Chocolat et Confiserie Magazine: actualités, industrie et perspectives du secteur chocolatier-confiseur

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Le Magazine

Chocolat & Confiserie Magazine est la revue d'un métier, celui de chocolatier-confiseur, et des hommes qui l'exercent. C'est la revue des professionnels du secteur et des décideurs. Du consommateur au développement de vos ventes, ayez toujours une longueur d'avance. Chocolat & Confiserie Magazine décrypte pour vous les nouvelles tendances et les replace dans la stratégie des acteurs professionnels. Vous disposez de toutes les clés pour décoder ce qui se passe dans l'actualité. Vous souhaitez connaître le sommaire du numéro en cours, annoncer dans la revue ou découvrir l'agenda de parution > Cliquez ici

L'annuaire

L’annuaire édité par Chocolat & Confiserie Magazine est paru ! Il recense les professionnels de la chocolaterie et de la confiserie. Ceux qui relèvent directement de ces métiers, et dont c’est l’activité dominante. On y trouve les détaillants, les artisans, les grossistes, les fournisseurs de matières premières et les fabricants... En fait, tout l'univers de la chocolaterie et de la confiserie. Vous voulez en savoir plus, ou commander l'annuaire > cliquez ici

L'actualité de la profession en direct

Des infos sur la production du cacao au Ghana, la propagation des parasites du cacao en Côte d'Ivoire, la distribution gratuite de chocolats aux bons conducteurs par les gendarmes suisses... Tous les jours, de telles informations sont publiées sur le Web. Nous les chassons pour vous et vous donnons la source de nos trouvailles ! Bien sûr, chaque information reste sous la responsabilité de son auteur et ne saurait engager Chocolat & Confiserie Magazine...

Question de M. M. Édouard Courtial attire l'attention de M. Ce secteur, qui selon le syndicat du chocolat compte plus de 30 000 salariés dans les seules activités de chocolaterie, et au sein duquel l'industrie sucrière nationale réalise un chiffre d'affaires de l'ordre de 7,6 milliards d'euros pour les seuls sucriers, subit une conjoncture extrêmement défavorable. Les secteurs de la sucrerie, des confiseries et du chocolat occupent une place importante dans notre économie et notre industrie agroalimentaire. Ils constituent un savoir-faire historique pour de nombreux territoires. Celle du chocolat représente 115 entreprises, dont 90 % de PME, qui emploient 30 000 salariés. Ces industries sont également importantes pour la filière sucrière, la France étant premier producteur européen et neuvième producteur mondial de sucre, avec 4,58 millions de tonnes en 2024.

Toutefois, ces secteurs sont confrontés à un ensemble d'enjeux importants, en particulier la forte volatilité des matières premières. Pour le sucre, les prix ont diminué depuis leur pic de novembre 2023, où la tonne atteignait 820 euros, pour s'établir autour de 550 euros en juillet 2025, un niveau qui demeure cependant supérieur à ceux observés entre 2016 et 2021. Cette évolution est largement dépendante des marchés mondiaux. Pour le cacao, les prix des fèves ont augmenté de 34 % entre janvier 2024 et septembre 2025, les cours ayant quasiment doublé en un an en raison de pénuries d'approvisionnement. Cette hausse du coût des matières premières se répercute sur les industriels et les prix à la consommation, avec une inflation cumulée d'environ 30 % en 4 ans pour les confiseries chocolatées vendues en magasins.

Dans ce contexte, le Gouvernement, pleinement conscient des enjeux à relever par les filières du sucre, de la confiserie et de la chocolaterie, soutient résolument les entreprises agroalimentaires afin de renforcer leur compétitivité, leur résilience et leur capacité d'innovation. Le plan France 2030 mobilise ainsi 2,3 milliards d'euros en faveur de l'innovation, de la recherche, de la formation, de l'industrialisation et du développement de technologies nouvelles dans les secteurs agricoles et alimentaires. À ce jour, 1,402 milliard d'euros ont déjà été accordés, permettant de soutenir 487 projets au bénéfice de 557 entreprises. Un nouveau fonds de fonds dédié aux industries agroalimentaires et annoncé lors du Salon International de l'Agriculture 2025 est également en cours de déploiement afin de stimuler l'écosystème des fonds intervenant sur l'agroalimentaire et de renforcer les PME et ETI du secteur agroalimentaire.

En parallèle, l'État agit également au niveau local grâce au programme « Territoires d'Industrie », dont une nouvelle phase du programme sur 2023-2027 a été annoncée par le président de la République en mai 2023. Celui-ci vise à soutenir la réindustrialisation, le développement des compétences et la transition écologique, avec une enveloppe dédiée de 52 millions d'euros en 2025. Par ailleurs, l'industrialisation des start-up et PME innovantes a fortement été soutenue grâce à des dispositifs tels que « Première Usine », qui a déjà permis de financer 99 projets, ou le programme ETIncelles, qui accompagne actuellement 197 PME en levant certains obstacles à leur développement. Les services de l'État accordent une grande attention aux industries françaises du sucre, du chocolat et de la confiserie et de manière générale au tissu industriel agroalimentaire. Ils restent pleinement mobilisés afin d'en assurer un suivi attentif, et saluent également l'engagement des professionnels du sucre, du chocolat et de la confiserie en faveur d'une alimentation saine et durable. En 2024, les ventes en GMS en France ont représenté en volume de 343 099 tonnes pour une valeur de 3 904 millions d’euros. La part de marché en volume pour les tablettes de chocolat est de 34,3% et en ce qui concerne les pâtes à tartiner, la part de marché en volume s’établit à 29,3% . Les barres et les confiseries de chocolat représentent respectivement 14,9% et 12,6% de parts de marché en volume. La consommation moyenne en France s’élève à 12,3 kg par an / foyer. La profession de la chocolaterie représente 115 entreprises dont 90 % de PME. Code APE / NAF des chocolateries : 10.82ZLe code NAF des chocolateries est le : 10.28Z - Fabrication de cacao, chocolat et produits de confiserie. Il regroupe différents métiers comme la fabrication de cacao, de beurre et de poudre de cacao, ainsi que la production de chocolat, confiseries, et chewing-gums.

