Capitaine Cook dans la collection Explora de Glénat: une biographie en deux tomes qui retrace les explorations, les ambiguïtés humaines et les avancées scientifiques

Dans la collection Explora, Glénat publie des bandes dessinées retraçant les aventures des grands explorateurs. Les deux tomes se terminent par un dossier historique écrit par Stéphane Dugast, secrétaire général de la Société des explorateurs français (SEF) et auteur du récent « Atlas des grandes découvertes » chez Autrement. Le premier tome débute au large des îles Sandwich (futur archipel d’Hawaï) en janvier 1779. L’explorateur britannique James Cook est accueilli par de nombreuses pirogues qui se massent autour des deux navires de l’expédition, le Resolution et le Discovery. Une grande procession se prépare dans la baie de Kealakekua à proximité du temple des autochtones, le heiau. L’explorateur anglais est largement remercié par des danses et des prosternations. En effet, son équipage est arrivé un jour de fête en l’honneur du dieu Lono (ou Rono).

Le mois suivant, une tempête contraint les deux navires à retourner aux îles Sandwich pour réparer le mât de misaine abîmé du Resolution. L’accueil des autochtones a complètement changé. Des pirogues avancent vers les deux navires et l’attitude des locaux est menaçante. Par de fréquents flashbacks, ce premier tome retrace la vie de James Cook depuis son apprentissage comme épicier chez Monsieur Sanderson en 1745 à Staithes dans le Nord-Est de l’Angleterre jusqu’à la fin de l’année 1771, où il apprend le décès de deux de ses enfants. Cette découverte du « Nouveau Monde » s’accompagne de la rencontre de « l’Autre » si différent par ses territoires, son habitat, ses modes de vie, ses croyances ou sa culture.

Toutes ces explorations sont également le fruit des progrès techniques accomplis en termes d’instruments de navigation, d’architecture de bateaux, mais surtout de cartes marines permettant de naviguer enfin avec davantage de précision. Aux motivations économiques (les besoins en métaux précieux et en épices sont toujours aussi pressants), politiques (il faut toujours faire étalage de la grandeur des Etats et de leurs souverains luttant chacun pour la suprématie sur terre comme sur mer) ou encore religieuses (la conversion de nouvelles âmes au christianisme est toujours autant impérieuse) s’ajoutent des ambitions plus nobles, celles scientifiques et encyclopédiques imprégnant si fort l’esprit des Lumières.

Ce second tome débute par la préparation d’un deuxième voyage destiné à explorer l’Océan Pacifique, mais également à confirmer ou à infirmer la présence d’un continent glacé à proximité du Pôle Sud. Pour confirmer l’hypothèse de la présence d’une terra australis, James Cook décide de partir au Cap de Bonne-Espérance, de naviguer dans le Sud de l’Océan Indien et d’atteindre la Nouvelle-Zélande. En janvier 1773, l’équipe de Cook franchit le cercle antarctique et aperçoit des albatros, signe d’une terre à proximité. Ce n’est qu’en mai 1773 que les deux navires se retrouveront. L’épidémie de scorbut et de grippe fait des victimes parmi les deux équipages. Pour endiguer ces maladies, un choix est fait : débarquer en Nouvelle-Zélande et trouver des fruits riches en vitamine C.

Après avoir navigué au Vanuatu et en Nouvelle-Calédonie, puis franchi le Cap Horn, James Cook atteint la ville du Cap en mars 1775. Plus de trois années se sont écoulées depuis le départ de la mission. Un troisième voyage se prépare dès le mois d’avril 1776. Cette biographie en deux tomes narre donc les aventures d’un explorateur de moins en moins connu par les jeunes générations. Aussi loin que possible, second tome de la biographie de James Cook présentée dans la collection Explora de Glénat, relate les deuxième et troisième voyages autour du monde de l’aventurier. Tout d’abord, l’expédition amorcée en 1772 le mène en Antarctique, avant qu’il se rende, entre autres, en Nouvelle-Zélande et Tahiti.

De retour en Angleterre trois ans plus tard, il promet à son épouse de ne plus repartir. Il reprend pourtant la mer l’année suivante, notamment pour tenter de découvrir le mythique passage du Nord-Ouest. La proposition de Laurent-Frédéric Bollée se veut très didactique. Le récit présente chronologiquement les régions visitées, sans vraiment s’attarder à la vie à bord de l’embarcation ou encore aux interactions avec les natifs. L’époque est celle de la conquête des dernières terres inexplorées que les représentants des grandes nations européennes s’approprient sans se poser de questions ; pour tout dire, les peuplades qui y habitent ne font pas vraiment partie de l’équation.

