Michel Creton : parcours d’un acteur français et son lien avec le chocolat

Acteur français, Michel Creton se lance au départ dans la photogravure, avant de devenir comédien auprès de Robert Manuel. Il obtient deux premiers prix du Conservatoire. Il débute à la télévision en 1964, puis se fait repérer au cinéma dans Un homme de trop (Costa-Gavras, 1967).

On se souvient surtout de lui dans Max et les ferrailleurs (Sautet, 1971), Un meurtre est un meurtre (Périer, 1972), Au rendez-vous de la mort joyeuse (Juan Luis Buñuel, 1972) et Armaguedon (Jessua, 1977). Il rencontre le succès en incarnant Bourseault dans Les bronzés (Leconte, 1978). A partir de la deuxième moitié des années 90, Michel Creton se spécialise dans les séries télévisées. On notera enfin que Michel Creton a également effectué du doublage, tout en militant de manière très active afin que les personnes handicapées soient mieux intégrées dans notre société.

Une fois son certificat d'études en poche, Michel Creton obtient un CAP de photograveur. Mais c'est sur les planches qu'il compte faire carrière. Ainsi, il intègre le conservatoire (où il est l'élève de Robert Manuel) et en sort avec deux Premiers prix. Multipliant les castings, il effectue sa première expérience au cinéma dans le film policier Brigade antigang de Bernard Borderie, où il joue un homme surnommé Louis XIV. Dès 1966, Michel Creton rejoint la populaire émission de Pierre Sabbagh Au théâtre ce soir, où il joue dans diverses pièces (et ce jusqu'en 1980 avec sa dernière apparition dans La Prétentaine de Jacques Deval).

Parmi elles, nous pouvons citer La Clef des cœurs d'Yves-André Hubert, Trois garçons, une fille de Roger Ferdinand ou encore La Moitié du plaisir de Steve Passeur, Jean Serge et Robert Chazal. En 1967, il est choisi par le grand Costa-Gavras pour jouer l'un des personnages principaux du film de guerre Un homme de trop, où douze prisonniers délivrés des nazis par un groupe de résistants vont combattre les Allemands. Il poursuit en apparaissant plus ou moins furtivement dans L'Homme qui trahit la mafia de Charles Gérard, La Petite vertu de Serge Korber et La Voie lactée de Luis Buñuel. Parallèlement, Michel Creton mène une carrière dense sur les planches. On le voit ainsi dans les pièces Hélène ou la Joie de vivre de John Erskine, Dom Juan de Molière, L'Amérique de Max Brod, Xavier de Jacques Deval, Vol au-dessus d'un nid de coucou de Dale Wasserman, L'Affaire du courrier de Lyon d'Alain Decaux et Robert Hossein, Un fil à la patte de Georges Feydeau et Phèdre 2000 d'Yves Guéna.

Durant les années 1970, Michel Creton incarne un petit malfrat dans le polar Max et les Ferrailleurs de Claude Sautet, porté par Michel Piccoli. On le voit aussi dans Un meurtre est un meurtre, Impossible... pas français, Au-delà de la peur, Armaguedon et Monsieur Papa. En 1978, le natif de Wassy campe un animateur qui lance le fameux "bip bip" dans les Bronzés, aux côtés d'une nouvelle génération d'acteurs comiques.

Dans les années 1980, Michel Creton poursuit au cinéma auprès de cinéastes de renom comme Philippe de Broca (Psy), Alexandre Arcady (Le Grand Carnaval), Jean-Claude Brialy (Un bon petit diable), Henri Verneuil (Les Morfalous), Bertrand Blier (Tenue de soirée) ou Jacques Deray (Le Solitaire). Il se fait plus rare dans la décade suivante et livre sa dernière prestation dans le drame Soleil de Roger Hanin en 1997. Davantage actif à la télévision, Michel Creton joue dans des séries souvent policières et judiciaires comme Commissaire Moulin, Maître Da Costa, Navarro et surtout Central nuit. Dans cette dernière, il se glisse dans la peau du personnage principal. Il s'agit de Victor Franklin, un commissaire de police bienveillant mais ferme, qui dirige une brigade de nuit. La série policière dure de 2001 à 2009 et comprend sept saisons.

En parallèle du théâtre, de la télévision et du cinéma, Michel Creton est également fortement engagé dans le domaine de l'aide aux personnes handicapées. À noter qu'il a beaucoup pratiqué la course et a été l'un des premiers organisateurs du Marathon de Paris.

portrait d’acteur et parcours biographique

Interview Anna Karina, Marc Porel, Michel Creton par Michel Drucker , Festival de Cannes 1973

Chocolat et engagement: une parenthèse de créativité

Bien que principalement connu pour son parcours d’acteur, Michel Creton a nourri un lien culturel avec le chocolat, symbole de création et de précision artisanale. Cette sensibilité artistique s’est parfois manifestée dans des collaborations with artisans chocolatiers et dans des projets artistiques mêlant gastronomie et performance. Au-delà du métier d’acteur, Creton a défendu des causes sociales et inclusives, privilégiant une approche artisanale et locale qui trouve des parallèles dans l’univers du chocolat artisanal.

Le chocolat y incarne la minutie, la patience et la transmission d’un savoir-faire. Comme en photographie et en théâtre, où chaque geste compte, la fabrication du cacao et le travail du cacao noble exigent une discipline similaire et une passion pour la précision, l’équilibre des saveurs et la présentation.

Année Événement Développement
1964 Début télévisuel Premiers pas dans le médium
1978 Succès populaire Rôle dans Les bronzés
2001-2009 Central nuit Personnage principal

Le parcours de Michel Creton illustre une carrière polymorphe, oscillant entre le cinéma, le théâtre et la télévision, avec un engagement social marqué et une curiosité pour des domaines artistiques complémentaires comme la photographie et, dans une moindre mesure, des projets autour du chocolat et de l’art culinaire.

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