Addiction aux fruits rouges : causes, effets, risques et traitements

Lorsque l’on évoque les addictions, les substances qui viennent à l’esprit sont surtout les drogues (cannabis, cocaïne, héroïne, etc.), l’alcool et le tabac. Pour éviter de tomber dans le cercle vicieux de l’addiction aux médicaments, il est important d’être bien informé sur les risques et les symptômes d’un tel comportement addictif. Quels sont les médicaments addictogènes ? Tous les médicaments, heureusement, ne sont pas susceptibles de créer une dépendance auprès du patient qui les consomme. Les traitements les plus à risque en termes d’addiction sont ceux que l’on appelle les substances psychotropes ou médicaments psychoactifs. Il s’agit de médicaments qui agissent sur l’activité cérébrale et mentale, largement utilisés pour traiter des troubles psychiques comme la dépression, les troubles de la personnalité, etc. ou pour le sevrage d’autres substances addictives. On y trouve des médicaments comme les antidépresseurs, les anxiolytiques ou encore les neuroleptiques. L’usage d’antalgiques opiacés, prescrits pour lutter contre la douleur, peut aussi créer de la dépendance.

Comme pour n’importe quelle autre addiction, il existe une dépendance à la fois physique et psychique aux médicaments. La dépendance physique tient surtout à la tolérance croissante du corps face aux médicaments, qui implique une consommation de plus en plus importante pour ressentir les effets de la substance. Le penchant psychique concerne quant à lui le plaisir ressenti par la prise de certains médicaments qui ont un effet euphorisant, tranquillisant, qui diminuent la fatigue, etc. Ce sentiment provoqué par un médicament psychotrope est d’ailleurs la raison première de leur usage récréatif détourné. Et cela n’est pas sans conséquence : une consommation de médicaments addictogènes sans ordonnance ni suivi médical est d’autant plus dangereuse. Plus la durée du traitement est longue, plus le risque de devenir dépendant est important. Si ces signes d’alerte semblent clairs et faciles à remarquer, ils sont en réalité parfois plus insidieux. Il peut donc être difficile de diagnostiquer le début d’une addiction.

En augmentant considérablement le rythme du cœur et la tension, la cocaïne présente un risque d’arrêt cardiaque ou de crise épileptique, même dès la première prise. Le fait d’être bien informé sur les médicaments est un premier prérequis pour éviter de sombrer dans la dépendance. Mais le plus important reste de suivre les prescriptions et conseils de son médecin. Il est le plus à même de déterminer quel médicament, quelles doses et quelle durée de traitement sont les plus appropriés pour son patient. Dès les premiers signes d’une addiction potentielle, il convient de prendre à nouveau rendez-vous avec son médecin généraliste ou le spécialiste prescripteur, ou de se rapprocher d’un pharmacien. Enfin, il est important de rappeler les dangers de l’automédication ou de l’achat de médicaments en dehors d’un parcours médical. La codéine, la kétamine, les antidépresseurs et bien d’autres substances peuvent en effet être vendus « sous le manteau », de façon totalement illicite.

Infographie: Mécanismes des dépendances médicamenteuses et leurs risques

Comme pour l’alcool ou les drogues, faire un sevrage de médicaments seul, sans accompagnement clinique et psychologique, présente un danger. Le corps, habitué aux médicaments, peut réagir de façon violente face à un arrêt soudain de la consommation. C’est pourquoi la meilleure manière de soigner une addiction aux médicaments est de se tourner vers un médecin : médecin généraliste, psychiatre, addictologue, etc. Il existe aussi des associations qui peuvent aider les personnes addicts aux médicaments, comme SOS Addictions, l’ASUD, Addictions France, etc. Ces spécialistes pourront diriger le patient vers un hôpital, une clinique ou un centre qui saura mettre en place un sevrage adapté.

Les 2 minutes du Doc - Faire équipe dans le sevrage

Faits spécifiques sur les addictions liées à l’alimentation et au sucre

Omniprésent dans l'alimentation, le sucre peut rendre "addict" et entraîner plusieurs problèmes de santé. L’addiction au sucre n’est pas reconnue comme une pathologie au même titre qu’une addiction à d’autres substances comme l’alcool, mais des constats neurobiologiques mettent en évidence des similarités entre les processus addictifs et la prise de certains aliments notamment ceux riches en sucres ou en graisses. Le sucre agit sur les neurones en activant un circuit appelé système de récompense. Cependant, une stimulation excessive du cerveau par des aliments très caloriques et très riches en sucres peut entraîner un dysfonctionnement de ce système, une perte de contrôle et l’addiction peut apparaître.

Selon l’ANSES, 20 à 30% des Français ont des apports en sucre supérieurs à 100 grammes par jour; l’excès nuit à la santé mais sa sur-consommation est parfois difficile à contrôler. Les signes évocateurs d’une addiction au sucre ne sont pas des « symptômes » clairs comme pour d’autres dépendances, mais des indices tels que l’impossibilité de contrôler la consommation malgré les conséquences défavorables sur la santé. Des techniques comme la méditation de pleine conscience et la cohérence cardiaque peuvent aider à modifier les comportements addictifs dans la durée. L’hypnose peut aussi être proposée pour se défaire d’une addiction au sucre, bien que les séances ne soient pas systématiquement remboursées par la sécurité sociale.

Comment prévenir et traiter les addictions liées à l’alimentation et au sucre

  • Éduquer et informer sur les risques et les mécanismes des addictions afin de prévenir le passage à l’acte compulsif.
  • Favoriser un cadre de soutien social et familial, et structurer les journées pour limiter l’impulsivité alimentaire.
  • Consulter un médecin traitant ou un spécialiste en nutrition et addictologie en cas de doute ou de signes d’addiction.
  • En cas de dépendance avérée, envisager un accompagnement psychologique et, si nécessaire, des thérapies comme la PNL ou l’hypnose selon les cas.

Signes et mécanismes des addictions et sevrage

Le sevrage est un état corporel qui se présente lorsque les concentrations du produit dans les tissus et le sang diminuent. Le sevrage est obligatoire pour cesser de consommer tout en étant un marqueur de l’addiction : une personne qui peut abandonner du jour au lendemain n’est pas addicte. Il provoque le développement de modifications comportementales, en lien avec des signes cognitifs et physiologiques. L’addiction est un trouble neurologique qui affecte le système de récompense présent dans le cerveau. Les drogues induisent une activation directe du circuit cérébral de récompense, qui est lui-même impliqué dans le renforcement du comportement et des souvenirs. Le fait d’avoir à affronter les forces de l’ordre ou de la justice peut être une conséquence lourde des comportements addictifs.

Schéma du circuit de récompense et impact des substances sur la dopamine

La dépendance relève plus de l’organique, du biologique et du chimique. L’addiction peut-elle être la résultante d'une mauvaise gestion des émotions ? C’est possible, mais lorsqu’elle perd ses effets, elle devient une source de souffrance et de détresse pathologique. L’objectif de la prise en charge est d’évaluer le type de consommation, la fréquence et la quantité, et d’orienter vers un accompagnement adapté (hospitalisation, service d’addictologie, psychothérapie). La programmation neuro-linguistique (PNL) peut aider à comprendre le comportement du patient et à modifier les mécanismes de plaisir associés à une addiction.

tags: #addiction #aux #fruits #rouges