Diversification alimentaire et protéines chez le nourrisson : conseils et aliments riches en protéines

Les protéines sont un des trois macronutriments (avec les lipides et les glucides) c’est à dire un élément nutritif dont notre organisme a besoin et qui est apporté par notre alimentation. Elles sont formées de chaines d’unités appelées acides aminés. Elles sont indispensables puisqu’elles entrent dans la composition des cellules du sang, des muscles, de la peau, des ongles et des poils. Les protéines animales contiennent tous les acides aminés essentiels, alors que les protéines végétales présentent des qualités variables selon les acides aminés essentiels et nécessitent souvent une association de sources pour offrir une protéine complète.

Au moment de la diversification alimentaire, après avoir fait découvrir à votre enfant les principaux légumes puis fruits, vous pourrez introduire les protéines animales vers l’âge de 6 mois. Il est alors important de veiller à ne pas donner trop de protéines à votre enfant : à cet âge 10g/jour (soit 2 cuillères à café) suffisent jusqu’à l’âge de 12 mois. Tout comme les protéines, les lipides, sont des macronutriments qui apportent de l’énergie à l’organisme. Des trois macronutriments, il s’agit de ceux qui en apportent le plus. Les lipides sont composés d’acides gras dont certains sont dits « essentiels » car notre organisme ne sait ni les stocker ni les fabriquer. Il s’agit des oméga 3 et oméga 6. Les lipides sont également sources de vitamines liposolubles (vitamines A, D, E et K). Ils peuvent être d’origine animale (comme le beurre ou la crème fraîche) ou d’origine végétale (les huiles). Jusqu’à 6 mois, les lipides sont apportés par le lait maternel. Par la suite, les matières grasses sont la principale source de lipides. On les trouve donc dans des aliments tels que le beurre, la crème fraîche et les huiles.

Mais pas que ! En revanche, toutes les graisses ne sont pas idéales. Parce que près de la moitié des besoins énergétiques d’un enfant doivent être couverts par des lipides, il est indispensable de veiller à ce que son alimentation lui en apporte. A partir du moment où la quantité de lait proposée va commencer à diminuer au profit d’une alimentation plus solide, il devient nécessaire d’ajouter des matières grasses dans les purées d’un bébé. Si de temps en temps, vous souhaitez utiliser du beurre, choisissez alors du beurre doux pasteurisé. Là aussi, ajoutez une noix de beurre au dernier moment afin de profiter de tous ses bénéfices.

Les protéines sont un des nutriments essentiels dans l’alimentation de bébé. Cependant, ces dernières ne doivent pas occuper une place trop importante dans ses menus pouvant ainsi provoquer des risques pour la santé de bébé. Les protéines sont un des composants indispensables de l’alimentation. Au même titre que les glucides et les lipides, les protéines sont des macro nutriments essentiels à l’organisme. Dans les produits d’origine animale, nous allons retrouver les protéines dans le poisson, les œufs, les produits laitiers, la viande rouge ou encore les volailles. Tous les acides aminés essentiels sont présents dans les protéines animales mais ils ne le sont pas de façon égale dans les protéines végétales.

Pour assurer une bonne croissance, les enfants ont besoin de protéines. En effet, c’est grâce aux protéines que leurs muscles et leurs os se construisent. De plus, les protéines aident leur corps à se défendre contre les virus et les bactéries. Un manque de protéines peut se traduire par une grande fatigue, des problèmes de concentration ou encore une diminution des défenses naturelles. Le lait maternel est le mode d’alimentation de référence du nouveau-né. Il apporte la quantité et la qualité de protéines nécessaires à bébé. A partir de 10 mois, la préparation Céréales à Complément Protéinique Bébé M pourra venir comme complément à l’alimentation de bébé. En effet, formulée à base de protéines de riz hydrolysée, cette préparation est une réponse 3 en 1, idéale pour apporter les protéines, des céréales et des compléments naturels aux repas de bébé.

