La Cumbia est une musique de la Colombie et une danse, apparue au 17ème siècle, sur le nord de la côte atlantique du pays. Son nom provient du mot africain « cumbe », faisant référence aux danses noires de la Guinée. Ensuite, elle a traversée plusieurs cultures, qui en ont fait sa renommée. Après les esclaves, les indigènes colombiens puis les Espagnols, ont aimé et pratiqué cette danse. Matilde Diaz. La Cumbia s’est ensuite dispersée dans plusieurs pays dont le Panama, le Mexique, l’Argentine, le Pérou et le Chili, pour ensuite se mélanger avec d’autres sonorités. En effet, la danse qui découle de la Cumbia, se caractérise par une rythmique, qui est née de la façon de danser des esclaves, munis de chaînes et de boulets, attachés à leurs pieds. Les instruments les plus utilisés pour jouer ce style de mélodie sont les maracas, les tambours, les flûtes ou les ocarinas, instruments à vent africains, mais aussi, le guacharaca ou les cornemuses venues des Caraibes. Les instruments ont surtout été apportés par les indiens puis les Espagnols ont intégré les paroles et les costumes. Lorsque les couples dansent sur un rythme de Cumbia, la femme se déhanche telle une indienne en se protégeant de l’homme qui l’accompagne. De plus, il faut savoir que la Cumbia a une grande importance en Colombie. Ce n’est pas une simple mélodie ancienne et sans intérêt. De part son mixage culturel et ses rythmes et mélodies particulières, la Cumbia est la musique qui rapproche les peuples.
Le premier est la Cumbia classique ou la voix d’un chanteur est inexistante. Seuls les instruments font vivre la musique. Nous pouvons retrouver des instruments comme les flûtes « kuisi sigí » ou « kuisi bunzí », les maracas et plusieurs sortes de tambours. Dans cette version classique, nous retrouvons uniquement les cultures africaines et indiennes. Ensuite, il y eut de nombreuses variantes comme la Cumbiamba qui modifie la danse originale ainsi que l’instrumentalisation. En effet, la flûte de pan ou l’accordéon s’ajoute aux instruments d’origine. On peut trouver d’autres variantes de la Cumbia comme la Cumbia Mejoranera, la Cumbia Coclesana ou la Cumbia Santeña. Certains pays comme l’Argentine ou le Mexique ont même inventé leur propre Cumbia. Le premier disque de cette musique de Colombie a été créé en 1950. Parmi tous ces artistes, de nombreuses chansons ont vu le jour mais certaines ont été plus marquantes et populaires que d’autres. Connaissez-vous cette danse et cette musique?

L'Amérique centrale et l'Amérique du Sud abritent une culture de la danse riche et diversifiée. Des rythmes enfiévrés de la salsa aux sons entraînants du merengue, les danses de la région sont aussi variées que les pays eux-mêmes. Explorons ensemble l'histoire, les styles et les spécificités de certaines des danses les plus populaires d'Amérique centrale et du Sud.
Salsa
La salsa est l'une des danses latines les plus populaires au monde, et elle trouve ses racines à Cuba. Née à la fin du XIXe siècle, lorsque les esclaves africains et les colonisateurs espagnols ont mélangé leurs cultures dans les Caraïbes, elle a été fortement influencée par les rythmes mélangés des tambours africains et de la guitare espagnole. Les premières danses salsa étaient connues sous le nom de danses "casino" ou "son" et étaient pratiquées dans des clubs sociaux et durant les fêtes. Dans les années 1950, la danse est devenue très populaire à New York, où elle s’est à nouveau développée et a évolué vers la salsa que nous connaissons aujourd'hui. La musique salsa se caractérise par son tempo rapide et ses rythmes complexes, avec un mélange d'influences latines et africaines. La salsa est une danse de couple, où le meneur et le suiveur se déplacent en cercle l'un autour de l'autre. Les pas de base impliquent un mouvement d'avant en arrière, avec des pas et des virages rapides.