Selon leurs types d’activités, les chocolateries peuvent également exercer sous différents codes NAF : 47.24Z : Commerce de détail de pain, pâtisserie et confiserie en magasin spécialisé; 47.81Z : Commerce de détail alimentaire sur éventaires et marchés; 10.72Z : Fabrication de biscuits, biscottes et pâtisseries de conservation; 10.61B : Autres activités du travail des grains. L’activité des chocolateries: Les chocolateries sont spécialisées dans la fabrication et la commercialisation de produits à base de cacao, tels que le chocolat, les confiseries, et autres produits dérivés comme la pâte à tartiner au chocolat, la poudre de cacao, les liqueurs de chocolat, etc. Ce secteur regroupe deux types d’acteurs : l’artisan chocolatier-confiseur et le chocolatier-confiseur distributeur.

Le secteur est caractérisé par une concentration d'entreprises artisanales et industrielles. Les grands groupes cohabitent avec des petites structures artisanales. On compte environ 4 685 entreprises en 2020, dont 90 % sont des PME, générant plus de 30 000 emplois directs. L'export représente plus de 70 % de la production en volume en 2021, principalement vers l'Union européenne (81 % des exportations). Les chocolateries s'approvisionnent en fèves de cacao auprès de producteurs certifiés, comme Valrhona et Barry Callebaut, garantissant qualité et durabilité. Le Syndicat du chocolat représente la profession et soutient l'innovation et la certification.

Le marché du chocolat est marqué par une progression des ventes sur les 30 dernières années (+30 % pour le chocolat, +20 % pour les confiseries). L'innovation pousse les artisans à proposer des produits haut de gamme pour se démarquer des 70 % des ventes réalisées par les grandes surfaces. Noël et Pâques restent des périodes clés: en 2024, 26 715 tonnes vendues à Noël pour 744 millions d’euros, et 12 652 tonnes à Pâques pour 345 millions d’euros. Les artisans diversifient leurs canaux: ateliers, dégustations et animations en boutique. Le développement des groupements d'achats et la digitalisation (click and collect, livraisons, réseaux sociaux) soutiennent leur compétitivité.

Évolution du nombre de chocolateries et chiffres associés: la France voit une hausse constante du nombre de chocolateries et d'entreprises de fabrication (code 1082Z) depuis 2009; toutefois, les commerçants spécialisés (4724Z) diminuent. Le chiffre d’affaires 2022 cumulé (codes 1082Z et 4724Z) est de 5,21 milliards d'euros, avec une part majeure pour la fabrication. Le secteur est fortement saisonné: 30 % du CA à Noël, 20 % à Pâques. L’environnement réglementaire fixe des règles de composition du chocolat et exige des étiquetages clairs et des labels comme IGP/AOP, ainsi que le respect du HACCP pour l’hygiène.

Offre en chocolaterie et canaux de distribution

Le marché des chocolats en France est largement dominé par les grandes surfaces (environ 70 % des ventes). Les détaillants, les boulangeries et les stations-services complètent la distribution. Les chocolateries artisanales (environ 4 000 points de vente) misent sur l’offre premium et une implantation urbaine forte, tout en affrontant la concurrence des grandes surfaces et des enseignes. Les boulangeries apportent authenticité et produits faits maison, mais avec une gamme plus restreinte. Les stations-services et kiosques offrent commodité et accessibilité.

Les consommateurs recherchent une traçabilité accrue et une réduction des colorants artificiels, avec une tendance vers des ingrédients naturels. Le panier moyen pendant Pâques est d’environ 24 €, et les ventes saisonnières restent cruciales (Noël et Pâques). Le prix du cacao connaît une volatilité récente; la hausse observée en 2025 devrait se stabiliser selon les prévisions, influençant les prix de vente finaux. La vente directe en boutique, la vente en ligne et le click and collect constituent les principaux canaux: le direct en boutique favorise le contact et les dégustations, l’e-commerce permet une vitrine 24/7 et le click and collect combine commodité et localisation.

Tendances et perspectives

Les grandes tendances actuelles portent sur l’éthique, le bio et la santé: chocolat équitable, labels bio, emballages durables (certifiés FSC) et ingrédients visibles (sans arômes artificiels). Le chocolat végan gagne en popularité. Face aux hausses d’énergie et de cacao, l’industrie doit rester innovante et flexible concernant les coûts et les marges. Le secteur se tourne vers des produits locaux, éco-responsables et véganes pour répondre à ces enjeux. La filière cacao doit adopter des pratiques plus durables, notamment dans la production de la matière première, afin de sécuriser l’approvisionnement et l’avenir de l’industrie.

Infographie: Chaîne de valeur de la chocolaterie française (de la fève à la tablette, segments clé et acteurs principaux)

Dans l'Usine Menier : le géant du chocolat qui a adouci la France

Catégorie Exemple / Donnée clé
Ventes GMS 2024 (volume) 343 099 tonnes
Part de marché tablettes (volume) 34,3%
Consommation moyenne par foyer 12,3 kg/an
Chiffre d’affaires Noël 744 millions d’euros
Chiffre d’affaires Pâques 345 millions d’euros

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