Cela représente 100 € de perdus par an. Un gaspillage qui serait en partie dû au respect des dates limites de consommation. Pourtant, certains aliments sont parfaitement consommables après leur date de péremption. Pour des raisons de sécurité alimentaire, tous les aliments vendus dans un conditionnement doivent comporter un délai de consommation, c’est la loi. Deux types de dates peuvent figurer sur l’emballage : soit une date limite de consommation (DLC), soit une date de durabilité minimale (DDM). La date limite de consommation (DLC), indiquée par les mentions « à consommer avant le » ou « à consommer jusqu’au » suivie du jour, du mois et de l’année, représente la durée de vie maximale d’un aliment. La date de durabilité minimale (DDM), indiquée par la mention « à consommer de préférence avant fin… » ou « à consommer avant fin… » suivie d’une date plus ou moins précise, est une date indicative. Une fois cette date dépassée, l’aliment peut toujours être consommé. Il peut avoir perdu certaines de ses qualités gustatives et/ou nutritionnelles (teneur en vitamines, par exemple) mais il ne sera pas dangereux pour la santé. Avant de manger un aliment dont la DDM est dépassée, il faut vérifier que l’emballage ne soit pas gonflé ou bombé et s’assurer que l’aliment a un bel aspect, une couleur normale et une bonne odeur.
Le gaspillage vient surtout des producteurs, transformateurs et logisticiens en raison des cahiers des charges très stricts des grandes surfaces. Ces dernières leur imposent d'écarter certains produits (brioche trop cuite, œuf trop petit emballage abîmé...). Et elles infligent aux producteurs de grosses pénalités de retard s'ils ne fournissent pas à temps, ce qui conduit à une surproduction de 5 à 15 %. Du coup, ces produits finissent par arriver à date ! Et pour certains, c'est une ineptie législative puisqu'ils restent parfaitement consommables. Heureusement, des acteurs comme les destockeurs et les magasins antigaspi existent pour les sauver de la benne.
Le profil des acheteurs ? De nombreux aliments peuvent être consommés après la date de durabilité minimale (DDM). Certains même ne périment jamais ! Jusqu’à 2 mois après la DDM. Le beurre peut néanmoins brunir, durcir ou rancir au contact de l’air. Plusieurs années après la DDM, à condition d’être conservé dans un endroit sec. Comme indiqué plus haut, la date limite de consommation doit toujours être respectée. Cependant, il existe des cas particuliers, comme le jambon cru qui peut être consommé jusqu’à 2 semaines après la DLC s’il est conservé au frais. Ou encore le yaourt consommable quelques jours après sa DLC.
En juin 2017, le magazine 60 Millions de consommateurs avait mesuré que les yaourts « périmés » restaient bons trois semaines après la DLC. La seule condition est de bien les conserver au froid, sans dépasser les 6 °C. Les œufs ne comportent pas de DLC ni de DDM mais une « date de consommation recommandée » (DCR), fixée à 28 jours au maximum après la ponte. Après dépassement de cette date, ils peuvent être consommés à condition que leur coquille soit intacte.
Des tests concernant la péremption ont été menés sur 60 yaourts de différentes familles ; les résultats révèlent que même si la date limite de consommation d’un yaourt est dépassée, il peut encore être mangé, car il n’est pas périmé pour autant. La date limite de consommation des yaourts fixée par les fabricants est de 30 jours au maximum à compter de celle de la fabrication. À l’ère de la lutte contre le gaspillage alimentaire, jeter les yaourts après ce délai n’est pas toujours justifié. Des marqueurs de fraîcheur (le pH et la flore bactérienne) ont été pris en compte durant les analyses. D’après le décret n° 88-1203 datant de décembre 1988, pendant sa durée de commercialisation, le yaourt doit comporter au moins une dizaine de millions de bactéries lactiques par gramme. Les résultats révèlent que les yaourts sont encore de bonne qualité 3 semaines après la DLC. Les variations du pH, qui indiquent l’acidité, sont moindres et il tourne en moyenne autour de 4,3 à 4,4. La légère acidification serait imperceptible par le consommateur. En outre, la qualité microbiologique des yaourts soumis au test est restée bonne.
