Nous allons parler d'alimentation par chute de tension capacitive. Pour cela nous allons partir d'un cas concret. Cette approche, dite « alimentation capacitive » ou « capa chutrice », est une alternative économique et compacte aux alimentations classiques sans transformateur, mais elle comporte des risques et des limites à bien connaître.
Principe et cadre général
Une alimentation capacitive a pour but de fournir une tension relativement faible à partir du réseau 230 V sans utiliser de transformateur. La capa chutrice C1 joue le rôle d’une résistance en alternatif et la chute de tension se fait aux bornes de la capacité, avec une zener assurant la stabilisation lorsque la charge est présente. Cette réactance est Zc = 1/(C·ω). En Europe la fréquence du courant est 50 Hz et Zc = 1/(100·π·C). Le courant de sortie maximal est proportionnel à C1. L’impédance totale (R en série avec C) est alors proche de l’impédance du condensateur et le courant dans la charge est proche du courant de court-circuit Icc = 230/Zc.
La diode zener exige un courant minimal pour maintenir la régulation; autrement dit le courant non consommé par le montage passera dans la zener. La tension de sortie dépend du comportement de la charge et de C2 qui assure le filtrage après redressement. La sécurité impose d’utiliser un condensateur de classe X2, adapté aux applications reliées au secteur et capable d’encaisser les surtensions.
Composants typiques et schéma de principe
Le montage de base comprend: C1 (condensateur de chute), R1 (résistance de charge ou de limitation), R2 (résistance de décharge de C1), un pont redresseur et C2 (condensateur de filtrage). Une diode zener est nécessaire pour protéger et fixer la tension de sortie. Le choix de C2 et de la zener détermine la tension stabilisée et le courant maximal toléré.
Remarque importante: la capacité d’un condensateur X2 est donnée avec une tolérance de +/-10% à +/-20%. Le condensateur de filtrage C2 doit être dimensionné et une double alternance par pont de diodes peut être choisie afin de diminuer la valeur de C2, mais cela implique des considérations de qualité et de dissipation dans les composants.
Exemple d’allure de tension et de courant en fonction de la charge
La tension aux bornes de la zener varie selon la charge et le courant consommé. Ainsi, pour une charge résistive de 220 Ω, l’impédance et le courant de sortie dépendent directement du secteur et des composants choisis. Si la charge est faible, la tension peut grimper près de la valeur zener, mais si la charge est élevée, la tension peut chuter et ne pas atteindre la valeur désirée.
Calculs pratiques et dimensionnement
4.4. Le condensateur de filtrage C2 doit être dimensionné. Remarque: un redressement double alternance par pont de diodes a été choisi afin de pouvoir diminuer la valeur de C2, d'où la multiplication par deux de la fréquence. Les condensateurs électrolytiques vieillissent plus rapidement s'ils sont traversés par un courant important. 4.5. Nos 470 nF ne suffisent plus dans ce cas. Le régulateur va dissiper quelque peu, surtout avec une différence de tension entre entrée et sortie importante. Tous les régulateurs ne supporteront pas cette puissance. Un boîtier TO220 n'aura pas de problème à la dissiper, par contre un TO92 aura du mal. Prévoyez une résistance d'1/2 W. Comme nous avons fortement abaissé la tension en entrée nous pourrons choisir un régulateur supportant largement moins de 24 V, sans toutefois se rapprocher trop près de 6 V.
4.7. La dynamique thermique et l’encombrement sont des points clés. 6. Première remarque: la tension aux bornes de la zener varie. 6.1. Quel encombrement aura cette alimentation ? Sa taille sera d'environ 46x22x17 mm. À noter: la résistance R1 de 1 MΩ est implantée sous le condensateur X2. 6.2. Quel est son prix ? Le coût total est à estimer selon les composants et la qualité choisis. 6.3. Il serait assez ridicule de développer un module regroupant les composants de l'alimentation afin de l'intégrer ensuite à un PCB. Ce PCB comprend un microcontrôleur, un module NRF24L01, un relais et quelques petits composants. Attention, ce n’est qu’un brouillon pour l’exemple; ce PCB est une étude de faisabilité et n’est présenté qu’en tant qu’illustration.
