Les phytoœstrogènes sont une alternative aux traitements hormonaux traditionnels prescrits au moment de la ménopause ou de la préménopause. Les phytoestrogènes sont des molécules naturellement produites par certains végétaux et ayant une structure et un fonctionnement très proche des hormones sexuelles féminines. Ces composés naturels pourraient aider à soulager certains symptômes, tels que les bouffées de chaleur, la sécheresse vaginale et les troubles de l’humeur.
Qu’est-ce que les phytoœstrogènes et les isoflavones ?
Les phytoœstrogènes, en particulier les isoflavones, sont connus pour divers effets positifs sur le fonctionnement du cœur, du système sanguin, sur le capital osseux. Les isoflavones, qu’est-ce que c’est ? C’est une famille de phytœstrogènes. En détail, ces hormones non stéroïdiennes se déclinent en trois sous-catégories : les coumestrans, les lignanes et les isoflavones. Il en existe trois sortes : les coumestrans, les lignanes et les isoflavones. Chacune de ces catégories ayant des propriétés et des bienfaits différents.
Mode d’action
En action, ces derniers, et essentiellement les isoflavones, grâce à leur forte ressemblance aux œstrogènes, se fixent aux récepteurs du système endocriniens pour agir comme les hormones sexuelles féminines. Les phytoestrogènes agissent en se liant aux récepteurs d'œstrogènes, modulant ainsi l'activité des œstrogènes et créant un effet équilibrant qui peut réduire la gravité des symptômes hormonaux. Leur capacité à se lier aux récepteurs d'œstrogènes varie, mais collectivement, ils fournissent un léger effet œstrogénique qui peut être bénéfique.
Effets sur la santé et symptômes de la ménopause
Bouffées de chaleur, douleurs articulaires, mastodynies, sécheresse vaginale… Les phytœstrogènes peuvent soulager bon nombre de symptômes liés à la ménopause en rééquilibrant naturellement les taux d’œstrogènes dans l’organisme. En plus de soulager les symptômes de la ménopause comme les sueurs nocturnes ou encore les douleurs mammaires, les phytœstrogènes sont reconnus pour prévenir certaines maladies. Les phytoestrogènes peuvent aider à réduire les symptômes courants de la ménopause tels que les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes et les sautes d'humeur. Un sommeil amélioré peut encore améliorer l’humeur et les niveaux d’énergie, contribuant ainsi à un meilleur sentiment général de bien-être.
L'œstrogène joue un rôle crucial dans le maintien de la densité osseuse. À mesure que les femmes vieillissent et que les niveaux d'œstrogène diminuent, le risque d'ostéoporose augmente. Les aliments riches en œstrogènes peuvent aider à soutenir la santé des os et à réduire le risque de fractures. Il a été démontré que les phytoestrogènes améliorent la santé cardiaque en réduisant le taux de cholestérol et en favorisant une meilleure circulation sanguine.
Sources alimentaires : où trouver des phytoœstrogènes, et les pois chiches
Les phytoestrogènes se trouvent naturellement dans certains aliments, tels que le soja ou les pois chiches. Soja, sauge, lentilles, noix, brocoli, choux frisés, pois chiche… De nombreux aliments contiennent des phytœstrogènes. Les pois chiches sont une excellente source de phytoestrogènes et peuvent être utilisés dans diverses recettes, comme le houmous, les salades et les ragoûts.
Les phytoestrogènes se trouvent dans certains végétaux. Ils appartiennent à plusieurs familles, notamment les isoflavones, les lignanes et les coumestanes. Voici les plus connus : 1. Les phytooestrogènes du soja et de ses dérivés - Tofu, tempeh, miso, lait de soja… Riches en isoflavones, ils sont les aliments les plus étudiés dans le domaine car ils sont une source importante de phytooestrogènes. 2. Les phytooestrogènes des graines de lin - Ces aliments sont une excellente source de lignanes. 3. Les phytooestrogènes des légumineuses - Pois chiches, lentilles, haricots rouges. 4. Les phytooestrogènes de certains fruits et légumes - Fruits secs (abricots, dattes, prunes). Légumes crucifères (brocoli, chou, chou kale).

