En ce mardi 17 février 2026, Saint-Rambert-d’Albon s’apprête à célébrer le Mardi Gras, cette fête ancestrale qui, bien au-delà des déguisements et des confettis, porte en elle des siècles d’histoire et de traditions. Cet article explore les multiples facettes du Mardi Gras 2026, célébré le mardi 17 février à Saint-Rambert-d’Albon, en décrivant le calendrier lunaire qui détermine cette date mobile, les origines antiques des Saturnales romaines et leur christianisation progressive, ainsi que les traditions culinaires de la Vallée du Rhône autour de la bugne.
Une fête mobile guidée par le calendrier et les anciennes rites
Pourquoi le 17 février ? Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi la date du Mardi Gras change chaque année ? Tout commence avec Pâques. Depuis le Concile de Nicée en 325, Pâques est célébré le premier dimanche suivant la première pleine lune après l’équinoxe de printemps. À partir de ce dimanche de Pâques, l’Église remonte le temps de 47 jours pour définir la période du Carême. Le Mardi Gras est littéralement la veille de ce basculement et le dernier jour où il est permis de manger gras avant la période de jeûne et d’abstinence.
Le Carnaval, et le Mardi Gras qui lui est associé, est une fête mobile liée à des rites antiques d’inversion et de relâchement. Le masque, symbole d’anonymat et de liberté éphémère, rappelle les rites de l’Antiquité romaine et les fêtes comme les Lupercales. Le terme « Carnaval » vient du latin Carne Levare, signifiant « enlever la viande », marquant le début du jeûne à venir. Le Carême impose un régime plus strict et les chapitres liturgiques du temps expliquent pourquoi ces jours festifs précèdent une période de pénitence.
La Bugne, joyau culinaire de la Vallée du Rhône
Dans notre région Auvergne-Rhône-Alpes, la Bugne tient une place centrale. La bugne lyonnaise se caractérise par une texture moelleuse et généreuse, attestée à Lyon dès 1538 et associée à l’esprit du Carnaval. Plus au sud, la bugne se fait oreillette ou merveille, selon les terroirs, reflétant une double identité culinaire du territoire. À Saint-Rambert-d’Albon, on retrouve les deux versions dans les boulangeries et les cuisines familiales, alimentant des discussions animées sur la « vraie » bugne et son articulation régionale.
Deux sortes de bugnes coexistent: la bugne fine et craquante et la bugne épaisse et moelleuse. Leur recette contemporaine comprend farine, beurre, sucre, œufs, levure, sel et arômes (rhum ou fleur d’oranger). L’évolution culinaire remonte au Moyen Âge, puis à la Renaissance, lorsque les pâtissiers lyonnais transforment une pâte frite simple en une douceur légère et aérienne. Le lien fort entre bugnes et Carnaval s’exprime dans les stands et les traditions familiales, où les bugnes saupoudrées de sucre glace accompagnent les festivités.
À Lyon, les bugnes se déclinent en bugnes fines, légères et saupoudrées de sucre glace; à Saint-Étienne, elles peuvent être plus épaisses et denses. Le nom peut varier: merveilles, bugnes, pets-de-nonne, ou bottereau selon les régions, mais l’esprit carnavalesque unit ces variantes autour de la fête et du partage. Certaines histoires relient les bugnes à des origines romaines ou savoyardes; le temps et les échanges ont façonné cette gourmandise comme symbole de convivialité et de fête avant le Carême.
Carmentran et traditions locales du Carnaval rhodanien
En Auvergne-Rhône-Alpes, le Carmentran (ou Caramentran) est la figure emblématique du Carnaval. Le jour de Mardi Gras, ou parfois le dimanche suivant, un procès fictif est organisé où Carmentran est accusé de tous les maux de l’année écoulée. Ce rituel cathartique, loin d’être macabre, permet de brûler le « Vieux » et de faire place nette pour le renouveau de la nature et de la société. À Saint-Rambert-d’Albon, la tradition est soutenue par l’engagement des écoles, qui, à la rentrée des vacances, organisent leur carnaval le mardi 24 février 2026, renforçant la transmission intergénérationnelle des coutumes.
Le Mardi Gras marque donc un carrefour entre histoire chrétienne et héritages païens, un rituel convivial qui rassemble les familles depuis des siècles et qui culmine avec les festins et les déguisements avant le début du Carême. Les célébrations se multiplient autour de l’église Saint-Blaise, sous l’égide de la paroisse Notre-Dame de la Valloire, et s’accompagnent de veillées, de processions et d’activités autour du Carmentran et des bugnes.
Questions pratiques et curiosités locales
- Le Mardi Gras est-il un jour férié à Saint-Rambert-d’Albon ? Non, il n’est pas un jour férié légal en France.
- On peut encore manger des bugnes après le Mardi Gras ? Traditionnellement non; le Mercredi des Cendres marque le début du jeûne.
- Y a-t-il une messe spéciale pour le Mardi Gras ? Le Mardi Gras n’est pas une fête liturgique en soi, mais il s’inscrit dans le cycle festif précédant le Carême.
- Pourquoi deux dates de célébration en 2026 ? Le Mardi Gras liturgique tombe pendant les vacances scolaires, tandis que les célébrations scolaires locales complètent l’événement.
Lieux, rites et étendues festives
À Saint-Rambert-d’Albon, les célébrations ont lieu à l’église Saint-Blaise et mêlent le souffle du Carmentran, les défilés scolaires et les dégustations de bugnes. La Drôme, en hiver, voit une effervescence particulière à l’aube du mois de février; Mardi Gras est une journée où l’on célèbre l’histoire, les héritages et l’identité locale à travers des rencontres familiales et des traditions partagées.

Tradition : les merveilles, beignets stars de Mardi gras !
| Éléments du Mardi Gras | Traditions associées | Régions typiques |
|---|---|---|
| Bugnes | Two textures: moelleuse et craquante | Lyon, Drôme, Rhône-Alpes |
| Carmentran | Rituel de purification et de renouveau | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Messe et célébrations | Église Saint-Blaise, Notre-Dame de la Valloire | Saint-Rambert-d’Albon |
En conclusion, le Mardi Gras 2026 à Saint-Rambert-d’Albon est une célébration vivante où histoire religieuse, rites païens et traditions culinaires se rencontrent autour des bugnes et du Carmentran. C’est un véritable carrefour culturel qui rassemble les familles et transmet les savoirs locaux à travers le temps et l’espace.