Le calcium est le sel minéral le plus abondant de l’organisme : notre corps en contient plus d’un kilo dont l’essentiel (99 %) se trouve dans les os et dans les dents où il contribue à leur solidité.
Le calcium est efficace pour traiter les troubles dus à un apport insuffisant. Il est prescrit pour prévenir l’ostéoporose et les crampes musculaires, ainsi que pour soutenir la croissance chez certains enfants.
En 2012, les autorités de santé européennes (EFSA et la Commission européenne) se sont prononcées sur certaines allégations santé des aliments et compléments alimentaires contenant du calcium. De plus, les denrées et suppléments apportant au moins 400 mg de calcium par portion (et idéalement au moins 15 microgrammes de vitamine D) peuvent prétendre contribuer à réduire la perte de densité minérale osseuse, chez les femmes ménopausées de 50 ans et plus.
Certaines observations semblent indiquer qu'une alimentation trop riche en calcium pourrait augmenter le risque de développer un cancer de la prostate. À l'inverse, un effet protecteur sur le cancer du sein a été observé dans le cadre de l’étude française Suvimax, en particulier avant la ménopause. La prise de compléments de calcium ne semble avoir aucun effet significatif sur le cholestérol ni sur la pression artérielle.
Récemment, l’analyse combinée de plusieurs études a suggéré que la prise de compléments alimentaires riches en calcium après la ménopause n’aurait que peu d’effet sur la prévention de l’ostéoporose, voire pourrait avoir un effet aggravant.
Depuis quelques années, une hypothèse circule selon laquelle le calcium et les produits laitiers pourraient contribuer à prévenir l’excès de poids et l’obésité, voire aider à perdre du poids. La prise de calcium en grande quantité peut provoquer des effets indésirables : irritation gastro-intestinale, ballonnements, gaz, constipation.
Les compléments de calcium peuvent diminuer l’absorption de certains médicaments : traitements de l’ostéoporose, antibiotiques de la famille des cyclines et des quinolones, hormones thyroïdiennes, par exemple. Certains aliments et médicaments peuvent diminuer l’absorption du calcium par l’intestin.
Les compléments de calcium contiennent divers sels de ce minéral tels que carbonate, citrate ou gluconate, sous forme de comprimés, de gélules ou de poudre, par exemple. Il est préférable de diviser la dose quotidienne en deux ou trois prises, avec les repas. En effet, l’intestin ne semble pas capable d’absorber en une seule fois de trop fortes doses de calcium.
Le calcium se trouve en quantité intéressante dans certaines eaux minérales, dans les fromages à pâte ferme, le lait et les produits laitiers, les poissons en conserve avec leurs arêtes, les légumes secs, les graines, les noix, les légumes verts, le cassis, l’orange, la groseille, le kiwi.
Si les compléments peuvent permettre de rétablir des apports en calcium suffisants, l’alimentation reste le meilleur moyen de prévenir les maladies liées à un manque de calcium.
Des cas de surdosage à la vitamine D ont récemment été rapportés chez des jeunes enfants suite à la prise de compléments alimentaires enrichis en vitamine D. La supplémentation en vitamine D est recommandée en France dès les premiers jours de vie afin de prévenir le rachitisme; cette supplémentation doit être poursuivie pendant toute la phase de croissance et de minéralisation osseuse, c’est-à-dire jusqu’à 18 ans.
Il existe des risques réels de surdosage favorisés par des concentrations élevées (500 à 10 000 UI de vitamine D dans 1 goutte), en cas de mauvaise lecture de l’étiquette des compléments alimentaires ou d’association de compléments alimentaires entre eux. Nous recommandons donc aux prescripteurs de toujours privilégier l’utilisation d’un médicament par rapport à celle d’un complément alimentaire, tant au regard du bénéfice attendu que du risque, particulièrement chez le jeune enfant. Il est également recommandé que le prescripteur choisisse la spécialité pharmaceutique qu’il estime préférable à l’issue d’un échange avec les parents.
Une mise à jour des recommandations nationales concernant les doses de vitamine D destinées aux enfants est actuellement en cours (Groupe de travail multi-disciplinaire coordonné par le Centre de référence des maladies rares du calcium et du phosphore, et validé par les sociétés savantes et groupes de professionnels impliqués dans la santé de l’enfant selon une méthode DELPHI).
Chez l’enfant, la vitamine D est indispensable à la croissance des os. Il n’est pas recommandé de donner quotidiennement à un enfant un produit dont la provenance et la composition ne sont pas garantis et qui peut conduire à une intoxication irréversible par un apport excessif en vitamine D.

Comment utiliser le sirop de calcium chez l’enfant
Pour optimiser l’absorption, il est conseillé de diviser la dose en deux ou trois prises et de les associer aux repas. Le calcium se trouve dans les aliments et les boissons, mais les compléments peuvent être nécessaires lorsque l’apport alimentaire reste insuffisant.
Il est important de suivre les recommandations du médecin ou du pharmacien, et de surveiller l’apparition d’effets indésirables tels que troubles gastro-intestinaux ou constipations. En cas de doute, il faut demander conseil avant d’ajuster les doses ou de combiner des compléments entre eux.
vitamine D : comment et pourquoi la donner à son enfant ?
Tableau récapitulatif des points clés
| Aspect | Points clés |
|---|---|
| Avantages | Soutien à la croissance osseuse, prévention possible de crampes et ostéoporose, aptitude à combler les apports alimentaires insuffisants |
| Risques | Surdosage en vitamine D, effets gastro-intestinaux, interaction avec certains médicaments, absorption réduite par certains aliments et compléments |
| Dosage | Diviser en 2-3 prises avec les repas; adapter selon l’âge et les besoins médicaux |
| Quand privilégier médicament | Lorsque bénéfice attendu et risque évalué chez l’enfant |