Quantités et complémentation
Pour des effets positifs et visibles sur l’organisme au moment de la préménopause ou de la ménopause, il est conseillé d’en consommer 40 à 80 mg. Un taux généralement difficile à atteindre, il représente une consommation de ½ litre de lait de soja par jour. Comme expliqué plus haut, il existe 2 sources de phytœstrogènes : l’alimentation et les compléments alimentaires. Comprimé, gélule, stick à boire, formule à base d’isoflavone de soja ou de houblon, solutions enrichies en vitamines et oligo-éléments… Il existe plusieurs formes et formules de compléments alimentaires à base de phytoœstrogènes sur le marché de la nutraceutique.
Il est tout de même important de préciser que les phytœstrogènes sont assez controversés, ce n’est en aucun cas une solution miracle aux désagréments liés à la ménopause. Bien évidemment, il est recommandé de consulter votre médecin avant de vous supplémenter avec ce type d’actifs. Comme dit précédemment, les phytoœstrogènes sont très controversés, et sont soupçonnés de favoriser l’apparition de certains cancers.
Risques, controverses et populations à surveiller
Il est essentiel de consulter un professionnel de santé avant de commencer un traitement aux phytœstrogènes pour s’assurer de leur sécurité et de leur efficacité dans votre cas particulier. En effet, d’après bon nombre d’études, cette solution naturelle reste un composé hormonal pouvant avoir des effets secondaires sur l’organisme comme lors de la prise de traitements hormonaux de substitution. Des interactions médicamenteuses.
Désormais, on soupçonne les phyto-estrogènes d’aggraver les cancers hormonodépendants, en particulier le cancer du sein, dont l’une des causes est l’excès d’oestrogènes. D’autres effets indésirables sont évoqués : troubles du développement des organes sexuels et de la fertilité, problèmes thyroïdiens, problèmes osseux chez certains enfants… La question est complexe : les effets des phyto-estrogènes dépendent de la biodisponibilité, c’est-à-dire de leur passage de l’estomac dans le sang. Cette métabolisation est notamment liée à la flore intestinale.
La consommation d’isoflavones pourrait, en revanche, modifier les taux circulants d’hormones thyroïdiennes. Et ce, par un effet sur leur synthèse ou leur conversion, en diminuant la transformation de T4 en T3. Néanmoins, la suspicion a été assez forte pour que L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) incite à la prudence en 2005. Dans son avis, l’agence recommande ainsi que les préparations à base de soja ne dépassent pas une concentration en isoflavones aglycones (les phytœstrogènes actifs) de 1 mg par litre de lait reconstitué. Une vigilance accrue est recommandée pour les femmes enceintes (risques pour le fœtus), pour les femmes allaitantes, les petits enfants, les femmes ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancer.
Soja : bénéfices, méfiances et recommandations
Le soja fait partie de la famille des légumineuses. Le soja contient des isoflavones (sous-famille des flavonoïdes), connus leurs propriétés pseudo-œstrogéniques (phyto-oestrogènes). Le soja est à l’heure actuelle la source la plus connue de phyto-oestrogènes. Durant la préménopause, lorsque le niveau des oestrogènes est élevé, les phytoestrogènes auront un effet anti-oestrogène bénéfique. Le rapport “phyto-oestrogènes” de l’Anses de 2005 décourageaient l’usage du soja, en particulier chez la femme enceinte, la femme ayant des antécédents de cancer du sein et l’enfant en bas âge.
Comme indiqué précédemment, contrairement à ce que leurs nom suggère, les phyto-oestrogènes ne sont en aucun cas des oestrogènes. Ils ont une faible action analogue à celle des oestrogènes. Dans le sein, l’activation des récepteurs auxquels ils se fixent préférentiellement inhibe la stimulation et la prolifération de certaines cellules (notamment cancéreuses). Les résultats des plus récentes études sont si probants qu’ils ont conduit plusieurs sociétés savantes américaines à modifier leurs recommandations. Dès 2012, elles ont indiqué l’absence de risque à consommer du soja après un cancer du sein.
