Envie de retrouver les saveurs authentiques du Maroc dans votre cuisine ? Après une belle semaine de détente au bord de la mer, me voici de retour, reposée et le moral reboosté. Pour marquer ce retour, j’ai eu envie de partager avec vous une recette simple et réconfortante : de savoureux beignets marocains, les fameux sfenj (سفنج).
Cette recette se décline en version à base de semoule moyenne et peut être adaptée avec ou sans farine selon les goûts. La pâte doit être très souple et visqueuse, puis lever tranquillement à l’abri des courants d’air avant d’être façonnée en petits beignets avant la cuisson dans l’huile chaude. L’objectif est d’obtenir des sfenj dorés, croustillants à l’extérieur et moelleux à l’intérieur, à déguster tièdes ou chauds.
Ingrédients et préparations de base
Dans un grand saladier, versez la farine, le sel et le sucre. Ajoutez ensuite la levure diluée, puis commencez à incorporer l’eau tiède petit à petit, tout en mélangeant avec les doigts ou une cuillère en bois. La pâte à sfenj est volontairement très souple et visqueuse. N’ajoutez pas de farine pour la « sécher ». Diluer les 2 cuillères à soupe de levure sèche dans environ 20 cuillères à soupe d’eau tiède et laissez reposer 5 minutes, ou jusqu’à ce que le mélange mousse.
Continuez à mélanger et ajoutez l’eau tiède progressivement jusqu’à obtenir une pâte légèrement collante et homogène. Si vous utilisez de la levure fraîche, suivez les mêmes étapes de préparation. Dans un premier temps, mélangez la semoule ou la farine selon la version choisie, puis incorporez la levure diluée et enfin l’eau en plusieurs fois. La pâte doit rester très souple et se détendre après le pétrissage.
La pâte doit tripler de volume et devenir très aérée après le repos. Couvrez le bol d’un film alimentaire et laissez reposer dans un endroit à l’abri des courants d’air pendant environ 3 heures. Elle triplera considérablement de volume et se rendra plus facile à travailler ensuite.
Cuisson et façonnage des sfenj
Faites chauffer un grand bain d’huile neutre (tournesol ou arachide) dans une casserole profonde ou une friteuse, à feu moyen. Pendant ce temps, préparez un petit bol d’eau chaude ou huile neutre pour vous mouiller les mains. Avec les mains bien huilées, prélevez une petite portion de pâte et déposez délicatement dans l’huile chaude. Laissez cuire le sfenj d’un côté jusqu’à ce qu’il soit bien doré, puis retournez-le et faites dorer l’autre face. Ces beignets se dégustent tièdes ou chauds, juste après la cuisson.
Pour la variante sfenj à la semoule, effectuer le façonnage en forme d’anneau après avoir étiré la pâte et façonné des boules ou des anneaux de la taille d’une balle de ping-pong. Si vous utilisez une pâte enrichie, les trous au centre faciliteront l’absorption de l’huile et une cuisson homogène à l’intérieur.
Pour des versions plus « kabyle » ou berbères, certains préfèrent étirer la pâte en cercles et former un petit trou au centre avant de plonger dans l’huile chaude. Le secret pour une mie aérienne réside dans un pétrissage suffisant et un repos long pour permettre à la pâte de gonfler.
Astuces et variantes
- La pâte doit être très souple et visqueuse; ne cherchez pas une pâte ferme comme celle du pain.
- Ajouter l’eau progressivement et tester la texture en pétrissant énergiquement pendant 10 bonnes minutes.
- Utiliser de la semoule fine donne une texture différente et légère; certaines versions mêlent semoule et farine.
- Le repos est crucial: laissez lever 2 à 3 heures à l’abri des courants d’air pour obtenir une mie aérée.
- Pour une version plus douce, ajouter une petite cuillère de lait tiède peut apporter de la douceur à la pâte.
- Les sfenj se marient bien avec du miel tiède ou un peu de sucre pour une touche gourmande.
Variantes et contexte culturel
Des sfenj algériens à la semoule, dorés, moelleux et bien aérés, existent dans différentes régions et dialectes. Dans beaucoup de familles algériennes, on emploie les mots sfenj, khfaf ou ftayer pour parler de ces beignets traditionnels. En Kabylie, on parle souvent de sfenj kabyle ou de beignet kabyle, surtout lorsque la recette est préparée avec de la semoule et un bon pétrissage. Le sfenj reste, même aujourd’hui, un symbole de partage et de goûter convivial, souvent dégusté avec un thé chaud et des souvenirs d’enfance.
Si vous cherchez une version encore plus simple, voyez aussi les recettes de sfenj faciles à la semoule et farine. Pour une version plus gourmande, servez les sfenj avec du miel tiède ou un peu de sucre.
Exemples de séquences de préparation (résumé pratique)
- Dans le bol du pétrin ou à la main, versez la semoule (ou la farine selon la version) et la levure émiettée ou sèche. Mélangez.
- Ajouter l’eau tiède progressivement tout en pétrissant jusqu’à obtenir une pâte collante mais homogène. Laissez reposer.
- Préparez l’huile et chauffez-la à feu moyen. Mouillez légèrement vos mains et façonnez des petites boules de pâte, puis écrasez-les légèrement en anneau ou formez-les tels quels selon la technique choisie.
- Plongez les boules dans l’huile chaude et faites dorer les deux faces. Posez sur du papier absorbant après cuisson.
Le sfenj est souvent meilleur le jour même, et se conserve au réfrigérateur dans une boîte hermétique ou dans un sachet. Le micro-ondes peut dépanner mais ramollit rapidement la croûte, il vaut mieux les réchauffer au four ou à la poêle.