Aspects sécurité et limites pratiques
Attention, ces alimentations non isolées ne sont pas ISOLEE du secteur. Le risque de choc électrique existe et il faut prendre des précautions importantes. L’utilisateur doit être très prudent et conscient des surtensions transitoires éventuelles sur son réseau. Pour des raisons de sécurité, il faut utiliser des composants de classe adaptée (capacitance X2, zener appropriée et résistances dimensionnées pour limiter les pics et les dissipation). Le montage peut fonctionner pour quelques dizaines de milliamps, mais les courants plus importants exigent des solutions plus robustes et sûr tel que des alimentations à découpage industrielles ou des transformateurs adaptés. Des exemples de tailles et dimensions sont donnés pour illustrer l’intégration dans des boîtiers et modules.
Cas discuté et mises en garde
Le paragraphe 06/08/2019 est citatif et montre comment une telle alimentation peut être utilisée avec un montage incluant un microcontrôleur et des modules sans transformer, mais rappelle aussi les limites pratiques et les risques. L’alimentation capacitive est utile en tant que solution économique et très compacte pour des charges faibles (par exemple 5 V ou 12 V à quelques mA), mais elle ne convient pas pour alimenter directement des charges importantes ou des circuits sensibles sans isolation et protections adéquates.
Utilisations et choix alternatifs
Pour des charges plus importantes ou lorsque l'isolation est nécessaire, il est préférable de privilégier des solutions plus sûres et certifiées: alimentation à découpage compact, transformateur + redresseur + filtrage, ou modules prêts à l’emploi adaptés à l’application (12 V, 5 V, 3,3 V, etc.). Le choix dépendra du compromis entre coût, taille, dissipation thermique et exigences de sécurité.
Remarques et conseils de pratique
- Ne pas connecter un câble USB entre un PC et un ARDUINO alimenté par ce type d’alimentation sans convertisseur USB/série avec optocoupleurs ou sans précautions de galvanique.
- Les relais 5 V ne conviennent pas forcément lorsque l’alimentation est générée sans transformateur et avec des pointes de courant; prévoir des protections et vérifier les courants de démarrage.
- La valeur des condensateurs et la tolérance doivent être prises en compte, et il faut prévoir des marges de sécurité thermiques et de tension.
- La tension de sortie n’est pas parfaitement stable en l’absence de charge et dépend fortement du courant consommé par la charge.
Éléments d’illustration
Ci-dessous, des visuels et exemples pertinents pour mieux comprendre l’architecture et les limites de l’alimentation capacitive. Veuillez insérer les images après les sections correspondantes pour enrichir l’article.

Tableaux et tableaux de données (exemple illustratif)
Tableau illustratif du comportement en fonction des charges typiques et de valeurs de composants; données réelles dépendant du choix des pièces et des tolérances.
| Composant | Rôle | Valeur typique | Remarques |
|---|---|---|---|
| C1 | Chute capacitive | 100 nF - 1 µF | Classe X2 recommandée |
| C2 | Filtrage | 220 µF - 470 µF | Dimensionnement selon charge |
| D zener | Stabilisation | 5,1 V - 12 V | Courant minimal nécessaire |
| R2 | Décharge | 470 kΩ - 1 MΩ | Sécurité |
Des considérations pratiques pour le lecteur
La page d’origine précise que l’alimentation capacitive est efficace pour obtenir une basse tension relativement stable et économique, mais qu’elle nécessite des précautions et un dimensionnement attentifs. Le montage est utile pour des cas où l’espace et le coût sont primordiaux et où la sécurité et l’isolation ne sont pas critiques. Pour une utilisation responsable, privilégier des solutions certifiées lorsque l’isolation et la sécurité électrique sont des contraintes majeures.
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