La tradition veut que chacun se réunisse autour de la célèbre galette des rois le 6 janvier, jour de l’épiphanie. Comme beaucoup de traditions, celle de la galette des rois est née dans une fête païenne. Elle était partagée entre les romains durant la célébration du solstice d’hiver, pendant les saturnales. Cette journée de fête débutait par un gâteau rond et doré, comme le soleil. Un enfant était placé sous la table pour attribuer, de manière juste et innocente les parts du gâteau. A partir du XIXème siècle, cette tradition a été associée à l’épiphanie, qui signifie « apparition » en grec. La coutume prévoit que la galette soit partagée en autant de parts que de personnes présentes autour de la table, avec une portion supplémentaire.
La galette des rois est devenue, au fil du temps, une tradition familiale. Les premières fèves étaient des vraies légumineuses, symboles de la fécondité. Or, la coutume prévoyait que la personne qui trouvait la fève devait payer l’addition de sa table. Ainsi, certains l’avalaient pour ne pas débourser d’argent. Elles ont alors commencé à être remplacées par les fèves en porcelaine, au milieu du XVIIIème siècle. A leur apparition, elles représentaient systématiquement l’enfant Jésus puis un bonnet phrygien. Aujourd’hui, les modèles de fèves se comptent par millions et sont sans limite.
Entre la frangipane, la galette aux pommes ou la couronne briochée aux fruits confits, à la fleur d’oranger, aux fruits secs, vous trouverez des galettes des rois pour tous les goûts. Il existe en effet plusieurs variantes de ce gâteau, en fonction des pays et des régions. En France notamment, chaque région a sa propre pâtisserie pour célébrer cette tradition. En Ile-de-France, la « galette des rois » à base de pâte feuilletée dorée au four et fourrée à la frangipane est la plus connue. Dans le Sud de la France, il s’agit d’une brioche en forme de couronne avec des fruits confits, généralement appelée « gâteau des Rois ». Dans les autres pays européens, la tradition de la galette varie tout autant. Par exemple, la galette des rois portugaise est composée d’une pâte briochée arrondie et creusée au centre, représentant la couronne des Rois mages. Plus généralement, il est courant de retrouver la tradition de la galette des rois dans les pays où le Christianisme est présent. C’est le cas notamment du Liban et de ses terres ensoleillées et riches en saveurs exotiques qui permettent de laisser place à la créativité.
Vous pouvez par exemple réaliser une galette des rois à la fleur d’oranger, sublimée par une petite touche de vanille. Enfin, il est possible de retrouver la tradition de la galette des rois dans des pays encore plus lointains comme le Japon. En effet, la communauté chrétienne, bien que très minoritaire, y est implantée depuis la fin du XVIe siècle. Le Japon est aussi un pays très ouvert et adepte des traditions gastronomiques à l'occidentale. Pour préparer des galettes encore plus originales et riches en saveurs, vous pouvez remplacer l’ingrédient principal de la recette par du miel ou encore, de la crème de marrons.

Nina, 7 ans, pose une question gourmande au répondeur des P'tits bateaux : qui a inventé la galette des rois ? Loïc Bienassis, historien de la gastronomie et des pratiques culinaires, lui répond en détail. L'historien retrace l'origine de cette tradition et démonte au passage une idée reçue. Contrairement à ce qu'on lit souvent, la galette des rois ne viendrait pas de l'Antiquité romaine et des fêtes appelées Saturnales. Une légende inventée par les moralistes catholiques.
Les premières traces d'un gâteau consommé pour la fête des Rois remontent au Moyen Âge, au XIIIᵉ siècle. On trouve mention dans des gâteaux à fève - la fève étant à l'origine une vraie légumineuse que l'on glissait dans le gâteau. Loïc Bienassis explique qu'à la fin du Moyen Âge existait une fête appelée le Roi Bois : "Celui qui tire la fève devient le roi de la fête et on lui demande de boire. Le roi boit, le roi a bu et il est acclamé." Cette pratique un peu païenne a inquiété les moralistes catholiques qui, pour la discréditer, ont affirmé qu'elle venait de l'Antiquité romaine. "C'est comme ça que la légende s'est créée", précise l'historien.
Quant à la galette de pâte feuilletée garnie de frangipane que nous connaissons aujourd'hui, elle est très récente : la pâte feuilletée progresse au XIXᵉ siècle à Paris, mais "la frangipane n'est vraiment devenue la norme pour les galettes des rois que dans la deuxième moitié du XXᵉ siècle", soit il y a seulement quelques décennies. France Inter En France, le jour de l’Épiphanie, nous avons pour tradition de tirer les rois. L’expression « tirer les rois » s’emploie quand on mange la galette pour cette occasion. La galette des Rois à la frangipane est la plus traditionnelle, mais nous pouvons aussi trouver dans les pâtisseries d’autres saveurs comme par exemple la galette aux pommes, au chocolat, poire-chocolat, etc. C’est une recette très facile à faire.

