Genoises et linteaux en briques : histoire, mise en œuvre et utilisation

La génoise de toiture est une forme architecturale de corniche d’avant-toit, typiquement méditerranéenne, Elle est composée d’une, deux, trois ou plus rarement quatre ou cinq rangées de tuiles canal, disposées sous le bord extérieur de la couverture. Elle n’a, le plus souvent, aucune fonction porteuse, mais est simplement collée sur une partie de l’épaisseur du mur. Les sablières supportant les chevrons sont posées sur le mur, derrière la génoise. Génoise de toiture : bel ornement, mais pas seulement !

Au-delà de la signature architecturale, la génoise a une importante utilité technique. En débordant largement les tuiles d’égout du mur, elle évite les ruissellements d’eau pluviale qui dégradent rapidement les façades et favorisent l’insalubrité des locaux. Dans un pays où la pluie est rare mais souvent violente, elle est une alternative élégante aux gouttières qui, en s’engorgeant, deviennent inopérantes, pourrissant les planches de rive et les chevrons. Cet avant-toit fermé interdit également aux oiseaux et rongeurs de se faufiler sous la toiture.

Dimensions de la génoise de toit Progressivement, ce style architectural a largement débordé l’Italie et le pays provençal. On le rencontre couramment dans tout le Sud de la France, mais aussi en Espagne et jusqu’au Portugal. Confronté, au cours de cette large diffusion à de nombreuses influences, il s’est enrichi d’une grande variété de formes. Principales formes de génoise de toiture Il y a deux principales formes de génoise :

La génoise simple, dans laquelle les tuiles sont maçonnées directement les unes sur les autres. Les tuiles sont disposées en quinconce, les bords du rang supérieur reposant sur le faîte de l’arrondi des tuiles du rang en dessous.

La génoise sur pare-feuille : version améliorée de la précédente, elle reçoit en plus, un pare-feuille entre chaque rang de tuile. Pour mémoire, le pare-feuille est une brique plate de 2,5 à 5 cm d’épaisseur, posée à plat et débordant légèrement du mur fini.

Dimensions types d’une génoise de toiture sur pare-feuille De bas en haut, une génoise type est constituée : D’un pare-feuille scellé à plat sur le mur, qu’il déborde de 3 à 5 cm. D’une couche de tuiles canal, scellée sur le pare-feuille et le débordant de 11 à 13 cm. Le mortier est arasé à la verticale du pare-feuille, bouchant entièrement les parties vides. L’ensemble peut être surmonté d’une ou plusieurs couches identiques à la première, jusqu’à arriver au nombre de rangs désirés. Le rang supérieur est constitué par les tuiles de couverture. Ainsi, une génoise à 3 rangs ménage un débordement de toiture de 40 à 55 cm.

Genoises de toiture préfabriquées Près de certains sites classés, la réglementation impose la construction de génoises sur les bâtiments neufs. Pour réduire les temps de pose, les industriels ont mis au point des modules de différentes longueurs. Ils comprennent 1 ou 2 rangs de génoises et intègrent quelquefois le coffrage de chaînage supérieur.

Genoise de toiture : qu’en est-il du prix ? Le prix de revient d’une génoise de toit est proportionnel à la longueur de l’ouvrage, à sa forme (notamment en présence d’angles et de pare-feuilles) et au nombre de rangs de tuiles. Construire une génoise traditionnelle est un travail long qui nécessite la fabrication de structures éphémères (échafaudages et coffrages). Le plus gros poste du devis est donc constitué de main-d’œuvre. Une solution économique consiste à utiliser des tuiles génoises doubles d’une largeur d’environ 40 cm de largeur que l’on trouve chez les marchands de matériaux : chaque fabricant dispose de ce genre de produit pour moins de 5 € TTC l’unité ; un pare-feuille de 20 cm de largeur en 2,5 cm d’épaisseur coûte moins de 2 € TTC l’unité. Pour une génoise de ce type à deux rangs, sur pare-feuilles, comptez entre 100 et 150 € le ml, pose incluse.

toiture génoise illustration montage

Pour en savoir plus : Protectrice, étanche, isolante, esthétique, la toiture doit être bien choisie et bien construite. Un linteau est un élément architectural horizontal qui est placé au-dessus d'une ouverture, telle qu'une porte ou une fenêtre, afin de supporter le poids des matériaux situés au-dessus de cette ouverture. Les linteaux sont souvent utilisés dans la construction de bâtiments pour renforcer les murs et les rendre plus solides et plus résistants.

