Bienvenue à tous et à toutes dans ce nouvel article dans lequel nous allons découvrir un nouveau mot de vocabulaire arabe. Il s’agit là d’un mot particulier, riche en sens et en saveur, très apprécié dans le monde arabe et ailleurs. Il est également le symbole de la fête, de la pâtisserie, de l’enfance et de moments joyeux passés en famille. Nous parlons bien évidemment du sucre. Comment dit-on sucre en arabe ? De quelle manière est-il utilisé et considéré dans certaines traditions, notamment au Maghreb ?
En arabe classique, le sucre se dit : السكر. En retranscription phonétique, nous pouvons l’écrire : Soukkar ou encore Soukar. As-Soukkar désigne donc cette substance douce et sucrée très appréciée par les papilles du monde entier. Il provient le plus souvent de la canne à sucre et de la betterave qui contiennent du saccharose (mélange de glucose et de fructose) en grande quantité. Doux et agréable au palais, le pouvoir sucrant ravit petits et grands. Bonbons, gâteaux, biscuits, crêpes, tiramisu, crème pâtissière… Nous avons l’embarras du choix pour ravir nos papilles et nos palais, même les plus exigeants !
Malgré le véritable plaisir culinaire que constitue le sucre, il ne faut pas oublier, néanmoins, le danger qu’il peut représenter en cas de consommation excessive. Diabète, obésité, cholestérol, hypertension… Il s’agit de sucrer avec modération afin de ne pas mettre sa santé en danger. D’ailleurs, de plus en plus de personnes, notamment les diabétiques surveillant leur index glycémique, cherchent à remplacer le sucre par des substituts. Parmi ceux-ci, il y a notamment l’aspartame, le sucralose, la saccharine ou encore la stévia.
As-Sukkar constitue également une symbole dans certaines traditions, marocaines notamment. En effet, celui-ci vient s’offrir sous forme de pain généreux lors de certaines occasions particulièrement joyeuses de la vie. D’ailleurs, cette forme arrondie au sommet si caractéristique est à l’origine du nom de plusieurs monts à travers le monde. De nos jours, le sucre est de moins en moins utilisé sous forme de pain. Mais il n’a pas pour autant déserté nos cuisines, loin de là. En effet, au même titre que le sachet de levure chimique, de farine, de cannelle ou de noix de coco, il occupe une place de choix dans nos placards et se présente généralement sous différents formats.

Pour cette recette de goûter ou de dessert, vous aurez besoin des ingrédients suivants : un sachet de levure, 3 œufs, une pincée de sel, de la farine, du sucre en poudre, un yaourt à la fraise et un demi-verre d’huile. Dans un saladier, mélanger à l’aide d’une spatule tous les ingrédients secs : le sucre, la farine, le sel et la levure. Casser chaque œuf, verser l’huile et ajouter le yaourt en mélangeant. Une fois l’appareil suffisamment lisse, faire cuire au four entre 30 et 40 minutes à 180°C. Pour accompagner ce cake, vous pouvez préparer un glaçage au cacao, ou tartiner de confiture de fraises ou d’abricot, ou de sirop de caramel par exemple. Et n’oubliez pas de varier les plaisirs pâtissiers et fruités !
- Le sucre dans les traditions: hospitalité et convivialité autour du thé sucré, notamment shāy bi-n’nā‘nā‘ (thé à la menthe sucré).
- Termes arabes pour le sucre: سكر (sukkar) et قندي (qandi) ; sucre glace منسق (sukkar masḥūq).
- Édulcorants et options diététiques: سكر الديت (sikkar al-diyet) et alternatives naturelles comme les fruits et le miel.
Par ailleurs, saviez-vous que la saveur sucrée est citée dans plusieurs hadiths du Prophète ﷺ ? En effet, symbole de douceur et de plaisir, le sucre est cité dans plusieurs ahadiths. « L’exemple du croyant qui lit le Quran est celui du cédrat : son odeur est bonne et son goût est bon. L’exemple du croyant qui ne lit pas le Quran est celui de la datte : elle n’a pas d’odeur et son goût est sucré. Et l’exemple de l’hypocrite qui lit le Quran est celui du myrte : son odeur est bonne mais son goût est amer. Et l’exemple de l’hypocrite qui ne lit pas le Quran est celui de la coloquinte : elle n’a pas d’odeur et son goût est amer. SubhanAllah !»
