Ben Kinmont gaufre petit déjeuner et les rencontres artistiques autour de DISKORD et des patrimoines bretons

Rencontre avec Marie Sizorn le 6 juin 2026, de 14h à 16h, s’inscrit dans un panorama pluridisciplinaire qui mêle arts visuels, musique et vie publique autour du festival DISKORD, événement emblématique des patrimoines/matrimoines artistiques bretons. Ce texte réorganise et éclaire les différentes propositions présentées lors de cette scène événementielle, en s’appuyant sur le corpus du draft fourni et en reliant les œuvres, les artistes et les lieux évoqués.

DISKORD comme vecteur de partage et de reconnaissance

DISKORD souhaite mettre en avant des formes d’expression nées au sein de contre-cultures avant d’opter, au fil des décennies, pour une reconnaissance institutionnelle et une adoption massive par le grand public. À travers sa programmation entre les arts visuels et la musique, DISKORD légitime et met en lumière la vitalité actuelle de formes qui autrefois étaient marginales et qui sont aujourd’hui au cœur de la création contemporaine. Fort d’un programme qui mêle performances, rencontres, expositions et zones conviviales, l’événement vise à amener la création là où personne ne l’attend: hors des salles d’exposition ou de spectacle, en plein air, sur les places, dans les rues ou dans les parcs.

Infographie: parcours du festival DISKORD et sites partenaires

Portraits d’artistes associés et axes de travail

Elsa Tomkowiak développe son travail en dialogue étroit avec les espaces qu’elle investit: des partitions lumineuses et colorées se déploient au centre d’art, suspendues et croisées comme un symbole de rencontre, redessinant la géométrie du lieu. En partenariat avec Le Volume, centre culturel de Vern-sur-Seiche, deux expositions simultanées permettent de découvrir les différentes facettes de son travail, explorant les rapports entre verticalité et horizontalité et les mécanismes de perception.

Dans le cadre de la seconde édition, Quinconce propose aux étudiant·e·s en master Arts Plastiques de l’Université Rennes 2 de participer à une exposition collective, projet qui s’inscrit dans leur formation en tant que jeunes artistes: répondre à un appel à candidature, réfléchir à la mise en espace, produire une édition ou collaborer avec des commissaires. Cette logique participative illustre l’objectif pédagogique et fédérateur du festival.

Parcours d’artistes et recherches autour des habitats, des identités et des technologies

La sélection inclut des œuvres qui questionnent la perception et l’organisation des environnements: Zoe Grant s’intéresse à la façon dont nos espaces domestiques façonnent l’esthétique de soi, en détournant des matériaux et formes issus de l’aménagement intérieur pour mettre en lumière les mécanismes de décoration et leur rôle dans la marchandisation de l’identité. Ruimin Ma explore les images produites par les écrans et intègre peinture, sculpture et dispositifs pour superposer réel et virtuel.

Fleur Mautuit travaille sur la dualité entre expérience collective et perception singulière, en mobilisant des supports numériques et imprimés pour impliquer le public dans le processus. Son travail déplace les tabous autour du regard extérieur et invite à une découverte légère et bienveillante des intersections entre identité individuelle, intime et personnelle et les matrices qui conditionnent notre réalité partagée.

La série Wild Rose de Gabrielle Duplantier propose une narration photographique entre modernité et mémoire, mêlant paysages, visages et architectures, le tout en noir et blanc puissant et en lien avec les éditions lamaindonne.

Photo illustrative: installations et performances en plein air

Écritures, paysages et mémoire: autour de la notion de paysage et de l’archive

Le FRAC Bretagne et ses partenaires présentent un ensemble de projets qui interrogent le paysage comme construction regardée et ressentie. Des expositions comme Baz’Art ! s’appuient sur les notes et écrits d’auteurs tels que Laurent Danchin pour explorer le rapport aux matériaux, les pratiques artistiques quotidiennes et les dynamiques entre art brut et art contemporain. L’équipée critique et les résidences dans les monts d’Arrée ou à Saint-Jacut-de-la-Mer illustrent une démarche qui conjugue recherche, déplacement et mémoire matérielle.

Des artistes comme Olivia Étienne et ses collaborateurs examinent la façon dont le paysage est dépassé par des gestes et des perceptions qui le transforment. À travers des installations sensibles et des performances, ils invitent le visiteur à interroger sa propre relation à l’espace et au temps, dans une logique où le regard devient outil d’expérimentation et de compréhension.

Rythmes et formes dans l’art contemporain

Des expositions telles que Passerelle hors les murs proposent un jeu de déplacements temporels et visuels: certaines œuvres semblent venir d’un autre temps, d’autres rappellent des images de films ou de souvenirs collectifs. Cette ré-énonciation crée un trouble perceptif qui invite le spectateur à reconnaître puis à douter, dans une expérience sensorielle où le réel et l’imaginaire se mêlent sans cesser de se distinguer.

La vidéo d’Oliver Beer au cœur de l’exposition illustre ce mécanisme par un retour progressif d’une image issue d’un dessin animé connu, renaissant croquis après croquis et suscitant une reconnaissance précoce chez le spectateur.

Transformez n'importe quelle photo en vidéo avec CapCut

Tableau des regards croisés et des partenariats

Artiste/Collectif Domaine Projet ou exposition Lieu
Elsa Tomkowiak Arts plastiques / installation Fortuit Fortune / Fortuit Quatre artistes Centre d’art 40mcube et Le Volume
Ruimin Ma Peinture / sculpture / médiation Intégration d’images numériques dans des objets physiques -
Gabrielle Duplantier Photographie Wild Rose Éditions lamaindonne
Flore Chemin / Anna Ditscherlein Paysage / peinture Résidences et expositions liées au paysage Saint-Jacut-de-la-Mer / Dourven

Pour la seconde édition, le festival réunit des voix complémentaires autour d’une même idée: faire dialoguer les arts plastiques, les arts vivants et les récits collectifs autour d’un espace breton vibrant et en mouvement. La collaboration entre FRAC Bretagne, universités et structures associatives illustre une approche holistique des patrimoines artistiques et culturels, où la notion de patrimoine se réinvente comme pratique vivante, partagée et expérimentale.

Carte des lieux partenaires et sites d’exposition

Contribution de Ben Kinmont et le geste gourmand

Le thème Ben Kinmont gaufre petit déjeuner tisse des liens entre gourmandise et pratique artistique, illustrant une approche performative et conviviale où l’acte simple du petit déjeuner devient une invitation à la rencontre, à l’échange et à l’action artistique dans le cadre de DISKORD et des lieux associés. Cette forme de geste artistique communautaire rappelle que l’art peut être à la fois quotidien et fédérateur, en créant des situations où le public partage un moment commun autour d’un goût et d’une expérience sensorielle.

Illustration: Ben Kinmont et gaufres dans un contexte événementiel

Dans cet esprit, les propositions du festival articulent des rituels et des espaces d’échanges qui prolongent les cafés et salles d’exposition en dehors des murs traditionnels. Le petit déjeuner, ici interprété comme une œuvre en action, renforce les liens entre artistes, publics et territoires, renforçant l’idée que la culture est un moment de partage concret et accessible.

Ressources et perspectives pour approfondir

Les visiteurs sont encouragés à participer activement, que ce soit par des échanges avec les artistes, par des performances en plein air ou par des sessions de discussion autour des pratiques présentées. Cette dynamique favorise une compréhension plus riche des patrimoines culturels bretons et de leurs capacités d’évolution, tout en prolongeant l’expérience artistique au-delà des lieux d’exposition.

tags: #ben #kinmont #gaufre #petit #dejeuner