Irlandais par son père et anglais par sa mère, Jack O’Connell grandit à Derby en Angleterre et se passionne rapidement pour le football, que pratiquait à haut niveau son grand-père, avant de bifurquer vers le métier d’acteur. Diplômé du Performing Arts College, il débute sa carrière dans la foulée, en 2005, dans le soap-opéra britannique Doctors et le feuilleton télévisé The Bill. Son premier rôle au cinéma, il le doit au réalisateur britannique Shane Meadows, qui le dirige en 2006 dans This is England, drame social sur les mouvements skinheads. Puis il partage l’affiche du thriller d'épouvante Eden Lake (2008). L’acteur britannique y campe Brett, un horrible chef de bande qui mène la vie dure au couple Kelly Reilly/Michael Fassbender. Mais son rôle le plus marquant reste celui de James Cook, une tête brûlée qui aime jouer avec le feu, dans les saisons 3, 4 et 7 de la série sulfureuse Skins.
Côté cinéma, l’acteur joue essentiellement dans des productions britanniques et notamment dans le vigilante movie Harry Brown (2011) porté par Michael Caine et le thriller nerveux The Liability (2012), aux côtés de deux grands acteurs britanniques, Tim Roth et Peter Mullan. Il prête ses traits à Adam, un adolescent de 19 ans propulsé dans un monde cauchemardesque rythmé par la violence, le sexe et la mort. En 2014, Jack O’Connell rejoint les rangs de l’armée de 300 : La naissance d’un Empire. Cette même année, il continue de jouer les gros durs dans le film carcéral Les Poings contre les murs où il se glisse dans la peau d'un jeune délinquant projeté dans une prison pour adultes, et campe ensuite un soldat piégé dans un quartier de Belfast ('71). Deux rôles principaux et forts amenant à penser que la carrière de l'acteur est sur une très bonne voie.
Début 2015, Jack incarne le personnage central du second long métrage de fiction d'Angelina Jolie, Invincible. Il campe ensuite un homme ruiné prenant le présentateur George Clooney en otage dans Money Monster, un condamné à mort dans Trial By Fire, l'ingénieur du son Jack Solomon dans Seberg et un combattant dans La Loi de la jungle. Il goûte aussi à la romance avec Si je t'oublie... je t'aime et L'Amant de lady Chatterle. Décidément friand de biopics, Jack apparaît dans Ferrari de Michael Mann et Back to Black de Sam Taylor-Johnson. Côté séries, il interprète le personnage principal de SAS Rogue Heroes, qui se déroule durant la Seconde Guerre mondiale. Début 2025, il est à l'affiche de deux films d'horreur : le vampirique Sinners et la suite de 28 semaines plus tard : 28 ans plus tard.