Pour le bon fonctionnement de l’organisme de bébé, les protéines doivent être présentes. En revanche, elles doivent être bien contrôlées car l’enfant en bas âge a des capacités métaboliques encore limitées et des besoins nutritionnels spécifiques. En effet, les protéines surchargeront les reins de bébé si celles-ci sont données en trop grande quantité. Il n’existe pas de cellule, tissu ou organe de stockage pour les protéines. Afin de pouvoir les stocker, l’organisme de bébé devra les transformer pour les rendre stockables. Cela va libérer beaucoup d’azote et fatiguer bébé. Afin d’éliminer l’azote, les reins vont être fortement sollicités. Une alimentation trop riche en protéines va également se manifester par une prise de poids trop importante.

Si bébé est allaité, il n’y a pas de souci à se faire. Le dosage des protéines se compliquent lors de la diversification alimentaire, environ vers 6 mois. Ensuite, les apports conseillés en protéines varient suivant l’âge de bébé. Vous pouvez intégrer les protéines dès le début de la diversification alimentaire de Bébé. Les protéines sont des macro-nutriments, comme les glucides et les lipides. Parmi ces trois-là, pas besoin d’en favoriser un plus que l’autre, ils sont tous utiles au bon fonctionnement de la machine (oui, le corps). Chez Bébé, les protéines sont indispensables à sa croissance, elles interviennent dans le renouvellement musculaire, cutané et dans la masse osseuse. Elles constituent des anticorps, les hormones, les enzymes.

Sources animales et végétales, et quand les introduire

Les protéines animales regroupent la viande, le poisson et les œufs (VPO). Elles ont la particularité d’être d’excellentes sources de protéines avec des acides aminés essentiels en proportion adaptée et très bien assimilées. Dès 6 mois, vous pouvez proposer tout type de viandes : bœuf, poulet, dinde, veau, agneau, porc, canard etc. En revanche, on évitera les viandes transformées et charcuteries (saucisse, pâté, rillettes etc.) qui sont généralement riches en sel, en additifs et en gras. Le jambon blanc est l’exception parmi les charcuteries, car il est moins défavorable sur le plan nutritionnel. Mais les poissons peuvent aussi être contaminés par des polluants de l’environnement dont les dioxines, les PCB ou le mercure, qui peuvent avoir des effets néfastes sur la santé en cas de surexposition.

L’œuf contient une quantité importante de matières grasses et est riche en vitamines (A, D, E) et oligo-éléments (fer et zinc). L’œuf doit être proposé bien cuit à bébé. On pourra le cuisiner sous différentes formes : œuf dur, omelette, ou intégré à des recettes de gâteaux ou flans. À partir de 6 ans, on peut proposer le jaune moins cuit (œuf mollet, à la coque, ou au plat), uniquement avec des œufs extra frais. Les protéines végétales incluent les céréales, les légumineuses et les graines. Pour obtenir une protéine complète, il faut associer céréales et légumineuses (par exemple riz et soja, ou couscous végétarien, dhal). Les oléagineux (noix, noisettes, arachides) sont riches en protéines et en bonnes graisses, mais les fruits à coque ne doivent pas être donnés entiers avant 3 ans en raison du risque de fausse route.

Les quantités journalières évoluent avec l’âge: moins d’un an environ 10 g de protéines par jour, puis 20 g entre 1 et 2 ans, puis 30 g entre 2 et 3 ans, 40 g entre 3 et 4 ans, et ainsi de suite. On peut proposer des galets protéinés de 10 g pour faciliter les portions adaptées à l’âge (par exemple pour les plats seul ou en purée). Le poisson gras deux fois par semaine est recommandé pour ses oméga-3 (DHA). Lors de la diversification, privilégier une introduction progressive et privilégier le déjeuner pour les aliments riches en protéines afin de ne pas perturber le sommeil nocturne.

La Diversification Menée par l’Enfant (DME) peut être compatible avec ces galets protéinés qui tiennent en main et permettent une autonomie alimentaire. Si vous préférez une recette maison, des plats comme la blanquette de veau pour bébé ou des purées associant légumes et protéines peuvent être envisagés. L’objectif est de varier les sources et les modes de cuisson tout en respectant les besoins spécifiques des tout-petits et en évitant les excès protéiques qui sollicitent excessivement les reins immatures.

Illustration des sources protéiques humaines et véganes pour bébé

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