Société parisienne de chocolaterie histoire

Dimanche, la journée sera consacrée à la chasse aux œufs. L'occasion de vous faire visiter À la Mère de Famille, la plus vieille chocolaterie de Paris. L'entreprise est aujourd'hui dirigée par quatre frères et sœurs. En passant la porte de la boutique, soudain, nous avons l'étrange impression d'avoir remonté le temps. À vrai dire, c'est assez logique, puisque nous sommes dans la vieille chocolaterie de Paris et l'une des plus anciennes de France. Son ouverture fut célébrée en 1761. D'après Steve Dolfi, copropriétaire d'"À la Mère de Famille", ce magasin n'a pas changé d'activité ni de lieu depuis sa date de création. Rassurez-vous ! Les chocolats dans les vitrines ne datent pas de la même époque. Et cela tombe bien pour ceux qui posent leur regard dessus. Des yeux gourmands qui, en un instant, finissent d'enterrer toute ambition de régime à court terme. Une bonne nouvelle pour les chocolatiers, qui plus est, à l'approche de Pâques. Durant cette période, la boutique reçoit jusqu'à 1 200 clients par jour. Ce succès est avant tout celui d'une famille. Celui de deux frères et deux sœurs bien décidés à sauver le savoir-faire des confiseurs français. Pour cela, ils reproduisent minutieusement quelque 1 200 recettes dans leur atelier, en misant surtout sur la qualité. Et la fratrie veut aussi sauver les institutions régionales qui vendent tous leurs chocolats, comme l'explique Sophie Dolfi, copropriétaire d'"À la Mère de Famille".

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L'entreprise a la chance d'acquérir d'autres maisons de chocolat en France qui ont une identité particulière. C'est le cas notamment de l'une de ses dernières acquisitions à Tours. Une enseigne élégante accueille les passants qui s’attardent devant la vitrine alléchante d’À la mère de famille. Il y est inscrit : « depuis 1761 ». Une date qui fait de la boutique la plus ancienne chocolaterie de Paris. Les locaux historiques qui ont vu naître les premiers coffrets de chocolat sont aujourd’hui le fief de l’entreprise. Situés rue du Faubourg Montmartre, dans un charmant quartier de la capitale, ils exhalent depuis deux siècles et demi les saveurs cacaotées des orangettes et des pralines. La fameuse chocolaterie a la particularité d’utiliser la recette traditionnelle encore aujourd’hui pour fabriquer ses produits. Les chocolats d’À la mère de famille sont de purs produits de la Maison. Les nombreux artisans affiliés à la chocolaterie fabriquent tout de leurs propres mains. La fabrique officielle se situe à Chambray-lès-Tours. Tout produire soi-même et maîtriser le processus du début à la fin est le maître mot, afin de garantir la régularité des qualités gustatives et l’excellence des produits. Le chef chocolatier Sébastien Harault tient à valoriser des recettes authentiques et bonnes, en proposant une large palette de confiseries et de spécialités de chocolat. À la mère de famille veut privilégier et développer la filière directe pour s’approvisionner en fèves de cacao et en fruits secs. Elle se fournit dans des pays maîtres en la matière, comme Haïti, Madagascar, le Venezuela, l’Équateur, le Pérou ou Sao Tomé. Elle transforme alors les différents cacaos en couverture de chocolat, puis réalise elle-même les pralinés et les ganaches. Elle détient plus de soixante recettes, dont l’une des dernières nées est la glace exquis-mot. Sans compter les rochers pralinés, les folies de l’écureuil, les florentins, les dolfentins, les palets Montmartre, les toucans, les orangettes, les papillotes… Et aussi les confiseries faites maison, comme les pâtes de fruit, les calissons, les marrons glacés ou bien les confitures surfines fabriquées par des artisans associés.