Histoire et utilisation des linteaux

L’utilisation de linteaux remonte à l’Antiquité, où ils étaient principalement construits en pierre ou en bois. Depuis lors, les linteaux ont été utilisés dans la construction de nombreux types de bâtiments, y compris les maisons, les édifices religieux, les édifices publics et les monuments historiques. Les linteaux sont particulièrement utiles pour soutenir les ouvertures des bâtiments, car ils permettent de répartir le poids des murs au-dessus de ces ouvertures.

Les différents types de linteaux Il existe différents types de linteaux, qui sont principalement classés en fonction des matériaux utilisés pour leur construction. Les linteaux les plus courants sont en pierre, en brique, en béton armé ou en bois. Les linteaux en pierre et en brique sont souvent utilisés dans les bâtiments historiques, tandis que les linteaux en béton armé et en bois sont plus couramment utilisés dans les bâtiments modernes.

Comment poser un linteau ? La pose d'un linteau nécessite une grande précision et doit être effectuée par des professionnels qualifiés. Tout d'abord, il faut mesurer la taille de l'ouverture et choisir le matériau approprié pour le linteau. Ensuite, il faut créer un support solide pour le linteau, en utilisant des poutres ou des étais. Le linteau est ensuite placé dans l'ouverture et fixé en place à l'aide de supports en acier.

Comment entretenir un linteau ? Pour prolonger la durée de vie d'un linteau, il est important de l'entretenir régulièrement. Les linteaux en pierre et en brique doivent être nettoyés régulièrement pour éviter l'accumulation de saleté et de débris. Les linteaux en bois doivent être protégés de l'eau et des insectes, en utilisant des produits de traitement du bois.

Maison individuelle bgv15 - linteau Ht 219 x L 560 mm Le linteau rectifié Biobric est dédié au marché de la maison individuelle. Utilisé pour les murs épaisseur 15 cm, il permet la réalisation d'un chaînage horizontal et linteaux d'ouverture. Sa réservation de 10 cm est adaptée en zone non sismique. Sa hauteur est de 219 mm. Maison individuelle

Logement collectif Bâtiment non résidentiel Linteau Ht 219 x L 560 mm Le linteau rectifié Biobric est dédié aux marchés de la maison individuelle, du logement collectif et des bâtiments non résidentiels. Utilisé pour les murs épaisseur 20 cm, il permet la réalisation d'un chaînage horizontal. Sa réservation de 15 cm est adaptée en zone sismique et non sismique. Sa hauteur est de 219 mm. Il peut également être employé pour la mise en oeuvre de linteaux d'ouverture.

Lin­teau Ht 274 x L 500 mm Le linteau rectifié Biobric est dédié aux marchés de la maison individuelle, du logement collectif et des bâtiments non résidentiels. Utilisé pour les murs épaisseur 20 cm, il permet la réalisation d'un chaînage horizontal. Sa réservation de 15 cm est adaptée en zone sismique et non sismique. Sa hauteur est de 274 mm. Il peut également être employé pour la mise en oeuvre de linteaux d'ouverture.

Lin­teau Ht 314 x L 570 mm Le linteau rectifié Biobric est dédié aux marchés de la maison individuelle, du logement collectif et des bâtiments non résidentiels. Utilisé pour les murs épaisseur 20 cm, il permet la réalisation d'un chaînage horizontal. Sa réservation de 15 cm est adaptée en zone sismique et non sismique. Sa hauteur est de 314 mm. Il peut également être employé pour la mise en oeuvre de linteaux d'ouverture.

