Gilets jaunes et macaron: contre la hausse des carburants et la fiscalité, une colère en couleur

Un coup de marqueur pour exprimer une colère. Parties de la contestation de la hausse du prix des carburants, les revendications sont devenues plus variées, les coups de gueule sont fréquents. La colère des "gilets jaunes" cible de nombreuses taxes. Cet homme réclame par exemple le fin des droits de succession acquittés à l'Etat, le 24 novembre 2018 sur les Champs-Elysées. "Il ne s’agit en aucun cas de revoir la fiscalité des droits de succession", a répondu le secrétaire d'Etat Gabriel Attal, dans un entretien au "Monde".

Une femme affirme participer pour la première fois à une manifestation, le 20 novembre 2018 à Saint-Denis-de-la-Réunion. Elle exprime de "la peur". Un homme arbore un gilet jaune sur le périphérique parisien, le 17 novembre 2018. De nombreux motards se sont joints au mouvement national. Fin août, Emmanuel Macron a comparé les Danois, "peuple luthérien", aux Français, "Gaulois réfractaires au changement". Cette petite phrase n'est pas passée inaperçue et a donné lieu à de nombreux clins d'œil dans les rassemblements.

Au-delà du mot d'ordre initial, dénoncer la hausse des prix du carburant, de nombreux "gilets jaunes" expriment un malaise diffus qui rassemble une colère contre la fiscalité et un sentiment de déclassement social. "On en a gros", affiche cet homme sur les Champs-Elysées, le 24 novembre 2018 à Paris. Un "gilet jaune" sur les Champs-Elysées, le 17 novembre 2018. Ce Français détourne le célèbre slogan "Je suis Charlie" en "Je suis Français", avec une image dénonçant la hausses des taxes sur le carburant. Certains ont déjà le regard tournée vers les élections européennes et promettent une défaite à La République en marche. Le mouvement des "gilets jaunes", qui se veut apolitique, n'a pas vocation dans l'immédiat à se transformer en formation politique.

Cet homme décrit les taxes comme des "abus" et se concentre sur la critique de la hausse du prix des carburants. Certains "gilets jaunes" ont choisi d'afficher leur mécontentement devant les centres d'impôts, comme ici à la préfecture de Haute-Vienne, le 26 novembre 2018. Ce manifestant dénonce de manière désespérée la hausse du prix des carburants, le 25 novembre 2018 à Carcassonne (Aude). "Juste un salarié à 1250 euros", explique ce "gilet jaune", le 24 novembre 2018 à Trélissac (Dordogne).

Des motards ironisent sur la fiscalité verte, estimant qu'Emmanuel Macron est "100% écologiste" car il brasse du vent, le 24 novembre à Auch (Gers). Conséquence ? Emmanuel Macron est parfois décrit comme l'empereur Jules César, auquel il faudrait résister. En témoigne ce dessin sur le dos d'un "gilet jaune" de Béthune (Pas-de-Calais), le 17 novembre 2018. En attendant, certains "gilets jaunes" affichent leur nostalgie de l'humoriste Coluche, dont les saillies contre la classe politique ont fait mouche à l'époque.

Ce "gilet jaune" a lui aussi le sentiment d'être un laissé-pour-compte dans la politique du gouvernement, le 24 novembre 2018 à Valenciennes (Nord). Contrôle technique, abris jardin, cigarettes, TIPP, TVA, taxes foncières... Ce "gilet jaune" décrit la France comme la "championne du monde des taxes", le 17 novembre 2018 à Donges (Loire-Atlantique). Ces manifestants bretons décrivent la France comme une société divisée entre les riches et les pauvres. "Champion du monde de la colère", revendique l'un d'eux, le 17 novembre 2018 à Rennes (Ille-et-Vilaine). Insultes et gestes grossiers sont égalements affichés par certains "gilets jaunes" comme ici à Paris, le 24 novembre 2018.

