Le week-end offre l'occasion idéale de prendre son temps et de se régaler sans stress autour d'un gâteau moelleux, simple à préparer et convivial. Vous cherchez une idée légère pour ce soir ? Prendre la peine de cuisiner de bons plats maison n’est pas forcément une question d’envie ou de motivation. Il s’agit souvent d’une question de temps. Tout le monde n’a pas la possibilité de préparer des recettes plaisir en rentrant du travail. Le week-end est alors souvent l’opportunité de trouver le temps nécessaire. Même les cuisiniers les plus novices, voire les enfants, pourront se faire plaisir en préparant une pâtisserie assez simple, gourmande et parfois régressive. Nombreux sont ceux qui ont dans un coin de leur tête ou dans un carnet une recette de gâteau du week-end à faire et à déguster en famille.
Le souffle télévisuel et la simplicité des desserts
La journaliste culinaire, qui officie notamment dans l’émission Télématin, a pour habitude de préparer un gâteau qui, selon elle, évoque le far breton dans sa consistance, mais ne contient cependant pas de pruneaux ou d’autres fruits secs. Rapide à faire, il est aussi très simple, ce qui permettra éventuellement aux enfants de participer. Cette recette ne nécessite que quelques ingrédients. Mais certains de ceux qu’utilise Carinne Teyssandier ne se trouvent pas dans les placards de toutes les cuisines. La chroniqueuse commence en effet par mélanger 250 g de farine de sarrasin, 140 g de sucre de bouleau et un peu de sel. Cette fécule permettra aux personnes intolérantes au gluten de profiter du gâteau, mais il est possible d’utiliser une farine traditionnelle. Le sucre de bouleau (ou xylitol) est moins calorique et affiche un indice glycémique plus faible. Il convient donc aux personnes surveillant leur ligne ou leur consommation de sucre.

Pour publier le premier tome de « Mes recettes du bonheur ! J’ai perdu du poids grâce à l’indice glycémique (IG), à la journée de mono-diète et à la marche. C’est mon trio gagnant. Il m’a permis de continuer de manger les aliments que j’aime : le fromage, le beurre cru, du pain, des pâtes… mais toujours complets ! Pour satisfaire mon appétence pour les desserts et le sucré, j’ai éliminé le sucre blanc au profit du sucre de fleur de coco, du sirop d’agave, etc. Dans ce second tome, je souhaite aller encore plus loin en abordant d’autres notions qui viennent compléter ce trio gagnant. Carinne Teyssandier est animatrice télé et chroniqueuse culinaire. Vous pouvez la retrouver sur France 2 dans Télématin où elle présente des recettes de cuisine inédites.
Carinne Teyssandier est mon invitée des « Douceurs de l’âme ». Je l’ai rencontrée à l’hôtel Renaissance Paris Arc de Triomphe et nous avons partagé un moment empreint de belles énergies. Des synchronicités se sont invitées à notre table. Je la remercie de sa gentillesse et de sa disponibilité. J’ai fait des études de communication et j’ai fait mon mémoire de fin d’études sur le métier d’animateur TV. Je ne connaissais personne dans ce milieu-là. J’habitais Lyon et j’ai envoyé une petite lettre avec mon projet à Marie-Ange Nardi qui, à l’époque, animait le jeu « Qui est qui ? » sur France 2. Elle a accepté d’être la marraine de mon mémoire, j’étais toute contente. Petit clin d’œil de la vie : des années après, on m’a proposé de faire « Pyramide » sur France 2 et de prendre sa place, du moins en étant maître-mot. Suite à ce mémoire de fin d’études, j’ai commencé d’abord en presse écrite puis à faire un petit peu de radio et très vite de la télévision.
Parcours et approche culinaire
Un ami chroniqueur sur France 3 Bourgogne Franche-Comté m’a conseillé de faire le casting que France 3 Bourgogne organisait, c’était pour l’émission « Côté maison ». Finalement l’équipe me propose d’animer l’émission « Coté cuisine » plutôt qu’une chronique dans « Coté maison ». Et ça a commencé comme ça. À vingt-deux ans, on m’a confié mon premier magazine. C’était tous les samedis avant « Question pour un champion ». Aujourd’hui je reprends « les escapades de Petitrenaud » et c’est drôle parce que je retrouve des Chefs que j’ai connus il y a quinze ans, je les revois, ils ont évolué, ils ont pris, pour certains, une étoile. C’est formidable. Il y a une espèce de continuité, ça faisait longtemps que je n’étais pas retournée sur le terrain et ça me fait vraiment plaisir.
