Le cheesecake japonais - aussi appelé Cotton Cheesecake, Cheesecake soufflé ou Chizu Keki - est un gâteau cuit au bain-marie, une cuisson longue et délicate qui lui confère son aspect soufflé et surtout, ultra-léger. Moelleux à souhait, il tire sa recette d’un mix de cultures: déclinaison japonaise du cheesecake occidental, il est composé de creamcheese (la plupart du temps, de Philadelphia, pâte à tartiner fromagère culte au Japon), d’œufs montés en neige, de beurre, de lait et de farine (de riz ou de fécule), et se déguste tiède ou froid. Signé par une dream team franco-japonaise d’exception composée du pâtissier Maxime Frédéric et des chefs Takuya Watanabe avec Arnaud Donckele, il est offert comme une délicate attention à chaque client en fin de repas, à emporter chez soi.
La marque a ouvert en 2022, sa première boutique rue des Pyramides, où les cheesecakes japonais, déclinés en 5 parfums (original, yuzu, matcha, framboise, chocolat, etc.) sont préparés en direct chaque jour. Depuis trois ans, les files d’attente n’en finissent pas et Takumi est devenu LA référence du cheesecake japonais à Paris. Cuit au bain-marie dans un four pendant une heure, il est composé de Philadelphia et se veut désormais le summum de la cuisine Yôshoku - soit une recette occidentale revisitée à la japonaise, inspirée par la recette qui a fait le succès de Rikuro Nishimura à Osaka, considéré comme le créateur de cette recette en 1984.
En japonais, Takumi signifie ‘maître de sa discipline’, de celui qui consacre sa vie à son métier, de la trempe de celui qui passe près de 60 000 heures à perfectionner une recette… Soit pas moins de 30 ans d’expertise. Mariage d’amour oblige, le pâtissier Reda Chenouf, installé au Japon, membre de l’Académie Culinaire de France, a importé les recettes de sa bien-aimée jusqu’à Paris. Son frère, Samir, est le chef pâtissier du salon de thé parisien. Le cheesecake japonais, en portions individuelles, est préparé sur place et posé sur un petit carré biscuité. Le résultat est kawaï, fondant, aérien, presque craquant en bouche.
Originaire d’Hakodate, sur l’île d’Hokkaido, la pâtisserie Snaffle’s s’est lancée dans cette recette typique de la région à partir des produits laitiers au goût unique de l’île, parmi les plus savoureux au monde. Pour éviter tout crépage de chignon avec son voisin de bar, il est aussi proposé directement au plateau par les équipes et il vaut mieux le réserver dès votre arrivée. Il faut dire que ce gâteau fluffy et coloré (en version framboise, chocolat ou nature, servi avec un coulis mangue ou framboise), encore peu connu, intrigue petits et grands.
Le restaurant Matsuri de la rue du Bac évoque un design rétro-futuriste inspiré du Bullet Train japonais, et est signé par la talentueuse architecte d’intérieur Jessica Mille. 9€ à la carte, en version individuelle. 67, rue du Bac, Paris 7e et 7 autres adresses en région parisienne.

Tomo, pâtisserie qui fait partie des meilleurs cheesecake japonais de Paris, est un incontournable chez Tomo. Situé rue Chabanais, le salon de thé propose sa version à emporter ou à déguster sur place accompagnée d’un thé vert. Ce cheesecake aérien est composé de ricotta, kome-ko (farine de riz, donc sans gluten), de jus de yuzu et de vanille. Résultat, il est devenu un best-seller ! Et même si cette recette n’est pas japonaise d’après son auteur (il est ici cuit au four mais pas au bain-marie), sa subtilité et sa légèreté lui donnent toute sa place dans cette sélection !