Après le "Hollande démission", place au slogan "Macron démission". Certains "gilets jaunes" vont plus loin et qualifient le pays de dictature, comme ici, le 17 novembre 2018 à Paris. Age, défauts, entretien... Quels Européens sont les plus gros pollueurs ? Et les plus riches ? Qui consacre le plus gros budget à l'éducation ? Ambiance tendue à Paris, bon enfant à Lyon ou Lille... Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement

Les Décodeurs Des gendarmes auraient contraint des manifestants à retirer ce signe distinctif mardi à Grand-Bourgtheroulde (Eure), avant la visite d’Emmanuel Macron, sous peine de recevoir une amende. La sécurité était maximale mardi 15 janvier à Grand-Bourgtheroulde, dans l’Eure, où Emmanuel Macron a lancé le grand débat en présence de 600 maires et élus normands. Plusieurs dizaines de « gilets jaunes » ont convergé dès l’aube vers la petite ville pour faire entendre leurs revendications. Selon Aline Leclerc, la journaliste du Monde présente sur place, les gendarmes ont réalisé dans la matinée des contrôles d’identité approfondis. Certains manifestants lui ont expliqué qu’ils étaient sommés de retirer leur gilet jaune « sous peine de 135 euros d’amende ».

Ce qu’a confirmé la brigade de gendarmerie locale, contactée par France Soir. Pourtant, la gendarmerie nationale a démenti par la suite en expliquant que le port du gilet jaune n’était pas une infraction : En général, les amendes sont réservées à l’absence de gilet jaune. A l’origine, un gilet jaune est un équipement de sécurité, obligatoire dans une voiture et en vélo hors agglomération. En général, c’est donc l’absence de gilet qui peut justement valoir une amende allant jusqu’à 135 euros. Au début du mouvement, le 17 novembre, de fausses rumeurs avaient circulé sur l’interdiction supposée de poser un gilet jaune à l’avant de sa voiture. Pas d’arrêté spécifiquement contre le port du gilet.

Selon la brigade de gendarmerie, contactée par France Soir, « cette mesure n’est applicable que ce mardi dans le cadre de la visite du président de la République ». Vérification faite, plusieurs arrêtés préfectoraux et municipaux interdisent de manifester sur le territoire de la commune limitent la circulation des personnes, interdisent le stationnement, la vente et l’usage d’artifices ou de carburant, la consommation d’alcool… Mais rien ne cible précisément le port du gilet jaune.

De rares précédents de vêtements prohibés Des arrêtés municipaux avaient déjà été pris dans certaines communes, en particulier dans le sud de la France, pour interdire de porter des burkinis sur la plage ou de se promener torse nu en ville. La loi de 2010 prohibe aussi de dissimuler son visage. En 2013, Le Figaro avait rapporté plusieurs témoignages de personnes verbalisées près du Sénat pour avoir porté des sweat-shirts comportant le symbole de la Manif pour tous, au motif qu’il s’agissait d’un « affichage ostentatoire d’éléments relatifs à une manifestation interdite ».

Une amende au montant trop élevé « L’opinion des manifestants peut s’exprimer par leurs cris, leurs chants, leurs slogans, leurs banderoles ou par le biais vestimentaire, explique maître Emmanuel Daoud, avocat et membre du collectif Les Surligneurs. Le port d’un gilet jaune lors d’un rassemblement de personnes sur la voie publique peut donc octroyer la qualité de manifestant. » Les forces de l’ordre peuvent infliger des amendes aux participants à une manifestation interdite Les forces de l’ordre ne peuvent pas contraindre par la force un manifestant à retirer son gilet jaune, mais peuvent infliger des amendes aux participants à une manifestation interdite. Mais, comme le précise Me Daoud : « Néanmoins, rien ne saurait justifier le montant de 135 euros, dans la mesure où l’article 131-13 du code pénal dispose que le montant de l’amende est de 38 euros au plus pour les contraventions de la première classe. »

Selon notre envoyée spéciale à Grand-Bourgtheroulde, les contrôles d’identité se sont raréfiés au cours de la journée. Vers midi, plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées aux abords de la ville, avec quelques pancartes, mais seule une minorité d’entre eux étaient vêtus d’un gilet jaune. L’utilisation de Neogend pour les pièces d’identité Quant aux photos prises par les gendarmes, il s’agit de la vérification des pièces d’identité par une lecture optique des bandes MRZ, avec des smartphones Neogend déployés par la gendarmerie depuis quelques années. Il s’agit d’équipements connectés qui vise selon le ministère de l’intérieur à « favoriser l’exécution du service en tout temps et en tout lieu, en offrant plus de mobilité aux militaires et davantage de proximité avec les citoyens ».

