Ces expressions font partie de celles que l’on utilise le plus souvent dans notre vie quotidienne. Toutes les langues véhiculent ce genre de phrases ou de périphrases. L’expression viendrait de l’écrivain George Sand, qui employait « être dans les pommes cuites » pour désigner une grande fatigue. Cette expression date du XVIIᵉ siècle et repose sur l’idée de donner spontanément son cœur, symbole d’amour et de bienveillance, comme si on l’offrait dans sa main. Elle vient du monde de l’équitation. L’idée de râper et d’user quelque chose sur le dos de quelqu’un symbolise la médisance. Le mot chamade désignait autrefois un roulement de tambour indiquant la reddition d’un camp militaire. L’expression remonte au XVIIIᵉ siècle et joue sur le mot « appareil », qui désigne alors l’habillement ou l’apparence, le « haut appareil » désignait même au XVIᵉ siècle l’armure complète. Nombre d’exemples cités tout au long de notre article remontent loin dans le temps. Au Moyen Âge, les draps désignaient les vêtements. L’expression fait référence à une énigme médiévale : un paysan doit traverser une rivière avec une chèvre, un chou et un loup, sans qu’aucun ne se fasse manger durant l’opération. Cette expression du XVIIIᵉ siècle évoque le geste machinal des pouces qui tournent lorsqu’on s’ennuie et que l’on n’a rien d’utile à faire. Au XVIᵉ siècle, la « buissonnière » était une sorte d’école clandestine qui, au temps de la Réforme et des guerres de religion, répandait les idées de Luther. Origine : L’expression vient du droit canonique de l’Église catholique, qui fixait autrefois un âge minimum pour accéder à certaines fonctions ecclésiastiques. Par extension, cela désigne quelqu’un de très âgé. Ainsi, selon le droit canon, la bonne du curé devait être âgée d’au moins 40 ans (ce qui, à l’époque était un âge avancé).
Peut-on rire de tout ou trouver certaines situations désopilantes ? Cette métaphore qui compare l’intelligence à une maison éclairée. Si certaines pièces restent sombres, c’est que la réflexion est incomplète. La poire était un ancien terme argotique pour désigner la tête. L’image de fendre sa poire évoque donc une bouche grande ouverte par le rire. Le célèbre illustrateur Daumier s’est complu dans ses caricatures à représenter certains puissants de son époque sous la forme de poire. L’expression vient du théâtre du XVIIᵉ siècle, où les places les moins chères se trouvaient dans la galerie, c’est-à-dire, les balcons en encorbellement. L’expression vient du jeu de cartes, où avoir plusieurs as est signe de force et de richesse, notamment au poker où il y a le full aux as. Aujourd’hui disparu, le larigot était une flûte rustique. L’origine de l’expression est un peu mystérieuse, mais se retrouve fréquemment dans des chansons à boire d’antan, où l’on « siffle » bouteille sur bouteille. La flûte désigne aussi des verres à alcool. Assurément, la langue française regorge d’expressions impliquant nos amis à plumes, à poils et à écailles.
Au XIXᵉ siècle, poser un lapin signifiait ne pas payer une prostituée après un service. L’expression a évolué vers le sens actuel d’un rendez-vous manqué. Les mules sont réputées pour leur entêtement et refusent souvent d’obéir si elles ne le veulent pas. D’où l’expression. Autrefois, on disait « jeter sa langue aux chiens » pour obtenir une réponse. Le chat, plus mystérieux et rusé, a ensuite remplacé le chien dans l’expression. Les couleuvres étant des serpents inoffensifs, l’image de les avaler sans broncher illustre une situation où l’on subit sans réagir. L’expression a été popularisée au XIXᵉ siècle par Charles Baudelaire dans Les Fleurs du Mal. Dans son sonnet « La Destruction », il compare la mélancolie à des insectes (les cafards) envahissant l’esprit. La tradition attribue cette expression aux frères Grimm dans le fameux conte des Musiciens de Brême dans lequel quatre animaux rejetés, un âne, un chien, un chat et un coq unissent leurs forces et s’assurent une vie paisible. Il semblerait toutefois qu’elle soit encore plus ancienne.
