Notre costume était porté dans la zone géographique de la Haute-Tarentaise, de Moutiers jusqu’aux portes de Val d’Isère et de Tignes. A notre connaissance, la première trace iconographique du port de la frontière est une médaille datant de 1554 représentant Marie TUDOR Duchesse de Savoie. Plus proche de nous et dans notre vallée, en 1799, une habitante de Sainte-Foy Tarentaise, était coiffée d’un « ancêtre » de notre coiffe actuelle : Mme EMPEREUR Gabrielle, née SALLIN. Ce costume a sans cesse évolué à travers les générations. La coiffe, la frontière, est une partie rigide cartonnée à trois pointes, recouverte de galons d’or ou de couleurs tissées ou tricotées.
robe longue, en lainage, ceintrée à la taille et comportant 80 à 130 plis « canons » à l’arrière. Les plus anciennes robes étaient de couleur marron, verte ou bleu marine, obtenues par teinture naturelle. est apparue au début du XXème. Les emmanchures laissent paraître des nids d’abeilles ou manches à bu. La croix et le cœur. châle, posé en un joli décolleté, est épinglé, comme toutes les pièces du costume, sur la robe.
tablier de la soie frappée ciselée, aux motifs floraux, du velours broché, aux motifs floraux, du velours brodé, au fil d’or pour la mariée. Le pourtour des châles est agrémenté de franges ou de dentelles. Les fillettes portaient un bonnet puis la coiffe à partir de 7 ou 8 ans. anciennes ou en coton plus récemment. Certaines chemises avaient un col montant, d’autres un col cassé. A l’occasion du mariage, on pouvait trouver des chemises avec un plastron plissé.
d’un cordonnet noué ou d’une cravate. en tissu de soie ou en perles tissées ou tricotées. ou en drap de laine dit « de Bonneval » de couleur grise ou beige. pour être portés avec des bretelles. La devanture de celui-ci pouvait être en soie, en coton ou en lainage. ceux-ci étaient réservés au mariage. sa montre à gousset. à la boutonnière du gilet. A l’arrière, le gilet était légèrement resserré par une boucle en métal. en feutre noir, marron ou gris. portées étaient en cuir et à lacets noirs. Certains souliers étaient légèrement montants, type bottines. recouverte de galons unis ou imprimés mais sans éclat.
La coiffure (la couèche) était identique et portée tous les jours. Par contre, la coiffe était protégée du soleil et de la poussière par un fichu ou « mouchoir de tête ». était beaucoup moins éclatante parfois même unie et sans motif. récemment. devant par des crochets. en coton uni, fleuri ou rayé avec ou sans bavette. Les enfants étaient habillés comme leurs ainés mais souvent avec des habits trop grands ou trop petits !!! (à manches longues) était souvent de couleur claire unie ou rayée. de couleur sombre, rehaussait la chemise. Il était en drap ou lainage voire même en velours. plus ou moins épais suivant les saisons. à boutons. ou en drap pouvait compléter la tenue masculine de travail.
Éléments clés du costume savoyard
- La coiffe ou couèche, robuste et décorée de galons, est une figure centrale du costume et se porte au quotidien comme au mariage.
- Le châle, posé sur un décolleté, se fixe avec des épingles et présente des bordures ornées de franges ou de dentelles.
- Le robe longue en lainage se ceinture à la taille et peut comporter un grand nombre de plis « canons » à l’arrière.
- Le tablier et les costumes de mariage utilisent des matières nobles : soie frappée, velours broché ou velours brodé, parfois avec fil d’or.
- Les chemises présentent des variations de cols montant ou cassé, et des plastrons plissés pour les mariages.
- La ceinture et le gilet, souvent noires ou gris, peuvent être ornés de boutons et de boucles en métal; certains souliers montent légèrement et les bretelles complètent la tenue de travail.
Évolution et signification
Ce costume a sans cesse évolué à travers les générations et reflète les classements et les occasions : quotidien, travail, mariage. L’ensemble se transmet avec des éléments qui témoignent de la région et des métiers locaux, comme les matières utilisées et les techniques de tissage ou de tricot, et les détails décoratifs qui varient selon les saisons et les occasions.
La présence de la croix et du cœur sur certains éléments religieux ou symboliques souligne l’attachement du groupe à ses traditions et à son identité. Les variations saisonnières et les adaptations locales montrent comment une communauté peut préserver un savoir-faire tout en l’ajustant aux besoins contemporains.

VIDEO exposition costume savoyard
En conclusion, le fondement vestimentaire de la Haute-Tarentaise illustre une tradition textile riche, marquée par des pièces emblématiques comme la couèche, le châle et la robe longue; ces éléments, portés quotidiennement ou lors de mariages, témoignent d’un savoir-faire transmis sur plusieurs générations et d’un ancrage fort dans l’identité locale.