La production de matériaux alvéolaires à base de cellulose est un concept qui s’est imposé avec force ces derniers années.
De nombreuses recherches ont démontré par exemple les excellentes propriétés isolantes des aérogels obtenus par lyophilisation d’une dispersion de microfibrilles.
Ce procédé n’étant pas facilement transférable à l’échelle industrielle, des alternatives ont été étudiées, telles que la génération d’une mousse liquide par injection d’air dans une suspension de particules cellulosiques, suivie par la consolidation en mousse solide par évaporation de l’eau.
Le générateur peut être alimenté avec des formulations très variées, contentant des particules de différentes tailles, des fibres ainsi que des agents moussants ou stabilisants de la mousse.
Ce procédé se révèle difficile à mettre en oeuvre, car il nécessite la connaissance de tours de main portant en particulier sur l'incorporation de la crème chantilly à la préparation de purée de fruits et de gélatine, cette incorporation devant entre autres être effectuée à la bonne température et sans casser la mousse qui caractérise la crème chantilly.
Pour faciliter et rendre plus rapide la fabrication de mousses de fruits, on utilise aussi une technique qui fait appel à une préparation industrielle sous forme de poudre que l'on trouve dans le commerce et qui est en général à base de poudre de fruits lyophilisés, de gélatine en poudre, de dextrose ainsi que divers agents conservateurs colorants ou arômes.
L'invention vise également à simplifier considérablement la fabrication de mousses alimentaires en supprimant purement et simplement l'opération la plus délicate qui consiste à incorporer la préparation à base de purée par exemple de fruits à la crème chantilly préalablement fabriquée.
La mousse obtenue selon l'invention présente l'aspect, la texture et les qualités gustatives des meilleures mousses réalisées par le procédé traditionnel.
Elle est stable pendant toute la période durant laquelle elle peut être consommée, et elle permet un bon découpage.
Pour préparer ultérieurement la mousse de fraise, on laisse décongeler la composition dont la fabrication vient d'être décrite et on la place dans un batteur avec de la crème de lait de vache froide à raison d'un kilo de préparation à base de purée de fraise pour 0,6 litre de crème.
Il est bien entendu que le mode de réalisation qui vient d'être décrit ci-dessus ne présente aucun caractère limitatif et qu'il pourra recevoir toute modification désirable sans sortir pour cela du cadre de l'invention.
C'est ainsi par exemple que l'on peut selon l'invention réaliser toutes mousses habituelles à base de fruits tels que cerises, fraises, groseilles, pêches, abricots, agrumes, fruits de la passion ou marrons etc....
Dans le contexte actuel de développement durable et de l’épuisement des ressources fossiles, trouver des homologues biosourcés et biodégradables aux mousses plastiques synthétiques, comme le polystyrène expansé (PSE) s’impose plus que jamais comme une nécessité.
La cellulose, elle, est un produit biosourcé, biodégradable, abondant et non nécessaire à l’alimentation.
Dans le cadre de projets Carnot PolyNat (2014-2018), un pilote de foisonnement entièrement instrumenté a été conçu, développé et mis en place au Laboratoire Rhéologie et Procédés (LRP).
Alternative aux procédés industriels actuels, son principal avantage réside en la capacité à maîtriser parfaitement le taux d’air incorporé dans la matrice de départ tout en permettant une fabrication en continu adaptable à l’échelle industrielle.
Des résultats prometteurs ont déjà permis l’obtention de matériaux à base de mélange 100% cellulose.
L’un des objectifs actuels est la caractérisation la plus poussée et rigoureuse des matériaux liquides et solides fabriqués, notamment au niveau des propriétés de structure, autrement dit, la détermination du type et de la distribution de tailles des alvéoles formées.
La partie génération de mousses est aujourd’hui bien aboutie, avec la formulation de suspensions à base de cellulose micro-fibrillée (MFC), ainsi que celle liée à l’identification de la technique de foisonnement la plus adaptée.
Les projets ont permis la conception et la maîtrise de bancs pilotes générateurs de mousse permettant de produire en continu des mousses stables à taux d’aération contrôlé.
La stabilisation des mousses et des crèmes est un aspect fondamental de la pâtisserie, garantissant des textures parfaites et durables.
Des facteurs tels que les ingrédients, l'équilibre et les techniques de transformation influencent le résultat final.
La stabilisation des mousses et des crèmes est un aspect crucial de la pâtisserie, car elle influe directement sur la qualité esthétique et organoleptique du produit final.
Une structure bien Stabilisée garantit une texture veloutée, homogène et résistante dans le temps, en évitant l'affaissement ou les altérations indésirables.
Cependant, il n'est pas toujours facile de trouver le bon équilibre entre légèreté et étanchéité : les problèmes les plus courants sont le désassemblage, dû à une mauvaise incorporation d'air ou à un dégagement excessif d'humidité, et la séparation des ingrédients, souvent causée par des émulsions instables ou des erreurs dans la gestion de la température.
Une consistance trop liquide ou, au contraire, trop compacte peut également compromettre le résultat, rendant la mousse ou la crème peu appétissante et difficile à travailler.