Le linteau est un élément de base commun à toute construction dont l’utilité est structurelle. Plus l’ouverture est grande (dans la largeur) et plus le linteau doit supporter et répartir les charges. La notion de linteau doit être parfaitement maîtrisée dès lors qu’il s’agit de concevoir un bâtiment ou d’œuvrer en rénovation. Présent dans presque toutes les structures, le linteau joue un rôle incontournable dans la répartition des charges et (parfois) l’esthétique des bâtiments. Un linteau est une pièce horizontale placée au-dessus d’une ouverture dans un mur (porte, fenêtre, baie) qui repose sur deux points d’appuis. Ci-dessus : Figure 2 / Le linteau - Vue en plan / Ce dernier reprend généralement l’épaisseur du mur (brut) sur lequel il prend appui. Contrairement aux ouvertures cintrées (plein cintre et arc surbaissé) dont l’appareillage est réalisé en plusieurs pièces de maçonnerie formant la solidité de l’ouvrage, le linteau est quant à lui formé d’une seule et unique pièce. NOTA : Pour être tout à fait juste dans la définition du linteau, j’ajouterai qu’il est aujourd’hui courant de coffrer et de couler un linteau en cintre. Le linteau est conçu pour reprendre l’ensemble des charges (poids des matériaux) au-dessus d’une ouverture. Ci-dessus : Figure 1 / Le linteau - Vue en élévation / Ce dernier assure le franchissement du vide sur lequel il est posé en dévoyant la descente de charge sur les appuis périphériques (murs). Son rôle est de résister à la charge qui lui est appliquée (efforts) en flexion, en cisaillement et potentiellement en effort tranchant. Dans les bâtiments anciens, il est souvent orné de sculptures ou de motifs spécifiques. Il peut être réalisé en empochement d’une pierre de taille (voir ma photo de couverture) permettant ainsi de surligner un élément d’architecture. Ci-dessus : Une poutre en linteau magnifiquement sculptée que j’ai découvert à Brignoles (83).

