Charlie et la chocolaterie : une approche visuelle et pédagogique pour les CM2

Chocolaterie avec leurs élèves (entre huit et douze ans environ). Gallimard, 1987; le roman original date de 1964). spectateurs. rivière de chocolat? même des enfants... de l'univers réel dans lequel nous vivons quotidiennement. sûr que tous les enfants connaissent cette expression. réalité quotidienne. toile d'araignée... ont fait l'objet d'une telle stylisation. résultat de leurs réflexions. différents points du questionnaire. «disparaît» de façon plus ou moins ridicule. épisodes sont caractérisés par une ou deux couleurs dominantes. portent des costumes de couleur à chaque fois différente. de Tim Burton. dessin, de leur forme générale... éclatant. la bouche de la mère de Violette. couleur de-ci de-là. spirale vers le centre de la salle où se trouve le conduit à ordures. être éblouis! changent chaque fois de costume - rouge, noir, jaune, blanc -. homogènes. chaîne de fabrication des tablettes de chocolat. parfaitement orchestré. peu à de gigantesques pattes d'araignée. La maison de Charlie est évidemment complètement démolie. Mais elle est surtout de travers, avec des murs qui penchent, et une porte de guingois en forme de parallélogramme, ce qui est évidemment absurde! On se souvient également qu'il y a de grands trous entre les étages - ce qui fait que Charlie peut saluer ses grands-parents restés au rez-de-chaussée - mais également dans le toit: personne ne pourrait vivre dans une telle maison qui serait immédiatement inondée à la moindre pluie. Quant aux grands-parents de Charlie on se souvient qu'ils restent couchés tous les quatre dans un grand lit, deux d'un côté et deux de l'autre! C'est sans doute plus chaud mais pas très confortable. Cette année, j’ai réfléchi à un projet de comédie musicale avec une classe de cycle 3 autour de Charlie et la chocolaterie, œuvre emblématique de la littérature de jeunesse.

Ce projet s’inscrit dans une démarche de pédagogie de projet exigeante et fédératrice, mobilisant des compétences en français, en arts plastiques, en éducation musicale, en EPS et en EMC (coopération, CPS). Le choix de l’œuvre s’est imposé naturellement : personnages marqués, situations contrastées, portée morale forte et imaginaire puissant. Avant de lancer la comédie musicale, un travail approfondi est mené en littérature à partir du roman : j’utilise mon exploitation toute prête dans The Littérature. Cette phase a permis aux élèves de construire une compréhension fine du récit, d’analyser les personnages, leurs défauts, leurs évolutions et les enjeux de l’histoire. Dans un second temps, j’ai adapté une version théâtrale déjà existante, en retravaillant certains passages : les dialogues, parfois longs, ont été raccourcis et recentrés sur les moments essentiels du récit. Le travail en français constitue un pilier central du projet.

Les élèves sont d’abord été engagés dans des séances de lecture fluence à partir du script adapté, permettant d’observer leur aisance, leur intonation et leur compréhension. Un travail approfondi sur les personnages est mené : les élèves analysent leurs traits de caractère, leurs comportements et leur évolution dans le récit. Ce travail permet d’affiner l’interprétation et de renforcer la crédibilité du jeu théâtral. Afin de garantir l’implication de tous, les rôles sont partagés et diversifiés. Certains élèves incarnent à tour de rôle les personnages principaux, d’autres participent en tant que figurants, narrateurs ou membres des chœurs. Cette organisation permet de valoriser chacun, de réduire la pression individuelle et de multiplier les occasions de prise de parole. Les répétitions sont menées progressivement, en partant de la lecture expressive pour aller vers la mise en scène complète : déplacements, interactions, occupation de l’espace. Les élèves apprennent à jouer avec leur corps, leur voix et leur regard.

Un travail d’analyse de scènes est mené à partir des adaptations cinématographiques « Charlie et la chocolaterie » et quelques extraits de « Wonka », afin d’enrichir le jeu et de mieux comprendre les intentions des personnages. Le volet musical occupe une place centrale dans le projet. Les chansons ont été choisies à partir des adaptations cinématographiques, notamment le film avec Johnny Depp et celui de Wonka avec Timothée Chalamet. Ce choix a permis de proposer des morceaux variés, accessibles et motivants pour les élèves. Le travail a porté sur la mémorisation, la justesse, le rythme et l’interprétation. Ces moments collectifs ont renforcé la cohésion du groupe et ont donné lieu à des prestations particulièrement investies. En EPS, des chorégraphies simples sont mises en place pour accompagner les scènes chantées. L’objectif est de développer l’expression corporelle, la coordination et la présence scénique.

Le projet intègre un volet artistique fort autour de la création des décors. Ceux-ci sont d’abord conçus dans le cadre d’un projet de décoration de portes, lors de l’étude du roman, avant d’être réinvestis pour la représentation finale. Ce choix a permis de donner du sens au travail plastique tout en optimisant le temps et les ressources. Les élèves ont ainsi créé différents univers : la chocolaterie, les salles fantastiques, les ambiances sucrées et colorées… Ce travail permet d’aborder la notion de scénographie et de créer une immersion visuelle efficace, sans recourir à des dispositifs complexes. La représentation finale constitue un moment fort du projet. Les élèves prennent conscience du travail accompli et de leurs progrès.

En périodes 3/4, nous allons étudier Charlie et la chocolaterie. Je ne souhaite pas aborder l’étude de ce livre de façon classique (questionnaires de lecture). Je souhaite au contraire modifier ma démarche et en faire un projet transversal. Pour faite suite à la fiche n°3, nous regarderons l’émission « C’est pas sorcier » sur la fabrication du chocolat. Chaque chanson des Oompas-Loompas évoque le défaut majeur d’un enfant fautif. Voici les mots intéressants que nous utiliserons dans nos écrits. Je vous présente aujourd’hui une séquence de littérature sur le fabuleux roman de Roald Dahl : Charlie et la chocolaterie. La classe est partagée en groupes de recherche, deux par personnages (un groupe caractère, un groupe apparence). Après une mise en commun Les élèves recopient les traits qui ont été relevés. Pour chaque salle, des lignes pour décrire l’événement important et un cadre arrondi pour dessiner la scène. Le travail est collectif pour les deux premières salles puis individuel. Ici, les élèves doivent retrouver la cause ou la conséquence de chaque événement. Lire avec la ponctuation et lire avec les groupes de sens (les mini-leçons sont là). N’oubliez pas de faire un tour sur le blog de Lala qui propose une superbe exploitation de Charlie et la chocolaterie.

Illustration d’un décor de chocolaterie coloré et personnages en costumes variés

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