Lorsque l’on regarde de plus près un grain de riz, on peut le décomposer en trois parties. La plus importante est l’endosperme, constituée principalement d’amidon. et la couche aleuronique, riche en protéines. Le son de riz biologique est obtenu par abrasion mécanique des grains de riz complets. Il subit ensuite un procédé thermique breveté qui stabilise les composants enzymatiques, empêche le rancissement et surtout préserve l’ensemble des valeurs nutritionnelles de cette partie des grains.
Le son de riz: richesse nutritionnelle et usages
En inde, lorsque leurs enfants étaient malades, les mères avaient pour habitude d’aller au moulin à riz le plus proche pour prendre du son, reconnu pour son pouvoir curatif. A l’inverse du grain de riz raffiné riche en amidon, le son de riz possède une teneur en graisses non négligeable de l’ordre de 15 à 20%. Avec un apport de 12 à 16 g/100g, le son de riz fait partie des aliments végétaux présentant une bonne teneur en protéines. De plus, à l’inverse de la plupart des protéines d’origine végétale, celles du son de riz apportent tous les acides aminés indispensables. On dit alors que la valeur biologique de ces protéines est optimale. Le son de riz apporte également toutes les vitamines du groupe B (c’est d’ailleurs l’une des céréales en contenant le plus), qui permettent de bien métaboliser les glucides et qui ont un rôle important au niveau émotionnel. Il contiendrait aussi une petite quantité d’IP6 (inositol hexaphosphate), actuellement à l’étude pour contrer la multiplication des cellules cancéreuses et pour limiter la survenue de calculs rénaux. Le son de riz est donc l’auxiliaire indispensable pour vos clients soucieux de leur santé. Il peut également servir à la confection de boisson de riz en mélangeant une cuillère à café de son de riz pour 125 ml d’eau. Les riz utilisés sont européens et garantis non OGM.
La cosse de riz: d’un déchet industriel à un additif alimentaire
La cosse de riz a toujours été connue comme matière non comestible, exploitée pour la production de l’énergie, pour la fabrication de planches et d’isolants… Mais actuellement, cette substance peut également être ajoutée dans les produits destinés à l’alimentation humaine, notamment en tant qu’antiagglomérant naturel. Cela est-il autorisé ? Quelles sont ses propriétés en tant qu’additif alimentaire ? Pourquoi y avoir recours, alors qu’il existe déjà bon nombre d’antiagglomérants sur le marché ?
Elle peut être prise par tous, même les nourrissons. Auparavant, elle était considérée comme un déchet. Certains scientifiques se sont ensuite intéressés à son apport en silice naturelle et à la possibilité d’une utilisation dans les aliments transformés. En effet, la silice du sol est absorbée par le plant de riz, et s’accumule dans les cosses. Dans l’industrie agroalimentaire, elle est jusqu’à maintenant représentée par la marque déposée Nu-FLOW®1. Nu-FLOW® est une poudre fine de couleur bronzé clair, issue du broyage de cosses préalablement stérilisées à la vapeur. Il s’agit d’une alternative naturelle ou biologique aux antiagglomérants synthétiques. Elle pourrait remplacer le phosphate tricalcique, le dioxyde de silicium (SiO2), le stéarate de magnésium, le talc, etc. Elle peut être certifiée biologique, et donc utilisable dans les produits bio. La cosse de riz Nu-FLOW® serait conforme aux normes alimentaires internationales établies par le Codex Alimentarius3 et aux exigences européennes4 pour les fibres de riz. Mais l’UE attend un rapport détaillé pour valider définitivement ce produit sur le sol européen. Il s’avère que sa consommation contribue majoritairement à l’exposition à l’arsenic toxique pour l’homme. La réponse est non. L’arsenic inorganique provenant du sol et de l’eau souterraine se concentrerait dans les grains. Les cosses, qui sont riches en silice seraient moins sensibles à l’invasion de ce métal toxique. Au contraire, elles contribuent à lutter contre la pollution du sol aux métaux lourds. La cosse de riz est le produit dérivé de la décortication des grains. Elle a été longtemps jugée comme non comestible. Mais actuellement, elle peut jouer des rôles technologiques dans le domaine des aliments transformés (antiagglomérant, agent d’écoulement, diluant, agent d’absorption d’huile). Nu-FLOW® est proposée par la société RIBUS. Elle est produite naturellement, et peut être certifiée bio. Elle provient du broyage des cosses préalablement stérilisées. Sa fabrication suit les normes du Codex Alimentarius pour les additifs alimentaires, ainsi que les réglementations de la Commission européenne pour une utilisation en tant que fibre de riz. Nu-FLOW® est constituée de 18 à 20 % de silice et d’environ 70 % de fibres insolubles qui seraient imprégnées de silice. C’est une bonne alternative à l’utilisation du dioxyde de silicium synthétique ou de tout autre antiagglomérant. Aux Etats-Unis, il est autorisé dans les produits bio seulement s’il est utilisé comme anti-mousse. La cosse de riz (Nu-FLOW®) se présente comme un ingrédient alimentaire inoffensif. Naturelle, Halal, Casher, Vegan, sans gluten, certifiée bio, elle est adaptée à tous les régimes. Mais par principe de prudence, il serait toujours conseillé de contrôler la consommation d’aliments ultra-transformés.

