Les pâtissiers Duffour (L'Isle-Adam), Rouget (Beaumont) et Laublet (Méry) ont conquis le jury avec leurs religieuses au café et leurs tartes tropéziennes, lors de la 2e édition du concours de la meilleure pâtisserie du Val-d’Oise organisé par la Chambre des métiers et de l’artisanat (Cma 95).
Des podiums marquants et des savoir-faire qui s’imposent
Jacques-Édouard Duffour, de la boulangerie Rouget, à L’Isle-Adam, a terminé premier et a grillé la politesse à son beau-père Christophe Rouget, de Beaumont-sur-Oise. Il a remporté le 1er prix de la meilleure pâtisserie du Val-d’Oise devant son beau-père, avec une tropézienne à amandes effilées et Grand Marnier.
Révisiter, ou pas ? « Nous sommes libres de revisiter ou pas les pâtisseries, explique le gagnant. Pour la religieuse, la pâte à choux et la qualité du glaçage sont importantes. On a travaillé avec un Meilleur ouvrier de France (Mof) qui a fait plusieurs formations et nous a aidés à développer nos recettes. Ce prix vient concrétiser tous nos efforts. »
Laurent Laublet, boulanger-pâtissier de Méry-sur-Oise, termine troisième. « J’ai participé à ce concours, car ce sont les deux pâtisseries préférées de ma femme. Pour la religieuse, j’étais sur une crème café que je trouvais bonne, mais ma femme l’a goûtée et j’ai dû la refaire… La tarte tropzienne, je l’ai faite avec une crème plus riche, de la vanille et un biscuit plus léger », raconte l’artisan.
Les coulisses d’un métier, entre traditions et modernité
Ouverte depuis deux ans, la boulangerie-pâtisserie Rouget emploie une cinquantaine de personnes, avec neuf pâtissiers, cinq touriers et douze boulangers. C’est la première fois que Jacques-Édouard Duffour affronte son beau-père dans un concours local, et l’équipe a bénéficié d’une grande liberté créative : « Nous n’avons pas présenté les mêmes choses et nous avons laissé une totale liberté à nos équipes », affirme Duffour.
Laurent Laublet explique pourquoi il a participé: « Ce sont les deux pâtisseries préférées de ma femme. » Pour la religieuse, il a exploré une crème café qu’il jugeait bonne, mais il a dû la refaire, et pour la tropézienne, il a privilégié une crème plus riche, de la vanille et un biscuit plus léger.
Cette fresque représente la boulangerie et Beaumont, avec toute la « communauté » rassemblée autour de cette table. Chez Christophe et Sylvie Rouget, la boulangerie est bien plus qu’un métier : c’est une tribu, une communauté qui s’exprime dans chaque détail.
Une approche du métier marquée par le sens du détail
La boutique Rouget se démarque par un soin porté à l’esthétique et à l’histoire des lieux : un plafond remis en valeur, des peintures évoquant les ingrédients et les produits, et des liens forts avec les fournisseurs et les engagements locaux. La rigueur se lit dans les procédés: farine torréfiée dans des recettes « maison », nougatine orientée pour le pain Bosphore, et divisons des pâtes hydratées maîtrisées dans la diviseuse.
Le boulanger insiste sur le fait que le partage passe aussi par des tarifs abordables: une baguette à 0,80€ et une Tradition à 1€, afin d’attirer une clientèle qui évoluera ensuite vers des achats « de plaisir ». Malgré l’augmentation des matières premières, les tarifs restent une porte d’entrée pour fidéliser et faire découvrir des produits de qualité.
Le Bosphore, pain à la croûte torréfiée et à la mie orangée, illustre bien ce mélange de précision technique et de créativité. Avant le chocolat, le cacao et la cabosse restent des étapes incontournables pour les pâtisseries et les viennoiseries, comme en témoigne la richesse des recettes présentées lors du concours.

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Cette passion pour le métier se retrouve enfin dans les visites et les échanges qui marquent la vie de l’entreprise Rouget: des échanges avec des acteurs engagés comme la famille Foricher et le Club le Boulanger, défenseurs d’une farine Label Rouge, produite en Culture et Rendements Contrôlés (CRC).
La vie autour de la boulangerie se présente comme une fresque conviviale et éducative: des machines et des outils qui partagent leur savoir-faire, des initiatives locales et un esprit communautaire fort autour du travail du pain et des pâtisseries.
| Participants | Ville | Résultat | Spécialité |
|---|---|---|---|
| Jacques-Édouard Duffour | L'Isle-Adam | 1er | Tropézienne |
| Christophe Rouget | Beaumont-sur-Oise | 2e | Religieuse au café |
| Laurent Laublet | Méry-sur-Oise | 3e | Religieuse au café et Tartelettes |
Par ailleurs, la vie autour de Beaumont est symbolisée par une fresque qui montre la boulangerie et Beaumont entourés d’une communauté, et qui intègre même les chiens de Christophe Rouget au premier plan, rappelant une dimension humaine et chaleureuse du métier.
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