Carte illustrant les lieux majeurs des rassemblements des gilets jaunes en France (Champs-Elysées, Grand-Bourgtheroulde, Rennes, Donges).

Mise à jour le 16 janvier à 16 h : ajout du tweet de la gendarmerie nationale et de précisions sur Neogend mercredi 16 janvier à 16 heures Les Décodeurs. Le palais de justice de Châlons-en-Champagne (Marne), le 27 février 2019. Une ex-enseignante marnaise a été condamnée lundi 28 mars à trois mois de prison avec sursis par le tribunal de Châlons-en-Champagne (Marne) notamment pour "menaces de mort" à l'encontre du président de la République, rapporte France Bleu Champagne-Ardenne. Durant sa comparution, cette femme a assuré qu'elle ne visait pas l'homme mais la fonction d'Emmanuel Macron qu'elle considère comme un destructeur de la République française. La "gilet jaune" était aussi poursuivie pour "outrage" envers deux institutrices de Suippes (Marne) qu'elles avaient traitées de "collabos de Vichy, criminelles et sales fonctionnaires" en mars 2021 alors qu'elles faisaient porter le masque à leurs élèves pendant une activité physique dans un parc.

Le mouvement des gilets jaunes a surgi le 17 novembre 2018. Durement réprimé, il a marqué un renouvellement des formes de contestation sociale et collective. Ses revendications sont très variées mais centrées sur une demande de justice sociale et fiscale, une répartition des richesses plus équitables, une amélioration des services publics et du fonctionnement de la démocratie. Les lanceurs de balles de défense (LBD) font-ils seulement des « gros bleus » comme l’affirme Tibo Inshape ? Dans une vidéo postée sur YouTube le 24 avril 2026, l’influenceur a passé une journée aux côtés de la brigade anti-criminalité (BAC) de Grigny. D’abord attribué à l’extrême droite, Bloquons tout semble aujourd’hui surtout mobiliser des forces de gauche et d’anciens Gilets jaunes. Le 10 septembre peut-il marquer un retour de ce mouvement ?

Une femme sera jugée ce 4 juillet pour outrage envers Emmanuel Macron. Plusieurs personnes ont récemment été poursuives pour la même raison. Où est la limite entre liberté d’expression et injure ? Née en Lorraine, Christel découvre la politique à 18 ans quand un ami est menacé d’expulsion. Dans l’engagement, elle fait l’expérience de l’auto-organisation, qu’elle a retrouvée plus tard chez les Gilets jaunes. Le photographe Rudy Burbant est allé à la rencontre de dix victimes de violences policières dans différents contextes d’opérations de « maintien de l’ordre ». Durement réprimé dans les rues, sur les péages et les ronds-points, le mouvement des Gilets jaunes le fut tout autant dans les tribunaux.

Pierre E. Depuis le mouvement des Gilets jaunes, les peines d’interdiction de manifester se sont multipliées. Le dispositif s’ajoute à un arsenal de plus en plus fourni pour empêcher les rassemblements et la contestation sociale. Après avoir passé 48 heures en garde à vue et une nuit au dépôt à la suite de la manifestation du 12 décembre, Moun, une femme gilet jaune, est mise en examen à cause d’un parapluie. Membre des Mutilés pour l’exemple, Mélanie Ngoye Gaham a passé deux jours de garde à vue et une nuit au dépôt du tribunal de Paris pour avoir manifesté le 12 décembre contre la loi Sécurité globale. Ils sont cinq. Tous ont participé aux manifestations des gilets jaunes, et y ont perdu une main suite à l’explosion d’une grenade lancée par les forces de l’ordre. L’écrivaine Sophie Divry raconte leur histoire dans un livre, Cinq mains coupées.