La stabilité des mousses et des crèmes dépend d'un équilibre minutieux entre les ingrédients, chaque composant jouant un rôle spécifique dans la structure finale.
Les matières grasses, telles que la crème ou le beurre de cacao, apportent l'onctuosité et le soutien, tandis que les sucres non seulement sucrent, mais contribuent également à la texture et à la rétention d'humidité, réduisant ainsi le risque de synérèse.
Les liquides, quant à eux, doivent être dosés avec précision pour éviter les textures trop molles ou instables.
Outre la formulation, la température est un facteur déterminant à chaque étape de la préparation : un refroidissement progressif favorise la solidification des textures fouettées, tandis que les changements de température peuvent entraîner une séparation ou une perte de volume.
L'incorporation de l'air joue également un rôle clé, notamment dans les mousses, où un mauvais assemblage de la crème ou des blancs d'œufs peut compromettre la légèreté et la stabilité du mélange.
Pour obtenir des mousses et des crèmes stables et parfaitement texturées, il est essentiel de connaître les ingrédients clés qui contribuent à la stabilisation.
Les gélifiants et épaississants, tels que la gélatine, l'agar agar, la pectine et les amidons, jouent un rôle crucial dans la cohésion de la texture : la gélatine donne une texture élastique et souple, tandis que l'agar agar, d'origine végétale, permet une gélification plus compacte et plus résistante à la chaleur.
La pectine est particulièrement utile dans les préparations à base de fruits, tandis que les amidons, comme l'amidon de maïs ou la fécule, servent d'épaississants dans les crèmes cuites, apportant une texture veloutée, en savoir plus ici.
Les protéines, présentes dans l'albumine, la crème et le mascarpone, contribuent à la fois à la structure et à la stabilité : les blancs d'œufs fouettés créent un réseau de bulles d'air qui donnent de la légèreté aux mousses, la crème, grâce à sa teneur en matières grasses, aide à stabiliser l'émulsion, tandis que le mascarpone apporte de l'onctuosité et du corps.
Les sucres jouent également un rôle clé, influençant non seulement la saveur mais aussi la texture et la conservation : le dextrose et le glucose abaissent le point de congélation, empêchant la formation de cristaux de glace dans les préparations congelées, tandis que le saccharose aide à maintenir une humidité adéquate, améliorant l'onctuosité et la durabilité des crèmes.
Pour obtenir des mousses et des crèmes d'une consistance parfaite, la technique de travail joue un rôle essentiel, à commencer par l'assemblage correct de la crème et de la meringue.
La crème doit être fouettée jusqu'à ce qu'elle atteigne une consistance semi-ferme, afin qu'elle conserve une structure stable sans devenir granuleuse ou trop rigide, ce qui compromettrait la légèreté de la mousse.
La meringue, quant à elle, doit être travaillée avec précision : une meringue italienne, stabilisée par le sirop de sucre cuit, offre une structure plus solide, tandis qu'une meringue française, plus délicate, nécessite plus de soin lors de l'incorporation.
L'émulsification est un autre aspect crucial pour éviter la séparation des ingrédients, en particulier dans les crèmes à base de chocolat ou de beurre : une émulsion stable est obtenue en versant progressivement le composant liquide sur la partie grasse, en mélangeant à l'aide d'une spatule ou en utilisant un mélangeur à immersion pour favoriser une dispersion uniforme des particules grasses.
L'utilisation de gélifiants demande également de la précision : la gélatine doit être hydratée dans de l'eau froide, puis dissoute délicatement et incorporée sans changement de température, tandis que l'agar agar nécessite un court temps de cuisson pour activer son pouvoir gélifiant.
La pectine, souvent utilisée dans les préparations à base de fruits, doit être mélangée au sucre pour éviter les grumeaux.
Les erreurs de stabilisation des mousses et des crèmes peuvent compromettre irrémédiablement la qualité de la préparation, mais la compréhension des causes permet d'adopter des solutions efficaces.
L'un des problèmes les plus courants est la synérèse, c'est-à-dire la libération du liquide de la structure, souvent due à une émulsion instable ou à une mauvaise utilisation des épaississants.
Pour éviter ce problème, il est essentiel d'équilibrer correctement les graisses et les liquides, d'utiliser des émulsifiants appropriés (comme la lécithine dans le chocolat) et de respecter les temps de refroidissement.
Le démontage d'une mousse ou d'une crème, en revanche, peut résulter d'une crème trop fouettée ou d'une incorporation insuffisante d'air, ce qui entraîne l'éclatement de la structure.
La solution consiste à fouetter la crème jusqu'à obtenir une consistance semi-ferme et à la mélanger délicatement en effectuant des mouvements de bas en haut, en évitant la perte de volume.
Le dosage des épaississants doit également faire l'objet d'une attention particulière : un excès de gélatine ou d'amidon peut rendre la consistance caoutchouteuse ou trop ferme, tandis qu'une quantité insuffisante peut conduire à une structure faible et instable.
Il est essentiel de respecter les proportions correctes et de les adapter au type de préparation pour obtenir le résultat souhaité.