Les expressions idiomatiques enrichissent donc la langue et révèlent toute sa créativité. Sans prendre la grosse tête, nous espérons que cet article vous aura plu, sans être tombé dans vos recherches et lectures comme un cheveu sur la soupe. Les expressions idiomatiques donnent une certaine couleur à notre langue, mais leur sens n’est pas littéral. Elles viennent de l’histoire, de l’oralité et du quotidien, et se mémorisent en les rencontrant (et les utilisant) dans la vie courante.
Cette petite phrase peut être considérée plutôt comme une maxime plutôt que comme un proverbe. Aller loin, Aller se faire voir. On dit aussi : année de noisettes, année d’enfants. Dans le langage populaire on emploie le mot rat pour désigner un individu avare et intéressé. L’explication donnée à cette locution proverbiale devrait être naturellement qu’elle signifie avoir des propriétés en terres ou en maisons. Avoir différentes solutions, ressources ou moyens pour atteindre un but ou régler un problème. Ce proverbe a été tiré d’une maxime très ancienne ; elle provient de l’évangile selon saint Matthieu (chap. V, vers. 3) et signifie : Heureux ceux qui ont l’esprit simple et innocent. Cette expression, en usage partout et de tout temps, n’a pas besoin d’explication pour être comprise. Ce proverbe est d’origine normande : Noël Taillepied, dans son Histoire des antiquités et singularités de la ville de Rouen, en donne l’explication suivante. On a attribué aux chevaliers du Temple l’usage de boire avec excès, ce qui ne laissait pas souvent d’amener de grands désordres.
Chez les chiens comme chez les chevaux, on croit encore à l’influence de la race, mais chez les hommes c’est différent. Le chicotin est une substance pharmaceutique fort amère. Tout ce qui est naturel paraît facile, lorsque c’est une fois trouvé. Ce proverbe est tiré de l’Écriture (chap. XIII de l’Ecclésiaste). Faire tout à propos est bien préférable à un empressement fortuit ou calculé. Cette locution s’applique à l’importun qui a constamment les mêmes exigences et qui tient toujours le même langage. On dit aussi : C’est toujours la même antienne. Cette locution proverbiale remonte au Moyen Age et voici comment elle nous est parvenue. Cette singulière locution est toute récente, puisque son emploi ne date que de 1831. Cette expression est fort ancienne. Il faut penser à soi avant de s’occuper des autres. Dormir la matinée toute entière, c’est dormir la grande matinée, c’est faire de longs sommes qui ont pour conséquence d’engraisser le corps. Trop c’est trop. Autrefois l’usage était, dans les repas, de manger la poire avant le fromage. Subir une déconvenue. Être réduit à l’impossibilité de répondre, comme un argumentateur qui, cherchant à expliquer le pourquoi d’une chose, s’arrêterait à dire quia... quia... (parce que... Hurler. On emploie depuis fort longtemps cette expression très populaire faire ses farces pour parler d’un jeune homme qui a une conduite irrégulière et déréglée. Ajouter une seconde faute à une première qu’on cherche à corriger. Lorsqu’on ne peut régler exactement un compte embrouillé, on fait réciproquement des concessions et l’on prend un moyen terme relativement à la somme qui est due. Cet aphorisme, émis par Socrate, a été translated littéralement par cette phrase latine : Ede ut vivas, ne vivas ut edas. Cette phrase est plutôt une maxime qu’un proverbe ; les païens la connaissaient et la mettaient en pratique. Les grands repas de noces ont leur lendemain comme les grands banquets de corps ; c’est un usage qui s’est surtout conservé dans les classes moyennes de la société.