« Al-Kawthar est un fleuve dans le Paradis. Ses bords sont en or, son cours est de perles et d’émeraudes, son sable est plus parfumé que le musc. Son eau est plus sucrée que le miel et plus blanche que la neige. Et nous demandons à Allah ‘aza wa jall de pouvoir y boire. »
Enfin, nous pouvons citer un autre hadith particulièrement riche en enseignements pour le croyant et la croyante. « Certes l’argent est comme un légume bien vert ou un fruit sucré. Quel bon compagnon il est pour le musulman, s’il en dépense une partie pour l’orphelin, le pauvre et le voyageur. Certes, celui qui le prend sans droit est comme celui qui mange mais n’est jamais rassasié et il témoignera contre lui le Jour de la résurrection. »
Ainsi, à la fois doux et apprécié de tous, le sucre, que l’on dit en arabe : Sukkar, comporte de nombreux atouts et constitue l’une de nos sources de plaisir dans ce bas monde. Un bienfait d’Allah pour lequel nous devons Le remercier. Dans le vaste univers des aliments, le sucre occupe une place de choix, notamment dans la culture arabe où il est non seulement un ingrédient culinaire mais aussi une composante essentielle de l’hospitalité.

La langue arabe, riche et variée, dispose de plusieurs termes pour désigner le sucre. Les plus couramment utilisés sont سكر (sukkar) pour le sucre en général et قندي (qandi), qui fait référence à un type de sucre cristallisé souvent comparé au sucre candi. L’univers du sucre en arabe se décline en plusieurs formes: du sucre brut aux édulcorants plus raffinés. Par exemple, le مسحوق السكر (sukkar masḥūq), ou sucre glace, est fréquemment utilisé dans la pâtisserie pour les desserts comme les gâteaux et les biscuits. Le عسل (‘asl), signifiant miel, est également une forme de douceur naturelle, souvent utilisée comme alternative saine au sucre.
Dans la société arabe, le sucre va bien au-delà d’une simple substance gustative; il représente l’accueil et la générosité. Partager un thé à la menthe sucré, appelé شاي بالنعناع (shāy bi-n’nā‘nā‘), est un geste d’hospitalité fondamental. Une exploration de la terminologie du sucre en arabe permet de mettre en relief des parallèles intéressants avec d’autres langues. En français, par exemple, le mot ‘sucre’ provient du terme arabe سكر. Avec l’évolution des habitudes alimentaires, la consommation de sucre a été scrutée pour ses implications sur la santé. Des alternatives telles que le سكر الديت (sikkar al-diyet), ou sucre diététique, gagnent en popularité. Cette conscientisation mène à un intérêt croissant pour les sources naturelles de douceur telles que les fruits et le miel.
La gastronomie arabe regorge de recettes où le sucre n’est pas simplement un additif mais un protagoniste central. Les gourmands seront ravis de découvrir des plats iconiques tels que le بسبوسة (basbūsah), un gâteau de semoule sucré souvent arrosé de sirop, ou le مهلبية (mahlabīyah), une crème dessert savoureuse. Pour ceux qui étudient l’arabe, intégrer le vocabulaire lié au sucre peut être une méthode amusante et délicieuse d’enrichir leur connaissance de la langue. Ce tour d’horizon sur la manière d’exprimer sucre en arabe montre que chaque mot porte en lui un peu de l’histoire et de la culture du monde arabe. Bien plus qu’une question de linguistique, il s’agit d’un voyage au cœur des traditions. Des saveurs et des coutumes qui façonnent les expressions culinaires et sociales de cette région.
The Arabic Language : A Journey Through its History and Dialects
Tableau récapitulatif des termes et usages
| Terme arabe | Signification | Usage |
|---|---|---|
| sukkar | sucre en général | ingrédient courant |
| qandi | sucre cristallisé (type spécifique) | utilisation pâtisserie |
| sukkar masḥūq | sucre glace | pâtisserie |
| ‘asl | miel | alternative au sucre |