À défaut de plafond, il y aurait, dixit Pierre-Antoine Vacheron, nouveau DG, un plancher pour la capitalisation boursière de Worldline : 900 millions d'euros. En dessous, « on est soumis à tous les vents », prévenait-il, début juillet.
Bonne nouvelle, après avoir rendu des comptes aux marchés, à la clôture de la Bourse, le spécialiste des paiements se monnayait davantage. Mais, mauvaises nouvelles (au pluriel) : ses résultats semestriels sont sous les attentes, et ses objectifs pour 2025, décevants. Même la cession d'actifs non stratégiques annoncée n'a pas réussi à lui redonner du crédit. Enfin, la controverse sur les transactions frauduleuses est loin d'avoir atteint sa phase terminale.
Pots cassés. La société de paiements paie les pots cassés de nombreux avertissements sur résultats au cours de ces dernières années. Il y a dix ans, Worldline, l'ex pépite d'Atos, valait six fois plus en Bourse. Mercredi, l'action a encore chuté de 6,22 %, accusant l'une des plus fortes baisses du SBF 120. Elle ne semble pas cher payée par rapport à ses concurrents, l'italien Nexi ou le néerlandais Adyen. Mais il faudra attendre l'automne, avec la présentation du plan stratégique du nouveau patron, pour voir si la société réussit à retrouver le code secret de son redressement. D'ici là, il est peu probable que les actionnaires fassent chauffer leur Carte Bleue, avec ou sans contact, pour racheter des titres. Les bons comptes font les bons amis, dit-on.
Atos, leader international de la transformation digitale, annonce aujourd’hui que sa filiale Worldline a finalisé l’accord signé avec First Data Corporation (NYSE: FDC) annoncé le 25 juillet 2017, concernant l’acquisition de 100% du capital de ses filiales en Lituanie, Lettonie et Estonie (ensemble « First Data Baltics » ou « FDB ») pour environ 73 millions d’euros. Par cette acquisition, Worldline obtient une position unique de leader dans les pays baltes en forte croissance et d’importantes perspectives de développement dans ces pays (n°1 en Lettonie et Lituanie, n°2 en Estonie) en raison de la croissance structurelle des paiements électroniques sur ces marchés.
Atos est un leader international de la transformation digitale avec environ 100 000 collaborateurs dans 72 pays et un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 12 milliards d’euros. Numéro un européen du Big Data, de la Cybersécurité, des supercalculateurs et de l’environnement de travail connecté, le Groupe fournit des services Cloud, solutions d’infrastructure et gestion de données, applications et plateformes métiers, ainsi que des services transactionnels par l’intermédiaire de Worldline, le leader européen des services de paiement. Worldline [Euronext : WLN] est le leader européen dans le secteur des paiements et des services transactionnels.
Worldline met en place des services nouvelle génération, permettant à ses clients d’offrir au consommateur final des solutions innovantes et fluides. Acteur clef du B2B2C, riche de plus de 40 ans d’expérience, Worldline sert et contribue au succès de toutes les entreprises et administrations, dans un marché en perpétuelle évolution. Worldline propose un Business Model unique et flexible, construit autour d’un portefeuille d’offres évolutif et global permettant une prise en charge end-to-end. Les activités de Worldline sont organisées autour de trois axes : Merchant Services, Mobility & e-Transactional Services, Financial Services incluant equensWorldline. Worldline emploie plus de 8 700 collaborateurs dans le monde entier et a généré un chiffre d’affaires estimé à 1,5 milliard d’euros sur la dernière année.
Worldline est une entreprise du Groupe Atos. First Data (NYSE: FDC) is a global leader in commerce-enabling technology and solutions, serving approximately six million business locations and 4,000 financial institutions in more than 100 countries around the world. Worldline est une fintech française, comptant parmi les leaders mondiaux des services de paiement. Worldline opère notamment des services de paiement pour les commerçants, les entreprises et les institutions financières. Ces services couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur des paiements : traitement des émissions, acceptation des paiements, acquisition commerçants et traitement des acquisitions en France et en Europe. En 2024, le chiffre d’affaires de Worldline s’élève à 4,63 milliards d’euros.