Le dicton populaire ajoute : « Disait en mourant Dagobert à ses chiens », ou « comme disait le roi Dagobert en noyant ses chiens. Ce proverbe a été tiré d’un vers de Gresset (XVIIIe siècle) dans sa comédie du Méchant. Il exprime une opinion généralement admise et justifiée journellement par des exemples. Il n’y a pas de vérité plus évidente ; on doit la répéter sans cesse à tous les hommes ; elle est de tout temps et convient à toutes les sociétés. On ne saurait nier qu’il n’en soit presque toujours ainsi, du moins en apparence. On a cru de tout temps que l’absence refroidissait l’amitié et pourtant l’amitié ne connaît pas de distance, puisqu’elle peut se faire sentir d’un bout du monde à l’autre. S’amuser malicieusement. On sait que les Anciens ont écrit d’abord sur des écorces d’arbres et ensuite sur des tablettes enduites de cire. Cette expression populaire désigne un usage observé sur quelques tables des personnes riches qui donnent de somptueux repas. Le meilleur commentaire qu’on puisse donner de ce proverbe est l’anecdote suivante : « Un individu qui avait la réputation de débiter des mensonges entre un jour dans une société. Cette vérité n’a pas besoin d’être démontrée, elle ressort de la variété des opinions et des humeurs. Ce proverbe serait attribué à un maréchal de camp, appelé Saint-Vallier, qui le prononça dans un des combats où il fut tué. Cette locution proviendrait des paroles adressées par un ouvrier à un passant qui avait brisé ses vitres. C’est un aphorisme traduit littéralement d’une pensée de Sénèque : Bis dat qui cito dat. C’est un dicton très ancien, attribué à un général qui voulait entraîner à sa suite ses soldats en présence de l’ennemi.
Dans ce proverbe on compare la cloche à un discours unique d’après lequel il faudrait prendre une décision. Ces mots formaient autrefois la devise de certains chevaliers qui avertissaient leurs adversaires de ne pas s’exposer à les irriter. Ils portaient un chardon dans les armoiries comme emblème. Ce proverbe, quoique un peu vulgaire, est cependant très judicieux et frappe facilement tous les esprits ; il remonte à la plus haute antiquité. Ce proverbe est d’une telle ancienneté que les Grecs en ont ignoré l’origine, et l’ont attribué à Apollon, sur le temple duquel il était écrit à Delphes. Ces deux vers forment la moralité de la fable de La Fontaine (Livre VIII, fable 10) intitulée : L’Ours et l’Amateur des jardins. Un chanteur qui veut donner les mêmes sons que ses voisins pour prendre part au chœur doit attaquer les mêmes notes. Il ne faut pas compter sur un bonheur constant. Le poète grec Homère proclame un bon ami le plus grand des biens. Un homme prévenu est sur ses gardes et est doublement fort parce qu’il a le temps de prendre ses mesures et ses précautions ; il a un grand avantage sur un autre qui ne l’est pas. Il peut arriver que plusieurs malheurs du même genre soient produits par la même cause ; que plusieurs faillites aient une même origine et que des maladies soient contagieuses. Cette maxime allégorique est un avertissement donné à chacun, afin qu’il se ménage plusieurs ressources pour l’avenir. Très vieux.
Mon voisin a des plantes magnifiques dans sa maison. Vous avez pris trop de frites ! - Cette année, je vais faire beaucoup de sport. - Eh bien ! On coupe la poire en deux ? Dans le même genre, on peut dire : “Rétablissez-vous vite” ou “Rétablissez-vous bien”. On emploie cette expression quand quelqu’un éternue. Cette expression sert à exprimer la satisfaction ou le soulagement. La réunion a été annulée, tant mieux ! Cette expression est devenue un vrai tic de langage en France. “Carrément”, “au cas où”, “tu parles”… Nous avons consacré plusieurs vidéos aux expressions françaises indispensables au quotidien. 8 “C’est chelou”, “charbonner”, “être vénère”, “grailler”… Nous avons consacré deux vidéos au langage des jeunes. 9 10 Cette phrase sert à rassurer quelqu’un, à lui dire de ne pas s’inquiéter. 11 C’est sans doute l’expression française par excellence. Oh là là ! Cette expression, que les anglophones adorent, permet d’exprimer la résignation. 13 14 15 On utilise cette expression pour demander le silence. Chut ! Cette expression familière s’emploie quand on trinque avec quelqu’un, c’est-à-dire quand on heurte ses verres avant de boire.