Certaines pièces de bois anciennes étaient littéralement sculptées pour donner un style unique à une construction. Il existe plusieurs types de linteaux, classés en fonction des matériaux utilisés et des techniques de construction. Les linteaux en bois sont les plus anciens et sont encore utilisés dans certaines constructions traditionnelles. Ci-dessus : Exemple de linteau en bois. L’ossature bois (ou construction ossature bois) utilise le principe du linteau comme toute autre construction. Ci-dessus : Linteau bois en lamellé collé de forte section. En ossature bois, il n’est pas rare que le linteau soit une pièce identique aux montants mais posé sur champ (pour les petites ouvertures). Très présents dans les constructions anciennes, les linteaux en pierre sont robustes et esthétiques. Ci-dessus : Exemple de linteau en pierre. Les linteaux en béton sont aujourd’hui les plus courants dans la construction traditionnelle ou moderne. Ci-dessus : Linteau béton coulé en place sur une maçonnerie en parpaing. Un bloc en « U » est un appareillage de parpaing ou de brique spécialement conçu pour recevoir un coulage de béton avec une armature en acier. Ci-dessus : Blocs de coffrages calés avant coulage du béton pour la réalisation d’un linteau. En d’autres termes, le linteau est ici « caché » par des blocs creux recevant le coulage du béton. Ils sont principalement constitués de profilés métalliques (IPN, UPN, HEB). Il n’est pas rare que ces pièces d’acier soient doublées ou bien triplées pour assurer leur rôle. Résistance élevée et légère « relative ». Si la construction est appareillée (maçonnée) en béton cellulaire, il parait dès lors évident que les linteaux le soient également. Dans ce cas, la section se calcule en usine ou via le bureau d’étude. Le coffre-linteau ou coffre « titan » est un coffre préfabriqué qui permet de recevoir un volet roulant. Ci-dessus : Coffre linteau permettant l’intégration d’un volet roulant. Parfois appelé « coffre titan ». Le « coffre linteau » peut s’utiliser lorsque la « ceinture » du bâtiment assure la reprise du poids de la descente de charge au-dessus de ce dernier. En d’autres termes, le « vrai » linteau n’est autre que la ceinture elle-même dans ce cas. Linteau en béton : Il peut se couler sur place avec un coffrage ou installé en préfabriqué. Linteau métallique : Il se fixe avec des pattes d’ancrage et il convient de le protéger contre la corrosion. L’intégration de cet élément structurel dans la conception bioclimatique des bâtiments permet également d’améliorer l’efficacité énergétique des habitations. Le linteau, élément essentiel de l’architecture, allie solidité, fonctionnalité et parfois esthétique. La génoise de toit est un élément architectural emblématique du sud de la France, très présent en Provence et dans le Var. Constituée de tuiles superposées (de une à quatre rangées), elle forme une corniche élégante sous le rebord du toit. Bien plus qu’un simple détail esthétique, elle apporte à la fois protection et authenticité à votre maison ou appartement à Hyères. Au-delà de son charme typiquement provençal, la génoise offre une valeur patrimoniale et esthétique incontestable. Elle permet d’harmoniser les lignes de la toiture, de mettre en valeur la façade et d’ancrer votre bien dans l’architecture locale. C’est un atout pour toute maison de caractère souhaitant conserver son style méditerranéen tout en bénéficiant des techniques modernes de construction. Un rôle protecteur essentiel Le rôle principal de la génoise est de protéger les façades des infiltrations d’eau. Elle agit comme un débord de toiture qui détourne les eaux de pluie loin des murs, évitant ainsi les traces d’humidité et la dégradation des enduits. En limitant le ruissellement, elle contribue à préserver la qualité des façades, à prolonger la durée de vie du bâti, et à maintenir l’étanchéité dans le temps. Son effet n’est pas seulement technique : la génoise joue aussi un rôle thermique, créant une zone d’ombre sur la partie haute des murs. C’est un véritable avantage climatique, notamment dans le Var, où le soleil et les intempéries sollicitent fortement les matériaux. Une signature du patrimoine provençal La génoise est un symbole fort de l’architecture régionale. L’intégrer à votre maison à Hyères, c’est préserver le patrimoine provençal tout en ajoutant une touche d’élégance traditionnelle. Historiquement, le nombre de rangs de génoise traduisait le statut social des habitants: les roturiers se limitaient à deux rangs, tandis que les nobles en possédaient trois ou plus, signe de distinction. Aujourd’hui, une génoise à plusieurs rangs reste un marqueur de prestige et de raffinement architectural. Les différents types de génoises Il existe deux principaux modèles : La génoise simple, où les tuiles sont maçonnées en quinconce, rang après rang. Idéale pour les maisons modestes ou les rénovations à l’esprit autentique. La génoise sur pare-feuille, plus technique, intègre une brique plate (pare-feuille) entre chaque rang. Elle offre un débord plus prononcé, protégeant mieux les murs et accentuant le relief esthétique du toit. Le choix dépend du style architectural, du budget et de l’exposition de la façade. Dans tous les cas, Renov Habitat 83 garantit une pose traditionnelle au mortier de chaux, fidèle aux techniques anciennes, pour une solidité et une durabilité maximales. Une touche d’histoire et de modernité Installer une génoise, c’est allier tradition et fonctionnalité. Elle valorise votre maison, renforce sa protection contre les intempéries, et participe à la préservation du cachet provençal. Chaque réalisation est unique, adaptée à la forme du toit, aux matériaux existants et au style de la façade. Que vous soyez en construction neuve ou en rénovation, Renov Habitat 83 vous accompagne dans la création ou la restauration de votre génoise. Nos équipes travaillent avec soin pour une intégration parfaite à votre toiture et une finition irréprochable.

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