La musique salsa peut être divisée en deux types principaux : la "salsa dura" ou "salsa dure", qui se caractérise par son tempo rapide et ses percussions lourdes, et la "salsa romantica" ou "salsa romantique", qui est plus lente et plus mélodique. Parmi les musiciens de salsa les plus célèbres figurent Celia Cruz, Tito Puente et Marc Anthony.
Merengue
Le merengue est la danse nationale de la République dominicaine, et est également populaire dans d'autres pays de la région, comme Porto Rico et Haïti. Cette danse trouve son origine au début du XIXe siècle, lorsque les esclaves travaillant dans les plantations de sucre se réunissaient et dansaient au son des tambours. La danse a finalement été adoptée par les classes supérieures, qui y ont ajouté de nouveaux pas et styles, dans l’optique de la rendre plus raffinée. Aujourd'hui, le merengue est une danse vivante et entraînante, caractérisée par une musique au rythme rapide et des pas simples. Le merengue est aussi une danse de couple, le meneur et le suiveur se déplaçant d'un côté à l'autre. Les pas de base consistent en une série de petits pas rapides, comme une marche ininterrompue, les hanches et les épaules se balançant au rythme de la musique. Les danseurs de merengue effectuent souvent des tours et des pirouettes élaborés, ce qui ajoute un sentiment d’euphorie et d'énergie à la danse. La musique merengue se caractérise par son tempo rapide et ses rythmes simples, avec un mélange d'influences africaines, européennes et indigènes. Parmi les musiciens merengue les plus célèbres figurent Juan Luis Guerra, Johnny Ventura et Wilfrido Vargas.

Bachata
La Bachata est une danse romantique et sensuelle qui a vu le jour en République dominicaine dans les années 1960. Au départ, cette danse était méprisée par les classes supérieures, qui la considéraient comme vulgaire et de basse classe. Cependant, elle a gagné en popularité parmi la classe ouvrière, qui s'est identifiée à ses paroles émouvantes et à ses rythmes passionnés. La musique Bachata se caractérise par son tempo lent et ses mélodies mélancoliques, avec des paroles qui parlent souvent de chagrin d'amour et d'amour perdu. Il s'agit d'une danse de couple, où le meneur et le suiveur se déplacent dans une étreinte. Les pas de base impliquent un mouvement latéral, les hanches et les pieds se déplaçant dans un mouvement sensuel et fluide. Les danseurs de bachata effectuent souvent des plongeons et des virages, ce qui ajoute une touche de drame et d'intensité à la danse. Cette danse a gagné en popularité ces dernières années, avec des compétitions et des festivals internationaux consacrés à l'art de la bachata.
Cumbia
La cumbia est une danse populaire en Amérique centrale et du Sud, dont les origines se retrouvent en Colombie. La danse a d'abord été exécutée par des esclaves dans les régions côtières de la Colombie, qui combinaient leurs rythmes africains avec la musique des populations indigènes. La musique de la Cumbia se caractérise par son tempo enlevé et ses rythmes vifs. Il s'agit d'une danse de couple, où le meneur et le suiveur se déplacent en cercle l'un autour de l'autre. Les pas de base impliquent un mouvement de va-et-vient, les hanches et les pieds bougeant dans un mouvement rythmique et ludique. La cumbia s'est répandue dans d'autres pays de la région, comme le Mexique, où elle a été adaptée et a évolué vers différents styles. Par exemple, la “cumbia sonidera”, un style populaire au Mexique, se caractérise par l'utilisation de synthétiseurs et de rythmes électroniques. La cumbia panaméenne date de l'époque coloniale et a son épicentre dans les provinces centrales. Les différentes déclinaisons régionales ont une composition chorégraphique et musicale descendant principalement d'Afrique. La cumbia classique (espagnol : cumbia clásica), ou cumbia traditionnelle, se compose d'instruments comme la kuisi sigí et la kuisi bunzí qui sont deux types de flûtes indiennes, de maracas et de tambours tels que el Llamador, l'Allegre et la Tambora. La version cumbia yaït est dite zambo, fusion entre Africaine et amérindienne. La danse est rythmée par des mouvements de la hanche et le mortier est utilisé comme instrument, une particularité panaméenne. La cumbia est née dans la région Caraïbe de la Colombie dans l'espace géographique Momposina, avec des chants areítos, danse et costumes inspirés des cultures africaines et indigènes.

