Un croque-monsieur ou croquemonsieur est un sandwich chaud traditionnel des cuisine parisienne et cuisine française, variante du croque-madame, à base de pain de mie grillé, de jambon blanc, de beurre et de fromage (emmental, gruyère, comté…).
Plat typique de la cuisine des brasseries, bistros et cafés parisiens (variante du jambon-beurre, avec du jambon de Paris), les plus anciennes mentions connues du croque-monsieur remontent au XIXe siècle.
« Il est tard et nous avons grand faim. Que faire pour le déjeuner ? Le jambon devient monotone à la longue. Le Diplomate qui est un peu gourmand, en quoi il ressemble à Talleyrand, a une idée « Faisons des croque-monsieur ». Vite le pain à toast, le beurre, le fromage de gruyère, le jambon, un peu de poivre de Cayenne et à l'œuvre.
Ils sont exquis, les croque-monsieur, un peu gros peut-être, faits pour des mâchoires de géants, mais qu'importe.
En 1893, dans La Liberté, un journaliste fait l'éloge d'un « plat tout à fait délicieux » qu'il vient de découvrir : les croque-monsieur[2].
Il en donne sensiblement la même recette.
Lors de la première séance du Dictionnaire de l'Académie française à laquelle Louis Leprince-Ringuet a assisté, en 1966, il a été discuté du mot « croque-monsieur ».
La définition retenue a été : « Mets composé de deux tranches de pain de mie entre lesquelles on a placé du jambon recouvert de fromage et que l'on passe au four. »
De retour chez lui, madame Leprince-Ringuet lui fit remarquer que c'était bien la preuve que cette assemblée était uniquement masculine, puisque, comme toutes les femmes le savent, un croque-monsieur ne se cuit pas au four, mais au moyen d'un ustensile ménager spécifique.
À la session suivante, Louis Leprince-Ringuet montra cet ustensile à ses collègues.
Le nom « croque-monsieur » est invariable selon l'orthographe traditionnelle.
Dans l'épisode 95 de la saison 2 de Kaamelott, Guethenoc se plaint à Arthur que la Bretagne n'a pas de plat national.
Soulignant que la paysannerie bretonne produit le plus mauvais vin et le plus mauvais pain, Arthur invite Karadoc pour inventer le fameux plat composé de deux tranches de pain, deux tranches de jambon fumé et deux tranches de fromage.
Guethenoc propose de l'appeler le Karadoc, qui répond : « Non, c'est trop long. »
En wherry.
Marcel Proust, À la recherche du temps perdu.
Bruno Fuligni, Folle histoire.
Hypnoweb, « Kaamelott : S02E95.
Yann Queffelec adore écrire et raconter des histoires, pour les grands et pour les petits.
Grâce à OLI, vous ferez la connaissance d'un très gentil petit garçon qui avait hâte d'être à demain.
Quelle histoire, les enfants, le soir où Léon mangea une fourmi.
Il aurait avalé un cauchemar qu’il n’aurait pas crié plus fort.
Mais ça n'est pas tout. Il faut écouter la suite.
L'auteur :Yann Queffelec est un auteur prolixe, lauréat du Goncourt avec le remarquable Noces barbares, parmi la multitude de ses ouvrages, il a publié Le Dictionnaire amoureux de la Bretagne, dans lequel il raconte avec beaucoup de malice, à la manière d'un roman-feuilleton, sa Bretagne à lui France Inter Et, ce n'est pas tout, puisqu'il a aussi écrit un livre-hommage à celle qui était plus qu’une amie, mais une sœur, Florence Arthaud.
Dans La Mer et au-delà, l'écrivain-marin brosse un portrait plein de panache de la navigatrice, disparue tragiquement en 2015.
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A l’heure de définir les spécialités culinaires qui font aussi l’identité d’une grande nation, les paysans de Kaamelott et le bon roi Arthur se retrouvent sans imagination.
Il faut dire qu’avec un peu de fromage, une tranche ou deux de pain et un jambon de qualité incertaine, il n’est pas évident de constituer un vrai plat de pays…Fort heureusement, le château compte un spécialiste de la nourriture, un esthète de la boustifaille, un homme pour qui la vie, c’est avant tout la bouffe !
Le chevalier Karadoc entre alors en scène et, devant les yeux ébahis des paysans et d’Arthur, il superpose les couches de pain, de jambon, à nouveau de pain et enfin de fromage, avant de préciser à ses hôtes qu’il suffisait de passer le montage quelques minutes au four pour obtenir le fondant souhaité.
« Et voilà. Un croque, monsieur !
On aurait bien aimé croire à cette histoire médiévale. Pourtant, le croque-monsieur trouve ses origines bien plus tard, à Paris, boulevard des capucines, quand un bistrotier, devant la pénurie temporaire de pain dans sa cuisine, propose à l’un de ses clients à un sandwiche au pain de mie toasté.
A première vue, ça paraît beaucoup moins romantique.
Nous sommes alors en 1910 et le Bel âge (le bistrot en question), est dirigé par Michel Lunarca, à la réputation étrange et au surnom de cannibale.
Quoiqu’il en soit, la petite blague a fait son effet. Et à tel point même que les autres clients du bistrot réclament à leur tour ce drôle de « croque-monsieur ».
La légende naît donc de cet instantanée de l’année 1910, boulevard des Capucines.
D’autres histoires prétendraient que l’origine ancestrale du croque-monsieur daterait des aborigènes Australiens, premiers hommes à toaster leur galette de pâte (ressemblant de loin à du pain demie, donc) au feu de bois en ayant pris soin de coincer un morceau de viande fraîchement chassé au milieu des deux galettes.
Dans l’absolu, on peut toujours tout faire remonter à plus loin, plus avant. Mais ici, le lien entre les aborigènes et notre cafetier Parisien est impossible à démontrer.
Tout juste sait-on que la recette aborigène est remontée jusque dans les Philippines, mais après ça, c’est le néant.
Et puis, il n’est pas certain que les cuisiniers aborigènes maîtrisaient vraiment la sauce béchamel…Aujourd’hui, le croque-monsieur se décline en diverses versions.
On change la sauce, la viande, la qualité du pain, celle du fromage, et chacun fait son petit croque à sa sauce, en brasserie comme à la maison, avec une feuille de salade et quelques frites, maison de préférence.

Histoire du croque monsieur
| Éléments | Description |
|---|---|
| Pain | Pain de mie grillé, toasté ou fumé selon les recettes |
| Jambon | Jambon blanc ou jambon de Paris, parfois jambon fumé |
| Fromage | Emmental, gruyère, comté, ou mélanges variés |
| Cuisson | Au four ou au presse-grille, selon les traditions |