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C’est au début des années 1760 que naît la future chocolaterie À la mère de famille. Un jeune épicier originaire de Coulommiers et fraîchement diplômé, Pierre-Jean Bernard, installe sa première boutique au 35 rue du Faubourg Montmartre, au cœur d’un charmant quartier encore aux allures de campagne, mais de plus en plus prisé par la belle société parisienne. En pleine tourmente révolutionnaire, sa fille Jeanne épouse le fils d’une grande famille d’épiciers de la rue Saint-Antoine, Jean-Marie Bridault, qui prend alors la succession de son beau-père à la tête de l’épicerie de la rue du Faubourg Montmartre. Marie-Adélaïde Bridault, jeune veuve, reste dans l’histoire comme « la mère de famille ». Elle signe les débuts de l’âge d’or de la chocolaterie. En 1810, Alexandre Grimod de la Reynière, père de la critique culinaire, lui consacre toute une page dans son Almanach des gourmands. Un grand honneur ! Et une publicité importante pour l’établissement. La veuve Bridault est bientôt remplacée par son fils, Bernard. Peu à peu, alors que le XIXe siècle s’installe doucement en France, À la mère de famille se tourne de plus en plus vers la confiserie, avant que Georges Lecœur ne lui donne un nouvel élan. Celui-ci acquiert la boutique en 1895. Ambitieux et pointilleux, il fait rénover la façade, édite les premières brochures et fait installer le téléphone. Tout est prêt pour intégrer l’éclat de la Belle Époque. Mais la belle époque d’A la mère de famille ne s’arrête pas là : en 1906, les produits de la maison sont mis à l’honneur lors de l’Exposition culinaire internationale de Paris. Les confitures surfines de Georges Lecœur y sont récompensées à deux reprises. Après la Grande Guerre, c’est l’apprenti de Georges Lecœur, Régis Dreux, qui prend sa suite. La famille Dreux a alors à cœur de faire vivre les vitrines au gré des saisons : des animaux en chocolat à Pâques, des fruits confits à Noël, des bonbons en été. En 1931, à la mort de Régis Dreux, la boutique revient à sa fille et son mari, les Legrand. Sans enfant, ils accueillent trois ans plus tard leur petite cousine orpheline, Suzanne, qu’ils veulent rendre prête à reprendre la maison. La boutique du Faubourg Montmartre est restée intacte depuis la fin du XIXe siècle. Elle a inspiré et inspire encore les artistes et les acteurs à l’affiche des théâtres des quartiers. Le peintre André Renoux lui consacre même une toile. En 1984, la devanture est inscrite aux monuments historiques. Le successeur des Bretonneau, Serge Neveu, poursuit l’aventure en imprimant durablement son amour du chocolat. La famille Dolfi, propriétaire actuel de la chocolaterie, rachète la maison en 2000. De nouveaux projets prometteurs sont en cours : en 2017, À la mère de famille s’associe à la maison Stohrer, plus ancienne pâtisserie de Paris, datant de 1730.

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C’est une histoire assez peu ordinaire que celle de Marie-Anne et Jan-Guy Roelandts, fondateurs de la Chocolaterie de Puyricard. Bien que d’origine Belge, c’est au Congo qu’ils ont fait leurs débuts dans le monde du bonbon de chocolat, et c’est dans le petit village provençal de Puyricard, au milieu des lavandes, qu’ils ont installé leur premier atelier de fabrication. Leur fils Tanguy et leur petite fille Solène gèrent aujourd’hui de concert l’entreprise familiale. La marque, synonyme de chocolat d’excellence et d’artisanat sans concession, rayonne dans tout le Sud Est et jusqu’à Paris à travers son réseau de 21 boutiques, et s’exporte à l’étranger. Retour en quelques dates sur les étapes de ce succès gourmand incontestable !

