8 anecdotes que vous ne connaissiez pas encore sur Charlie et la Chocolaterie. Alors que Netflix vous emmène dans l’usine de chocolat la plus célèbre au monde où Willy Wonka fabrique ses extraordinaires bonbons, Vogue dévoile les anecdotes croustillantes du film le plus savoureux de Tim Burton. Warner Bros / Collection Christophel En 2005, Tim Burton quitte l’univers sinistre de Sleepy Hollow et Beetlejuice pour la rivière de chocolat et les Oompa Loompas de Charlie et la Chocolaterie.
Cette adaptation du célèbre roman de Roald Dahl a été un véritable succès : presque 475 millions de dollars de recettes au cinéma pour un budget initial de 150 millions. Loufoque, coloré, tendre et moralisateur à la fois, Charlie et la Chocolaterie est un petit bijou du cinéma que l’on ne se lasse pas de savourer. D'autant plus qu'il vient de rejoindre le catalogue Netflix.
Le casting et les choix artistiques
Le casting de Tim Burton Comme à son habitude, Tim Burton a fait appel à sa bande d’acteurs favoris pour incarner les personnages de son film. Comme à leur habitude, Helena Bonham Carter et Christopher Lee font partie du voyage. C’est aussi la quatrième collaboration entre Johnny Depp et Tim Burton après Edward aux mains d’argent, Ed Wood et Sleepy Hollow. Pour Charlie et la Chocolaterie, l’interprète de Willy Wonka a accepté de faire partie du projet sans même lire le script. La même année, l’acteur a également été la voix de Victor Van Dort dans le film d’animation de Tim Burton Les Noces Funèbres.

Des décors pharaoniques Tourné dans les studios londoniens de Pinewood, Charlie et la Chocolaterie a nécessité la réservation de sept plateformes. Parmi les décors les plus iconiques, la ville où vit Charlie est en fait une maquette de petite taille sur laquelle les cadreurs ont pu faire des plans d’ensemble et en hauteur. Mais les décors qui ont pris le plus d’ampleur sont évidemment ceux de la chocolaterie. Du paysage en noir et blanc de la ville ouvrière, nous passons à l’univers enchanté de Willy Wonka. Lorsque l’on pénètre dans ce temple de la gourmandise, les couleurs sont saturées, la musique joyeuse et les rencontres toutes plus loufoques les unes que les autres. Ce contraste saisissant est une sorte d’hommage au Magicien d’Oz de Victor Fleming.

Des vraies tablettes de chocolat Que serait la renommée de Willy Wonka sans son fameux chocolat ? Le directeur de la marque éponyme est connu à travers le monde pour vendre les tablettes de chocolat les plus savoureuses et originales. Mais dans la vraie vie, c’est l’entreprise Nestlé qui a fourni les fameuses barres que l’on peut voir dans le film de Tim Burton. Au milieu des 110 000 friandises en plastique fabriquées par le département des décors, l’on retrouve 1850 véritables tablettes de chocolat préparées par Nestlé pour les besoins du tournage. Quant au fleuve et à la cascade de chocolat dans l’usine de Willy Wonka : il s’agit également de véritable chocolat comestible. Plus de 120 000 litres du délice fondu ont été utilisés pour remplir le bassin créé spécialement pour le film.

Donner vie aux Oompa Loompas Indissociables de la chocolaterie, les centaines d’Oompa Loompas employés par Willy Wonka sont joués par un seul homme : Deep Roy. L’acteur a eu la difficile tâche d’incarner tous ces personnages, de leur donner vie et surtout de les faire danser et chanter. En tout, Deep Roy a été en charge de 165 Oompa Loompas. Un défi technique qu’il a relevé avec brio. Pour chaque chanson, l’acteur devait réaliser environ soixante prises et s’assurer que chaque mouvement était synchronisé avec les autres afin d’obtenir une harmonie choragraphique. Mises bout à bout, ces séquences sont à la fois drôles et hypnotisantes, à l’image de l’univers surréaliste de la chocolaterie. Pour cet exploit, Deep Roy a reçu un chèque bien mérité d’un million de dollars à la fin du tournage.

Une armée d’écureuils Qui n’a pas sauté de joie sur son siège lorsque l’insupportable Veruca Salt se fait punir par les écureuils et envoyée avec son père dans le conduit à déchets ? Cette séquence culte a nécessité le dressage de quarante véritables petits rongeurs qui ont été entraînés pendant des mois avant de devenir de parfaits petits trieurs de noix. Sur le plateau de tournage, il étaient accompagnés d’animatroniques bien réalistes. L’équipe de post-production a ensuite ajouté de nombreux animaux en version virtuelle.

