Le Cynorrhodon, Rosa canina en latin, est un fruit charnu et plus ou moins globuleux selon les espèces et variétés, de 15 à 25 mm de long, de couleur rouge orangé à maturité. Le cynorrhodon arrive à maturité en automne, dans l’hémisphère nord. Origine et implantation : Cette petite baie rouge est le fruit de l’églantier et du rosier, des plantes de la famille des Rosacées. Si la fleur de l’églantier, fragile, délicate et finement colorée est un régal pour les yeux, les baies de cet arbuste sont quant à elles un concentré de bienfait pour notre organisme.
Les cynorrhodons, fruits de l’églantier Rosa canina, se parent d’un rouge éclatant dès les premières gelées. Ces baies sauvages renferment une concentration exceptionnelle de vitamine C, supérieure à celle des oranges. Il faut retirer soigneusement les graines et les poils irritants avant toute préparation culinaire. Leurs graines et poils irritants peuvent provoquer des démangeaisons désagréables. Le cynorrhodon est un fruit charnu, de forme ovoïdale, d’un rouge vif. C’est en septembre que ces fruits vont arriver à profusion sur ces arbustes épineux, et ils resteront attachés sur leurs branches jusqu’à la sortie de l’hiver.
Les pouvoirs anti-oxydants et anti-radicaux libres des baies de cynorrhodon en font un allié de choix contre le vieillissement cellulaire, contre le vieillissement de la peau et contre les rides. On retrouve d’ailleurs des extraits de cynorhodon dans de nombreux produits de beautés et cosmétiques. La vitamine C va aider à prévenir rhumes et des grippes. Elle va également conférer à ce fruit des vertus anti-fatigue, diurétiques et anti-diarrhéiques. Cette plante participe à la bonne santé digestive de l’organisme. La plus grande vertu du cynorhodon se trouve dans sa forte teneur en vitamine C, 20 fois plus que dans les agrumes ! Cette particularité en fait un fruit de choix pour affronter les mois d’hiver, il renforce les défenses immunitaires. En plus, les baies de cynorhodon ont la particularité de rester accrochées à leur arbuste tout au long de l’hiver.
Formes, utilisations et comparaison avec d’autres fruits rouges hivernaux
Les formes et les utilisations du Cynorrhodon : La meilleure des façons pour pleinement profiter des vertus du cynorrhodon est de le préparer en tisane ou en infusion. En effet, la vitamine C présente à l’intérieur de ce fruit résiste à la chaleur et à la cuisson. Le sorbier des oiseleurs réveille la forêt hivernale avec ses grappes rouges orangées. Ses fruits, appelés sorbes, restent accrochés à l’arbre bien après qu’il se soit débarrassé de ses feuilles. C’est un des seuls fruits disponibles pendant la saison morte avec les cynorrhodons de l’églantier. Les sorbes, riches en vitamine C, ont une saveur tonique et amère. A première vue, les fruits du sorbier ressemblent à toutes ces baies rouges qu’on considère comme du poison par sécurité. Pourtant les sorbes ont été consommées dans toute l’Europe, et elles continuent de l’être dans certaines régions. Dans le nord-ouest de l’Espagne et en Bosnie, on les mange crues. En Finlande, on en fait des confitures et des liqueurs. En Pologne et en Estonie, on fabrique du vin de sorbes. En Suisse et en Allemagne, un sirop de sorbes est commercialisé contre le manque d’appétit et pour favoriser la digestion. En Savoie, jusqu’à la fin du XIXe siècle, le cidre était parfumé avec des sorbes pressurées en même temps que les pommes ou les poires.
Plusieurs variétés et arbustes complètent le jardin hivernal par leurs fruits rouges, colorés ou non, et leur tolérance au froid. Cet arbuste apportera de jolis fruits rouges de belle taille qui apparaîtront dès l'automne et persisteront durant une partie de l'hiver. Il faut savoir que ce sont les plantes femelles qui portent les fruits, et il faudra donc qu'un mâle se trouve dans les environs. Les sous-arbrisseaux femelles du Gaultheria mucronata ou Pernettya mucronata vous gratifieront de beaux fruits de couleur rose à rouge. Les fruits résistent bien au gel et tiendront souvent jusqu'à la prochaine floraison en mai. Spectaculaire en hiver, le Melia azedarach ou margousier est un des rares arbres à offrir des fruits blancs à jaunes. De belles tailles, les boules persisteront du mois de mai jusqu'à la prochaine floraison. Les noyaux des fruits sont percés d'un trou et ils pourront être utilisés comme des perles, ce qui lui vaut le surnom d'"arbre à chapelet".
Le sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia) forme des grappes spectaculaires rouge orangé qui persistent jusqu’en hiver. La transformation en sauces salées, en chutneys ou en accompagnements pour le gibier valorise ces fruits sauvages souvent délaissés. Le sureau noir produit des corymbes de baies violet foncé qui mûrissent d’août à fin septembre. Il faut absolument éviter la confusion avec le sureau yèble toxique, plus petit et aux baies dressées vers le haut. La cueillette des plantes sauvages demande modération et respect de la nature. Une identification certaine évite tout risque d’empoisonnement. Les baies sauvages se conservent quelques jours au réfrigérateur ou se transforment rapidement après la cueillette. Les confitures, gelées et sirops constituent les préparations les plus courantes. Certaines plantes sauvages présentent des contre-indications ou demandent des précautions particulières. La consommation modérée reste la règle d’or.
Autres arbustes et arbres fruitiers utiles pour un jardin hivernal
- Le genévrier commun (Juniperus communis) produit des baies qui mûrissent lentement sur deux à trois années. Ces petits fruits passent du vert au bleu foncé avec une pellicule cireuse caractéristique. Les baies de genévrier parfument délicieusement les plats mijotés, les liqueurs digestives et même les limonades fermentées.
- L’aubépine (Crataegus monogyna) porte des fruits sauvages qui se prêtent particulièrement bien à la confection de gelées parfumées et de boissons fermentées légèrement alcoolisées.
- Le sureau noir, le sorbier des oiseleurs, le viorne et d’autres espèces apportent des fruits persistants et des reflets décoratifs pour un jardin nourricier en hiver.

Dans la pratique de jardin nourricier, les arbres et arbustes indigènes fournissent nourriture, abris et nids d’amour à la faune. Quand vous prévoyez planter un fruitier, assurez-vous de le faire au soleil et sur un sol bien drainé : c’est la base d’un bon développement pour tous ces végétaux. À l’automne, prenez soin d’y laisser les graines, les tiges et les fruits « déclassés ». Le sorbier d’Amérique (Sorbus americana), aussi nommé cormier, peut mesurer jusqu’à une dizaine de mètres. Autre arbuste indigène aux fruits persistants et tout aussi appréciés par nos amis à bec : la viorne trilobée (Viburnum trilobum), communément appelée Pimbina. Sorbier et viorne sont tous deux très rustiques et produisent de petites fleurs blanches printanières. Ils conviennent parfaitement aux berges et aux rivages et demandent peu d’entretien (ne tailler que le bois mort).
Terminons avec le rosier rugueux (Rosa rugosa), autre choix parfait pour votre jardin nourricier d’hiver. Cet arbuste haut de 1 à 2 mètres produit, en plus de ses fleurs estivales, un fruit riche en vitamine C qui persiste une bonne partie de l’hiver. Ces fruits font le bonheur des oiseaux, mais pas qu’eux! Lorsqu’ils sont récoltés après les premiers gels, on peut en faire gelée et ketchup. La maturation des fruits et leur conservation sur les branches prolongent la ressource hivernale, tout en offrant un aspect décoratif robuste au jardin.