C’est une nouvelle qui secoue depuis plusieurs semaines le petit monde des épiceries de nuit grenobloises. Fermer les épiceries de nuit… la nuit. La fermeture nocturne des épiceries de nuit n’est toutefois pas une nouveauté dans la capitale des Alpes.
Le calendrier des restrictions et l’arrêté municipal
Comme elle l’avait fait l’été dernier et, suivant l’exemple d’autres municipalités avant elle, la Ville de Grenoble a publié le 12 juin dernier, un arrêté pour signifier que “du 1er juin au 31 décembre 2025, les établissements titulaires d’une petite ou d’une grande licence à emporter devront être fermés de 22 heures jusqu'à 6 heures, du jeudi au dimanche inclus”. Une trentaine de commerces seraient concernés.
Une mesure, déjà appliquée durant l’été 2024 puis reconduite en 2025, que la municipalité entend prolonger sur l’ensemble de l’année 2026. Un cadre qui s’accompagnera de contrôles renforcés et de sanctions en cas de non-respect de l’arrêté.
Arguments et position de la municipalité
Une décision qu’assume et argumente la municipalité (voir par ailleurs) mais qui a fait bondir les commerçants concernés. La municipalité va de nouveau encadrer strictement l’activité des épiceries de nuit et des commerces pratiquant la vente d’alcool à emporter.
FOCUS - La Ville de Grenoble va de nouveau encadrer strictement l’activité des épiceries de nuit et des commerces pratiquant la vente d’alcool à emporter. Cette mesure, déjà appliquée durant l’été 2024 puis reconduite en 2025, que la municipalité entend prolonger sur l’ensemble de l’année 2026.
Réaction des commerçants et conséquences économiques
Les professionnels concernés dénoncent une atteinte directe à leur modèle économique. Yves Camara, propriétaire de trois boutiques visées par l’arrêté ne décolère pas. « Jusqu‘à fin décembre, c’est vraiment pour nous noyer ! On va en mourir. Les loyers, les crédits, les salariés ne seront pas payés. On va être obligés de sortir de l’argent de notre poche. On peut tenir un mois, deux mois. Mais pas six ! Là, ça entame complètement notre... »
Une trentaine de commerces seraient concernés. Ce au grand dam des professionnels concernés, qui dénoncent une atteinte directe à leur modèle économique.
Contexte national et comparaisons
Les 515 villes où Need at Night a listé les commerces, pharmacies, restaurants, tabacs ouverts la nuit : Achères, Alfortville, Allonnes, Amiens, Amsterdam, Amsterdam-Zuidoost, Anderlecht, Anet, Angerville, Antibes, Antony, Arcis-sur-Aube, Arcueil, Argenteuil, Arnouville, Arpajon, Asnières, Asnières-sur-Seine, Athis-Mons, Aubergenville, Aubervilliers, Aulnay-sous-Bois, Auray, Avignon, Avrainville, Bagneux, Bagnolet, Bailly, Bailly-Romainvilliers, Ballancourt-sur-Essonne, Beauchamp, Beaumont-sur-Oise, Beauvais, Bègles, Besançon, Bessancourt, Betton, Bezons, Bobigny, Bois-Colombes, Bois-d'Arcy, Boissy-Saint-Léger, Bondoufle, Bondues, Bondy, Bonneuil-sur-Marne, Bonnières-sur-Seine, Bordeaux, Bordeaux LE LAC, Boulogne, Boulogne-Billancourt, Bourg-la-Reine, Brétigny-sur-Orge, Breuillet, Brie-Comte-Robert, Brive-la-Gaillarde, Bruxelles, Bruyères-sur-Oise, Bruz, Bry-sur-Marne, Buchelay, Bussy-Saint-Georges, Cabriès, Cachan, Caluire, Cannes, Cannes La, Carcès, Carling, Carrières-sous-Poissy, Carrières-sur-Seine, Cergy, Cesson-Sévigné, Chambly, Chambourcy, Champagne-sur-Seine, Champigny-sur-Marne, Champs-sur-Marne, Chantilly, Charenton, Châteaudun, Chartres, Châteaubourg, Châteaugiron, Châtenay-Malabry, Châtillon, Chatou, Chaville, Chelles, Choisy-le-Roi, Clamart, Clermont-Ferrand, Clichy, Clichy-sous-Bois, Colombes, Créteil, Dijon, Draguignan, Drancy, Draveil, Évry, Fontainebleau, Fontenay-sous-Bois, Fréjus, Gennevilliers, Gentilly, Grenoble, Grigny, Guyancourt, Issy-les-Moulineaux, Ivry-sur-Seine, Jette, Joinville-le-Pont, Juvisy-sur-Orge, Le Havre, Le Mans, Lille, Limoges, Lisbonne, Lyon, Marseille, Meaux, Metz, Montreuil, Nanterre, Nantes, Nice, Orléans, Paris, Rennes, Rouen, Saint-Denis, Saint-Ouen, Strasbourg, Toulouse, Tours, et bien d'autres.