BFM-Politique-ÉlyséePublié le 04/11/2019 à 21h59 Mis à jour le 04/11/2019 à 22h33 Lire dans l'appBFM. Natacha Rios, Julie Papet, Guillaume Bernhard, Régis Desconclois, avec Jérémy Maccaud LONG FORMAT - C'est une crise d'une forme sans précédent qui a touché la France à la fin de l'année 2018, et qui subsiste encore un peu chaque week-end depuis près d'un an. Mais comment l'émergence du mouvement des gilets jaunes et les violences qui se sont produites en marge de leurs manifestations ont-elles été vécues par Emmanuel Macron? Les dessous d'une révolte populaire, vues depuis les coulisses de l'Élysée.

Infographie: phases et chiffres clés du mouvement des gilets jaunes (nov 2018 - janv 2019).

Le cœur du mouvement et son évolution

La République a-t-elle failli tomber au plus dur de la crise des gilets jaunes? Jusqu'où auraient pu aller les manifestants en colère, ce samedi 1er décembre 2018? Quand Paris s'embrasait, que les Champs-Élysées étaient défigurés et que l'Arc de Triomphe, attaqué en son sein, devenait le symbole d'une contestation incontrôlable. A quelques jours du premier anniversaire du complexe mouvement, notre long format Macron - Gilets jaunes, l'histoire secrète dévoilé ce lundi soir, plonge dans les coulisses de l'Élysée pour ce qui constitue à ce jour la pire séquence du quinquennat d'Emmanuel Macron.

Des premières exaspérations exprimées de manière virale sur les réseaux sociaux, jusqu'au coup du sort constitué par l'incendie de Notre-Dame le soir où les conclusions du grand débat devaient être dévoilées, nos équipes reviennent sur ces cinq mois cruciaux pour le chef de l'État. Cinq mois durant lesquels se sont succédé le déni, le cafouillage, où s'est exprimée une haine inédite à l'encontre du président de la République; et où même certains sénateurs ont craint une chute du pouvoir.

Grand débat et années suivantes

Le président est désormais un homme à abattre, dans tous les sens du terme. Il va s'en rendre compte sur le terrain, lors d'une visite qui fera figure d'électrochoc. Trois jours après les événements de l'Arc de Triomphe, celui qui occupe les plus hautes fonctions de l'État se rend discrètement au Puy-en-Velay visiter la préfecture incendiée ce même 1er décembre. Difficile toutefois de passer inaperçu quant on atterrit avec un jet présidentiel en territoire rural.

Très vite, l'information circule localement et remonte jusqu'aux oreilles de Jérôme, présenté comme le chef local des "GJ": "Y a une femme qui est venue sur le rond-point en me disant vite 'il y a Macron qui arrive' (...) J'ai envoyé quelques SMS et tout ça pour essayer de rapatrier du monde." Alors qu'Emmanuel Macron s'entretient avec des employés traumatisés, il ne se doute pas que dehors une petite foule se forme. Une trentaine d'opposants viennent d'arriver, ils sont très vindicatifs. Pour sortir, le service d'ordre va devoir improviser face à une situation jugée périlleuse.

Sept véhicules composent le convoi présidentiel, l'homme d'État est en deuxième position derrière la voiture ouvreuse. Malgré la situation, il juge bon de baisser sa vitre et de saluer la foule. Il reçoit en retour un flot d'insultes plus ou moins violentes, il est hué, sifflé, on lui intime de démissionner. Pis, on lui répète d'aller "crever" à de nombreuses reprises.

Voitures incendiées, boutique pillées… Bilan d’une journée de violence à Paris

"C'était des gens, au fond, qu'il recognissait comme ceux qu'il avait rencontrés, croisés" analyse François Bayrou, allié du président. En pleine heure de pointe, le convoi présidentiel se retrouve bloqué dans les embouteillages. La voiture qui transporte la plus haute personnalité de l'État est vulnérable. Fait rare, trois hommes du GSPR doivent continuer à pied pour protéger le véhicule blindé. Les manifestants à ses trousses, l'un d'eux tape sur une portière au moment où le cortège s'enfuit.