Inspiration et libertés artistiques
Inspiré de la vie de Tim Burton Bien que Charlie et la Chocolaterie soit tiré du célèbre roman de Roald Dahl, Tim Burton a pris quelques libertés scénaristiques. C’est notamment le cas pour la backstory de Willy Wonka, ce chocolatier bizarre qui dévoile rarement sa véritable nature. Absente du livre, l’enfance du personnage de Johnny Depp est tirée de la vie de Tim Burton qui a rendu visite à sa mère un peu avant qu’elle ne décède. Sur les murs de sa maison, elle avait collecté des articles mentionnant les films de son fils. Attaché à ce souvenir, le réalisateur a reproduit la séquence où Willy Wonka se rend chez son père et qu’il découvre que, malgré leurs désaccords, ses exploits sont fièrement affichés chez lui. Grand fan de l’oeuvre de Roald Dahl, Tim Burton a tenu à conserver l’aspect sombre du roman, que l’on ne retrouve pas vraiment dans l’adaptation de 1971 par Mel Stuart. Les leçons données aux enfants sont plus cruelles mais servent de véritable morale à l’histoire.
Johnny Depp a eu le vertige L’ascenseur magique de la chocolaterie est un petit bijou de technologie qui - s’il ne se déplaçait pas vraiment dans un étrange bâtiment - a réellement été fabriqué pour permettre le tournage in situ de certaines séquences. Le cube en verre était placé à plus de quinze mètres au-dessus du sol afin que les caméras puissent capter des images réalistes de ses déplacements. Enfermé dans cette boîte transparente, Johnny Depp a avoué avoir été très mal à l’aise lors du tournage en suspension dans les airs. Nul doute que le vertige lui aura été utile pour interpréter les expressions figées du chocolatier.
Johnny et Freddie Tim Burton n’a pas eu a chercher son Charlie pendant longtemps. Poussé par Johnny Depp, le réalisateur jette son dévolu sur Freddie Highmore. En 2004, après Deux Frères de Jean-Jaques Annaud, il est casté pour jouer aux côtés de Johnny Depp et Kate Winslet dans Neverland. Époustouflé par la performance du garçon, l’acteur insiste pour qu’il participe au projet de Tim Burton. Âgé de 13 ans à l’époque, le jeune comédien incarne la candeur et l’honnêteté à l’état pur.

Comparaisons et suites
Un premier film, et sa suite de fil en aiguille C’est en 1971 que sort pour la première fois sur grand écran le film « Charlie et la chocolaterie » qui sera ensuite réadapté en 2005 avec comme acteur principal dans la peau de Willy Wonka, le très célèbre et talentueux Johnny Depp. Le principe est le suivant, et le même dans le film réalisé par Tim Burton des années après : quelques enfants ont dans leur chocolat Wonka, un ticket d’or offrant le privilège de visiter la chocolaterie du plus populaire des chocolatiers.
Partez à la découverte d’où tout a commencé pour le plus grand des chocolatiers. Willy Wonka, cela vous parle-t-il ? Un premier film, et sa suite de fil en aiguille. Le Charlie et la chocolaterie de Tim Burton est la seconde adaptation cinématographique du roman de Roald Dahl. Burton et Depp puissance 4 !

Écriture et réception
Le film de Mel Stuart ressort sur nos écrans et propose une vision plus politique et sociale de la quête de chocolat, tandis que Burton privilégie l’esthétique numérique et un univers plus mélancolique et poétique. Charlie et la Chocolaterie est un film singulier qui mêle comédie musicale et fantastique, avec une morale qui traverse les générations, et où Wonka demeure à la fois enchantement et énigme.
Après Johnny Depp, c’est Timothée Chalamet qui reprend le flambeau dans Wonka, préquel sorti récemment. Le film de Paul King explore la jeunesse de Willy Wonka avec une tonalité différente: joyeuse, haute en couleur et musicale, tout en restant libre dans son adaptation du roman. Wonka est disponible depuis ce jeudi 11 avril à l’achat digital, et sera en location à compter du 24 avril prochain sur la plateforme VOD de la Box SFR.

Autres curiosités et mise en contexte
8 anecdotes que vous ne connaissiez pas encore sur Charlie et la Chocolaterie : le film de Burton est une réappropriation visuelle qui s’inscrit dans la continuité du roman de Dahl et de l’héritage cinématographique du personnage. Une adaptation qui, malgré ses variations, conserve l’esprit de la chocolaterie comme miroir des vices et des vertus des enfants et de leurs familles.
The Willy Wonka Prequel Brings Me Joy 💜
En somme, Charlie et la Chocolaterie demeure une gourmandise cinématographique, capable de séduire petits et grands par ses images, sa musique et ses leçons morales. Une aventure qui invite à rêver tout en portant un regard critique sur la société de consommation et les mécanismes de marketing.