Mais quelle est l’origine de la galette des Rois ? Êtes-vous prêts à mettre la main à la pâte et préparer une délicieuse galette à la frangipane ? 3° Mélangez deux oeufs avec le sucre. 4° Ajoutez le beurre à température ambiante. Mélangez, puis ajoutez les 125 grammes d’amandes en poudre et une pincée de sel. 8° Recouvrez avec la deuxième pâte. Et à déguster ! Découvrez la recette de la Galette des rois extra large, dessert incontournable de l'Épiphanie. Qui aura la fève ? Cuisson : 10 minutes à 250°C thermostat 8. Mélanger l’eau, la farine et le sel pour former une détrempe. Faire un tour en commençant par le bas sur une bande de 60cm. Rabattre 1 bout vers le centre puis l’autre par dessus. Tourner la pâte ¼ de tour, refaire un tour. Mettre à reposer ¼ h au frais. Faire deux autres tours. Mettre à reposer ¼ h au frais. Puis deux autres tours. Ramollir le beurre du fourrage en crème, ajouter les amandes, le sucre. Travailler au fouet pour obtenir une composition mousseuse, ajouter le rhum. Diviser la pâte en deux, faire un premier carré de 30X30 cm environ. Étaler la préparation dessus, mouiller le bord de la galette pour pouvoir la souder. Étaler un second carré, et en recouvrir le premier. Presser légèrement le tour pour souder les deux pâtes ensemble. Rayer légèrement le dessus. La galette des rois, telle que nous la connaissons aujourd’hui, pourrait bien avoir ses origines dans la Somme. Selon Nadine Cretin, historienne des fêtes, la première galette en pâte feuilletée remonterait à 1311, à Amiens. Elle aurait été introduite par Robert II de Fouilloy, évêque d’Amiens. À Dunkerque, la tradition locale privilégie une brioche fourrée d’une crème mousseline délicatement parfumée au rhum. À Amiens, on trouve parfois une variante appelée Thuirinoise, une brioche feuilletée garnie de crème d’amande et décorée de fruits confits. Toutes ces déclinaisons ont cependant deux points communs : elles cachent une fève et sont ornées d’une couronne. La galette des rois est avant tout une fête du partage, héritée de l’Antiquité. À l’époque romaine, durant les Saturnales, on célébrait Saturne, le dieu du temps, en partageant une galette au beurre contenant une fève. Même les esclaves étaient invités à cette fête. Bien plus tard, au Moyen Âge, les autorités religieuses ont intégré cette tradition païenne à l’Épiphanie pour en faire une fête chrétienne. C’est aussi à cette période que la fève comestible a été remplacée par une fève en porcelaine. Pourquoi ? Celui qui trouvait la fève devait payer une tournée générale de vin, et certains avaient l’habitude de l’avaler pour éviter de payer. Que vous préfériez la version feuilletée, briochée ou garnie, pensez à soutenir nos artisans régionaux pour savourer une galette de qualité.
La galette des rois - Karambolage - ARTE
Tableau récapitulatif des variantes régionales et leurs caractéristiques
| Région | Type | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Ile-de-France | Pâte feuilletée et frangipane | Galette classique |
| Sud | Brioche | Couronne avec fruits confits |
| France (général) | Plusieurs | Fève cachée et couronne |
| Amiens | Pâte feuilletée | Origine locale possible, Thuirinoise |
À Dunkerque, la tradition locale privilégie une brioche fourrée d’une crème mousseline délicatement parfumée au rhum. À Amiens, on trouve parfois une variante appelée Thuirinoise, une brioche feuilletée garnie de crème d’amande et décorée de fruits confits. Toutes ces déclinaisons ont cependant deux points communs : elles cachent une fève et sont ornées d’une couronne. La galette des rois est avant tout une fête du partage, héritée de l’Antiquité. À l’époque romaine, durant les Saturnales, on célébrait Saturne, le dieu du temps, en partageant une galette au beurre contenant une fève. Même les esclaves étaient invités à cette fête.

Bien plus tard, au Moyen Âge, les autorités religieuses ont intégré cette tradition païenne à l’Épiphanie pour en faire une fête chrétienne. C’est aussi à cette période que la fève comestible a été remplacée par une fève en porcelaine. Pourquoi ? Celui qui trouvait la fève devait payer une tournée générale de vin, et certains avaient l’habitude de l’avaler pour éviter de payer. Que vous préfériez la version feuilletée, briochée ou garnie, pensez à soutenir nos artisans régionaux pour savourer une galette de qualité.