Le cheesecake est un gâteau qui a beaucoup voyagé. Le Japon a lui aussi son cheesecake, qu’on retrouve sous différents noms dans les articles de pâtisserie : “gâteau au fromage japonais”, “cheesecake soufflé”, “cheesecake en coton” ou encore “cheesecake léger”. Le cheesecake japonais est connu pour avoir la consistance d’un soufflé, mais ce n’est pas la seule chose qui le différencie du cheesecake traditionnel. En effet, ce dernier ne comporte pas de base biscuitée. Il se distingue donc du cheesecake original par sa texture légère, aérienne et moelleuse. Le cheesecake japonais comporte à la base plusieurs ingrédients, parmi lesquels on trouve le sucre.
En 2013 une Japonaise a simplifié la recette en la réduisant à 3 ingrédients : du fromage, des œufs et du chocolat blanc. Des vidéos à foison, des ingrédients simples, un dessert gourmand... Et un nom: le «cheesecake japonais». Sauf que ce dessert n’a, en réalité, aucun rapport avec le Japon. Vous avez faim? Parfait, j’ai ce qu’il vous faut. Un dessert qu’on voit partout en ce moment, qui n’est pas japonais, mais qui a le bon goût d’être inratable. Dans les vidéos virales, la recette est souvent simplifiée, sans cuisson ni bain-marie. Bref, pas de cuisson, pas de four, pas de bain-marie, pas de technique particulière. Un dessert simple, efficace, accessible, et très bon.
On fait les grandes gueules, mais on l'a testé quand même. Vidéo: watson. Mais aucune de ces recettes ne correspond à un dessert traditionnel japonais, ni même à une spécialité contemporaine bien identifiée au Japon. Et le cheesecake japonais? Oui, ça existe… mais rien à voir avec celui qu’on voit déferler sur les réseaux. Au Pays du Soleil Levant, il existe bien ce qu’on appelle à l’international le «Japanese cheesecake». Il s’agit d’un gâteau léger, aérien, peu sucré, cuit au four, souvent au bain-marie, avec une texture qui se rapproche du soufflé ou du sponge cake. Il est généralement préparé avec du fromage frais, des œufs montés, très peu de farine, et surtout, il demande un vrai savoir-faire pâtissier.
Pourquoi l’appeler « japonais » alors ? Parce que sur les réseaux sociaux, le mot « japonais » fait vendre. Il évoque la précision, la légèreté, le minimalisme, la maîtrise technique, une certaine idée de la pureté culinaire. Résultat: un dessert parfaitement banal devient soudain plus intrigant, plus « clean », presque plus sophistiqué, simplement grâce à une étiquette. Ce n’est pas nouveau; le marketing alimentaire adore s’approprier des références culturelles, surtout quand elles font rêver. Ici, le Japon sert surtout de label esthétique, comme une sorte de gage de qualité.
Soyons clairs: le problème n’est pas le dessert en lui-même. Un gâteau frais à base de yoghourt et de biscuits, c’est bon, délicieusement régressif, et franchement facile à faire. Mais l’appeler « cheesecake japonais », ça relève davantage du storytelling viral que de la réalité gastronomique. Ce que montrent les réseaux sociaux, et que les créateurs de contenu, comme les quidams, reprennent, étiquette japonaise comprise, c’est une création occidentale rebaptisée pour mieux chatouiller les algorithmes. Basique, mais ça marche.
Et d’ailleurs, n’hésitez pas à décliner cette astuce à l’infini. Car au fond, rien ne vous empêche de planter des carottes dans une plaque de beurre et d’appeler ça un « Japanese carrot cake ». Très aérien, sa texture délicate et légère donne l'impression de déguster un nuage.
Pour la préparation d’un cheesecake japonais authentique, certains détails restent clés: il suffit de mettre au bain-marie et de cuire longtemps, puis de laisser prendre la texture aérienne, tout en soignant les équilibre entre fromage, œufs et sucre. La méthode, bien que complexe, permet d’obtenir une texture souffle légère et un rendu visuel élégant.
En résumé, le cheesecake japonais est une étoile montante de la scène pâtissière parisienne et internationale, aussi bien apprécié par les connaisseurs que par les curieux, grâce à sa texture unique et son mariage subtil des influences occidentales et nippones.
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