Depuis le confinement, la recherche Google "changer de carrière" a augmenté de 202%. Après 7 ans d'études de droit, Aya a décidé de tout plaquer juste avant de prêter serment. Son nouvel objectif : devenir pâtissière. Pour Brut, elle raconte sa reconversion.
Un rêve qui naît jeune et s’affirme pendant la crise
Jusqu’à la remise en question finale, Aya mène des études brillantes dans le but de devenir avocate et elle réside à Paris. "J’ai toujours été très gourmande étant petite et j’adore le sucré. Adolescente, je pâtissais avec ma maman. Nous faisions des choses basiques comme des gâteaux au yaourt ou aux pommes", confie-t-elle.
Comme le candidat Jérémy, la pâtissière en herbe se prend vraiment au jeu lors du premier confinement en mars 2020. Elle commence à réaliser des gâteaux plus techniques et complexes. Elle décide ensuite de franchir le pas et de contacter un membre de l’émission Le Meilleur Pâtissier avec l’espoir de participer à l’émission.
La porte ouverte vers le Meilleur Pâtissier
Après avoir passé plusieurs castings, elle est retenue par M6. "C’était un rêve inatteignable pour moi. J’avais tout plaqué quelques mois avant le tournage de l’émission alors j’étais en plein doute." Deux mois de compétition plus tard, Aya décroche le tablier bleu attribué tous les jeudis soir au candidat le plus performant. "C’était inespéré." Malgré des journées de tournage intenses, elle vit une expérience inoubliable, entourée de personnes partageant la même passion et de grands chefs.
La Parisienne apprécie particulièrement les critiques et les conseils des professionnels, notamment de Pierre Hermé, François Perret ou Nina Métayer. "Cela m’a rassurée que des professionnels aiment mes créations." Elle se décrit comme têtue et exigeante, mais surtout passionnée par le processus de création et le partage qu’offre la pâtisserie. Aujourd’hui, elle réalise des gâteaux tous les jours et travaille volontiers sur des entremets et des tartes graphiques et colorées.
Des influences culturelles et une approche technique
Fille d’une mère coréenne et d’un père libanais, Aya aime associer des saveurs particulières et exploiter différentes influences culinaires dans ses créations. Elle se donne à 100 % dès le lancement d’un projet et s’entraîne avec un timing précis et une voix intérieure qui l’accompagne même dans sa cuisine où elle parle en même temps qu’elle pâtisse. Avant le tournage, elle s’est entraînée à pâtisser en respectant un timing précis et en parlant.
Pour elle, la participation au Meilleur Pâtissier était un test : "Je voulais voir si j’étais capable de supporter la pression et tenir un rythme élevé de pâtisserie." Le parcours dans le concours n’est pas représentatif du quotidien d’un pâtissier, mais il lui permet de relever le défi et d’apprendre. Aya croit que le conseil le plus utile pour ceux qui veulent tout quitter pour leur rêve est simple: "Il faut surtout être patient et ne jamais baisser les bras. La pâtisserie est un art difficile et technique."
Les créations et le goût du partage
Les entremets et les tartes de Aya sont épurés, délicats et graphiques. Elle aime les combinaisons innovantes comme le chocolat associé à la cardamome et cherche à créer des présentations harmonieuses sur fond naturel. Elle porte une grande attention au détail et privilégie le partage : "ce qui me plaît dans la pâtisserie, c’est le partage." Elle préfère les projets qui nourrissent les autres et elle cuisine notamment des gâteaux au quotidien pour les autres.
Au cours du tournage et des épisodes, Aya développe une relation professionnelle et personnelle avec les chefs présents, et elle remporte une Masterclass privée avec Nina Métayer après une réinterprétation inventive de la pavlova en trompe-l’œil. "Je suis repartie avec un bonheur infini, et le sentiment d’avoir vécu un petit tournant dans ma vie."
Fin de parcours et perspective de carrière
En participant au Meilleur Pâtissier 2021, Aya réalise un de ses rêves et voit son parcours pris en main par l’émission qui peut booster sa carrière. Les finales de la série réservent encore des incertitudes, mais Aya semble prête à relever les défis professionnels qui l’attendent. A 27 ans, elle incarne la douceur et la créativité, tout en restant admirative des professionnels rencontrés et prête à explorer des voies qui mêlent art et technique.
Le parcours d’Aya montre qu’une reconversion peut être une véritable renaissance lorsque l’on écoute ses élans et que l’on se donne les moyens d’apprendre et de créer. A travers ses créations, elle témoigne de l’importance de la patience, de la discipline et de la passion dans l’univers exigeant de la pâtisserie.

Le Meilleur pâtissier : Aya exaspère tout le monde
Tableau récapitulatif des moments clés
| Événement | Décision/Impact | Date approximative |
|---|---|---|
| Études de droit | Sept années d’études | Avant 2020 |
| Confinement | Passage à des pâtisseries plus techniques | 2020 |
| Première prise de contact LMP | Participation potentielle | 2020 |
| Décision de tout plaquer | Avant le tournage | 2021 |
| Épisode de LMP | Obtention du tablier bleu | Novembre 2021 |
| Finale LMP | Finalistes et suite de carrière | Décembre 2021 |