Au cours de la fermentation, diverses réactions chimiques naturelles transforment les nutriments du soja cru en des nutriments plus facilement assimilables. Préférer le soja bio et produit en France. Opter pour du soja non OGM: cela est généralement indiqué sur l’emballage. En effet, les conséquences environnementales de la culture de soja au Brésil (destinée à l’élevage principalement) sont désastreuses et il est important de privilégier une consommation locale.
Alternatives et autres approches
Pour vous aider à passer une ménopause en toute sérénité, il est aussi possible de se supplémenter avec des compléments alimentaires non hormonaux. Phytothérapie, nutriments essentiels… De nombreux actifs existent. Saviez-vous que l’huile d’onagre ne contient ni hormones ni phytohormones ? Donaclim Ménopause® aide à équilibrer les fonctions psychologiques, favoriser la relaxation et retrouver un sommeil réparateur, grâce à sa formule complète. Notre complément alimentaire Donaclim Ménopause® est sans hormones ni phytoestrogènes.
Certaines femmes se tournent vers le traitement hormonal de la ménopause (THM). Il consiste à combiner de l'oestrogène naturel (estradiol) et de la progestérone naturelle pour limiter les troubles liés à la ménopause. Le THM reste le traitement le plus efficace contre les symptômes liés à la carence en œstrogènes, et ses bienfaits sur la santé sont nombreux (notamment pour la santé cardiovasculaire, osseuse et cognitive !)
En 2001 le THM a fait beaucoup parler de lui suite à une étude américaine, la Women's Health Initiative. Cette étude, menée sur un traitement hormonal utilisé aux Etats-Unis qui n'est pas du tout le même que celui qu'on utilise en France (ils n'utilisaient là bas pas la forme naturelle bio-identique mais des oestrogènes issus de juments) avait conclu que le traitement augmentait le risque de cancer du sein et d'accident cardiovasculaire. Cette Women's health initiative a fait beaucoup de mal au traitement hormonal de ménopause même en France alors que les molécules étudiées n'étaient pas les mêmes que celles utilisées chez nous et donc les résultats non applicables. Aujourd'hui on sait que le THM bio-identique est plutôt protecteur sur la santé cardiovasculaire et qu'il augmente très légèrement le risque de cancer du sein après 5 à 10 ans de traitement, mais que sa balance bénéfice risque est la plupart du temps positive car il améliore nettement la qualité de vie.
Conseils pratiques pour intégrer les phytoœstrogènes
- Privilégier une alimentation variée et riche en végétaux : légumineuses, graines de lin, fruits secs, soja fermenté.
- Limiter les produits ultra-transformés, qui perturbent l’équilibre hormonal.
- Bouger régulièrement : l’activité physique soutient la santé osseuse et cardiovasculaire.
- Consulter un professionnel de santé avant de prendre des compléments alimentaires.
- Aller vers une plus grande diversité alimentaire, tout en s’appuyant sur la saisonnalité, permet d’accéder à une plus large variété de nutriments, vitamines et minéraux.
Mes 3 recettes aux Pois Chiches
Recettes simples pour intégrer les phytoœstrogènes
Ce smoothie aux graines de lin est non seulement rafraîchissant, mais également riche en nutriments, offrant un début de journée parfait ou un coup de fouet rajeunissant à l'heure du déjeuner. Cette salade de pois chiches est un plat polyvalent qui peut être dégusté comme déjeuner léger ou en accompagnement. Ce sauté de tofu est un repas délicieux et riche en nutriments, rapide à préparer et plein de saveurs.
Points clés à retenir
- Les phytoœstrogènes peuvent être une option naturelle pour certaines femmes pour soulager les symptômes de la ménopause.
- Ils ne remplacent pas systématiquement un traitement médical comme le THM lorsque les symptômes sont très invalidants.
- La prudence est de mise chez les femmes enceintes, allaitantes, les enfants, et les personnes avec antécédents de cancers hormonodépendants.
- Consulter un professionnel de santé permet d’évaluer la sécurité et l’efficacité dans votre cas particulier.
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