Capture d’écran du programme Les Marseillais VS Le reste du Monde (W9/Banijay Productions) « Tête de chou-fleur », « palmier ». W9 a été rappelé à l’ordre par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) après les propos polémiques d’une candidate des Marseillais VS le reste du monde pour qualifier la coupe afro d’une autre candidate le 18 septembre dernier. Le CSA avait été saisi par des téléspectateurs, jugeant racistes les propos de Maeva à l’encontre d’Anissa.
Dans une décision rendue publique ce jeudi 18 juin, le CSA estime notamment que « les participants à l’émission et la présentatrice étaient restés sans réaction face aux multiples agressions verbales visant l’apparence physique d’une candidate », avant d’ajouter que la chaîne aurait pu s’abstenir de diffuser cette séquence : « Par ailleurs, l’émission faisant l’objet d’un enregistrement préalable, la diffusion de cette séquence résultait d’un choix délibéré de l’éditeur ».
Les éléments du dossier et les critères du CSA
« Pas raciste, seulement stupide » Ainsi, le CSA déclare avoir « relevé un manquement de la chaîne ses obligations conventionnelles et a demandé à ses responsables de veiller à la maîtrise de l’antenne et de ne pas mettre en avant de manière excessive l’esprit d’exclusion ni encourager des propos diffamatoires ou injurieux à l’encontre de participants ». Des propos qui n’avaient pas calmé les internautes, bien au contraire.
Anissa avait quant à elle précisé qu’elle ne pensait pas que Maeva était une jeune femme raciste, mais qu’elle était « seulement stupide ».
Le cas met en lumière les mécanismes de régulation et les enjeux de responsabilité des diffuseurs vis-à-vis de l’image des participants et des publics, dans un contexte où les contenus de téléréalité peuvent amplifier les stéréotypes et les agressions verbales basées sur l’apparence physique, notamment les caractéristiques liées à l’ethnicité ou à la coupe Afro.
Réactions et implications pour les chaînes de télévision
Cette affaire rappelle que les émissions en enregistrant ou en direct portent une responsabilité envers les téléspectateurs et les participants. Le CSA insiste sur la nécessité de maîtriser l’antenne et d’éviter les propos qui renforcent l’exclusion ou financent des insultes à caractère racial ou injurieux.
Les internautes ont réagi fortement sur les réseaux sociaux, alimentant le débat sur la frontière entre liberté d’expression et injure raciale dans le cadre d’un programme de divertissement.

En réponse, les producteurs et les chaînes peuvent revoir leurs garde-fous éditoriaux, renforcer la formation des équipes sur la gestion des propos problématiques et instaurer des mécanismes de modération plus réactifs lors de l’enregistrement préalable.
Le cas souligne aussi l’importance pour les télévisions de clarifier, dès la production, les règles de conduite et les critères de tolérance zéro face à toute forme de discrimination pendant les tournages et les émissions.
Tableau récapitulatif des points clés
| Éléments | Description |
|---|---|
| Épisode | Marseillais VS le reste du Monde, extrait controversé |
| Propos | Qualification de la coupe afro de la candidate Anissa par Maeva |
| Réaction | Manque de réaction des participants et de la présentatrice |
| Décision CSA | Manquement aux obligations conventionnelles, rappel à l’ordre |
| Effets | Renforcement des garde-fous éditoriaux et formation de l’équipe |
La décision du CSA souligne que la diffusion d’une séquence sensible peut être perçue comme un choix délibéré de l’éditeur et appelle à une maîtrise accrue de l’antenne afin d’éviter la reproduction de propos diffamatoires ou injurieux visant des participants.