1830, le macaron florentin va conquérir Paris, mais subir quelques modifications.
Il s’agit désormais d’un assemblage de deux coques, avec une garniture au centre.
Le secret ? Un travail de réflexion sur la relance de la production de l’amande, fruit emblématique de la Provence, est conduit depuis 2015 avec les principaux partenaires de cette filière.
Késako ? Des blancs d’œufs, du sucre et des amandes de Provence composent la recette de ce petit gâteau rond et craquelé originaire de Nancy (54).
Dès la première bouchée, la fine coque craque ; à l'intérieur, c'est moelleux à souhait !
La petite histoire
Ce sont des religieuses de Nancy du couvent des Dames du Saint-Sacrement qui inventent la recette.
Mais à quelle époque ?
Une légende veut que ce soit la fondatrice du monastère de Notre-Dame de la Consolation, Catherine de Lorraine-Vaudémont, qui invente la recette au 16e siècle.
La dame a un estomac fragile qui ne supporte que les œufs battus.
Ce petit gâteau lui a, semble-t-il, sauvé la vie !
De toutes façons, le couvent nancéien a une règle très sévère, interdisant la viande à tous les repas.
En 1792, le couvent est supprimé, les sœurs dispersées.
Deux religieuses du nom de Suzanne Gaillot et Élisabeth Morlot trouvent refuge chez Marie de Sainte-Mélanie de Gormand, ancienne sœur du couvent, qui habite rue de la Hache, chez son père médecin.
Suzanne et Élisabeth décident de fabriquer des macarons, plutôt que de rester à ne rien faire...
Surprise ! Le succès est immédiat !
On commence à s'arracher leurs gâteaux, on surnomme même les deux amies les « sœurs macarons. »
Mais Élisabeth et Suzanne vieillissent... Et lorsque celle-ci disparaît, Élisabeth décide de faire appel à sa nièce, Élisabeth Muller, pour l'aider à la confection et à la vente des gâteaux.
La jeune femme accepte !
Les Muller abandonnent donc leur métier de laboureur et s'installent à Nancy.
Lorsque sa tante meurt, Élisabeth Muller s'installe dans la maison de la dame Gormand et continue le commerce des macarons.
Les Muller se sont transmis la recette de génération en génération...
J'achève mon tour de France des recettes de Macarons par ceux de Nancy.
Leur origine est liée à l'exigence des règles alimentaires suivies dans les couvents au XVIIème siècle où la consommation de viande était strictement interdite; aussi, les soeurs confectionnaient une grande variété de pâtisseries, dont le fameux Macaron pour permettre de pallier aux carences alimentaires.
Délicat mélange de blanc d'oeuf, de sucre et d'amandes de Provence finement broyées...
Je me demandais l'autre jour lequel parmi tous ces Macarons avait ma préférence... la question ne se pose plus: c'est celui- ci sans aucun doute et de loin.
Tout y est: d'abord la fine couche du dessus légèrement croustillante, vient ensuite le moelleux du coeur fondant... et toujours ce délicieux goût d'amande...
Mixer ensemble 250 g de sucre glace et 150 g de poudre d'amandes.
Tamiser le mélange au- dessus d'un saladier.
Délayer avec 1 blanc d'oeuf.
Battre en neige 1 blanc d'oeuf et l'ajouter au mélange le plus délicatement possible.
Dresser des petits tas sur une feuille à pâtisserie en silicone à l'aide d'une poche à douille lisse.
Tapoter la plaque et humidifier avec un peu d'eau fraîche les macarons à l'aide d'un brumisateur afin qu'ils crevassent bien régulièrement pendant la cuisson.
Réserver 1 heure pour laisser se former une petite croûte.
Préchauffer le four à 160° et cuire 15 à 20 min (bien veiller à ce qu'ils ne colorent pas trop).
En plus de son patrimoine varié et riche, la ville de Nancy attire les touristes avec sa gastronomie.
Elle est notamment réputée pour son fameux macaron.
Vous vous demandez que faire à Nancy ? On vous répond : plein de choses !
Si vous êtes un grand gourmand, vous aurez tout le loisir de déguster de nombreuses spécialités culinaires dont le délicieux macaron de Nancy, l’une des spécialités du 54.
Sa renommée s’est rapidement étendue dans toute la France, voire dans le monde entier.
Ce petit gâteau serait arrivé en France grâce au mariage de Catherine de Médicis avec le futur Henri II.
Marguerite de Lorraine décida de faire construire le couvent des Dames du Saint-Sacrement en 1668.
La Révolution constitua un grand tournant dans l’histoire du macaron.
Et pour cause, en 1790, un décret a mis fin aux congrégations religieuses entraînant ainsi la fuite des Sœurs, Marie-Mélanie de Gormand.
Leur petit commerce a connu un succès réel et rapide ce qui leur a valu le surnom de « Sœurs macarons ».
Ainsi, en 1952, une partie de la rue de la Hache fut même rebaptisée « rue des sœurs Macarons ».
En tout cas, les deux jeunes femmes ont tenu secrète la recette de leurs délicieux macarons.
Puis, à la mort de Sœur Suzanne, la nièce de sœur Marie-Elisabeth Morlot et son époux, Nicolas Muller, sont venus l’aider.
La maison des Sœurs Macarons fut ensuite gérée par la famille Moinel en 1876 puis par la famille Aptel en 1935.
Obsédée par la composition des macarons des sœurs, la famille Genot a décidé de racheter l’entreprise.
Cela s’est fait en 1991.
Le secret de la recette fut alors transmis aux oreilles du père Genot.
Et surprise ! Cette délicieuse pâtisserie n’avait pas d’ingrédients mystères, mais avait uniquement ceux d’un simple macaron, à savoir du sucre, de l’amande et de blancs d’œufs.