Jack O’Connell, connu des sériephiles pour avoir incarné le turbulent Cook dans la série Skins. J’ai lu beaucoup de critiques autour de son personnage ( pas le plus apprécié du public) mais personne n’a jamais osé critiquer Jack O’Connell. Il a offert de grands moments d’interprétation lors de la saison 3 et 4 et il s’est imposé comme la révélation masculine de la série. Le final de la saison 4, la dernière séquence, reste pour moi l’un des moments forts de la série ( toutes générations confondues). Cook est clairement l’un de mes coups de coeur masculins dans toutes les séries que je regarde. Et Jack O’Connell est depuis longtemps mon acteur favori. Je ne ferai pas l’affront à l’acteur de dire que sa carrière a démarré qu’après son casting dans Skins. Bien au contraire. Il avait déjà à sa filmographie des roles forts et violents notamment dans This Is England ou Eden Lake. Il excelle alors dans les rôles de mauvais garcons, racailles voir psychopathes. Il ne s’attelle qu’à des rôles durs. Mais Skins a signé un coup d’accélérateur dans sa carrière et il enchaine rapidement avec des séries telle que Dive ( celle ci vous pouvez passer, elle n’en vaut pas vraiment la peine) mais aussi The Runaway ( dont je suis véritablement fan. Il incarne Eamonn Doherty, fou amoureux de Cathy Connor. Il incarne un personnage ambigue, toujours tiraillé entre la délinquance, l’argent facile et la violence. La série est à la fois autant critiquée qu’aimée par la critique. Elle reste cependant une excellente serie dramatique, portée par un très bon casting. Après plusieurs films, comme Private Peaceful ou Liability, Jack refait un crochet vers Skins le temps de deux épisodes de la saison 7. Et il a bien fait. Skins Rise permet à Jack O’Connell d’incarner un Cook encore plus sombre, hanté par les démons de son passé et plongé dans la culpabilité. On apercoit une lueur d’espoir pour son personnage mais rapidement éteinte offrant encore une fois l’un des finals les plus durs mais poétiques de la série. On peut affirmer maintenant que ces deux années vont être les années charnières de sa carrière. Après petit rôle dans le blockbuster 300 ( 2nd opus), Jack O’Connell connait sa première consécration critique avec Les Poings contre les Murs de David Mackenzie (l’un des meilleurs films que j’ai pu voir cette année pour ma part). Il incarne Eric, un jeune délinquant violent prématurément jeté dans le monde sinistre d’une prison pour adultes. Alors qu’il lutte pour s’affirmer face aux surveillants et aux autres détenus, il doit également se mesurer à son propre père, Nev, un homme qui a passé la majeure partie de sa vie derrière les barreaux. On atttend de lui plus maintenant. Qu’il sorte de ce qu’il sait déjà si bien faire. La bande annonce laisse déjà supposée qu’il sera le film événement de la fin d’année ( sortie le 24 décembre). Il sent bon les multiples nominations aux Oscars. Et il s’agit du rôle du changement pour jack O’Connell, le role où il saura définitivement montrer qu’il peut faire autre chose que le voyou. Pour ce role, il a perdu de nombreux kilos, a fait disparaitre son accent anglais et tente de nous prouver que la nomination aux Oscars il peut déjà aller la chercher cette année. Mais ce n’est pas encore fini! Il tient aussi le premier role du film événèment du festival de Berlin: 71 de Yann Demange où il s’est offert une nomination dans la catégorie Meilleur acteur. Le film est présenté comme l’un des meilleurs films du festival et le nom de Jack O’Connell est sur toutes les lèvres. Pitch? Lors d’une patrouille dans un quartier en résistance, son unité est prise en embuscade. Vous l’aurez compris il faudra compter sur Jack O’Connell dans les années à venir. Skins a été diffusée de 2007 à 2013 et suivait un groupe d’adolescents au cœur de leurs premières expériences du monde adulte.
Lorsqu’on voit la notoriété de certains acteurs, on peine parfois à s’imaginer qu’à l’instar de tous les plus grands, ils ont commencé leur carrière au sein de projets plus accessibles. Pour autant, ceux qui ont fait les premiers au sein de Skins ont été plutôt chanceux : avec sept saisons à son actif, la série a permis d’élever de jeunes comédiens au rang de stars, comme Gossip Girl, Un, dos, tres et autres fictions pour adolescents du genre. La série était en quelque sorte une anthologie, car les deux premières saisons se concentraient sur un groupe d'élèves de sixième, et les deux saisons suivantes se focalisaient davantage sur un groupe de jeunes complètement différent. L’occasion d’aborder le quotidien des jeunes à des âges différents, alors que la quête de sens était ce qui animait les deux générations. La force de Skins se trouve naturellement dans le casting : bien que le recrutement de jeunes acteurs puisse être difficile, Channel 4 a trouvé les comédiens les plus talentueux de Grande-Bretagne. Que ce soit Nicholas Hoult, Daniel Kaluuya ou encore Dev Patel, Skins avait tout simplement mis la main sur les stars de demain !
