Enrubannage d’herbe et recettes de fermentation: pratique, avantages et mise en œuvre

L'enrubannage présente de nombreux avantages, offrant une méthode de récolte souple, adaptée aux petites surfaces, nécessitant peu de main-d'œuvre et convenant parfaitement au transport routier. Cette technique gagne en popularité, reléguant parfois l'ensilage d'herbe au second plan dans de nombreux élevages. Cependant, l'enrubannage représente un investissement conséquent, soulignant l'importance de maîtriser sa conservation. La préservation efficace de l'enrubannage devient un enjeu majeur. Bien réalisé et correctement entreposé, le risque de mauvaise conservation et donc de pertes (moisissures, butyrique, etc.), est généralement moindre par rapport à l'ensilage. Malgré cela, l'enrubannage est de plus en plus pointé du doigt en cas de problèmes de qualité du lait, notamment liés à l'acidité butyrique. Il est crucial de ne pas sous-estimer les pertes. La récolte d'un fourrage jeune améliore non seulement la valeur alimentaire de l'enrubannage, mais réduit également les risques associés. Les jeunes fourrages présentent une proportion de tiges plus faible, diminuant ainsi le risque de perforation de la bâche et d'entrée d'air. L'objectif est d'atteindre 50 % de matière sèche avant le pressage. En deçà de 40 %, le risque de formation d'acide butyrique augmente rapidement, tandis qu'au-delà de 70 %, les moisissures deviennent la principale menace. Dans des conditions normales, les 50 % de Matière Sèche sont généralement atteints en 2 jours de séchage. Cependant, une journée peut parfois suffire. Après une fauche le matin, un fanage immédiat expose au maximum le fourrage au soleil, limitant les pertes. L'andainage, effectué le lendemain matin (juste après la levée de la rosée), doit avoir la même largeur que le pick-up pour garantir des rounds denses et réguliers.

La première précaution, souvent indiquée sur les rouleaux de plastique, concerne le déplacement rapide des rounds une fois enrubannés. Idéalement, cela devrait se faire immédiatement ou le lendemain matin. Au-delà de 12 à 24 heures, en fonction de la météo et du type de fourrage, la température des rounds augmente rapidement, compromettant l'imperméabilité à l'air des couches de plastique. Le choix de l'emplacement de stockage est tout aussi crucial. Idéalement, une plateforme stabilisée offre une meilleure conservation, réduit les risques liés à la terre et permet un gain de temps significatif. En cas de stockage au champ, évitez de les placer le long des haies, car le risque de perforation par des oiseaux ou des rats y est plus élevé. Couramment les rounds d’enrubannage sont rangés en quinconce, cette organisation paraît intéressante pour avoir un maximum de stabilité mais regardons plus loin ce qui se passe.

Première observation : la densité n’est pas homogène dans le round, le tour est la zone la moins dense (surtout en cas de MS faible à la récolte). Deuxième observation, les rounds s’appuient sur une surface plus faible en quinconce (60-80 % environ) que l’un sur l’autre (+95 %). Donc, ranger en quinconce revient à faire supporter le poids des rounds du haut sur une surface plus faible et sur une zone plus sensible à la déformation. Du coup les rounds se déforment et parfois glissent les uns dans les autres. Le risque d’entrée d’air, et donc de perte, est important. Avant d'entamer la distribution de l'enrubannage, il est impératif que les fermentations se soient stabilisées. Un délai de 2 à 3 semaines est nécessaire, permettant à la fermentation lactique de faire descendre le pH en dessous de 5, notamment pour un fourrage à 50 % de MS (l'objectif étant inférieur à 4,3 pour un ensilage à 30 % de MS, à titre indicatif).