"S'il était descendu de sa voiture sans service d'ordre, je pense qu'il aurait été lynché. Là, il a vraiment pris conscience qu'il avait tellement poussé les gens à bout que sa vie était en danger quoi", croit savoir le gilet jaune Jérôme. "Je pense qu'il l'a vécu douloureusement et que ça a été pour lui un moment-clé" ajoute pour sa part François Bayrou.

Exfiltration héliportée, abris anti-atomique...La menace suit Emmanuel Macron jusqu'à Paris. Son agenda est vidé, ses déplacements officiels annulés: il disparaît des écrans radars. Il est décrit comme "stressé", "amaigri", il n'aurait jamais été aussi "bousculé", d'après le journaliste David Revault d'Allonnes, chef du service politique du JDD. Le président reste confiné à l'Elysée, qui est transformée en bunker la veille de "l'acte 4" des gilets jaunes. Tous les scénarios sont alors envisagés, jusqu'à l'exfiltration du chef de l'État par hélicoptère en cas d'attaque du Palais. Nouvelle illustration de l'atmosphère qui règne à ce moment-là, la Première dame et quelques conseillers de son mari visitent un lieu ultra-confidentiel situé sous l'Elysée. Il s'agit du PC Jupiter, un abri d'ordinaire réservé au président et à son Etat-major...

Le 10 décembre au soir, il s'adresse pour la première fois directement aux gilets jaunes. Il annonce l'annulation de deux réformes, l'augmentation du smic, la défiscalisation des heures supplémentaires. En tout, Emmanuel Macron est prêt à mettre huit milliards sur la table. Mais ce chèque ne suffit pas à convaincre. Quant à cette prise de parole, elle est jugée trop tardive. "Moi dans mon cas personnel j'y gagne rien, et tous ceux qui étaient dans mon rond-point, personne ne gagnait rien...", se rappelle Gaylord, le militant de Compiègne. "Franchement, l'opinion à 99% des personnes que je côtoie, c'était que vraiment il commençait à se moquer de nous et il nous énervait encore plus."

Vers un acte 2 et au-delà

Du grand débat... Alors le président retourne dans l'arène. Pendant près de quatre mois s'organise le grand débat dans plusieurs villes de France, tandis que les journées de mobilisation des gilets jaunes s'enchaînent, avec de moins en moins de militants dans la rue. Emmanuel Macron occupe le terrain, et il l'occupe bien. Valéry Beuriot, maire PCF de Brionne, fait partie des premiers élus à participer à une de ces réunions. Il est au premier rang, à un mètre du président, quand il l'interroge sur le sort de la maternité de Bernay, sur le point de fermer. "De ce point de vue le grand débat n'a rien changé", déplore le maire, l'établissement en question ayant bel et bien fermé. Mais il concède:"Ça reste de mon point de vue une opération de com' réussie, mais une opération de com'."

... à l'"acte 2" du quinquennat C'est en tout cas un succès médiatique, qui pousse le président à poursuivre l’exercice. En 80 jours, il participe à 14 débats. Mais ce grand oral a-t-il sauvé la peau d'Emmanuel Macron? Si les rangs des gilets jaunes sont aujourd'hui très parsemés, seules quelques centaines de personnes ayant manifesté samedi dernier à travers toute la France, et que leurs militants peinent à s'accorder sur quel avenir donner à leur mouvement pour leur premier anniversaire, le climat social est plus que jamais tendu en France.

Régime des retraites, bras de fer avec la SNCF, manifestations contre le réchauffement climatique, etc. Les contestations sont multiples, l'action du gouvernement plus que jamais scrutée. Emmanuel Macron le sait désormais: chaque nouvelle réforme peut être explosive. Preuve s'il en fallait encore une qu'il y a un avant et un après crise des gilets jaunes, le président de la République a promis un changement de ton et de méthode pour l'acte 2 du quinquennat. Un acte 2 qui devra composer avec une grève générale et nationale, programmée le 5 décembre prochain à travers le pays.

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