L’entorse de la cheville est une pathologie courante, notamment chez les sportifs. Afin de la prendre en charge de manière rapide et efficace, il existe un protocole a fait ses preuves depuis de nombreuses années : le protocole RICE, acronyme de l’anglais Rest Ice Compression Elevation. Chacun des lettres représente un des éléments de ce protocole.
En français, on utilise également l’appellation de protocole GREC (Glaçage Repos Elévation Compression). Celui-ci est mis en place en phase aiguë ou en traitement post-opératoire. Une période de repos permet de mieux cicatriser ou récupérer après une blessure. C’est une erreur fréquente chez les sportifs : ceux-ci poursuivent leur activité malgré la blessure car ils ressentent moins la douleur à chaud.
Autre erreur à éviter : la reprise précipitée de l’activité physique, propice à la rechute. En cas d’entorse, il faut donc stopper immédiatement l’activité physique et glacer. Cette glace ne doit jamais être en contact direct avec peau. Il faut répéter des applications d’une durée comprise entre 20 et 30 minutes. Poche de glace, gel, ou encore mieux, un dispositif de cryothérapie tel que Winshock, sont particulièrement adaptés à ce type de traitement.
La compression est une phase à ne pas négliger dans le protocole RICE. En effet, elle permet de faciliter le renvoi du sang vers le cœur, ce qui permettre d’améliorer et d’accélérer le processus de guérison. Comme la compression, l’élévation va accélérer le renvoi du sang vers le cœur et accélérer le processus de guérison.
Par ailleurs, depuis quelques années, des évolutions à ce protocole de base sont apportées afin de l’améliore. Ainsi, on parle de plus en plus de PRICE, en y ajoutant la notion de protection. En 2011, l’équipe de Bleakley (Angleterre) a même proposé d’aller encore plus loin en évoquant l’appellation de POLICE (Protection, Optimal Loading, Ice, Compression, Elévation). Cette notion de charge optimale qui vient s’ajouter aux étapes citées précédemment s’appuie sur le fait qu’en rééducation fonctionnelle, il existe une charge mécanique qui favorise la cicatrisation des tissus.
La principale problématique reste néanmoins de trouver la charge (et la décharge) optimale afin que la cicatrisation soit réellement optimisée. De plus, ici la notion de repos total est remise en cause, comme elle l’est d’ailleurs de plus en plus pour de nombreuses pathologies. Intérêt de l’intégration du dispositif GAMEREADY dans le protocole R.I.C.E.
Répartition temporelle: comment et combien de temps glacer une entorse ?
Appliquer de la glace est sans doute l’un des premiers réflexes en cas d’entorse. Très courantes, les entorses n’en sont pas moins douloureuses et invalidantes. Pour limiter les dégâts à long terme, elles doivent être prises en charge correctement le plus tôt possible. Et la première étape consiste généralement à appliquer de la glace sur la cheville, le genou ou le poignet en question…
La douleur associée à l’inflammation sert de signal d’alarme pour nous inciter à protéger la zone blessée. Comme nous vous l’expliquions dans notre article dédié à l’entorse de la cheville, le froid a une triple action sur l’entorse : antidouleur, anti-inflammatoire et vasoconstricteur. Dans le détail, l’engourdissement causé par le froid aide à atténuer la sensation de douleur associée à l’entorse, ce qui permet aux personnes blessées de mieux supporter la blessure.
La glace aide aussi à réduire l’inflammation en resserrant les vaisseaux sanguins autour de la zone blessée, ce qui limite le flux sanguin et diminue ainsi le gonflement. En premier recours, vous pouvez tout à fait utiliser un sac de petits pois, voire un sac de congélation rempli de glaçons. Vous pouvez également utiliser une poche de glace réutilisable, spécialement conçue pour cet usage.
« Quoi qu’il en soit, n’appliquez jamais ces dispositifs à même la peau ! » prévient la Dre Chartier. En vidéo : « Comment savoir si j’ai bien une entorse ? » Vous l’aurez compris, le froid est un excellent remède naturel pour soulager la douleur en cas d’entorse. Il est généralement recommandé de glacer la zone affectée le plus tôt possible pendant 15 à 20 minutes. Bon à savoir : n’appliquez pas de glace sur une plaie ouverte ou infectée.
