Le Japon ne cessera jamais de nous surprendre. Depuis le 26 avril, la chaîne de restauration Gaku a lancé une gamme de gâteaux à la crème pour des pauses rapides mais gourmandes. Leur particularité ? Ils sont servis dans des canettes et disponibles dans des distributeurs automatiques. En juin 2021, la marque japonaise avait déjà surpris beaucoup de monde en lançant les premières pâtisseries en canette. Stratégie, création, production : nous accompagnons les marques en quête de créativité.
Une mécanique conviviale et surprenante
À première vue, le distributeur a des allures de machines à boissons classiques à une nuance près : il ne propose pas des canettes de boissons mais bel et bien des canettes fourrées de gâteaux baptisées Namakuri. À l’intérieur, les pâtisseries proposent un mélange de crème fraîche d’Hokkaido et de mascarpone révélant un mélange onctueux et frais. Les canettes de 330 millilitres sont faites maison et réapprovisionnées chaque jour par les collaborateurs de Gaku garantissant des produits de qualité aux clients. Elles sont affichées au prix de 5,70 euros, un prix relativement convenable pour un dessert aussi gourmand.

Les jidohanbaiki, ces géants du quotidien
Baptisés jidohanbaiki ou simplement jihanki, les distributeurs automatiques au Japon sont présents partout dans les villes et les campagnes. Les Japonais les utilisent notamment tous les jours pour s'acheter des boissons fraîches en été et chaudes en hiver. On ne le dira jamais assez, l’été est chaud au Japon, surtout dans la capitale (et le béton n’arrange rien) avec un climat moite et lourd de juillet dès la fin de tsuyu, la saison des pluies, jusqu'en septembre.
Au Japon, les distributeurs automatiques de boissons sont partout. Mais absolument partout, PARTOUT : à l’hôtel, dans les ryokan, sur les quais des gares, aux aires d'autoroute, dans les villes, à la campagne et jusqu'au sommet du mont Fuji! D’ailleurs dans la rue, il n’est pas rare d’en croiser alignés plusieurs les uns à côté des autres. En 2020, il y en avait 1 pour 30 habitants au Japon, soit environ 4,05 millions de distributeurs sur l'archipel (tout type de produits vendus).

Les distributeurs automatiques que l'on baptise en japonais jidohanbaiki (abrégé en jihanki) ou vending machine en anglais font leur entrée sur le territoire au début de l’ère Meiji (1868 - 1912); soit bien après les pays occidentaux qui utilisaient déjà des machines similaires. La météo contrastée de l'archipel affiche des étés aux allures tropicales qui supposent de s'hydrater souvent, puis des hivers froids et secs où une boisson chaude est souvent bienvenue pour se réchauffer. L'investissement de départ ne se montre pas élevé et à la portée de tous, on trouve d'ailleurs dans les quartiers résidentiels des machines gérées par les habitants directement. Enfin, le système de recyclage des déchets en usine semble fonctionner avec la présence de poubelles juste à côté pour récupérer directement les contenants vides et éviter ainsi le mécontentement des riverains.
Un marketing coloré et fonctionnel
Lorsqu'on cherche une machine automatique au Japon dans la rue, c'est en général pour étancher sa soif. Les distributeurs dédiés aux boissons représentent en effet un peu plus de 56% du parc national (source Statista). Très pratiques en été pour les rafraîchissements prêts à boire, ils le sont tout autant l’hiver puisqu’ils proposent des boissons chaudes de saison. Les jidohanbaiki acceptent en général les billets de 1.000¥ ainsi que toutes les pièces sauf celles de 1¥ et 5¥, et sont capables de faire l'appoint. Visuellement colorées et attractives, les machines automatiques au Japon servent également au marketing et certaines sont, de cette façon, décorées en fonction des saisons avec des fleurs de cerisiers ou des feuilles d'automne, tandis que d'autres sont habillées aux couleurs du site touristique où elles se trouvent ou de la mascotte régionale.