Un an après avoir commencé « Coté cuisine », il y a Dominique Farrugia qui a lancé sa chaine « Cuisine TV ». Je l’ai rencontré et je lui ai montré ce que je faisais. Et je lui ai proposé de travailler ensemble, ce que nous avons fait. Ça a duré toute la durée de vie de cette chaîne du lancement jusqu’à sa fermeture. Ça était une aventure formidable. « Cuisine TV » m’a demandé de sortir la version papier de mes magazines, des fiches cuisine. J’ai sorti les livres, les fiches cuisine du marché, les fiches cuisine des vacances. Le livre est arrivé pour la promotion sur le bureau de William Leymergie en 2007, et du coup il m’a appelée, j’ai eu rendez-vous avec lui et depuis dix ans je fais « Télématin » et puis est arrivé le jeu de France 3 il y a un an. En fait, c’est la télé qui a choisi pour moi finalement parce qu’ils m’ont directement mise sur une émission de cuisine. Je pense que ma bonhommie et ma morphologie les ont un petit peu aiguillés dans ce sens-là. En fait j’ai accepté sans hésiter une seconde parce que, oui évidemment, j’ai toujours aimé bien manger.
Souvenirs et influences familiales
Je suis née à Lyon, déjà ça partait bien, et avec ma grand-mère j’ai toujours fait le marché. On respectait les saisons, je me souviens de ma grand-mère qui m’achetait les premières cerises. Avec elle, j’ai fait mes premiers gâteaux, le gâteau Carinne. Elle découpait les recettes dans les programmes TV et elle les collait dans des vieux agendas. Je garde ses livres de cuisine comme le Graal. C’est vraiment quelque chose de très précieux pour moi. Ma grand-mère aimait bien faire des repas d’anniversaire, de la préparation jusqu’au dressage de la table. La cuisine représente le partage. Il y a les notions de plaisir, ce sont des notions extrêmement douces. C’est ce lien que j’ai avec les téléspectateurs. Si je parlais politique ou sport, je n’aurais pas le même rapport aux gens. En cuisine, on parle aux ventres, on parle à ce qu’ils ont de plus intime parce que la façon de manger, c’est aussi quelque chose de très personnel.
Le dicton dit « Dis-moi ce que tu manges, je te dirais qui tu es ? » mais c’est vrai on touche vraiment à l’intime, aux secrets, aux fondations, à quelque chose même d’inconscient. Jusqu’à présent j’étais très bec sucré. J’aime les douceurs, j’aime les desserts, le chocolat, je suis une vraie gourmande. Et de plus en plus je suis salée aussi, un bon plateau de fromages, un bon poulet rôti et des petites pommes de terre confites dans le jus.
On sera plutôt sur du sucré, c’est pour ça que je pense à cette petite poudre de perlimpinpin. Mais aussi à la poudre d’or qu’on peut rajouter sur un petit macaron chocolat. On sera plutôt dans cet univers doré, pétillant. Pour moi c’est le gâteau à l’ananas au caramel. Au fond du plat, on fait un caramel, on dispose les tranches d’ananas, on verse son appareil dessus et on enfourne et c’est surtout quand on le renverse avec ce caramel ; Oh mon Dieu. Ça c’est vraiment le souvenir de ma grand-mère qui faisait bien ce dessert-là et le gâteau Carinne qu’on faisait ensemble, qui n’est d’autre qu’un gâteau au yaourt, que j’adorais faire avec elle. Quand on est enfant, on aime mettre les mains dedans. Je vois ma fille, rien ne lui fait plus plaisir que de verser, mélanger, casser les œufs.