Ainsi, abordant les îles de Kerguelen, le héros trouve dans une bouteille un message rédigé par un confrère français. L’auteur n’explore malheureusement pas la psychologie et les motivations du personnage. Le marin apparaît juste, droit, loyal… et plutôt froid. Le dessin réaliste de Federico Nardo convient parfaitement à ce type de projet. L’artiste a de toute évidence - bien - fait ses devoirs ; les décors se montrent généreux, les navires rendus avec précision et les costumes détaillés. Un album instructif, peut-être un peu trop hagiographique.

Par J. Le 24 mai 1771, le capitaine James Cook est à bord de son navire le Resolution, pour recevoir un probable financier nommé Banks. Ou plutôt mal nommé, étant donné que l’homme décide finalement de ne pas financer le second navire qui devait accompagner le second voyage autour du monde de Cook. Qu’importe, Cook est décidé et il a obtenu les ressources suffisantes. Il veut chercher à prouver qu’il n’existe pas d’autres terres australes aussi vastes que la Nouvelle-Hollande et la Nouvelle-Galles. Il part tout de même avec deux navires : l’Adventure et le Résolution. Le 17 janvier 1773, Cook est ainsi le premier explorateur à franchir le cercle antarctique à 66° 36’ de latitude Sud. Mais il est temps de repartir vers le Nord, car il craint de se retrouver prisonnier de l’océan de glace. À cette époque, il perd trace de l’Adventure et il ne le retrouvera que 4 mois plus tard, dans une baie de la Nouvelle-Zélande. Au sein de l’équipage de ce second navire, le scorbut et la gripe ont fait une vingtaine de morts. Cook décide de soigner tout le monde à l’aide d’un régime spécial à base de choux et de bière !

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le capitaine anglais James Cook a fait trois voyages autour du monde et il est mort au combat, lors d’une altercation avec une peuplade sauvage. Il doit sa renommée non seulement à son opiniâtreté d’explorateur, à ses talents de cartographe, mais aussi à sa droiture, son humanisme, son ouverture d’esprit, sa quête de savoir. Comme le conclut le dossier final réalisé par Stéphane Dugast et accompagnant ce second tome de sa biographie, il fut un marin-découvreur non cupide, le plus illustre du Siècle des Lumières. Il incarne la figure du parfait explorateur, prêt à braver les dangers avec panache et clairvoyance pour faire progresser le champ des connaissances. Il laissera en héritage des progrès considérables dans la cartographie de l’Océan Pacifique et surtout de la Nouvelle-Zélande.

La seconde partie de sa biographie en BD est classiquement et efficacement narrée par Laurent-Frédéric Bollée, en scénariste expérimenté. Un bref flashforward accroche le lecteur en rappelant la tension extrême qui régnait dans l’archipel des îles Sandwich le jour de la mort de Cook (14 février 1779). Puis la linéarité chronologique reprend au printemps 1771, alors que l’explorateur prépare les finances et la logistique nécessaire à son second tour du monde, vers les terres australes. L’aventure est très agréablement dessinée à l’aide du trait réaliste diablement maîtrisé de Federico Nardo. Doté d'un grand sens marin et très doué pour la cartographie, James Cook est sans conteste l’un des plus grands navigateurs de l’histoire de l’exploration maritime.

Ce capitaine anglais de la Royal Navy a consacré l'essentiel de sa carrière à naviguer autour du globe, et notamment dans l'océan Pacifique où ses voyages ont donné lieu à de nombreuses découvertes et cartes qui ont changé notre vision du monde. James Cook débute sa carrière dans la marine royale britannique en 1755, avant de devenir un cartographe hors-pair durant une campagne dans l'actuel Canada. Son premier voyage autour du monde, à bord de l'Endeavour, est d'une portée considérable pour l'histoire de la géographie océanienne et va asseoir sa stature.

Carte des trajets de James Cook et îles visitées
  1. Présentation générale des tomes Explora et du contexte historique
  2. Premier voyage et accueil à Kealakekua; évolution des relations avec les autochtones
  3. Progrès techniques et épistémologiques des Lumières dans les instruments et les cartes
  4. Second voyage: étapes majeures et confirmant l’hypothèse de terra australis
  5. Troisième voyage et héritage cartographique en Océan Pacifique et Nouvelle-Zélande

Il était une fois… les Explorateurs 🗺️- James Cook 🏝️

Ce dossier historique enrichit le récit par des analyses sur les motivations économiques, politiques et religieuses qui présidaient à l’expansion européenne, tout en soulignant l’influence des Lumières sur les méthodes et les objectifs des explorateurs.

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