Des desserts japonais et leurs typologies
Avec plusieurs dizaines de milliers de restaurants et cafés à Tokyo, les occasions de se délecter de bons mets dans la capitale nippone sont nombreuses et variées. Si la cuisine japonaise fait bien souvent l’unanimité concernant ses plats salés, son éventail de desserts n’est pas en reste et offre bien plus de choix et de saveurs qu’on ne l’imagine. Lorsqu’on est habitué à la pâtisserie française et à nos desserts gourmands et généreux, il est vrai que les desserts japonais peuvent paraître peu attirants… Lorsqu’on parle de gastronomie japonaise, on évoque rarement ses desserts, souvent jugés fades et sans réel intérêt gustatif. On pense bien évidemment à Mori Yoshida et son mythique flan à Paris. Certains desserts peuvent même offrir une véritable expérience grâce à une touche japonaise qui permet de les revisiter, notamment à travers du matcha ou du yuzu.
On peut distinguer trois principaux types de desserts au Japon: wagashi, desserts japonais d’inspiration occidentale et yogashi. Les wagashi sont des desserts traditionnels à base de pâte de riz gluant et de pâte de haricot rouge, élégants et poétiques. Les yogashi désignent les desserts occidentaux au Japon, tandis que les desserts japonais d’inspiration occidentale mêlent influences locales et styles importés. Le parfait, dessert glacé à base de crème et de nombreux ingrédients, est également présent parmi ces créations.
12 adresses de desserts à Tokyo et leurs univers
- Oiwake Dango (wagashi) - Tokyo, Shinjuku : dango mijotés selon les saisons.
- Chasai Ito - Tokyo, Roppongi : salon de thé avec matcha et douceurs artisanales.
- Taiyaki Wakaba - Tokyo, Taiyaki à la pâte de haricot rouge, dégustation sur place.
- Atelier Sekka - Tokyo, Sugamo : kakigori et glaces naturelles du Mont Fuji.
- Café Kokun - Tokyo, Kagurazawa : kissaten et gâteaux servis dans une atmosphère rétro.
- Atelier Kohta - Tokyo, Kagurazaka : parfaits; préparation visible au comptoir.
- Cafe Aaliya - Tokyo, Shinjuku : french toast décoré et gourmand.
- Lala - Tokyo, Komagome : fluffy pancakes inoculant les textures japonaises.
- Cafe 1 Part - Tokyo, Kagurazaka-Edogawabashi : cheesecake basque et déclinaisons.
- Fuwari - Tokyo, Ningyocho : mont-blanc étoffé aux saveurs saisonnières.
- Sukemasa Coffee - Tokyo, Senso-ji : desserts variés et sandwichs aux fruits.
- Flight Lounge - Tokyo, Shimo Kitazawa : bar à desserts avec cocktails et douceurs.
Texte additionnel: Avec plusieurs dizaines de milliers d’établissements, Tokyo regorge de lieux pour savourer de très bons desserts! Je vous ai ici présenté 12 excellentes adresses de desserts à Tokyo, mais il en existe des dizaines et dizaines d’autres qui seront d’aussi bonne qualité.

À propos du flan à Paris et du phénomène Mori
Le récit du pudding japonais continue avec Mori Yoshida et son flan mythique à Paris: Mori’s pudding part d’un héritage post-Seconde Guerre mondiale et d’une quête de qualité. Le pudding, moins sucré que les flans habituels, offre une texture légère et délicate qui rappelle les souvenirs d’enfance et l’ingéniosité des techniques locales. Ce mélange de tradition et de modernité illustre parfaitement l’esprit des desserts nippons revisités et leur capacité à voyager à travers les cultures.
Le Japon voit dans les distributeurs une vitrine permanente de créativité culinaire et de proximité avec le consommateur. Le concept des Namakuri dans des canettes illustre comment innovation et praticité peuvent cohabiter avec une offre gastronomique soignée, adaptée aux conditions climatiques et aux habitudes d’achat quotidiennes.
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