Variantes et extensions
La cumbia clásica est complétée par des variantes comme la Cumbiamba et l’ajout d’accordéon ou de flûte de Pan; la mejoranera est une guitare panaméenne typique; la cumbia villera, la chicha, la cumbia sonidera et d’autres genres se développent dans l’Argentine, le Pérou et le Mexique. En 1966, Enrique Delgado fonde Los Destellos, fusionnant des guitares électriques avec des éléments criollos pour créer la cumbia péruvienne, aujourd'hui très populaire au Pérou. Le premier enregistrement de cumbia remonte à 1950, avec des influences variées qui se croisent entre les régions et les cultures locales. En Panama, la danse se pratique avec quatre mouvements: paseo, seguillida, cruce et zapateo, dans certaines provinces comme Coclé où les thèmes des chansons évoquent la faune, la cuisine et la vie rurale.

Autres danses latines et liens culturels
Le mambo, le cha-cha-cha, la rumba et le paso doble jouent un rôle clé dans l’arbre généalogique des danses latines. Le mambo a été développé à Cuba et popularisé ensuite à New York; le cha-cha-cha est une danse relativement simple à apprendre, avec un pas de base légèrement plus complexe que d’autres danses. La rumba présente une distinction entre rumba afro-cubaine et rumba de salon, plus codifiée en compétitions. Le tango argentin est une danse emblématique associée à l’Argentine et à l’Uruguay, née dans les quartiers populaires et évoluant ensuite vers des styles variés. Le flamenco, bien qu’ancré en Andalousie, est souvent associé à l’imaginaire latin, même s’il ne fait pas partie des danses latines au sens strict. D’autres danses telles que la samba de Brésil, la lambada et le zouk brésilien apportent des nuances innovantes et démontrent l’influence globale des danses latines sur les scènes artistiques internationales.
Passes de Salsa Cubaine Débutant avec Chris Paggi
Ces danses ne se limitent pas à des pays uniques: elles ont traversé les frontières, inspirant des modes, des films et des collaborations internationales. La bachata dominicaine, par exemple, a émergé comme une expression intime et moderne, tout en restant ancrée dans son héritage populaire. Le reggaetón a émergé au début des années 2000, mélange de reggae, hip-hop et rythmes caribéens, avec des débats sur ses origines exactes entre Puerto Rico et Panama. Enfin, le cha-cha-cha et le mambo restent des piliers des soirées latines et des compétitions, avec des variantes sociales et scéniques diverses.

Pourquoi les danses latines fascinent-elles autant ?
La danse latine est une expression culturelle puissante qui unit esthétique, histoire et communauté. Les danses comme la salsa, la cumbia, le merengue et la bachata offrent des niveaux d’exigence différents, permettant à chacun de trouver sa place, du débutant au danseur avancé. Elles reflètent les contextes sociaux et historiques des régions d’origine et favorisent l’échange et la rencontre entre personnes de cultures diverses. Ce mélange continuelle crée des formes hybrides et des fusions qui maintiennent l’intérêt mondial et alimentent les scènes de festivals, d’écoles et de compétitions.
Le paragraphe suivant rappelle que, malgré leur diversité, ces danses partagent une essence commune: le mouvement collectif, l’ampleur rythmique, et l’énergie festive qui caractérisent les soirées latino et les scènes de compétition.