On peut citer la biscuiterie Lefèvre-Denise, célèbre pour ses bergamotes, créé par Antoine Lefèvre.
Ou encore, les pâtisseries Lalonde et Charpentier.
Sa réputation n’a cessé de grandir à tel que d’autres villes en ont fait aussi l’une de leurs spécialités telles que Paris, Saint-Emilion ou encore Amiens.
De passage dans la région, ne ratez pas l’occasion de déguster les spécialités Lorraines qui existent pour tous les goûts.
Comme dit précédemment, c’est Nicolas Génot qui a repris le flambeau lorsque son père a eu l’opportunité de racheter la Maison des Sœurs Macarons.
Nicolas Génot est issu d’une famille de grands confiseurs dans la ville de Nancy.
Après avoir terminé ses études supérieures de commerce, il reprit les rênes de la boutique en 2000 avec son épouse.
Il a pris grand soin de préserver le secret de fabrication des véritables macarons de Nancy qu’il ne laisse personne s’occuper de leur conception.
Que vous soyez plutôt salés ou sucrés, Lorraine est la meilleure destination grâce à ses nombreuses spécialités culinaires.
L’une des spécialités les plus connues est la madeleine de Commercy.
C’est une pâtisserie facile à reconnaître grâce à sa petite bosse et sa forme légèrement allongée.
C’est un petit gâteau fort de tradition qui existe depuis des années.
Elle doit son nom à une servante qui a sauvé une fête donnée par le duc de Lorraine grâce à un fabuleux dessert.
Une autre spécialité fait aussi la fierté des Lorrains : la Mirabelle.
Il s’agit de ce fruit sucré qui continue d’avoir du succès.
Le père et le grand-père de ma belle-fille parlent régulièrement des « vrais » macarons de leur enfance, qui n’ont rien à voir avec ce qu’on appelle aujourd’hui des macarons.
N’ayant jamais entendu parler de ces macarons qui sont « meilleurs mous », je suis partie à la recherche d’une recette qui me permettrait de faire retomber ces deux hommes en enfance; c’est ainsi que je suis tombée sur la recette des macarons de Nancy de Christophe Felder…
J’ai profité du baptême de mon petit fils pour tester cette recette…. Verdict du grand-père de ma belle-fille : « c’est tout à fait ça ! »
Ouf!! La recette est vraiment très facile et est très proche de celle des amaretti que vous pouvez retrouver ici….
150 g de sucre
100 g de poudre d’amandes
8 g de miel
2 blancs d’oeufs
quelques gouttes d’extrait d’amande amère
du sucre glace du papier azyme pour faire comme « avant » (facultatif car cela ne donne aucun goût, mais bon, un souvenir est un souvenir!
Mettez le sucre, la poudre d’amandes, le miel, l’extrait d’amandes amères et les blancs d’oeufs dans un saladier ou le bol de votre robot.
Mélangez jusqu’à ce que la pâte épaississe un peu et soit homogène.
Remplissez une poche à douille de ce mélange et faites des petits tas un peu espacés, soit sur une toile silicone ou autre papier cuisson, soit comme ici, sur des feuilles de papier azyme.
Humidifiez légèrement le dessus de macarons et saupoudrez de sucre glace et enfournez pour environ 15-20 minutes à 160°. Ici, j’ai mis 18 minutes, mais chaque four est différent!
Entre histoire révolutionnaire et recette familiale, il incarne la tradition et la gourmandise.

Le macaron de Nancy, un bijou né en Orient, sublimé en Lorraine.
Le macaron, dont l’origine orientale est probable, a été perfectionné en Italie avant de devenir un trésor français.
La légende veut que Catherine de Médicis ait importé la recette lors de sa visite à Nancy, en rendant visite à sa petite-fille Christine de France.
C’est dans cette ville qu’il atteint sa renommée, notamment grâce à deux sœurs du Saint-Sacrement qui, pendant la Révolution, commencèrent à fabriquer et vendre ces douceurs pour survivre après la dissolution de leur couvent.
Leur recette, jalousement gardée, est restée secrète depuis plus de deux siècles.
Ce macaron sans garniture, croquant dehors et fondant dedans, est aujourd’hui une spécialité iconique de Lorraine.
Une tradition bien française, entre couvents et villes gourmandes.
Il existe d’autres macarons de terroirs, comme ceux d’Amiens, de Joyeuse, de Boulay ou de Paris, chacun avec sa recette et ses secrets.
Le macaron de Nancy, sans ganache, est souvent comparé à un pralin sec et léger.
Plus récemment, les macarons colorés, ronds et fourrés ont envahi les vitrines grâce à de grandes maisons parisiennes.
Mais il y a aussi le macaron de maman, fait maison, imparfait mais réconfortant.
Accessible à tous, il perpétue la gourmandise familiale avec simplicité.
Recette maison du macaron tendre et vanillé
Pour réaliser facilement vos propres macarons, il vous faut : 2 blancs d’œufs, 100 g de poudre d’amandes, 100 g de sucre glace, 1 sachet de sucre vanillé et 3 gouttes d’extrait de vanille.
Tamisez le sucre glace et mélangez-le à la poudre d’amandes et au sucre vanillé.
Montez les blancs en neige souple, puis incorporez-les au mélange.
Ajoutez l’extrait de vanille.
Préchauffez votre four à 240°C, étalez la pâte en petits tas sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, humidifiez leur surface au pinceau, puis baissez aussitôt à 150°C et laissez cuire 15 à 20 minutes.
Vous obtiendrez des macarons croquants à l’extérieur et moelleux à l’intérieur.
La cuisine, ce sont des recettes légendaires comme les macarons, mais c’est surtout beaucoup de cœur.