Enfin, la gestion de la température est essentielle : un refroidissement trop rapide peut provoquer un choc thermique et la séparation des ingrédients, tandis qu'une réfrigération insuffisante empêche une bonne stabilisation.
Il est toujours recommandé de laisser reposer les mousses au réfrigérateur pendant au moins 4 à 6 heures, voire plus longtemps si nécessaire, afin de garantir une texture uniforme et bien structurée.
Une mousse est généralement un dessert qui a pris une consistance légère semblable à de la mousse.
La structure est obtenue par les effets combinés d’ingrédients fonctionnels - un agent gélifiant/stabilisant et un agent moussant - et le processus de fouettage utilisé dans la fabrication.
Les ingrédients sont similaires à ceux utilisés dans les prémélanges de crème glacée ou de yaourt, bien que des pourcentages plus élevés d’agents gélifiants soient utilisés.
Ceux-ci comprennent la gélatine, la carraghénane, la gomme de xanthane, la gomme de guar, la gomme de caroube et les alginates.
Les agents à fouetter comprennent le blanc d’oeuf (dans les produits «traditionnels»), les protéines de lactosérum, les stéaroyl lactylates de sodium et de calcium et les esters d’acide lactique des mono- et di-glycérides d’acides gras.
La préparation du prémélange est la première étape de la production de mousse; à l’étape suivante, le mélange est pasteurisé puis fouetté avant d’être rempli dans des cuves et réfrigéré.
Cette partie du processus est réalisée à l’aide d’un aérateur continu et elle n’est pas traitée dans ce rapport.
Les ingrédients liquides sont pesés/dosés dans la cuve de traitement.
Des ingrédients en poudre - du lait écrémé en poudre, du sucre, etc.
Les ingrédients fonctionnels sont ajoutés.
Les additifs épaississants et stabilisants ont encore plus tendance à s’agglomérer.
Le chauffage de l’eau ou du lait peut augmenter la difficulté de mouiller les poudres, car certaines protéines «grumelent» davantage.
Un mélangeur Silverson à Haut Cisaillement peut surmonter ces difficultés.
Cela peut être réalisé en ajoutant un mélangeur En Ligne au procédé existant, par exemple lors de la décharge d’un dispositif de mélange continu classique poudre/liquide.
Le produit est expulsé à travers le stator tandis que des matières fraiches pénètrent dans la tête de travail.
Le produit est expulsé à travers le stator tandis que des matières fraiches pénètrent dans la tête de travail.
La crème fraîche liquide ou fleurette à 35-40% de matières grasses pour sa saveur préservée à la suite d’un traitement thermique limité à la pasteurisation.
L’action mécanique permet une dispersion de gaz (sous forme d’air) dans la crème et une augmentation du volume.
Sa teneur en matière grasse, de l’ordre de 35%, confère à la crème sa texture épaisse, et son aptitude, pendant le battage, à maintenir les bulles d’air dans la masse.
Dissociation par rupture de l’émulsion (désorption de l’eau et de la matière grasse) avec formation d’un amas de beurre et d’un liquide : le babeurre.
Utiliser du gélifiant pour Chantilly.
Certaines fruits (comme l’ananas, le kiwi, le cassis, …) contiennent des enzymes protéolytiques.
Une mousse est généralement un dessert qui a pris une consistance légère semblable à de la mousse.

Éléments clés de formulation et technique
La structure des mousses résulte des effets combinés d’ingrédients fonctionnels et du procédé de fouettage, avec des agents gélifiants et stabilisants tels que gélatine, carraghénane, gomme de xanthane, gomme de guar, gomme de caroube et alginates.
Les protéines, présentes dans l'albumine, la crème et le mascarpone, contribuent à la fois à la structure et à la stabilité, tandis que les blancs d'œufs fouettés créent un réseau de bulles d'air.
Les liquides doivent être dosés avec précision pour éviter les textures trop molles ou instables, et les lipides apportent l'onctuosité et le soutien.
L'air et ses 4 expériences
Pour obtenir des mousses et des crèmes d'une consistance parfaite, la technique de travail est essentielle: assemblage correct de la crème et de la meringue, puis fouettage jusqu’à consistance semi-ferme.
Le refroidissement progressif et le maintien à température contrôlée permettent une stabilisation et empêchent la séparation.
La synérèse, résultant d’une émulsion instable ou d’apprêts inadéquats des épaississants, peut être évitée par un équilibre graisse/liquide et des émulsifiants appropriés.
Le dosage des épaississants doit être adapté et surveillé pour éviter une texture caoutchouteuse ou trop ferme; le temps de repos au réfrigérateur est crucial pour une texture uniforme.
Tableau récapitulatif des composants et rôles
| Élément | Rôle | Exemples |
|---|---|---|
| Gélifiants | Coagulation et cohésion | gélatine, agar, pectine |
| Épaississants | Épaississement et stabilité | amidon, fécule |
| Protéines | Structure et stabilité | albumine, crème, mascarpone |
| Agents moussants | Base de textures légères | blanc d’œuf, protéines de lactosérum |
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