Pour beaucoup JOE COCKER est né ce jour là, le dimanche 17 août 1969, troisième jour du festival. Né le 20 mai 1944 à Sheffield, la cité minière du nord de l’Angleterre. Il fait ses débuts dans des pubs et des cafés de la ville, la première fois en accompagnant son frère et son groupe de Skiffle, futur rock’n’roll, et pop-rock. Ses influences majeures sont Ray Charles et Lonnie Donegan. En 61 il prend le nom de Vance Arnold, et forme un nouveau groupe « Vance Arnold & The Avengers« . Le groupe joue surtout dans les pubs des reprises de Chuck Berry et Ray Charles. En 1963, dans la salle des fêtes de Sheffield, ils assurent la première partie d’un jeune groupe The Rolling Stones. Après une audition auprès du producteur Mike Leander, et l’enregistrement d’une bonne démo, Mike fait signer à JOE un contrat personnel avec Decca Records, qui publie un premier 45 tours, une reprise des Beatles « I’ll Cry Instead« . Malgré la présence de Jimmy Page à la guitare et une importante publicité investie par Decca, le single est un échec total. Qu’à cela ne tienne, JOE monte un nouveau groupe Joe Cocker’s Big Blues, et fait les premières parties de Manfred Mann et des Hollies en Angleterre, et dans les bases militaires américaines en France. En 1965 JOE COCKER retourne à son travail de gazier. et forment « The Grease Band« , comme pour le groupe précédent ils se produisent dans les pubs.
Un nouveau Grease Band se forme avec d’autres musiciens, seul Stainton fait parti de la nouvelle reformation, dont Tommy Eyre aux claviers. Denny Cordell leur obtient de jouer régulièrement au Marquee Club de Londres. et Cordell propose à JOE d’enregistrer une autre reprise des Beatles « With A Little Help From My Friends » surtout pour le public américain. On retrouve Jimmy Page à la guitare solo, B.J. (future Wings de Paul McCartney), Stevie Winwood. Le morceau entre au Top Ten et y grimpe jusqu’à la 1° place, n’arrivant qu’à la 68° place au Billboard américains. Pour la tournée McCullough est le seul guitariste. Le Grease Band tourne avec The Who en Angleterre en automne 1968, puis avec Gene Pitney, chanteur compositeur américain en hiver 1969. Il devient disque d’Or. Le groupe participe à quelques festivals importants tels le Festival De Folk de New Port, le Denver Pop Festival.

On trouve également sur l’album une superbe version d’un titre de Dave Mason « Feelin’ Alright« , qui devient aussi un classique de JOE COCKER. COCKER part en tournée aux USA, début 1970. JOE termine la tournée mentalement et physiquement épuisé. avant de sombrer dans l’alcoolisme et des périodes de fortes dépressions et d’autodestructions. Après presque deux années loin du monde musical JOE part en tournée avec le groupe qu’a réuni Chris Stainton. Les tournées s’enchainent, et arrive un nouvel album « Joe Cocker« .
JOE sombre de nouveau dans la dépression et se met à l’héroïne jusqu’en 73, mais continue d’abuser du tabac et de l’alcool. En 1976 COCKER accumule huit cent mille dollars de dettes envers A&M records, et se débat avec l’alcool. Il est complètement saoul. Si sur disque il parvient à cacher tant bien que mal son état, sur scène cela lui est impossible, au bout de deux morceaux, il s’effondre sans pouvoir se relever. 1977 voit la sortie du nouveau disque, avec la présence de Steve Gadd, Chuck Rainey, et Rob Harley. reçoit un accueil mitigé. COCKER se joint à la tournée Woodstock en Europe en 1979, puis joue à Central Park à New York devant 20,000 spectateurs.
Joe Cocker Live At Woodstock (full set)
Le succès est international et atteint la première place au Billboard, remporte un Grammy Award. Peu de temps après, COCKER est invité à chanter « You are so beautiful » avec Ray Charles à l’occasion d’un hommage réalisé par une chaine télé au Gand Ray. Le titre éponyme passe des centaines de fois par jour sur les ondes des radios du monde entier. Pour le disque JOE a fait appel à la crème des musiciens, David Beal - batterie, T.M. 10. A partir de ce moment la carrière de JOE COCKER suivra un tracé régulier, sans surprises, et loin des excès de tout genre, avec un succès régulier, mondial, planétaire.