Cette liste met en évidence que la question des commerces de nuit est nationale et internationale, avec des pratiques et des régulations très variables selon les villes et les pays.
Impacts locaux : vie de quartier, sécurité et services
La fermeture nocturne des épiceries de nuit vise à répondre à des enjeux de tranquillité publique et d'ordre public, selon les autorités municipales. Une mesure qui s’accompagnera de contrôles renforcés et de sanctions en cas de non-respect de l’arrêté.
La fermeture nocturne des épiceries de nuit n’est toutefois pas une nouveauté dans la capitale des Alpes. La municipalité avait déjà instauré un premier arrêté à l’été 2024, avant de le reconduire de juin 2025 à la fin de l’année.

Qui est concerné et quelles licences ?
Les établissements titulaires d’une petite ou d’une grande licence à emporter devront être fermés de 22 heures jusqu'à 6 heures, du jeudi au dimanche inclus. La mesure cible spécifiquement les commerces pratiquant la vente d’alcool à emporter ainsi que les épiceries de nuit.
Scénarios possibles pour les commerçants
Les commerçants évoquent des difficultés financières aiguës : loyers, crédits, salaires. On va être obligés de sortir de l’argent de notre poche. On peut tenir un mois, deux mois. Mais pas six !
La reconduction répétée des arrêtés et l’extension envisagée à l’année 2026 augmentent l’incertitude sur la viabilité des modèles économiques des boutiques ouvertes la nuit.
Mesures d’accompagnement et pistes de dialogue
Une décision qu’assume et argumente la municipalité (voir par ailleurs). Des contrôles renforcés et des sanctions sont prévus en cas de non-respect de l’arrêté, ce qui montre la volonté de la municipalité d’assurer l’application effective des règles.
Pour limiter les impacts économiques, des mesures d’accompagnement, des aides ciblées ou des aménagements horaires négociés pourraient être discutés entre la municipalité et les représentants des commerçants. La concertation apparaît comme une voie pour éviter la rupture définitive d’activités qui fournissent des services nocturnes à la population.

Points à retenir pour les habitants de Grenoble
- Depuis l’été 2024, Grenoble encadre l’activité des épiceries de nuit par des arrêtés municipaux.
- L’arrêté publié le 12 juin impose la fermeture de 22h à 6h du jeudi au dimanche pour les établissements titulaires d’une petite ou grande licence à emporter, du 1er juin au 31 décembre 2025.
- La municipalité envisage de prolonger la mesure pour l’année 2026 et renforce les contrôles et sanctions.
- Environ une trentaine de commerces locaux seraient concernés, provoquant l’inquiétude des commerçants sur la pérennité de leurs activités.
- La question s’inscrit dans un contexte national où des centaines de villes recensent des commerces ouverts la nuit, avec des régulations diverses.
Tableau récapitulatif
| Élément | Contenu |
|---|---|
| Dates de l’arrêté | 1er juin - 31 décembre 2025 (fermeture 22h-6h du jeudi au dimanche) |
| Heures concernées | 22 heures à 6 heures |
| Commerces ciblés | Épiceries de nuit et commerces avec petite/ grande licence à emporter |
| Nombre estimé | Environ 30 commerces |
| Sanctions | Contrôles renforcés et sanctions en cas de non-respect |
L’enseigne André en difficulté, fermeture d’une boutique installée depuis 1928 à Grenoble
Une trentaine de commerces seraient concernés. La reconduction répétée des arrêtés et l’extension envisagée à l’année 2026 augmentent l’incertitude sur la viabilité des modèles économiques des boutiques ouvertes la nuit.
tags: #alimentation #de #nuit #grenoble