L'enveloppe extérieure du riz peut être utilisée pour produire de la sauce soja, du vin et du carburant. La balle de riz possède des propriétés physico-chimiques et se compose de glumes externes et internes, de glumes de garde et de petits épis. Il y a des poils à l’extérieur du sommet des glumes externes. La balle de riz est constituée de cellules rugueuses à parois épaisses d'une épaisseur d'environ 24 à 30 microns. La balle de riz est riche en cellulose, lignine et silice, avec une faible teneur en matières grasses et en protéines. La composition chimique du riz varie selon la variété. Le riz La balle de riz est composée de glumes internes et externes plus grosses. Elle mesure 5 à 10 mm de long, 2,5 à 5 mm et 23 à 30 mm d'épaisseur. Sa couleur est jaune riz, jaune doré, brun jaunâtre et rouge brunâtre. Sa masse volumique apparente est de 96 à 160 kg/m³. Plus il y a de silicium, plus la coque est dure. Elle a également une meilleure résistance à l'usure. L'angle de repos de la coque de riz est de 35°. L'angle de repos de la coque de riz après broyage et passage à travers un tamis de 50 à 160 mesh est de 43 à 45°. Les cendres de balle de riz, résiduelles après combustion, représentent généralement 20 % de la masse de la balle de riz. Leur principal composant est la silice, avec une teneur variant de 87 % à 97 %. La masse volumique apparente des cendres de balle de riz est de 200 à 400 kg/m³. Leur densité relative est de 2,14 et leur coefficient de canal chaud est de 0,062. À titre de comparaison, ce coefficient est de 0,041 pour l'amiante broyé, de 0,030 pour la laine minérale et de 0,028 pour le liège.
La poudre de balle de riz est un matériau polyvalent dans l'agriculture et l'industrie. Utiliser comme engrais. Une fois la balle de riz expansée, mélangez-la avec de l’urée 1% et un peu d’eau de chaux. Laissez fermenter à l’air libre jusqu'à ce que la couleur devienne noire. Ensuite, il peut être utilisé comme engrais. Cet engrais a une bonne eau, un bon engrais et une bonne porosité. Pesticides : La balle de riz contient beaucoup de silice. Il peut corroder la surface cireuse du thorax d'un insecte. Gonflé poudre de balle de riz peut être utilisé comme support pour les champignons comestibles sous forme de matériel de culture de champignons comestibles. Il s'agit notamment des champignons shiitake. En tant qu'alimentation : Riz Les cosses de riz traitées à l'alcali ou à l'ammoniaque, ou modifiées et expansées, peuvent être utilisées comme aliments. Lorsqu'elles sont mélangées avec du son de riz et du riz brisé dans des proportions appropriées, elles ont un bon effet sur l'alimentation du bétail.