Comme indiqué, il est recommandé de glacer une entorse 15 à 20 minutes toutes les 2 à 3 heures pendant les premières 48 heures suivant la blessure. Glacer une entorse plus de 20 minutes peut causer des dommages à la peau et aux tissus sous-cutanés. En effet, l’application prolongée de glace peut entraîner une vasoconstriction excessive, réduisant ainsi le flux sanguin vers la zone touchée.
La glace ne peut guérir un traumatisme grave à elle seule. Guérir d’une entorse nécessite une approche en plusieurs étapes : appliquez de la glace sur la zone blessée pour soulager la douleur et réduire l’inflammation, évitez de mettre du poids sur l’articulation blessée et laissez-lui le temps de se reposer, sans oublier de la surélever autant que possible pour aider à réduire l’enflure. Si besoin, pensez aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pour réduire la douleur et l’inflammation.
Progression et rééducation
Une fois que la douleur et l’enflure ont diminué, entamez les exercices de rééducation et de renforcement pour restaurer la force et la stabilité de votre articulation. Le kinésithérapeute joue un rôle clé dans la rééducation et la récupération après une entorse de la cheville. Son intervention vise à réduire la douleur, restaurer la mobilité et prévenir les récidives grâce à une approche progressive et personnalisée.
Réduction de la douleur et du gonflement: techniques de drainage, de cryothérapie et exercices doux pour limiter l’inflammation. Restauration de la mobilité et du renforcement musculaire: progression des exercices de mobilité et de renforcement, avec des programmes d’équilibre adaptés. Amélioration de l’équilibre et de la proprioception: stimulation neuromusculaire pour prévenir les récidives. Prévention des récidives: soins appropriés réduisent le risque de nouvelles entorses.
La reprise de l’activité sportive dépend du niveau d’entorse: 1 à 3 semaines pour bénigne, 4 à 6 semaines pour moyenne, 6 semaines à 3 mois pour grave. Dans les cas légers à modérés, la marche peut être envisagée avec précautions et béquilles ou attelle selon la tolérance. Dans les entorses graves, une stabilisation et une rééducation importante sont nécessaires pour éviter les récidives et les douleurs chroniques.
Le diagnostic et le traitement reposent sur une consultation médicale, radiographie pour exclure une fracture et parfois une échographie pour affiner le diagnostic et orienter le soin. Le kinésithérapeute contribue à la rééducation et à la prévention des récidives par des exercices proprioceptifs et des plateformes instables.
Aspects pratiques et ressources complémentaires
Les différents stades de gravité d'une entorse: bénigne (I), moyenne (II) et grave (III) avec des symptômes et traitements adaptés. Les facteurs favorisants incluent la pratique sportive, les surfaces irrégulières, les chaussures inadaptées et les anomalies structurelles.
Les types d’entorses incluent surtout l’entorse du ligament latéral externe, mais aussi latéral interne et médio-pied nécessitant parfois des bottes de marche ou une immobilisation spécifique. La durée de cicatrisation ligamentaire est estimée autour de 45 jours, avec immobilisation et rééducation progressive pour restaurer stabilité et proprioception.
- Repos et élévation pour limiter l’œdème
- Glacer la zone touchée par des gestes adaptés
- Attelle ou botte selon la gravité et le type d’entorse
- Rééducation progressive et proprioception
- Contrôles médicaux et radiographie si douleur ou suspicion de fracture

Tableau récapitulatif des éléments clefs
| Élément | Description |
|---|---|
| RICE | Repos, Ice (glace), Compression, Elevation |
| GREC | Glaçage Repos Elévation Compression |
| POLICE | Protection, Optimal Loading, Ice, Compression, Elevation |
| Durée glace | 15-20 minutes toutes les 2-3 heures les 48 premières heures |
| Durée immobilisation | Environ 45 jours pour cicatrisation ligaments |