La langue française est un véritable trésor culturel. Vivante, imagée, parfois drôle, parfois absurde, elle regorge d’expressions qui font sourire… ou froncer les sourcils. 1. L’esprit d’escalier 🧠🚪2. Froid de canard 🥶🦆3. Être mal luné 🌕😒4. Se faire tirer les oreilles 👂⚠️5. Remettre aux calendes grecques 📅❌6. Se creuser la tête ⛏️🧠7. Avoir le cœur sur la main ❤️🤲8. Faire son cinéma 🎬🎭9. Ce n’est pas piqué des hannetons 🪲😲10. 1. Signification : Cette expression décrit le moment où l’on pense à une réponse brillante… une fois qu’il est trop tard. - Je sais ! - Classique. 2. Origine : Vient du langage des chasseurs. - En terrasse ? Mais t’es fou ! 3. Origine : La “lune” est liée aux émotions et au caractère. - Grave. 4. Signification : Être réprimandé, gentiment mais fermement. - Aïe. 5. Origine : Dans le calendrier romain, les calendes désignaient le premier jour de chaque mois. Mais ce système n’existait pas chez les Grecs : ils n’avaient pas de “calendes”. Ainsi, promettre de faire quelque chose “aux calendes grecques”, c’est promettre de le faire à une date qui n’existe pas. Autrement dit : jamais. 6. - T’as deux jours. 7. - Classique. 8. 9. Origine : Les “hannetons” sont des insectes, et cette vieille expression du XIXe siècle joue sur une image absurde pour marquer l’originalité. “Piqué” renvoie à l’idée de quelque chose d’attaqué, donc « non piqué » = intact, parfait. 10. Signification : Cette expression signifie qu’il ne faut pas exagérer, abuser d’une situation ou dépasser les limites du raisonnable. Origine : L’image volontairement absurde fait sourire : personne ne pousserait une grand-mère dans des orties !
Ces expressions font partie de la richesse de la langue française. À l’Atelier An Phu, nous adorons vous aider à comprendre non seulement le français, mais aussi la culture qui l’accompagne. timidequi manque d'audace pour agir ou prendre des initiatives Marc est peu entreprenant, il n'ose jamais proposer ses idées. Son attitude peu entreprenante freine l'équipe. Elle reste peu entreprenante face aux nouvelles opportunités. Voir toutes les traductions de peu entreprenant✨Cliquez sur une langue pour voir une ou plusieurs traductions associées à chaque sens.Anglais:unenterprising, ...Allemand:wenig unternehmungslustig, ...Italien:poco intraprendente, ...Espagnol:poco emprendedor, ...Portugais:pouco empreendedor, ...Chinois:缺乏进取心的, ...Japonais:消極的な, ...Arabe:قليل المبادرة, ...Hébreu:חֲסַר יָזְמָה, ...Russe:малопредприимчивый, ...Ukrainien:несміливий, ...Découvrez comment Reverso redéfinit le dictionnaire.
Les origines et l'histoire de la langue française sont riches, très riches ! Il semble évident que, lorsqu'on vient séjourner en France, cet élément est à prendre en compte, tant la culture de l'Hexagone est imprégnée de sa langue. En témoignent les expressions, qui mettent au coeur toutes les bizarreries et les jeux de mots possibles avec la langue de Molière. Mais lorsqu'on souhaite apprendre le français, il n’existe pas réellement de moyen pour se souvenir de chaque expression. À part : les apprendre !
Exemples clefs et catégories
- Animaux: Poser un lapin - Signification : Ne pas venir à un rendez-vous sans prévenir. Origine : Argot du XIXᵉ siècle.
- Animaux: Donner sa langue au chat - Signification : Abandonner une devinette ou une recherche. Origine : XVIIᵉ siècle.
- Corps humain: Avoir les yeux plus gros que le ventre - Signification : Vouloir plus qu’on ne peut consommer. Origine : XVIIᵉ siècle.
- Corps humain: Avoir la chair de poule - Signification : Ressentir un frisson. Origine : XVIIᵉ siècle.
- Nature: Couper l’herbe sous le pied - Signification : Devancer quelqu’un. Origine : monde rural.

#6 Marcel explique... les expressions françaises
- Pierre qui roule n’amasse pas mousse - Origine grecque antique, voyage et changement n’apportent pas richesse.
- Comme on fait son lit, on se couche - Conséquences des actes.
- Aller loin, aller se faire voir - Maxime populaire sur l’ambition et l’effort.
- C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase - Trop plein et limite franchie.
Les expressions idiomatiques donnent une couleur locale et historique à la langue, tout en restant des figures de style non littérales. Elles se mémorisent en les rencontrant et en les utilisant dans la vie quotidienne.
tags: #il #devient #trop #entremettant