Nicholas Hoult, casté comme l’un des personnages principaux de Skins dans la peau de Tony, avait déjà une petite expérience derrière lui avant d’intégrer la distribution de la série. Tony était un personnage complexe, à double facette, qui a prouvé à quel point son interprète était capable de s’adapter à toutes ses nuances. C’est la raison pour laquelle la carrière de Nicholas Hoult a décollé à l’issue de son passage dans Skins : il a joué dans plusieurs films X-Men en tant que Le Fauve, et il a un rôle non divulgué dans Mission : Impossible 7. C’est surtout au cinéma qu’il a réussi à faire ses armes, en décrochant notamment le rôle de Nux dans Mad Max : Fury Road. Il a également prêté ses traits à Pierre III dans les trois saisons de The Great et sera à retrouver dans la peau de Stephen Wraysford dans Birdsong, un drame attendu en 2023.
Dev Patel incarnait Anwar Kharrel, un adolescent régulièrement en conflit entre sa foi et ses habitudes de consommation d'alcool et de drogue. Le personnage était l’un des favoris des fans en raison de son authenticité, sa bienveillance et sa joie de vivre. A l’issue de son passage dans la série, Dev Patel a joué dans Avatar : Le dernier maître, une expérience qu’il regrette un peu aujourd’hui en raison des faibles performances et critiques reçues par le projet. Cependant, le reste de son parcours a été un succès : l’acteur de Slumdog Millionaire a incarné Saroo dans Lion, sorti en 2016 et le personnage de Gauvain dans The Green Knight. En 2023, il est attendu dans le projet Netflix The Wonderful Story of Henry Sugar.

Kaya Scodelario Skins n’a pas mis en lumière que des acteurs mais aussi des actrices ! C’est le cas de Kaya Scodelario, interprète de Effy, une héroïne vulnérable, troublée et effrayée par l’engagement. La comédienne était la plus jeune de la distribution puisqu’elle a commencé à incarner la sœur de Tony à l’âge de 14 ans. Après Skins, l’actrice a joué le rôle de Teresa dans les trois films Le Labyrinthe mais aussi le personnage de Carina Smyth dans Pirates des Caraïbes : la vengeance de Salazar. En 2021, elle incarnait Claire dans Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City et en 2023, elle sera à retrouver dans Apteros. Jack O’Connell Jack O’Connell incarnait James Cook dans Skins, le beau gosse coureur de jupons qui représente le mâle alpha dans un groupe d’amis. La série lui a ouvert les portes du succès puisqu’il a joué dans Money Monster, la fiction Godless, ou encore Unbroken. Jack O'Connell est devenu un acteur incontournable de drames historiques (en particulier les biopics de guerre). Il jouera par la suite Peter Collins, le pilote de course, dans le prochain biopic de Michael Mann, Ferrari, qui est le premier film du célèbre réalisateur depuis Blackhat en 2015. On a aussi pu le voir dans L'amant de Lady Chatterley sur Netflix. En 2023, il sera aussi à retrouver dans Back to Black, un biopic de Sam Taylor-Johnson.

Lucien Laviscount
Enfin, si nous l’avons peu vu à l’écran, Lucien Laviscount est apparu dans Skins dans le rôle de Jason ! Il faut croire que cette courte expérience lui a offert une plus grande visibilité, puisque les projets se sont ensuite enchaînés pour l’acteur britannique. En effet, il a joué dans les saisons 1 et 2 de Snatch, mais aussi et surtout incarné Alfie dans Emily in Paris. Aujourd’hui, il est même envisagé pour remplacer Daniel Craig dans le rôle de James Bond.
- Skins présente plusieurs jeunes acteurs qui deviennent des stars montantes.
- Jack O’Connell y incarne James Cook, rôle clé dans sa carrière.
- La série est reconnue pour sa distribution talentueuse et son approche novatrice.