L'éthanol est fabriqué à partir de l'hydrolyse de la cellulose présente dans la balle de riz. La coque est traitée avec de l'acide sulfurique pour la décomposer à haute pression. La préparation du charbon actif et du noir de carbone blanc comprend plusieurs étapes. Tout d'abord, le mélange est chauffé à haute température dans un récipient fermé. Ensuite, on ajoute du carbonate de sodium et on porte le tout à ébullition. Après ébullition, le mélange est lavé à l'eau jusqu'à neutralité. Il est ensuite chauffé et séché. Les dernières étapes consistent à éliminer les impuretés, à le broyer et à le tamiser. Une autre méthode consiste à utiliser des cendres de cosses de riz. Après lixiviation alcaline, on obtient du silicate de sodium. Ce dernier réagit ensuite avec un acide pour former un précipité. Les cosses de riz peuvent alimenter les chaudières. Elles sont à la fois peu coûteuses et présentent des points chauds élevés. Le riz est chauffé sans air. Il peut être transformé en produits chimiques tels que le gaz, le furfural, l'acide acétique et le méthanol. Il peut également être transformé en acétone, en charbon actif, en silicate de sodium et en carbure de silicium (émeri). Il peut également être transformé en acide oxalique. Les industries utilisent les balles de riz carbonisées pour purifier l'eau. Le riz ne sert pas qu’en cuisine ! Le marché non alimentaire se développe particulièrement depuis une dizaine d’années, et de nombreuses niches commerciales sont apparues, permettant de valoriser avantageusement l’ensemble des « sous-produits » d’une rizerie.

Le riz est travaillé dans une usine, une « rizerie », sous sa forme brute, dite « Paddy ». La première étape est le décorticage du grain. Le grain entier est passé dans de grands rouleaux en caoutchouc qui tournent en sens inverse pour séparer le riz de la balle, enveloppe qui représente environ 20% de volume du grain «Paddy».
« Dans notre structure, la majorité de la balle de riz sert de combustible pour la chaudière à biomasse qui alimente en énergie l’atelier d’étuvage. Nous gérons sur le site environ 16.000 tonnes annuelles de balle de riz. Et sur ces 16.000 tonnes, nous en brûlons 12.000 », confie Olivier Cogez, directeur de site au sein du groupe Soufflet. Cette « biomasse », véritable source d’énergie, permet à l’entreprise de réaliser des économies d’énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon, etc.) et de réduire fortement les émissions en CO2. Cette combustion génère de la cendre, entre 1.000 et 1.500 tonnes par an. « Cette cendre est conditionnée sur notre site et servira de protection dans les aciéries lors de la coulée des hauts fourneaux. Car lorsque l’acier est coulé, il y a un échange thermique avec l’extérieur, et l’acier prend en masse. Or cette cendre présente un haut pouvoir calorifuge, et elle seule permet de bloquer cet échange thermique et de garder l’acier sous forme liquide », poursuit le spécialiste.
- Seconde utilisation de cette balle de riz : la fabrication de terreau.
- Un autre marché en augmentation concerne les litières pour animaux.
- Fabrication de briques isolantes Monomur.
- Barrières en cas de pollution marine avec des boudins en balle de riz.
La balle de riz peut aussi servir, mais dans des proportions encore très faibles, de substrat à la fabrication d’enzymes, et de paillage pour certains produits horticoles. « Au sein de l’usine, nous générons aussi de la brisure (du grain cassé lors du passage dans les meules en pierre), ainsi que des écarts colorimétriques (grains tâchés, non conformes) et de la farine (péricarpe réduit en poussière) », ajoute le spécialiste. Ces trois ingrédients partent exclusivement en alimentation animale, soit pour les élevages soit pour les animaux domestiques. Enfin, lors de l’étuvage, le riz est trempé : une tonne d’eau est mélangée à une tonne de riz, entre deux et sept heures, et entre 50° et 70° C. Comme rien ne se perd, l’eau récupérée à l’issue de cette étape de transformation part à l’épandage, sur les cultures de riz … bouclant la boucle !
Tableau récapitulatif des usages et propriétés
| Partie du riz | Utilisations | Propriétés clés |
|---|---|---|
| Son de riz | Compléments, boissons, alimentation humaine | Protéines complètes, B vitamines, IP6 |
| Cosse de riz | Antiagglomérant naturel, fibre de riz Nu-FLOW | Silice naturelle, bio-certifiée, alternative aux additifs synthétiques |
| Balle de riz | Engrais, terreau, litières, briques, barriers anti-poluants | Silice, porosité, énergie biomasse |
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