Un autre point d'importance majeure est la rapidité de consommation après ouverture. L'enrubannage suit les mêmes principes que l'ensilage. Des analyses effectuées dans le cadre du CDDE ont révélé de manière surprenante que le cœur du round était "plus contaminé" en butyrique que le tour. Les échantillons étaient prélevés au fur et à mesure de la consommation de l'enrubannage, avec parfois plusieurs jours entre l'ouverture et la prise d'échantillon du centre du round. Ce guide pratique et synthétique rassemble les dernières connaissances et références relatives à la gestion de l’herbe. Il s’adresse à tous les éleveurs et doit permettre à chacun de trouver des voies de progrès. Le 1er exemplaire est gratuit pour les éleveurs bretons (à titre individuel). Vous pouvez vous procurer ces livrets à l’occasion de rendez-vous ou formations dans votre Chambre d’agriculture ou en passant commande auprès du service herbivores : Anne ESTEBANEZ - Service Elevage - Tél.

L’enrubannage est une technique incontournable pour conserver la valeur alimentaire des fourrages. De la coupe à la mise en balles, chaque étape influence la qualité finale. La qualité de l’alimentation animale repose en grande partie sur la conservation du fourrage. Face à l’imprévisibilité climatique et aux exigences nutritionnelles élevées des troupeaux, l’enrubannage s’impose comme une solution moderne et surtout efficace. Technique intermédiaire entre le foin sec et l’ensilage, elle permet de valoriser l’herbe dans des conditions optimales, à condition de bien maîtriser le processus. Dans cet article, nous allons expliquer en détail ce qu’est l’enrubannage, ses avantages, ses inconvénients, les étapes clés pour le réussir, ainsi que le matériel nécessaire.

L’enrubannage est une technique de conservation des fourrages humides. Elle consiste à préfaner l’herbe, la presser sous forme de bottes (généralement rondes), puis à l’envelopper hermétiquement dans un film plastique étirable. L’objectif est de stabiliser le fourrage par acidification naturelle, en limitant les fermentations indésirables. Pour bien comprendre l’enrubannage et ses enjeux, quelques notions clés doivent être maîtrisées. Plus l’UFL est élevée (ex. Le pH mesure l’acidité du fourrage. C’est la fermentation naturelle souhaitée en milieu anaérobie. Un milieu dit « anaérobie » est sans oxygène. Il s’agit là d’un avantage déterminant dans les régions au climat océanique instable, en zones de montagne, ou lors d’années météorologiquement compliquées.

L’un des avantages pratiques de l’enrubannage réside dans la logistique simple et souple qu’offrent les bottes individuelles. Une fois formées, filmées et stockées, les balles enrubannées sont faciles à manutentionner avec un chargeur agricole, sans besoin de silo ou d’installation lourde. Bien que l’enrubannage présente de nombreux avantages, il ne s’improvise pas. Cette technique exige rigueur et équipement adapté pour garantir une conservation optimale.

Coût du film plastique. Le film plastique représente un poste de dépense significatif, surtout si l’on respecte les bonnes pratiques d’enrubannage (6 à 8 couches de film, avec un recouvrement optimal à 50 %). Le coût moyen par botte varie selon le prix du film et le diamètre de la botte. Besoin en matériel spécifique. L’enrubannage nécessite soit une presse-enrubanneuse intégrée, soit une enrubanneuse stationnaire ou tractée. Gestion des déchets plastiques. L’usage intensif de film plastique implique une production importante de déchets qu’il est interdit de brûler ou d’abandonner. La réglementation impose leur collecte et valorisation via des filières agréées (comme Adivalor en France).

Risque sanitaire si le travail est mal fait. Un enrubannage mal maîtrisé - taux de matière sèche inadapté, pressage insuffisant, film mal posé ou endommagé - peut entraîner des défauts de fermentation, la prolifération de moisissures, ou le développement de pathogènes dangereux comme Listeria monocytogenes. Un enrubannage trop humide, c’est-à-dire avec une teneur en matière sèche inférieure à 40 %, compromet la bonne fermentation lactique. Ce type de fermentation crée un milieu favorable au développement de bactéries pathogènes, notamment Clostridium et Listeria monocytogenes. Cette dernière est responsable de la listériose, une affection grave chez les ruminants, en particulier chez les ovins et caprins. Enfin, manipuler les bottes trop tôt, avant au moins 6 semaines de stabilisation, peut perturber la fermentation.