Si la carrière de Joe Cocker a commencé en 1961, il s’est véritablement révélé au grand public en 1969 avec en point d’orgue une participation au festival de Woodstock. La suite de sa carrière est parsemée de classiques, de duos qui ont marqué les années 80 mais aussi de prestations calamiteuses à cause de son alcoolémie devenue notoire. Il sort son onzième opus Unchain My Heart en 1987. Ce disque succède au très réussi mais néanmoins chargé d’émotion Cocker. Si Unchain My Heart n’est pas le plus gros succès commercial du britannique, il figure toutefois dans son top 3. Il faut dire qu’il s’est entouré d’une flopée de grands musiciens à commencer par Clarence Clemons le fidèle compagnon de Bruce Springsteen.
Ça attaque fort avec « Unchain My Heart », une reprise qui ferait presque oublier que la version originale est signée Ray Charles. Cette version plus dynamique que l’original est une vraie réussite. Le jeu de basse de T.M Stevens sur « Two Wrongs » est fantastique. Un titre plus qu’agréable à écouter avec notamment un joli solo de guitare. Si Joe Cocker n’est pas un grand compositeur, il sait dénicher des auteurs de talent. « I Stand in Wonder » sonne très pop-rock alors que « The River’s Rising » est un bon vieux rock ou la voix éraillée du bonhomme fait merveille. La rythmique est omniprésente et les notes d’orgue hammond apporte un vrai plus à ce très bon titre. « Isolation » est une reprise de John Lennon. Un titre plein de sensibilité qui fait mouche suivi par le très pop « All Our Tomorrow ». Comme d’accoutumée, la mélodie est soignée et ça passe très bien à l’écoute. Je trouve personnellement que ce morceau n’a pas pris une ride malgré ses trente-trois ans. «A Woman Loves a Man » enchaîne avec sa mélodie sucrée. Ce n’est peut-être pas la meilleure chanson de Joe Cocker mais difficile de résister à ce fabuleux solo de trompette. Un de mes titres préférés déboule avec « Trust In Me ». Un titre interprété en duo avec la chanteuse australienne Renée Geyer. Superbe mélodie et musiciens au top, le tout dopé par un refrain entêtant et ce duo vocal hypnotisant. Après Renée Geyer, c’est au tour de Phoebe Snow de venir prêter main forte au natif de Sheffield sur le superbe « The One ». Un slow magnifiquement envoyé par le duo. Unchain My Heart est superbe album de plus à mettre à l’actif du regretté Joe Cocker.
- Années de formation et débuts en pub
- Succès croissant et collaborations prestigieuses
- Crises personnelles et renaissance
- Unchain My Heart et reconnaissance mondiale
1 2 Erlewine, Stephen Thomas. "Unchain My Heart - Joe Cocker". AllMusic. ↑ Minkoff, Myrna (12 December 1987). "Joe Cocker: Unchain My Heart". NME. ↑ "Dutchcharts.nl - Joe Cocker - Unchain My Heart" (in Dutch). Hung Medien. ↑ Pennanen, Timo (2021). "Joe Cocker". Sisältää hitin - 2. laitos Levyt ja esittäjät Suomen musiikkilistoilla 1.1.1960-30.6.2021 (PDF) (in Finnish). Helsinki: Kustannusosakeyhtiö Otava. ↑ "Offiziellecharts.de - Joe Cocker - Unchain My Heart" (in German). GfK Entertainment charts. ↑ "Norwegiancharts.com - Joe Cocker - Unchain My Heart". Hung Medien. ↑ "Swedishcharts.com - Joe Cocker - Unchain My Heart". Hung Medien. ↑ "Swisscharts.com - Joe Cocker - Unchain My Heart". Hung Medien. ↑ "Joe Cocker Chart History (Billboard 200)". Billboard. ↑ "Australiancharts.com - Joe Cocker - Unchain My Heart". Hung Medien. ↑ "Austriancharts.at - Joe Cocker - Unchain My Heart" (in German). Hung Medien. ↑ "100 Albums". RPM. 47 (21). 12 March 1988. ISSN 0033-7064. Archived from the original on 17 August 2016. ↑ "InfoDisc: Tous les "Chart Runs" des Albums classés depuis 1985 dans le Top Albums Officiel". InfoDisc (in French). Retrieved 23 February 2013.