Ce sera un plat vegan, quelque chose, effectivement, sans animaux. C’est un éveil que j’ai de plus en plus, au fur et à mesure que j’avance. Je pense que je finirais végétarienne. C’est encore un long chemin parce que je pense qu’on ne le devient pas en claquant des doigts. Je fais de nombreux reportages où je vais justement sur des exploitations, où je vais participer à la pêche. Il y a des trucs supers. Je vais reprendre la formule du power bowl. Ces assiettes complètes à l’intérieur desquelles on a tout. Face à ça, on est serein car on a tout à l’intérieur, on n’a pas besoin d’aller chercher à droite ou à gauche. Tout est là devant soi. C’est joli, c’est coloré. On a, je ne sais pas, boulgour ou quinoa, un peu d’avocat, des petites graines germées, j’adore l’orge perlée avec un petit confit d’aubergines, un bon assaisonnement avec une huile évidemment première pression à froid, avec des noix de cajou pour les bons acides gras qui croquent sous la dent, un peu de mâche, ne pas hésiter à mettre quelques fruits dedans, des myrtilles par exemple. Là aussi on va aller sur du sucré, sur du chocolaté. J’adore faire des gâteaux avec ma fille. Oui, le moment où l’on a terminé le gâteau et où l’on va lécher le saladier parce que c’est là le meilleur. La pâte crue qu’on récupère au fond du saladier et l’on s’en met plein les moustaches et puis ça se finit par un gros bisou.
Il y en a, en amont avant même de faire la recette, dans le choix des ingrédients, dans la façon de les assembler. Mais elle serait aussi beaucoup au moment du dressage. Je n’ai pas de restaurant, je ne suis pas chef, en revanche je fais de l’image. Il faut que ce que je présente soit joli, équilibré, coloré, qu’il y ait du volume donc il faut faire preuve de créativité. Il faut choisir la bonne assiette dans les tonalités et puis il faut assembler les ingrédients, les couleurs, les volumes, les textures joliment dans l’assiette pour donner envie, pour avoir ce qu’on appelle un beau pack shot. Ce n’est pas temps une recette mais c’est quelque chose qu’on doit avoir, un esprit graphique, un sens artistique. Les grands chefs quand ils dressent une assiette c’est sublime, c’est un tableau c’est une œuvre d’art. La cuisine bien sûr c’est un art. Ce ne sera pas quelque chose qui est pour soi, ce sera tourné vers l’autre. On est sur quelque chose qu’on va offrir, peut-être comme un petit cadeau d’invités. Quand on arrive à un dîner, j’aime bien faire ça sur les repas de fêtes, donner un petit cadeau à chacun. Ça peut être des petits biscuits qu’on a préparés pour chaque convive, des petits cookies ou autres qu’on a mis dans un joli sachet et qu’on va offrir à l’autre. Ça peut être des oranges confites ou même des truffes parce que c’est facile à faire. Si on manque de temps, c’est quelque chose de vite fait mais au moins on le fait pour l’autre. La gratitude, je crois que c’est vraiment mon quotidien. Je me lève en disant merci. Merci pour cette belle journée, merci d’avoir mes proches en bonne santé, merci pour les belles rencontres que je vais faire aujourd’hui. Ça commence comme ça et ça se finit comme ça. Merci de m’avoir fait rencontrer telle personne, merci d’avoir fait que ma chronique se passe bien. Oui et puis c’est vraiment quelque chose que j’essaie de transmettre à ma fille en lui disant tu sais tout n’est pas dû, si tu as eu la chance de faire ce beau dessin ou d’aller à l’école du cirque avec ce copain-là, tu dois vivre le moment en pleine conscience, c’est ça aussi. Le soir on se pose et puis on dit merci. On dit merci à nos petits anges, c’est quelque chose que je lui apprends depuis toujours parce que je suis persuadée que même dans les moments difficiles - et Dieu sait si j’en ai eus- et bien merci aussi à ces gens qui ont été parfois mal intentionnés envers moi mais s’ils l’ont fait c’est que je leur ai permis de le faire, c’est qu’il fallait que je passe par là pour comprendre certaines choses alors même à ceux qui ne m’ont pas toujours voulu que du bien, je leur dis merci parce que j’ai grandi grâce à eux. La bienveillance est aussi une notion fondamentale pour moi. À l’antenne, je ne pourrais pas faire autrement. Je ne pourrai pas aller voir un chef et juger son travail en disant de mauvaises choses, je ne suis pas là pour ça. Si vraiment ça ne me plaît pas, je ne le fais pas. Et puis je ne vois pas pourquoi on irait attaquer des gens ou les critiquer devant tout le monde, publiquement. Je suis qui pour faire ça ? Pour moi, la bienveillance c’est aussi la base de mon métier. On est là pour partager du plaisir, de bonnes émotions et pas pour dire du mal.