En 2006, Atos Worldline intègre dans son périmètre les sociétés belges Banksys, responsable de la sécurisation et de la garantie des paiements électroniques en Belgique, et Bank Card Company (BCC). En 2010, Atos Worldline acquiert l'entreprise indienne Venture Infotek pour environ 100 millions de dollars et l'intègre à Atos Worldline. En novembre 2015, Worldline fusionne ses activités de traitement de transactions financières électroniques avec Equens, une entreprise néerlandaise. Dans le cadre de cette fusion, Worldline débourse 72 millions d'euros et détient ensuite 63,6 % de la co-entreprise Equens Worldline Company ainsi créée, le restant étant détenu par des banques néerlandaises, allemandes et italiennes, actionnaires d'Equens. En juillet 2017, Worldline annonce l'acquisition de la société suédoise Digital River World Payments (DRWP). Dans la foulée, Worldline fait l'acquisition de First Data Baltics, filiale de First Data Corp en Lituanie, Lettonie et Estonie pour un montant d'environ 73 millions d'euros. Ces trois filiales ont dégagé en 2016 un chiffre d'affaires de 23 millions d'euros, employant environ 200 personnes. En mai 2018, Worldline fait l'acquisition de SIX Payment Services (Europe), division des services de paiement du groupe suisse SIX, pour un montant de 2,3 milliards d'euros, financés principalement par l'émission de nouvelles actions. Avec l'intégration des 1600 salariés de SIX et des activités et services d'acquisition commerçants servant plus de 200 000 commerçants pour un revenu d'environ 530 millions d'euros, Worldline s'octroie une hausse de 30 % de son chiffre d'affaires ainsi qu'une place de numéro un en Suisse, en Autriche et au Luxembourg. En mai 2019, Worldline gagne en indépendance lorsque les actionnaires d'Atos approuvent le projet de redistribution de 23,4 % d'actions Worldline à leurs propres investisseurs. En septembre 2019, Worldline annonce la finalisation de l’acquisition des 36,4 % d’intérêts minoritaires dans equensWorldline. En février 2020, Worldline annonce l’acquisition d'Ingenico, leader mondial du marché des terminaux de paiement et des services aux commerçants, pour 7,8 milliards d'euros. Les actionnaires de Worldline gardant une participation de 65 % et ceux d'Ingenico de 35 %. À la suite de cette acquisition, Atos annonce vendre une participation de 13,1 %, ne gardant plus qu'une participation de 3,8 %. En avril 2020, Worldline annonce l’acquisition de GoPay par l’achat de 53 % des parts. L’entreprise annonce également un achat de la totalité des parts pour courant 2022. GoPay est un spécialiste des paiements en ligne en Europe de l’Est. En mai 2020, son PDG Gilles Grapinet annonce la création de l’European Digital Payment Industry Alliance (EDPIA), organisation professionnelle rassemblant les principales sociétés européennes spécialisées dans les paiements électroniques (Ingenico, Nets, Nexi et Worldline), et qui se fixe pour objectif de mieux coordonner la représentation des grands industriels du secteur auprès des autorités européennes et autres parties prenantes de l’écosystème des paiements. En février 2022, Worldline annonce entrer en négociation exclusive avec le fonds Apollo pour la vente pour 2,3 milliards d'euros de sa filiale TSS, filiale ayant reprise les activités de terminaux de paiement d'Ingenico. En avril 2023, Worldline et Crédit Agricole entrent en négociations exclusives pour créer un acteur majeur des services de paiement pour les commerçants en France. En octobre 2023, à la suite d'annonces de croissance plus basses que prévu et d'une baisse de ses objectifs de marge et de trésorerie disponible pour 2023, la société perd 59,24% de sa valeur en une séance. Le 21 mars 2024, pour remplacer Bernard Bourigeaud, le groupe annonce l'arrivée en tant que président du conseil d'administration de Wilfried Verstraete. Le 13 septembre 2024, Worldline annonce le départ de son directeur général Gilles Grapinet et la nomination de Marc-Henri Desportes en intérim. En juin 2025, des médias publient une enquête « Dirty Payments » sur le traitement par Worldline d'argent sale. Le 27 juin 2025, le Parquet de Bruxelles ouvre une enquête visant la filiale belge de Worldline pour blanchiment d'argent. En novembre 2025, PayOne est citée parmi des sociétés soupçonnées d'avoir effectué des paiements à l'avantage de réseaux d'arnaques, dans le cadre d'une enquête internationale.
Worldline, pépite méconnue du groupe Atos. Prévue depuis longtemps, l’introduction en Bourse de Worldline a été initiée ce matin, avec le dépôt de son document de base par l'Autorité des marchés financiers (AMF). Filiale de la société de services informatiques Atos, Worldline est le leader européen des solutions de paiement électronique, qui a réalisé en 2013 un chiffre d’affaires de 1,12 milliard d’euros. Prestataire historique du e-commerce en France, Worldline gère par exemple les transactions des plus gros sites marchands comme Voyages-Sncf. Les fonds tirés de l’opération permettront à sa maison-mère de procéder à des acquisitions et d’accélérer le développement de sa pépite, dans un secteur en pleine ébullition. Sur la base du rachat de son concurrent danois Nets, Worldline pourrait être valorisé 2,5 milliards d'euros, soit environ 40% de la capitalisation boursière actuelle d'Atos.
Coface de retour en Bourse pour exploiter le potentiel de l’assurance-crédit De son côté, le leader mondial de l’assurance-crédit Coface a aussi annoncé aujourd’hui l'enregistrement de son document de base par l'AMF. Privatisée en 1994, Coface propose aux entreprises des solutions pour les protéger contre le risque d'impayés de leurs clients. L’an dernier, le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de 1,44 milliards d’euros. Coté en Bourse jusqu’en 2004 et son rachat par Natixis, Coface s’est depuis recentré sur son métier historique. Au premier trimestre, les ventes ont progressé de 2,6%, tandis que les résultats ont bondi 23,8 %, à 36,7 millions d’euros. À titre de comparaison, les analystes estiment actuellement la valeur de Coface entre 1 et 1,5 milliard d'euros. Euler Hermes vaut aujourd’hui 4 milliards d’euros en Bourse.
Casino et le pivot e-commerce Casino veut valoriser en Bourse ses activités de e-commerce, en introduisant en Bourse ses activités regroupées sous un même pôle. Casino a annoncé la création d’une nouvelle société regroupant les activités des sites Cdiscount et Nova au Brésil. Dans le détail, CDiscount est un géant du e-commerce en France et les sites du groupe Nova affichent des ventes importantes au Brésil. Selon Société générale, le pôle pourrait valoir entre 2,9 et 4,4 milliards d'euros à la cote. Contrairement à Worldline et Coface, Casino envisage une introduction en Bourse sur le marché américain pour sa filiale, afin de gagner en visibilité et accélérer son développement.