Réussir son enrubannage repose sur la maîtrise de chaque étape du chantier, de la coupe de l’herbe jusqu’au stockage des bottes filmées. Le taux de matière sèche (MS) est un paramètre central pour la réussite de l’enrubannage. L’objectif est d’atteindre un taux compris entre 40 et 60 %, seuil qui garantit une bonne fermentation lactique tout en assurant une compaction efficace des bottes. En dessous de 40 %, le risque est une fermentation butyrique, avec échauffement, moisissures et perte de valeur. Le pressage est une étape déterminante pour la qualité finale de l’enrubannage. L’objectif est de former des bottes denses, homogènes et bien compactées. Une bonne densité permet aussi une meilleure stabilité au stockage, en réduisant les déformations. Par ailleurs, une botte régulière facilite l’application uniforme du film plastique et évite les zones de fragilité. L’étanchéité est un facteur clé de la conservation en anaérobie. Le choix du film plastique est déterminant pour la réussite de l’enrubannage. Optez pour un film multicouches (minimum 5 couches), avec une élasticité contrôlée pour assurer un étirement uniforme sans déchirure. Enfin, vérifiez la résistance aux UV, surtout en stockage extérieur prolongé. En conditions difficiles (matière sèche élevée, bottes exposées), privilégiez des films haut de gamme ou spécifiques (épaisseur renforcée, protection UV étendue).

L’enrubannage nécessite un temps de stabilisation avant distribution. Il est recommandé d’attendre au minimum 6 semaines après la mise en balles pour laisser la fermentation lactique s’achever correctement. Avant toute utilisation, il convient de contrôler visuellement et olfactivement la qualité du fourrage. Attention : à l’inverse, des signes de fermentation butyrique doivent alerter : odeur piquante ou putride (similaire à du beurre rance), présence de mousses blanches, moisissures noires, ou de jus d’écoulement abondant. Besoin de conseils ou de matériel ? Besoin d'aide ? L’enrubannage et l’ensilage sont deux méthodes de conservation des fourrages alternatives au foin.

Récolté début mai, l’ensilage est un fourrage vert se présentant sous forme de brins fins. A la différence de l’enrubanné, les brins sont plus fins et le pH plus bas. Le taux de matière sèche (MS) doit être supérieur à 25%. Toutefois, des ensilages trop humides (inférieur à 30% de matière sèche) sont mal consommés par les chevaux. Ainsi, deux types peuvent être utilisés, l’ensilage pré fané d’herbe et l’ensilage de maïs. Les ensilages exclusifs de légumineuses sont à éviter car ils sont très mal consommés et entraînent des dysfonctionnements dans le gros intestin. On distingue : L'ensilage pré fané est mis en silo 24-48 h après la fauche afin d'obtenir un taux de MS ≥ 30%. Le fourrage obtenu est assez équilibré et bien consommé par le cheval. L’ensilage de maïs plante entière : il est riche en amidon et en sucres solubles qui constituent un bon apport énergétique.

GL'enrubanné est récolté en général dans le courant du mois de mai peu avant l’épiaison, lorsque le sol est encore trop froid pour permettre de faire du foin. Il est pressé 48 à 72 h après la fauche et avec au moins 2 fanages. Le produit final se présente sous forme de brins longs. Il est donc intermédiaire entre l’ensilage et le foin. Le taux de matière sèche (MS) optimal doit être supérieur à 50% pour que les fermentations se réalisent correctement et donc que la conservation du fourrage enrubanné soit bonne. L’enrubannage peut être réalisé avec tous les fourrages. Cependant, il est conseillé de ne pas dépasser 50% de légumineuses par rapport aux graminées dans le fourrage récolté afin de ne pas trop augmenter la valeur azotée de la ration.