Les produits qui contiennent des fruits ou du sucre ne sont pas plus exposés que les autres au développement de bactéries indésirables. En théorie, consommer un yaourt périmé de 3 semaines ne serait pas dangereux pour la santé. La prudence est également de mise, car mieux vaut jeter un produit qui paraît altéré (dégageant une mauvaise odeur, présentant un opercule gonflé ou des traces de moisissures). Comment savoir si un yaourt est encore bon ? S’il est exposé à la chaleur ou mal conservé, un yaourt peut tourner et devenir impropre à la consommation. Mieux vaut éviter de manger un yaourt lorsque l’opercule est gonflé, car les bactéries sont en train de se développer à l’intérieur du pot. Un produit dont la texture est homogène est signe qu’il n’a pas été abîmé par le temps et que ses composants sont encore frais. Lorsque un yaourt a dépassé sa dlc ou a été mal conservé, son odeur devient désagréable. Analyser le goût d’un yaourt à date dépassée, avant consommation, permet également de déterminer s’il est encore bon ou pas.
Est-ce qu'on peut manger un yaourt périmé ? La dlc d’un yaourt est un simple indicateur. En effet, un produit peut encore être consommé une fois ce délai dépassé si la chaîne du froid du yaourt a été respectée. Toutefois, il peut présenter un risque pour les personnes très âgées, jeunes ou fragiles. Les yaourts n’étant pas fabriqués dans un atelier complètement stérile, des moisissures peuvent les contaminer. Le froid allonge la durée de vie des aliments et augmente la sécurité sanitaire, autrement dit, il s’agit de « la chaîne du froid ». Il est préférable de prendre les yaourts en dernier durant les courses. Ainsi, ils seront les premiers à être mis dans le réfrigérateur afin que la chaîne du froid ne soit pas interrompue. Ils doivent être conservés entre 0 et + 6 °C. Le froid agit en ralentissant le développement microbien et en retardant les phénomènes d’altération. Le yaourt doit être maintenu à une température adéquate et la plus constante possible, idéalement à 4°, jusqu’à ce qu’il soit consommé.
Le temps de conservation d’un yaourt et des produits laitiers en général dépend majoritairement de la qualité microbiologique du lait avant le traitement thermique et sa transformation. La réglementation mise en place dans ce domaine recommande des mesures d’hygiène ainsi que l’application préalable au froid afin de lutter contre le développement des micro-organismes. Les éleveurs sont obligés d’assurer le refroidissement du lait avec des équipements spécifiques. La multiplication des bactéries peut provoquer une intoxication alimentaire, ce qui constitue aussi le principal risque encouru en cas d’élévation de la température. Les bactéries pathogènes peuvent provoquer des maladies.
En théorie, les yaourts périmés peuvent être consommés jusqu’à deux à trois semaines après la DLC selon les conditions de conservation. Selon les résultats, les laitages et les produits laitiers restent sûrs si la chaîne du froid est respectée et si l’emballage n’est pas endommagé. Les œufs bénéficient d’une DCR et doivent être retirés de la vente sept jours avant cette date, mais restent consommables jusqu’à 21 jours à la réfrigération après la ponte, à condition que la coquille soit intacte. En cas de doute, un test simple dans l’eau permet de vérifier la fraîcheur. La chaîne du froid est primordiale pour conserver correctement les yaourts et autres aliments frais ou congelés, et les températures de service jouent un rôle clé dans la sécurité sanitaire.
- Les yaourts et les produits laitiers peuvent rester consommables après la DLC si la chaîne du froid a été respectée et si l’emballage est intact.
- Les aliments non périssables comme le miel, le sucre, le sel et le vinaigre peuvent conserver leurs qualités longtemps après la DDM ou ne pas périmer (dans certaines conditions).
- Les bonnes pratiques de conservation et le tri des dates permettent de réduire le gaspillage et d’optimiser la sécurité alimentaire.
Pour illustrer la réalité du gaspillage et les solutions, divers acteurs et pratiques émergent: destockeurs, magasins antigaspi, et conseils des professionnels de nutrition qui encouragent à tester les aliments avant de les jeter et à privilégier la chaîne du froid, le stockage correct et la réduction des excès d’achat.

DLC ou DDM
Que faire avec des yaourts périmés ou des produits présents dans le frigo au-delà de leur DLC ? En pratique, tester l’odeur et le goût dans une petite portion, vérifier l’absence de moisissures et de gonflement, puis décider selon le sens commun et les règles de sécurité peut aider à éviter le gaspillage tout en protégeant la santé.
En résumé, la compréhension des DLC et DDM et le respect prudent des conditions de conservation (notamment la chaîne du froid et les températures de stockage) permettent d’allier sécurité et réduction du gaspillage alimentaire autour du yaourt et des produits laitiers, notamment lorsque l’on gère des stocks et des achats familiaux.