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L’histoire commence à la rencontre et au mariage de Marie-Anne et Jan-Guy au Congo Belge en 1958. C’est pour avoir les moyens de s’échapper du pays où la situation est instable, que Jan Guy confie à sa femme la tâche d’apprendre les secrets du chocolat. Le jeune couple fonde à la fois une famille, et une chocolaterie. Ces deux aventures restent à ce jour intimement liées. Les deux premiers bonbons de chocolat créés par Marie-Anne portent d’ailleurs le nom de ses deux filles : Christelle et Isabelle. La ténacité dans l’apprentissage, et les efforts de Marie-Anne pour satisfaire une clientèle variée dans un pays où elle est la seule à fabriquer du chocolat, payent rapidement. Elle s’éloigne des recettes belges que ses formations lui ont apprises, pour développer ses propres chocolats, moins gras et moins sucrés. Elle s’attache à des fournisseurs de qualité et à une présentation soignée des ballotins. Ses chocolats deviennent un cadeau de luxe que les diplomates aiment offrir à leurs hôtes étrangers. Malgré le succès naissant de leur entreprise, le couple est contraint de quitter le pays. De grands espaces et un beau climat qui ne les dépaysera pas trop du Congo: le village de Puyricard est l’endroit où ils décident de commencer leur nouvelle vie. Une ancienne usine de construction de matériaux sur le plateau de Puyricard deviendra leur premier atelier et leur première boutique. Très attachés à ce petit "coin de paradis", ils en feront même le nom de leur entreprise. La Chocolaterie de Puyricard est née. Dès 1970, une deuxième boutique ouvre à Marseille. Ces années-là, Marie-Anne obtient une recette de Calisson qui lui semble à la hauteur de la qualité de ses bonbons de chocolats. Cette incontournable gourmandise provençale rejoint ainsi la gamme Puyricard en 1975, de même que les truffes au chocolat. Marie-Anne fait évoluer ses recettes vers plus de puissance et d’amertume, et élabore avec le fournisseur Callebaut un nouveau chocolat de couverture, qui lui permet de créer une gamme de chocolats moins sucrés. Jan-Guy installe la chocolaterie à « La Plantation », un parc aménagé de plusieurs hectares, avec une unité de production plus grande. Les choix de la Chocolaterie de Puyricard de rester sur une production haut de gamme lui permet d’obtenir de nombreux prix dans le monde du Chocolat. Tanguy Roelandts, Maître Chocolatier et fils de Marie-Anne et Jan-Guy prend en 1995 la direction de l’entreprise et préserve ce précieux héritage. La Chocolaterie obtient le label EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant) qui récompense le savoir-faire artisanal d’excellence. Tanguy Roelandts reste le garant de ce savoir-faire artisanal, tout en élargissant la gamme de gourmandises que propose la Chocolaterie. Il élabore également une gamme de glaces et de sorbets, des biscuits aux saveurs provençales, et un premier œuf de Pâques en chocolat bio. Solène Roelandts, la fille de Tanguy, a rejoint l’entreprise en 2016, perpétuant ainsi l’histoire familiale de la Chocolaterie. Pour les 50 ans de la Chocolaterie, elle prend en charge la création d’une nouvelle identité visuelle pour la marque Puyricard, et donne un nouveau souffle à l’entreprise en tant que Directrice Générale. Tournée vers l’international, elle crée un service export. Tournée vers l’avenir, elle étoffe le service digital et entame la transformation digitale de l’entreprise. A 35 ans, elle succède à son père, Tanguy Roelandts, depuis 27 ans à la tête de l'entreprise. Solène Roelandts représente la troisième génération à faire perdurer cette histoire familiale.

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État des inscriptions Toutes les structures référencées sur notre site sont inscrites à un ou plusieurs référentiels publics (base Sirene, RNE, RNA). L’Extrait RNE est le justificatif d’immatriculation de l’entreprise. Il contient les mêmes données qu’un extrait KBIS/D1. Inscrite (Insee) le 15/10/1995. Cette structure est inscrite dans la base Sirene tenue par l’Insee, depuis le 15/10/1995. Elle a été mise à jour le 06/12/2025. Avis de situation Immatriculée au RNE (INPI) le 20/10/1995. Cette structure est immatriculée au Registre National des Entreprises (RNE), depuis le 20/10/1995. Elle a été mise à jour le 21/05/2026.

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