Ce serait un menu coloré qui commencerait, peut-être, par l’une de mes entrées préférées qui est très fraîche et extrêmement colorée, que tout le monde adore - qui était l’entrée de mon mariage - ce serait un gaspacho, très rouge servi avec des petites billes de melon, des billes de concombre, des billes de mozzarella. On a de l’orange, du vert, du blanc. Tout ça flotte et tourne dans ce gaspacho. En plat, j’irais sur quelque chose de régressif, peut-être tout simplement un bon poulet de Bresse rôti, quelque chose de très simple. C’est vraiment ce que j’aime manger, le produit de qualité mais juste mis en avant, pas pollué par mille sauces, mille épices ou quoi que ce soit, vraiment quelque chose de simple. Un produit d’excellence juste doré avec peut-être des petites pommes de terre confites dans le jus et des petits morceaux de pain. Vous mettez un petit peu de pain dans le poulet et aussi à l’extérieur du plat et le pain va s’imbiber avec le jus du poulet. Un pain un peu citronné, c’est délicieux. Un poulet qu’on commence par faire cuire sur les flancs, vous ne me mettez pas le poulet droit dans le four. Vous le mettez dans un four froid, d’abord l’aile sur le dessus, 45 minutes, l’autre côté pareil et après les vingt dernières minutes droit. Mettre d’abord les cuisses en haut car c’est ce qui cuit le plus longtemps. On est sûr de passer un bon moment et de se lécher les babines. Et alors le dessert, peut-être quelque chose avec des fruits tout simplement. Un petit carpaccio de fruits parce que la bienveillance c’est des couleurs, c’est la joie, des vitamines, c’est de l’énergie, du tonus. Pour être bienveillant, il faut être nourri de toutes ces énergies-là. De la mangue coupée très finement à la mandoline avec des petites fraises fines, du kiwi très fin, de belles couleurs superposées comme ça avec un petit sirop ou alors un petit coulis, quelques petits pignons de pin grillés pour la gourmandise avec peut-être des toutes petites feuilles de basilic. À faire en sorte que mes proches soient toujours en bonne santé, qu’on soit préservé de la maladie. Parce que c’est vraiment la seule chose sur laquelle on ne peut pas influencer.

Il convient toujours de s’inscrire dans l’actualité. C’est ce qui fait la valeur ajoutée de Télématin. Nous sommes une émission de direct, en lien avec l’actualité chaque jour. Par exemple pour l’Eurovision qui avait lieu à Lisbonne, j’ai proposé des recettes portugaises… L’actualité dicte, souffle quelques idées mais le plus difficile finalement c’est de se renouveler ! Pour Télématin, je suis aussi en charge des duplex depuis Rungis. C’est un moment privilégié ou nous sommes au cœur du plus grand marché de produits frais du monde ! J’adore cet endroit et cette ambiance si particulière. J’ai eu l’occasion de découvrir des produits incroyables ! Des pommes de terre roses, des champignons qui sont directement cultivés dans les sous-sols de Rungis, des blettes multicolores… Les duplex sont une fenêtre ouverte, où nous permettons aux téléspectateurs de pénétrer dans un endroit où ils n’ont pas accès en général. D’ailleurs, je vous le dis - vous pouvez aller déjeuner dans l’un des restaurants de Rungis ! On le sait peu, mais les restaurants sont accessibles à tous !
En somme, les idées de Carinne Teyssandier mêlent simplicité et sens de l’esthétique, avec une attention particulière portée à l’environnement, au partage et à la bienveillance. Ses gâteaux du dimanche comme le fameux gâteau Carinne, son approche tournée vers des ingrédients accessibles et des techniques faciles permettent à chacun de s’initier à la pâtisserie sans pression, tout en aspirant à un univers visuel harmonieux et gourmand.
tags: #dessert #carinne #teyssandier