Enrubanné est un fourrage appétent qui présente de très bonnes qualités nutritionnelles. QualitéUn enrubanné ou un ensilage de mauvaise qualité peut présenter des risques pour la santé de votre cheval. Des bactéries nuisibles peuvent se développer et produire des toxines à l’origine de troubles digestifs. Il faut donc veiller à ce que les bonnes fermentations se réalisent le mieux possible. Lors de la récolte, il ne faut pas ramasser en même temps que le fourrage des moisissures, du crottin, de la terre en fauchant trop bas. En effet, les fourrages souillés peuvent contenir des spores entraînant le botulisme.

Matière sèche Il faut récolter à une bonne teneur en matière sèche. Un taux de matière sèche trop bas réduit la consommation et conduit à un fourrage trop acide; à l’inverse, un taux élevé peut rendre la technique coûteuse. Il faut rapidement enrubanner les balles afin que le processus de conservation humide commence pour se dérouler dans de bonnes conditions. Le séchage extérieur retardant peut accroître le risque de perforation et les pertes liées à la bâche. Le tas doit être tassé correctement et le silo bien clos pour satisfaire les conditions anaérobies et limiter les moisissures.

Conservation Ensuite, lors de la conservation, il est important de ne pas exposer le fourrage à l’air en dehors de la consommation. Un ensilage ou un enrubanné dont le plastique est percé peut être dangereux s’il est consommé ultérieurement. Utilisation Avant toute distribution, il faut veiller à la bonne conservation du fourrage en vérifiant qu’il n’y ait pas d’odeurs suspectes ou présence de moisissures. Disposition des éléments, p.ex. pour petites surfaces, permet de retirer les parties impropres sur la balle. Distribution Il faut aménager une période de transition progressive de 15 jours lorsque l’on passe d’un régime foin à un régime ensilage ou enrubanné.

Éléments techniques et pratiques clés pour la réussite: maîtrise de la fermentation lactique, préfanage, hauteur de coupe (>6 cm), tassage en ensilage d’herbe, étanchéité du silo et choix du film plastique (multicouches, UV). Des mini-silos sont possibles avec l’enrubannage: chaque balle peut être vue comme un petit silo protégeant le fourrage et facilitant la distribution. Pour une meilleure cohérence, viser 50 à 70 % MS dans l’enrubannage, et utiliser des films de haute qualité avec 4-6 couches selon l’humidité et le type de fourrage. La conservation en plein air est possible avec une organisation adaptée et des mesures anti-perçure.

Plan pratique et recettes de fermentation associées

Pour varier les plaisirs et tirer parti de la lactofermentation, voici des recettes et idées associées à des légumes printaniers et à des herbes aromatiques, adaptées au cadre domestique et à la conservation artisanale.

  • Asperges en saumure façon cornichons: couper, placer en bocal et couvrir d'une saumure à 2% avec ail, graines de moutarde et aneth.
  • Recette d’asperges blanches au citron: mettre des tranches de citron et du gingembre dans une saumure à 2%.
  • Radis râpés fermentés: masser les radis râpés avec 2% de sel et les placer en bocal; fermenter 3 semaines.
  • Radis roses en saumure: trancher finement, ajouter ail et poivre, couvrir de saumure à 2% et fermenter une semaine.
  • Kimchi de radis avec tige: utiliser radis et mie de plantes variées, masser et fermenter 1-2 semaines.
  • Rhubarbe lactofermentée: préparer en cornichons ou chutney avec bouillons et oignons, et fermenter une semaine.
  • Câpres sauvages avec boutons de marguerites: saumure à 3% et fermenter 2 semaines.
  • Feuilles de vigne en dolmas: rouler et entasser dans un bocal avec ail et aneth, saumure à 4% et fermenter 2-3 semaines.
  • Pousses d’épicéa: saumure à 2% et fermenter minimum 1 semaine; usages variés en choucroute et boissons.

Les recettes présentées montrent comment exploiter la lactofermentation pour révéler les saveurs des légumes du printemps et prolonger leur disponibilité. Elles illustrent aussi la diversité des applications possibles des aliments locaux et des plantes sauvages dans des contextes culinaires variés.

illustration enrubannage et stockage

Farming Simulator 22 Tuto enrubannage et fermentation

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