Canon EF-S 24mm f/2.8 STM pancake: l’objectif ultra-compact pour APS-C

Le petit pancake Canon 24 mm EF-S 24 mm f/2,8 STM, en monture EF-S (pour capteur APS-C uniquement, donc) de 24 mm f/2,8, équivalent à un 38 mm, dispose d'une motorisation pas à pas STM (très efficace pour la mise au point en vidéo). Ce nouveau 24 mm dispose d'une conception "pancake", comme le EF 40 mm f/2,8. La prise en main est excellente ; l'objectif est juste assez long pour le soutenir avec les doigts de la main gauche. Installé sur un reflex, c'est un vrai plaisir : l'ensemble devient compact et léger !

La focale et son angle de champ expliquent pourquoi ce pancake est particulièrement efficace en photo de tous les jours. Une focale correspond à un angle de champ - ou angle de vision - couvert par l'appareil équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle. Voici ce que l'on obtient avec le 24 mm monté sur un reflex équipé d'un capteur au format APS-C, l'EOS 650D. Chez Canon, le coefficient de conversion est de 1,6x. On obtient donc un équivalent 38,4 mm qui est une focale standard adaptée à la photo de tous les jours : reportage ou photo de rue, par exemple.

Le vignetage est présent mais gérable: tous les objectifs réduisent les coins, et le 24 mm f/2,8 n'échappe pas à la règle. Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) et se remarque surtout à pleine ouverture. À f/5,6, il est presque imperceptible et peut être corrigé en post-production ou exploité pour le rendu artistique. Les distorsions restent discrètes et, lorsque l’on travaille près de la mise au point minimale, on observe des verticales sur les bords, corrigibles en post-production tout comme les autres aberrations géométriques.

Le bokeh et la profondeur de champ sont influencés par l'ouverture maximale f/2,8 et par la conception optique. Malgré le capteur APS-C, il est possible d’obtenir des effets de profondeur de champ intéressants grâce à l’ouverture et au champ relativement large de 24 mm. Nous avons testé le Canon EF-S 24 mm f/2,8 STM avec un Canon EOS 650D et son capteur APS-C de 18 Mpx (4,2 µm de côté). La piqué est variable selon la zone de l’image et l’ouverture; le centre offre un très bon niveau de détails à des ouvertures moyennes, mais les bords peuvent présenter une légère perte de densité à f/5,6 et supérieure, et la diffraction devient problématique au-delà de f/11. Cependant, l’objectif reste très apprécié pour sa compacité et sa polyvalence en photo de tous les jours.

La mise au point est facilitée par la motorisation STM, qui assure un autofocus fluide et silencieux, particulièrement efficace en vidéo. La bague de mise au point est agréable à manipuler, même si elle n’offre pas de butées, ce qui peut influencer la précision en mise au point manuelle pour certains utilisateurs exigeants. Pour la vidéo, la motorisation STM est un atout majeur, et l’objectif est optimisé pour les capteurs APS-C, ce qui en fait une option légère et efficace pour les configurations quotidiennes et les déplacements.

En termes de comparaison, l’objectif est plus léger et plus compact que le 50 mm f/1,8 standard et apporte une vraie polyvalence grâce à son équivalent environnement APS-C et sa compacité: 68,2 x 22,8 mm et 125 g. L’ouverture f/2,8 assure une bonne performance en basse lumière et permet une profondeur de champ relativement faible pour un grand angle, ce qui est utile pour les portraits environnementaux et les scènes de rue. En revanche, certains photographes ressentent une légère homogénéité moindre des images à certaines ouvertures et notent des aberrations chromatiques sur les bords à des valeurs d’ouverture plus larges; cela dépend des conditions et du capteur utilisé.

Pour ceux qui hésitent entre pancake et Zoom, l’E-F-S 24 mm f/2,8 STM offre une excellente compacité et un champ proche de l’œil humain, ce qui en fait un choix naturel comme objectif « premier investissement » pour les débutants et comme compagnon discret pour les voyages et les reportages urbains. Le verdict nuancé: la qualité optique est bonne mais pas exceptionnelle; les distorsions et le vignetage restent contenus à condition d’accepter quelques compromis sur les systèmes à petit capteur et sur les ouvertures extrêmes. Son principal avantage reste sa portabilité, son poids plume et sa mise au point vidéo fluide grâce au STM.

Dans l’expérience personnelle, l’objectif remplit parfaitement son rôle de pancake et remplace avantageusement d’autres focales plus longues dans de nombreuses situations de rue et de reportage rapide. Pour une utilisation principalement vidéo, il propose une mise au point douce et quasi silencieuse, et, malgré un bokeh qui n’égale pas les téléobjectifs, il permet des plans rapprochés et des scènes dynamiques sans encombrement. Bien que certains puissent préférer des focales plus longues pour des portraits plus marqués, le 24 mm f/2,8 STM reste le choix le plus logique pour une configuration APS-C légère et polyvalente.

La dimension pratique et le coût compétitif ajoutent à son attrait: certains utilisateurs soulignent qu’à environ 160 $, il s’agit d’un investissement raisonnable pour qui souhaite voyager léger sans compromettre la qualité d’image. Pour les Européens, une astuce consiste à profiter des meilleures conditions de prix en Amérique du Nord, où le taux de change peut rendre l’achat encore plus attractif.

pancake optique légère et compacte

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